Showing posts with label Cuisine. Show all posts
Showing posts with label Cuisine. Show all posts

Saturday, February 26, 2011

Marrons

Pour huit pots de creme de marron :

Prendre quelques grimpeurs en sortie a Fontaineableau à l'automne, avec en option des non grimpeurs (ex : femme enceinte) pour ramasser les chataignes.
S'armer de temps et de patience pour éplucher les chataignes à la maison.
Atteint de découragement, mettre au freezer pendant quelques mois les dites chataignes épluchées, en oubliant que le plus dur a été fait !

Ressortir les chataignes du freezer et se munir de beaucoup de sucre et d'une gousse de vanille.



Suivre une recette, par exemple :
• 2 kg de marrons épluchés
• 1 gousse de vanille
• eau
• 1,8 kg de sucre environ

Mettre les marrons dans une grande cocotte minute.
La remplir d'eau à hauteur des marrons du dessus (sans les recouvrir tout à fait). Mettre la gousse de vanille, puis refermer la cocotte. La mettre sur feu vif puis feu doux lorsque la cocotte commence à siffler. La cuisson dure environ 10 à 15 minutes.
A l'aide d'un mixeur, réduire les marrons en purée.
Mettre le sucre dans une grande marmite et le délayer avec un peu d'eau pour obtenir un sirop épais de sucre. Faire cuire à feu vif jusqu'à l'obtention de gros boulés.
Ajouter alors la purée de marrons. Remuer vivement. Continuer à faire cuire à feu vif, la crème de marron va s'épaissir et foncer au bout d'environ 15 minutes
Pour tester l'épaisseur de la crème de marrons, il est possible d'en mettre une louche dans une assiette ou coupelle et la renverser sur le côté. Si elle reste en place, elle est à point.
Arrêter le feu, puis remplir les pots en verre initialement préparés.



Déguster !

Thursday, December 20, 2007

French cakes

Lundi, pot de Noel du Departement qui faisait aussi office de pot de depart. J'en ai profite pour amener quelques gateaux francais. Je ne suis pas reconciliee avec les gateaux americains typiques 'multi-layer' qu'on nous sert normalement.


Le gateau aux pommes de ma grand mere

Des pommes, farine, sucre, levure, huile + cannelle, cerneaux de noix, etc.

Eplucher et couper les pommes en gros des, en remplir le moule jusqu'a 4/5.
Melanger 3 cuilleres a soupe de farine avec 3 cuil a soupe de sucre, 1 cuil a cafe de levure, 3 cuil a soupe d'huile, et un oeuf. Repeter autant de fois que necessaire pour que la pate versee recouvre a peine les pommets (typiquement 3-4 fois pour un moule a gateaux rond).
Saupoudrer les pommes de cannelle, eventuellement ajouter les noix, verser la pate.
Faire cuire Th. 6-7 pendant 30 minutes.


La tarte au citron meringuee de ma grand mere

4 cirtons, 3 oeufs, 100 g de sucre, 125g d'amandes en poudre, 100 g de beurre, une pate sablee

Separer les blancs des jaunes. Presser et raper les citrons.
Melanger les jaunes d'oeuf avec le beurre ramolli, la poudre d'amandes, le jus des citrons et le zeste.
Verser sur la pate.

Cuire 15-20 min Th 7 - le 'filling' doit commencer a etre peu liquide et bruni.
Dans le meme temps, battre les blancs en neige ferme avec 50g de sucre.
Sortir la tarte du four, etaler les blancs en neige. Remettre Th 5 pendant 7 a 10 min.


(et la lecon de lundi, c'est que la poudre d'amandes est bien indispensable a la recette!)

Thursday, July 19, 2007

Le Gazpacho de Giens - sans tomates!

Depuis longtemps nous avons eu la chance de passer en famille une semaine de vacances l'ete a Giens, chez Frederique et Didier. C'est un tres bel endroit dont on garde de beaux souvenirs: la vue sur le port du Niel depuis la terrasse, baignades a la crique, les trajets a bord de Petit Duc vers la Pointe de l'Escampobar ou l'ile du Grand Ribaud, l'odeur des pins. Certains souvenirs sont ceux de moments uniques, comme une magnifique plongee sur l'epave du Donator, ou notre inquietude lorsque Clemence, petite a l'epoque, fut attaquee par une meduse feroce... mais le plus souvent le sejour est une retrouvaille avec de cheres habitudes.


