Friday, December 30, 2011

Crampons

Aujourd'hui je rendais visite à Aude et, face à nos quatre enfants (dont, certes, trois pour Aude), je ne pouvais m'empêcher de repenser à la phase 'la glu potcoll' telle que dessinée par Nathalie Jomard dans son petit précis de grumeautique.

Comme elle concluait :
"Considérant que tout grumeau normalement constitué traverse cette phase en se transformant inexorablement en pot de colle, tous les éminents spécialistes de la question vous le diront : "Merde alors, y'a rien à faire, faut attendre que ça passe !
""

Saturday, December 24, 2011

Joyeux noel !

De belles fêtes à tous, du bonheur, du bonheur, du bonheur.

Autant que possible.

Nos coeurs sont chagrins ces jours ci ; mon grand père se meurt, c'est comme cela la vie mais c'est difficile à accepter.

Tout à l'heure à l'hopital, il était souriant, paisible, nous avons échangé quelques mots quand il ne sommeillait pas. Il ne souffrait pas cet après midi et était assez lucide. Ma grand mère arrivait à sourire un peu également. J'aurais souhaité que ce moment ne s'arrête pas.

J'ai souhaité un joyeux noel à Werner et l'ai embrassé en partant, mais intérieurement je lui disais adieu et c'était très triste. Je dois retourner le voir mardi, mais sera-t-il encore là ? Y aurait-il encore un espoir, malgré tout ?


Sunday, December 18, 2011

Dernier week end à Delhi avant le voyage

La communauté d'expatriés de Delhi va et vient. Il y a beaucoup de départs en ce moment, et donc autant de 'yard sales'. Ce samedi, nous avons profité d'une de ces ventes pour aller dans le quartier de Vasant Vihar et découvrir le marché de Basant Lok.
J'ai encore acheté un jouet pour quand Ruben sera un peu plus grand ; finalement faire les yard sales n'est peut être pas une très bonne idée.
Nous avons mangé au restaurant Punjabi by nature dans le marché. Chic et bon, mais toujours tellement épicé. Alors même que le serveur avait hoché la tête d'un air entendu pour le 'less spicy'.

Et nous avons enfin fait un tour à Le Marché, dans le marché de Basant Lok. C'est un petit supermarché bien achalandé avec notamment beaucoup de produits d'importation, dont on m'avait beaucoup parlé.
Mais tout compte fait, je ne pense pas retourner la bas pour les courses, c'est un peu loin. Nous nous débrouillons bien avec les épiceries de Defence colony et les commandes de pain et fruits et légumes bio en ligne, et pour viande et poisson surgelés le supermarché japonais Yamamoto de Safdarjung enclave est quand meme plus près.

Ce n'est pas pour dire qu'il est toujours évident de trouver les produits dont on a besoin. Pour réunir les ingrédients du Pad thai, j'ai fait des achats à Modern Bazaar dans le mall de Saket (pour les ingrédients de base, que j'aurais pu trouver plus près de la maison d'ailleurs : pates de riz, tamarin, piments..), au marché de Defence colony (free range eggs et ketchup - si, si, c'est dans la recette) à Nature's basket à Defco (pour le sucre de palme ; celui ci a été très difficile à trouver), et dans la rue (cacahuetes) ; et puis bien sur j'ai utilisé des provisions de la maison (huile, tomates, oignons et ail bio de Altitude store ; poulet de Yamamoto).

J'étais allée il y a quelques semaines à un cours de cuisine thailandais à Gurgaon. J'y allais avec beaucoup d'intérêt : apprendre à cuisiner un pad thai directement avec une thailandaise et découvrir Gurgaon par la meme occasion !..

Gurgaon est une ville au sud de Delhi, un grand pole économique qui se développe à toute vitesse. De nombreuses entreprises ont installé leurs opérations dans cette zone qui grandit dans un désordre certain.

Le New York times rapportait en juin dernier comment Gurgaon était devenue Gurgaon, d'une zone rurale où des vaches bleues paissaient dans les années 1970 à une grande ville de 1,5 millions d'habitants qui procure quasiment la moitié des revenus de l'état du Haryana. Le journaliste expliquait que la croissance de la ville est menée par les opérateurs privés, en l'absence de service public ou de planification.

