Bom dia do Mocambique
Deja quelques mois que les voyages lointains manquaient, et l'automne qui s'installe a Washington, quoi de mieux que de faire un tour dans l'hemisphere sud ? Me voila deja revenue, au fait, mais apres presque trois semaines au Mozambique, des milliers de km dans le pays, des jours et des jours en avions et aeroports, et un arret eclair a Paris.
Le trajet aller pour Maputo prend quand meme 40h - cela se merite: une nuit pour aller a Franfort, 14h de travail, repos, et attente a Francfort, une nuit pour aller a Jo'burg, et enfin le dernier avion pour Maputo.
Maputo, capitale do Mocambique, 1.5 millions d'habitants, une belle vue sur la mer et le celebre hotel Polana de la grande epoque portugaise. La piscine fait rever, et le beau temps donc.
A partir de Maputo, nous avons sillone le pays a la decouverte de perimetres irrigues, du petit, du grand, communautaire, prive, avec ONG et sans ONG, fonctionnel ou pas, cultive ou peu, tomates, oignons, mais, canne a sucre, you name it. Du pompage, cela peut donner ca a moyenne echelle par exemple:
Quand meme, de ce que nous avons vu, c'est le Nord du pays qui semble le plus beau. Nous ne sommes pas alles tout de meme jusqu'aux plages paradisiaques de Cabo Delgado (irriguer les palmiers?) mais l'arriere pays montagneux de Nampula se defend pas mal du tout (
La premiere journee dans le Nord a ete un peu dure - un avion aux petits heures du matin, huit heures de 4*4 dont la moitie sur un troncon de cent kilometres seulement, un hotel-discotheque, pour a peine 20min de visite de terrain, mais nous nous sommes consoles avec les paysages sur la route. Qui donnaient a peu pres ceci: 
And, last but not least:
La region etant montagneuse et un peu reculee, les systemes irrigues sont a petite echelle, parfois tout a fait artisanaux et traditionnels, et d'autres fois modernes, avec robinet a la parcelle et canalisations enterrees. Cela donne dans l'ensemble quelque chose de tres beau.

Pour la methode artisanale, rien ne vaut une riviere, quelques troncs evides, et un peu d'astuce.

Nous representions l'attraction de la journee pour les enfants du village. Et l'ecran de l'appareil numerique avec les photos en instantane a eu beaucoup de succes.
Si vous avez de bons yeux egalement vous pouvez peut etre distinguer les manguiers (grande specialite locale) et les arbres a cajou (tres grande specialite du Mozambique). Mais a cette distance, difficile de dire lequel est-ce.
En route vers la province du Zambeze, nous nous sommes arretes devant une ancienne mission portugaise abandonnee. Batiments abandonnes et foret d'arbres secs, quelle atmosphere. 
L'equipe au complet: Patrick, Eduardo, Francisco, Ijsbrand, Aurelio du Ministere, et l'hote de la Banque Africaine de Developpement. 
Toujours apres de nombreuses heures de route, quelques centaines de km, et des noix de cajou, nous nous sommes arretes pour une demi journee a Quelimane, capitale provinciale et assoupie du zambeze. Nous attendons l'avion bi-hebdomadaire pour rallier Beira, la seconde plus grande ville du pays, que nous ne verrons pas, ou si peu: arrivee a 22h et depart a 6h le jour suivant.
Nous frequentons ce jour la deux mondes assez opposes. D'un cote une region tres pauvre, ou la Banue Africaine de Developpement a installe un micro-systeme irrigue recemment. De l'autre, des fermiers Zimbabweens qui ont investi dans la culture de baby-corn et chili pour le marche anglais. Dans les deux cas le fondamental de l'irrigation est la - du vert au milieu du sec, mais pour le reste....
Les enfants de Gorongosa
Et la plantation de piments de la compagnie Vanduzi, avec son unite (ultra?)moderne d'emballage des produits. Tracabilite, hygiene, tout est la pour les consommateurs anglais. A quand la France ? Les Etats Unis?
A partir de la, nous avons encore passe une semaine a Maputo, a rencontrer les bailleurs de fond et les responsables des Ministeres. Tres interessant mais bien loin du safari-irrigation le nez au vent.
J'ai prolonge mon sejour de quelques heures pour pouvoir enfin nager dans la piscine, et prendre le soleil avant de retrouver l'hemisphere nord. Trois avions, un passage par Paris, encore deux avions, et me voila reinstallee au frais.