Une des grandes attractions et traditions de Giens, c'est d'ailleurs la cuisine de Frederique: osso bucco, beignets de fleurs de courgette, tarte au sucre, gazpacho, gateau au fromage blanc, soupe au pistou, la liste pourrait etre longue. Alors, comme je ne sais pas ce qui est le plus difficile, un ete sans passer a giens, ou un ete sans les plats de l'ete, je cuisine le Gazpacho de Giens ici, et fais connaitre aussi ainsi un gazpacho different.

C'est un Gazpacho SANS TOMATES, mais oui. Vous prefererez donc peut etre l'appeler 'soupe froide de pommes de terre', ce qui sera moins apetissant. Et puis Wikipedia nous apprend que les ingredients qui 'font' le gazpacho sont l'ail, l'huile d'olive, le pain rassis, le sel, et le vinaigre, et nous y sommes.


Les ingredients:
6 pommes de terre, ail, huile d'olive, vinaigre, 2 poivrons, 4 tomates, 5 oeufs, pain rassis, 1 concombre

La veille: cuire les pommes de terre (epluchees, bien sur), puis les passer au mixer avec 1/8 L d'huile d'olive, trois gousses d'ail ecrasees, un oeuf, un peu de sel, et un peu d'eau (pour donner une consistance pas trop solide). Mettre au frigo.

Avant de passer a table:
Ajouter 1L d'eau froide (ou jusqu'a consistance desiree), des glacons, un peu de vinaigre et de sel (gouter).
Cuire des oeufs durs.
Couper en des les poivrons, tomates, concombre, oeufs durs, pain rassis, et les presenter separement dans des plats de service.

A table: remplir son bol des ingredients desires, puis recouvrir de soupe de pommes de terre.

Friday, July 13, 2007

Les photos de Miriam

Nous venons de recevoir de notre chef cuisinier Steve les photos de la soiree caritative organisee avec Miriam's kitchen 100 Bowls of Compassion (voir le post sur le sujet). C'etait fun et fast-paced. Me voila les mains dans les oeufs mimosas:

bowls 07 food photos 017

Sandra tout a gauche et Bo tout a droite
bowls 07 food photos 004
Un des stands de nourriture 'live'
bowls 07 food photos 019

Friday, June 22, 2007

Komi komes back

Presqu'un an apres notre diner a Komi, nous sommes retournes gouter a la cuisine du toujours jeune Johny Monis. L'invitation n'etait pas attendue mais elle a ete tres bien recue!
Les fondamentaux
chez Komi n'ont pas change et semblent encore plus evidents - mais peut etre est ce l'experience? Beaucoup de saveurs et textures, beaucoup d'huile d'olive, de sel, et beaucoup de cuisine greco-italienne. Nous commencons par un des favoris du chef, les house-cured olives, tres fondantes en bouche, suivi de quelques nouveautes: radis aux oeufs de saumon, sardines, oeufs de caille sur tranche (presque translucide) d'avocat, bouchee fondante au foie gras, cuillere d'huitre et caviar et oursin, foie gras custard sur feuillete... c'est bon tout cela mais au fond c'est peut etre bien encore les gammes de Johny que je prefere: datte fourree au mascarpone et a la fleur de sel, et beignet de soft shell crab, imbattables!
On a d’ailleurs un compte a regler avec ces dattes. Nous avons bien essaye de les cuisiner a la maison mais le resultat n’est pas du tout le meme. Il faudrait que la datte soit fondante mais pas seche, et que le mascarpone ait bien pris en creme epaisse - comment faire?