Article à lire ici : http://www.nytimes.com/2011/06/09/world/asia/09gurgaon.html

Au sein de la communauté expatriée, Gurgaon est surtout un endroit ou l'on préfère ne pas travailler. Soit on habite Delhi et le commute est long, très long dans les embouteillages. Soit on habite à Gurgaon, qui est un désert pour la vie quotidienne.

Comme le bloggeur Dave Prager l'écrivait en 2008, après avoir commencé à habiter à Gurgaon : "It only took one evening for us to realize we didn’t want to live in the company apartment in Hamilton Court. (It took us five more nights to find a flat in Delhi, which is why we stayed so long.) Gurgaon itself is a miserable cancer of construction dust, gleaming shopping malls, and failed infrastructure. Private industry has operated on full throttle here in a governmental vacuum — absent both regulation to check growth and infrastructure to support it. "

Enfin, même cela change... De plus en plus d'expatriés s'installent à Gurgaon ; des centres commerciaux bien achalandés ont ouvert ; des quartiers d'habitation de luxe ont émergé.

Bref, j'étais curieuse de voir à quoi ressemble Gurgaon. Mais que peut-on découvrir d'une ville en la traversant en voiture ? Peu de choses, certes, mais déjà quelques impressions. Les quartiers que nous avons traversé consistaient en 1. des très très grandes friches, 2. des ilots d'immeuble d'habitation high-rise, fermés sur eux-mêmes, 3. des ilots d'immeuble d'habitation high-rise en construction, 4. quelques shopping mall, 5. des avenues très larges pour un grand flot de véhicules. Pas très attirant dans l'ensemble.

Cela dit, les autres participantes au cours de cuisine habitaient Gurgaon et ne semblaient pas s'y déplaire.

J'ai tenté ce dimanche de cuisiner le pad thai. Loin d'être aussi bon que celui de Kate, mais pas mal tout de même. Meriem, Francois, Zach et Maya et Jerome se sont joints à nous pour le dejeuner et une partie de colons de catane. Une après midi reposante, si l'on excepte quelques enfants agités de temps à autres.

En attendant nos invités.


No comment.


Et aujourd'hui, je fais les valises. Ou plutot : nous faisons les valises !



Thursday, December 15, 2011

Baby outings

Photos de quelques sorties récentes.

1. Baby group à Lodhi garden.


Rakhi et Nora.


Shalini et Aadit.


Rania.


2. Anniversaire de Nino sur la belle terrasse de Gersende et Jerome. Il y faisait frais en fin d'après midi !




Nino ravi de son nouveau jouet.


3. Pique nique à Lodhi garden, par un beau dimanche de décembre.

Ruben et Nora.

Avec Tahira.

Ruben et un autre papa.

Retour à Paris !

Nous en parlions depuis quelques temps mais cela s'est décidé il y a peu seulement : nous rentrons à Paris pour les fêtes !
Nous allons refaire nos visas, avec la société indienne crée par l'employeur d'Eric cette fois ci. Mais surtout, voir la famille et les amis.

Très heureuse de revoir la famille, notamment mon grand pere bien malade.
Un peu angoissée à l'idée de la nuit dans l'avion et du décalage horaire à gérer.. allons nous pouvoir dormir les premiers jours ?
Et nous pourrons même nous joindre à Anas et Hadia pour célébrer leur mariage le 31 décembre!

Wednesday, December 7, 2011

Les premiers mois

Quelques images filmées par Dominique d'avril au mois d'août à regarder ici : premiere partie et deuxieme partie.

Tuesday, December 6, 2011

Our neighbourhood is too popular

Our neighbourhood, Defence colony, was established in the 50s. The army sold plots to soldiers to build their homes. The colony was divided into 5 blocks, with different plot sizes. The biggest plots were a single line on the southern side of the colony and reserved for generals (block E) ; plots from C and B blocks were quite wide and reserved for officers, and so on. Parks were set at regular intervals in the blocks.

Soon the colony opened to non-military inhabitants, as houses were sold or passed down to the next generation. It so happens that the grandfather of the husband of our neighbour Shalini was one of the officers who bought a plot and built a house for his family in the 50s here. The family has not moved since then.