Apres quelques autres amuse-bouche dont je perds le compte, pita au porc, pasteque a la feta, nous passons enfin aux entrees - le plat de pates, et heureusement que les portions restent petites. Nous en profitons aussi pour passer d'un champagne rose au premier vin blanc de la soiree. Eric goute les pates que j'avais eu l'annee derniere, le ragout de cabri (disons baby goat ragut, cela semble moins cruel en anglais), pendant que je m'attaque a un saucisson de sanglier sur parpadelle.
Arrivent ensuite les plats principaux, choisis par le chef. Eric aura une cotelette d'agneau fondante, et je ferai face a un squab (du pigeonneau, c'est une nouveaute), accompagne de morille, d'asperges, et de boudin.
L'assiette de fromage permet de retrouver des gouts simples avant de passer au rafraichissement, granite de fraises et sorbet au yaourt grec. Le dessert enfin sera a l'huile d'olive pour eric (sorbet a l'huile, tres etonnant) et a la rhubarbe, aux fruits rouges, et au cafe pour moi. Nous terminons sur un petit rose qui se laisse bien boire, malgre tout ce qui aura precede.
Pendant que nous aurons dine, l'orage aura eu le temps de gronder et de tomber sur DC. A la sortie du restaurant nous apprecions d'autant plus la fraicheur de l'air retrouvee. What one would call a very good evening.

Tuesday, February 6, 2007

No knead good bread recipe

Pour une premiere fois c'etait assez reussi!
Nous avons suivi la recette a succes du
New York Times 'No knead bread recipe', pour un resultat tout a fait convaincant. Beaucoup de bulles peut etre (la faute aux 24h de levee?), et pas assez de sel d'un autre cote, mais c'est bon de manger du pain fait maison. Surtout avec sa croute pleine de muesli.
L'article complet a lire
ici: kneading less, and less, and waiting more.
Adapted from Jim Lahey, Sullivan Street BakeryTime: About 1½ hours plus 14 to 20 hours’ rising

3 cups all-purpose or bread flour, more for dusting¼ teaspoon instant yeast1¼ teaspoons saltCornmeal or wheat bran as needed.

1. In a large bowl combine flour, yeast and salt. Add 1 5/8 cups water, and stir until blended; dough will be shaggy and sticky. Cover bowl with plastic wrap. Let dough rest at least 12 hours, preferably about 18, at warm room temperature, about 70 degrees.
2. Dough is ready when its surface is dotted with bubbles. Lightly flour a work surface and place dough on it; sprinkle it with a little more flour and fold it over on itself once or twice. Cover loosely with plastic wrap and let rest about 15 minutes.
3. Using just enough flour to keep dough from sticking to work surface or to your fingers, gently and quickly shape dough into a ball. Generously coat a cotton towel (not terry cloth) with flour, wheat bran or cornmeal; put dough seam side down on towel and dust with more flour, bran or cornmeal. Cover with another cotton towel and let rise for about 2 hours. When it is ready, dough will be more than double in size and will not readily spring back when poked with a finger.
4. At least a half-hour before dough is ready, heat oven to 450 degrees. Put a 6- to 8-quart heavy covered pot (cast iron, enamel, Pyrex or ceramic) in oven as it heats. When dough is ready, carefully remove pot from oven. Slide your hand under towel and turn dough over into pot, seam side up; it may look like a mess, but that is O.K. Shake pan once or twice if dough is unevenly distributed; it will straighten out as it bakes. Cover with lid and bake 30 minutes, then remove lid and bake another 15 to 30 minutes, until loaf is beautifully browned. Cool on a rack.

Yield: One 1½-pound loaf.

Wednesday, January 17, 2007

Intermede - une galette

Au fait, nous avons eu ce lundi ferie en l'honneur de Martin Luther King, de quoi se faire une grand week end de repos apres les aventures californiennes.
J'en ai profite pour inviter quelques amis francais et pas francais a partager une galette. La premiere pour moi faite a la maison, mais avec la pate feuilletee achetee a l'exterieur (hum, pate a briques, mais cela marche quand meme). J'ai suivi la recette de Jean Luc Poujauran, qu'Emeline nous avait envoye il y a deja quelques annees, et qui a eu effectivement beaucoup de succes. Pour les couronnes, on s'est debrouille avec papier, ciseaux, et scotch du bord !

Pour 6/8 personnes
500 g de pâte feuilletée ou 2 rouleaux de pâte feuilletée
1 jaune d’œuf pour dorer
Pour la crème pâtissière : 2 jaunes d’œufs, 60 g de sucre semoule, 30 g de Farine, 25 cl de lait entier, 1 gousse de vanille
Pour la crème d'amande : 150 g de beurre (mais on peut diminuer), 120 g de sucre, 150 g de poudre d'amande, 2 œufs, 2 cuillerées à soupe de rhum, 1/2 cuiller à café d'extrait de vanille, 1 fève

La crème pâtissière : dans un récipient, fouetter les deux jaunes d'oeufs avec le sucre. Incorporer la farine jusqu'à obtention d'une pâte homogène.
Faire bouillir le lait avec la gousse de vanille fendue en deux dans la longueur. Le verser doucement dans le mélange précédent. Porter sur le feu jusqu'à ébullition sans cesser de remuer. Laisser refroidir.
La crème d'amande : mélanger le beurre mou avec le sucre. Ajouter la poudre d'amande, deux oeufs, le rhum et la vanille.
Mélanger la crème d'amande à la crème pâtissière.
Etaler la pâte feuilletée sur 1/2 cm d'épaisseur ou dérouler les rouleaux, posez dessus deux assiettes côte à côte, inciser tout autour afin d'obtenir deux cercles. Avec les rouleaux, on laisse la taille telle quelle. Battre le jaune d'oeuf restant avec 1 cuillerée à soupe d'eau.
Poser le fond de pâte sur la plaque du four, poser la frangipane dessus à 3 cm du bord, que vous humidifiez. Introduire la fève. Recouvrir l'ensemble avec le deuxième cercle, presser sur les bords et faire un ourlet. Au pinceau, dorer la surface avec le jaune d'oeuf. Chiqueter les bords de la galette. Dessiner au couteau de jolis motifs sur le dessus. Puis piquer de petits trous en quatre endroits. Laisser reposer la galette pendant 1 h au frais.
Cuisson : Préchauffer le four à 180° (th. 6). Enfourner la galette pendant 35 à 40 mn. La sortir et poser sur une grille.
les aventures californiennes.

Preparation des couronnes - Pierre et Sandra...




et le brunch









Les deux rois Cyril et Sandro au milieu de Sandra, Pierre, Giovanna, Eric, Rainer, Laura, Jean, Karen, et Gaby. ... et avec Sandra, les couronnes, et du cidre

Tuesday, November 21, 2006

The original Miriam's biscuits

Toujours en retard d'une mise a jour sur ce blog, je vous parlerai de notre week end recent de camping et grimpe en West Virginia par temperatures negatives (celsius, heureusement) un autre jour... pour le moment, en exclusivite pour vous, la recette des biscuits a la creme de Miriam, l'Unique!!
A force de lire (et envier) l'an passe les experiences culinaires de
Sophie, j'ai fini par vouloir aussi faire de ce blog une ressource culinaire... au moins pour une fois.

Les biscuits a la creme de Miriam ou 'cream drop biscuits' sont une recette originelle de '
epicurious', aux americains ce que marmiton.org est a la France, adaptee par Steve, le chef de Miriam's kitchen, et retransformee par moi pour etre plus facile.
La recette orginale, c'est pur farine et pur creme fraiche epaisse. Adaptee par Steve, cela donne 10 seaux de farine, de la farine de mais, 16 cuilleres a soupe de sel, du lait entier, etc (on precise que Miriam's kitchen est une soupe populaire qui sert plus de deux cent mal nourris tous les matins!). Retransformee par moi, ce sont des quantites a taille familiale, et des ingredients un peu plus elabores que l'original...
2 cups de farine de ble (= 2*125g), 1/2 cup de farine de ble complete, une cuillere a soupe de levure chimique, une cuillere a cafe de sel, une cuillere a soupe de sucre, 1 cup 1/2 de creme epaisse a faire de la chantilly (=360mL), 1/2 cup de lait entier (= 120mL)... pour douze biscuits
Melanger farines, levure, sel, sucre. Dans un puits verser la creme, melanger a la cuillere (mais pas trop). Commencer a verser un peu de lait en melangeant, jusqu'a atteindre une consistance collante mais pas humide (! ne pas trop melanger, et ne pas mettre tout le lait)
Deposer a la cuillere a glace sur une plaque recouverte de papier sulfurise. Enfourner 15-20 min (voire plus, selon le four) dans un four chauffe a 205 deg. celsius (je vous arrondis le 204.44 deg., vive les conversions). Tourner la plaque en cours de cuisson pour assurer une cuisson egale. Et il vaut mieux que les biscuits soient un peu trop cuits que pas assez.
Deguster avec soupe, salade, plat, ou confiture... Experimenter avec epices, fruits secs, etc.
Et a deguster le soir, un matin en brunch, aussi bien que le vendredi matin a 6h30 entre deux casseroles... les biscuits sont tout autant apprecies par les homeless que par les volontaires!