'Def Co' as it is called is now a very popular colony to live in. Not the trendiest - you would look at Hauz Khas for that - nor the most upscale (golf links, sunder nagar..), but very popular. The neighbourhood is nice, its market very well stocked for grocery shopping, and the parks are small but great.


Ironically, the best plots (E block) are now amongst the worst to live in, as they are set along what has become 'the ring road', one of the the big beltways in south Delhi. As for us, we are just behind the row of E block houses, and that is still too close to the road.
Another place to avoid in the colony is the 'canal', which is actually an open-air drainage sewer running down between blocks C and D. Thankfully we are far enough from this one.

The view to the front. There is a nice big house and trees, but just behind the ring road is roaring.

Originally, the houses had to be no more than two storey high and had to have a large front yard area. Now the rules have changed and one can build 4 storey high buildings, covering a larger part of the plots.

Popularity + new construction rules + a fast developing economy mean on the one hand that the rents have sky-rocketed and on the other hand that the older houses are torn down and new buildings are erected. Everywhere. All the time.

This is why we live in a new building, why the building down the street is in construction, and why on the street behind three new houses are getting built side by side. And, as we found out last week, why the building just behind ours is now being torn down.

The construction work is done the indian way, with lots of cheap labor and little machinery. The workers are currently breaking down the building behind our place with hammers. This is less noisy than a jackhammer but definitely slower. Soon they will dig a deep hole for the foundations, and then store huge mounds of bricks, sand, iron and marble sheets on the street. Then they erect the walls. They will pile ten to twelve bricks on their heads to carry to the construction area. They will cut the stones and the iron bars in the street, creating lots and lots of noise and dust. They will also set up light-weight bamboo scaffoldages.
The guys work non stop, 7 days a week, early morning to late at night - we are actually lucky they stop for the night.

Actually, it's not only men who take up this kind of job. Women are also part of the construction crew and they seem to be working as hard as men. The crew is allowed to live on site and children roam the building sites.

As annoying as it is, the work is quite fascinating to watch and also scary. The workers stand on a wall or on a single bamboo stick, over the void. They use blow torches with no goggles.

Of course, all of this rush to build in a country where infrastructure quality is notoriously poors results in low quality buildings. The insulation is very poor, which is a shame in a place with very very high heat in the summer and cold winters. Sound proofing is non existant. Some of the lights will not work, even when you change the bulbs. There are water damages, especially in the top floor appartments (alas for us). Etc, etc.
Overall, the general durability of the buildings is questionable. It happens that some recent buildings, maybe only 5 years old ones, are torn down to be reconstructed. That is cheaper than to rehabilitate them.

Another characteristic of this construction boom is that there are only 4 to 5 models of buildings, so they all look very similar. The charm of the neighbourhoods in South delhi is that all houses are different, with nice front yards where trees grow. This is definitely not the case with the modern buildings, even though they look quite neat when they are new. I hope enough of the old houses will remain so that the neighbourhood will keep its character.

The view from the back of our flat - before. The building was quite low and we had some open view ; after the construction is finished we will just be facing a wall.

Now. The guys have already torn down the terrace. The work is going surprisingly fast despite the lack of powered tools.

Mum and son

A few pictures from the last month from Eric.
At the restaurant Olive at the Qutub.



At home.

Monday, December 5, 2011

Samantha

Une jolie californienne, blonde aux yeux bleus, a élu domicile près de chez nous. Samantha, cinq mois, est adorable et sa mère Brenda sympathique.




Merry christmas


L'association des expatriés francais Delhi accueil organisait sa fete de Noel hier. Au soleil, au chaud, sous les palmiers, et tout cela un 4 décembre.. A vrai dire nous nous sentons très loin de Noel et la vue du pere noel était assez incongrue.




La fete était organisée dans le jardin d'une très belle farm house de la banlieue de Delhi. Cela donnait bien envie de ne plus en partir.

Monday, November 28, 2011

Souvenirs d'Udaipur

La production de marbre est une des spécialités d'Udaipur et nous avons craqué pour des petits souvenirs lors de notre voyage.