Pour vous raconter l'histoire derriere l'histoire, je dois peut etre ajouter que ce samedi a eu lieu le grand 'Walkathon' de Washington, si americain, pour lutter contre le sans logement.. et nous avons marche nos 5 miles autour du Mall avec les volontaires de Miriam, mais aussi organise une collecte de fond en preparant un diner de recettes familiales et de saisons pour nos amis la veille - soupe de potiron, puree de patates douces, biscuits of course, salades, tarte au potiron, gateau aux pommes de ma grand mere (si, si, celui que vous connaissez, qui a eu beaucoup de succes as always), creme de carottes, etc.
Miriam's kitchen est une des multiples organisations qui offrent un soutien aux sans logement ou mal nourris de Washington, qui sont si nombreux comme vous le savez. Pauvrete infantile de 30%, 16 00 sdf dans la ville, et une plus grande difference entre pauvres et riches dans cette ville que dans toute autre ville aux Etats Unis... welcome in the Federal Capital.

Wednesday, July 19, 2006

Komi

Je vous invite a deviner ce que font les parisiens exiles a Washington…. difficile ?, non, pas vraiment : nous parlons de Paris. Et nous en profitons pour faire des paris sur le metro -on ne m’y reprendra plus d’ailleurs, et voila comment je me suis retrouvee a devoir inviter Eric dans un bon restaurant.
On decouvre tres vite qu’en terme de haute cuisine ici, les restaurants sont beaucoup francais (
L'auberge chez francois, Citronelle, Marcel's) et italiens (Maestro), un peu asiatiques (Makoto), parfois americains tout de meme (Tabard Inn), et puis beaucoup de "modern american", qui est un melange de tout ce qui precede.
Je n’ai finalement pas eu trop de mal a choisir : qu’est qui reunit cuisine americaine moderne et mediteraneenne, offre un menu degustation, et qui se trouve a vingt minutes de la maison ? Reponse : un seul restaurant,
Komi.

Le restaurant est dans une de ces maisons de ville etroites que nous connaissons si bien autour de la 17eme rue (ah oui !, si vous veniez a DC, vous verriez tres bien de quoi il s’agit), et le cadre n’est pas exactement beau – murs monochromes et acoustique deplorable – sans etre laid non plus : petite salle, peu de convives, sets de table tresses qui nous evitent le syndrome de la tache sur nappe blanche, et serveuses jeunes et sympathiques.

Nous ne nous etions pas vraiment affames pour ce repas, mais a 8h du soir la ronde des mises en bouche du Sud est tres bienvenue.
Les olives vertes marinees a la maison sont epaisses, tres legerement croquantes, rehaussees d'une fine pointe de sel, et l'on souhaiterait un jour soi-meme reussir de telles "house-cured" olives. Suit un des points d‘orgue du repas, deux dattes chauffees au point de caramelisation, fourrees au mascarpone et assaisonnees d'une touche d'huile d'olive et de sel. Mammamia.
Cela demandera des experimentations a la maison, la recette doit etre un secret encore bien garde. Pour le coup, l’amuse bouche suivant, bien qu'assez reussi avec sa buratta di buffala, chapelure, tranches d'anchois preparees par le chef et marinade d'oignons de printemps parait un peu commun… jusqu'à l’arrivee du prosciutto di tuna avec son gout tres fort et sa presentation parfaitement minimaliste qui relance le diner: deux lamelles translucides entourees de quelques gouttes de vinaigre, d'un abord surprenant. La pita fourree au porc et les toasts a la creme d’œufs de poisson font retomber un peu le palais (enfin, mon palais en tout cas), mais quelques gorgees de vin nous remettent en condition.
Ah oui, j’en oubliais le vin. Nous avons opte pour un menu « wine pairing », c'est-à-dire que cinq vins differents sont selectionnes pour accompagner les plats. Tout cela est servi au verre, mais, mais rerempli par les serveuses attentives tant que le convive semble tenir droit sur sa chaise – le fameux principle ‘quand y’en a plus, y’en a encore’ qui marche aussi tres fort de ce cote de l’Atlantique. Mais si vous voulez connaître le veritable miracle de la soiree, a mon avis, c’est bien que nous ayons reussi a sortir l’esprit clair de table, et sans souffrances le lendemain… sans doute parce que nous n’avons pas oublier d’etaler la boisson sur plus de trois heures, et de manger entre-temps.
Donc, donc, le Prosecco petillant se laisse donc boire comme le veritable jus de raisin qu’il est et convient tout a fait aux taquine-bouche. Au fait, le plat suivant est un rappel du week end precedent, mais en version soft et upmarket : beignet de soft shell crab accompagne d’une salade fraiche de cabillaud aux pois chiches. Le petit crabe est parfaitement fondant dans sa friture et le gout est fin et releve – ah oui, difficile de ne pas penser aux fameux beignets de fleur de courgette de Giens. Mais j’avais aussi en tete notre combat epique avec les gros crabes de la Cheesepeake Bay (3 pour moi, 0 pour les crabes). Tout Washington se retrouve en effet le week end a
Cantler’s, un grand restaurant perdu au milieu des ramifications de la baie, pour faire un sort a des cargaisons de crabes, huitres, coquillages, crevettes, bieres, et frites of course…. mais surtout des crabes. Vous me direz que notre combat avec les crabes est a la deloyale, puisque nous sommes armes de marteaux et couteaux, mais il n’empeche que nous comptabilisons des coupures, une odeur de crustace impregnee jusqu’aux coudes, et quelques taches traitresses.
Notre rencontre avec les crabes a Komi a ete heureusement moins physique, et la mise en appetit se termine sur deux bouchees de pasteque a la feta fraiche et salade : il est temps de faire une pause et de boire un peu de vin pour pouvoir esperer manger la suite.
Inspiration italienne oblige, les entrees seront des plats de pates, par chance en portions reduites, dans la lignee des recherches minimalistes du chef. Eric choisit des tagliatelles au homard et oursin avec des etoiles dans les yeux, pendant que je goute les
Pappardelle au « milk-roasted baby goat ragu », dont je vous laisse deviner la signification. Mon voisin de table semble vivre une tres grande experience gustative, mais une bouchee de son plat me fait comprendre que les oursins et moi ne sommes pas fait pour nous entendre. Tant pis, mon vin rouge est tres agreable et plus charpente que les vins que nous trouvons habituellement aux etats-unis, et les pates et le petit cabri fondants a la perfection.
La carte est tres courte et nous n’avons pas trop de mal a choisir notre plat principal parmi les six propositions (meme si j’esseairai sans aucun doute la prochaine fois la pintade a la marmelade d’abricots… oui, difficile de ne pas y retourner). Nous nous sommes laisses tenter par le « bronzino e alati », poisson mediterraneen en croute de sel, cuisine pour deux personnes.
Notre bronzino fraichement et amoureusement peche, assaisonne, roule, engonce, et cuit, est presente dans sa gangue avant d’etre ramene en cuisine pour etre decoupe. La chair est fondante et succulente, tout a fait irresistible, et je cede aux injonctions d’Eric de gouter les joues de poisson, qui devraient etre encore meilleures… sans etre tout a fait convaincue. C’est en mangeant les legumes –lit croquant de legumes de printemps grilles - que je commence a realiser d’une part que je n’ai plus d’appetit, et d’autre part que le chef aime trop l’huile d’olive et le sel… sa cuisine pourrait etre encore epuree et « subtilisee » (de « subtiliser » : vb., rendre subtile). Cela dit,
Johnny Monis ayant recemment fete ses 26 ans, on se rassure en se disant qu’il a encore quelques annees de progres devant lui. Et on s’inquiete (moi en tout cas) en se demandant comment il a pu en arriver deja la a cet age (mon age). Il a recu il y a quelques semaines l’etoile du jeune chef prometteur de l’annee a Washington - lisez donc en commentaire la biographie que le Post lui consacre et les trois recettes dont il a bien voulu vendre la meche a l’occasion…
La bataille avec le fromage sera heureusement un peu moins ardue que chez Guy Savoy il y a bien longtemps: tranches de chevre californien, lamelles de gouda hollandais extra-vieux, et morbier francais, servis avec un toast…. arrose d’un filet d’huile d’olive (why johnny, why ?). Le morbier nous a plonges dans des abymes de perplexite : imaginez donc des francais face a un morbier sans sa cendre et goutant le livarot, pour voir. Il faudra y consacrer quelques moments de reflexion et degustation cet ete.
Eric a plonge dans le fromage apres que je l’ai goute, et ne s’est pas mal sorti de son verre de vin, rouge, italien, et tres fort, comme il se doit. Le choix de dessert est ensuite un peu cornelien, car Komi n’est pas tres repute pour le sucre, sinon pour le doughnut au mascarpone et a la creme de chocolat, mais un sorbet ne serait-il pas raisonnable ?
Deux beignets devant nous plus tard, je me dis que cela manque de legerete, ne se mange pas mal quand meme, et surtout que le Moscato tout juste petillant n’est pas desagreable du tout.