Juste deux petits éléphants et une tête de boudha.
C'est à dire 330 kg de pierre !

Et une livraison forcément très compliquée, à l'indienne - trois jours à attendre la livraison, de multiples coups de téléphone pour obtenir que les livreurs ne déposent pas juste les caisses en bas de l'immeuble (on en ferait quoi?) mais les montent et les déballent. Un peu de stress quand on nous annonce qu'il faut une autorisation du propriétaire pour utiliser l'ascenceur pour la livraison, dont on se passera finalement (l'autorisation, pas l'ascenceur). Et enfin l'étonnement devant l'absence d'équipement des livreurs ; meme pas un diable pour amener les caisses jusque chez nous, mais simplement deux malheureux indiens qui poussent, tirent et se démènent.

Saturday, November 26, 2011

De l'air, de l'air

Here is an piece of news that people told me I should not read: New Delhi's air, still worse than Beijing's.

And we thought Beijing was the most polluted city in the world !
The article is only talking about this past week's pollution levels, but still it appears the two cities are generally on par to be the worst place for air pollution.

It is said that winter time is the worst (of the worst) for pollution in Delhi, with no rains, limited air movements, general meteorological conditions and lots of emissions as people try to heat up.

Actually, for a couple of days I have been feeling an irritation in the throat and Ruben has started coughing at night time. Which I tend to attribute to air pollution.

'Luckily', the buses and auto-rickshaws in Delhi have been running on natural gas (CNG) since 2001, so it could have been even worse.

...

Our next step : looking for an air purifier for Ruben's room.

Monday, November 21, 2011

New Delhi

Images du séjour de Dominique à New Delhi.

1. Visite du temple sikh Bangal Singh avec Happy, notre chauffeur sikh. Un joli temple dans un cadre agréable.


Les cuisines, qui permettent de nourrir les fidèles (et les touristes aventureux) sont particulièrement impressionantes

2. L'anniversaire des deux ans de Zach. On apprécie le tour en éléphant et, pour Ruben la première descente de toboggan - qui en fait l'a laissé tout à fait indifférent.





3. Visite de Qutub Minar, une haute tour de 72m construite entre le 12ème et le 14ème siècle. Le principe de construction est simple - une tour en briques de 14,5m de diamètre à la base et au sommet de 2,7 mètres - et le résultat est tout à fait gracieux et impressionnant.
La tour est entourée de ruines d'autres bâtiments, notamment la mosquée de Quwwat ul Islam construite à partir de débris de temples hindous et jains, dont on voit des traces, ou le curieux 'iron pillar', un pilier de fer érigé au 4ème siècle en l'honneur de Vishnou et qui résiste à la corrosion depuis 1600 ans.





Suivi d'un brunch copieux et riche (et cher) au restaurant Olive at the Qutub.




4. Visite découverte de Salaam Baalak Trust, une association qui s'occupe d'enfants des rues, dans le quartier de Paharganj. L'association vise en particulier les enfants qui vivent dans et autour de la gare de New Delhi, et leur permet d'être soignés, leur offre un abri et la possibilité d'être scolarisés. Beaucoup d'enfants rejoignent à terme leur famille, toujours suivis par l'association.
La plupart des enfants ont fui la pauvreté ou les mauvais traitements de leur famille. J'ai été frappée également par le fait que certains ont tout simplement été perdus dans la foule par leurs parents - une situation terrible à imaginer...


Branchements électriques bricolés.

Quelques beaux édifices anciens se cachent au détour des rues.

5 bis. Old Dehli.
Déjeuner dans le célèbre restaurant Karim's (trop épicé pour moi!).

La Jama Masjid.



Depuis le minaret. La plateforme est extrèmement étroite et le croisement avec les autres visiteurs ne se fait pas sans peine. Heureusement, les balustrades semblent solides.


6. Le crafts museum renferme de nombreux beaux objets /belles statues / beaux textiles.. un musée malheureusement bien décati, qui n'a pourtant que vingt ans.



7. Et Ruben a désormais deux dents! Il est toujours aussi peu amateur de solides, mais il mord avec appétit ses jouets et tout ce qu'il peut attraper.