Avec l’addition vient le moment du bilan :
La sucette au melon la maison attendra

De paris sur le metro ne fera plus avant quelques annees
De paris sur le RER ne fera plus non plus – je suis toujours endettee d’un repas gastronomique « home made ».

Thursday, February 2, 2006

BLAFF de poisson

Vous avez bien lu, il s’agit non pas d’une onomatopée curieuse ou de la chute d’une piètre plaisanterie, mais d’un « blaff de poisson », comme « blaff de thon », « blaff de colin », et dans notre cas « catfish blaff ».
Je devais en effet recevoir hier au soir mes anciens colocataires, les habitants de la République de Takoma. Laura étant quasi-végétarienne, l’idéal aurait été un plat de poisson innovant, qui accepterait par exemple des yams (patates douces) en accompagnement – la famille vous expliquera que nous sommes dans un cycle-yamesque de cuisine.
De nombreux sites internet proposent la recette du fameux
blaff antillais. Pas de consensus sur la méthode à adopter, mais une cohérence certaine : marinade citronnée et pimentée puis légère cuisson en bouillon, , l'idee semble plaisante.
Un kg de poisson chat plus tard, six citrons, un oignon, six gousses d’ail, un piment, et coriandre, girofle, huile, sel, poivre : arrive dans l’assiette un poisson parfaitement cuit, ce qui en soit est déjà réjouissant, mais au goût… citronné.
Trop de citron tue le poisson ?
Autre chute a l'histoire : arrive un coup de telephone de Laura. Takoma est tombe malade, Takoma ne viendra pas.
Cuisine experimentale fait peur aux amis ?

Saturday, January 28, 2006

A quarter of an ounce

Quizz du jour :
- que represente 5'6'' ?

- combien de cups de farine pour 250g ?

- les britanniques et les francais ont-ils le même pied ?

- faut-il regler son four a 200 ou 400 ° ?

- two oz, c'est peu ou c'est beaucoup ?

- combien vaut le gallon de petrole de nos jours ?

- qu'est-ce-qui diffère aux Etats-Unis : la forme des fiches electriques, le voltage, la puissance ?

- how many inches for one foot ?

- combien de personnes dans un appartement de 900 sq foot ?

Vous etes invités à partager sur ce blog vos avis sur la question !
Et rendez-vous dans quelques jours pour mes avis sur ces points.