what's new with ski ?
C'est l'hiver, la saison du ski de randonnée a repris.
Nous avons d'abord un peu joué de malchance. Notre semaine de ski dans le Beaufortain pour le nouvel an s'est transformé en vacances parisiennes suite pluies diluviennes en montagne...
Nous voila ensuite au premier vrai week end de ski de l'année, avec le GUMS a Aussois, porte d'entrée de la Vanoise.
Disons tout de suite que nous sommes effectivement restés à l'entrée de la Vanoise. Voici les conditions de notre retraite le dimanche : pas de quoi donner envie de s'attarder.
Nous avons quand même eu quelques bons moments : montée de la pointe de bellecote le samedi, après midi au refuge de la Dent Parrachée ou nous rotissons au coin du feu, un bout de galette des rois le soir et même quelques vues ensoleillées le dimanche.
Finalement la troisième fois sera la bonne. Nous partons avec le CAF en Italie, dans le piémont. L'arrivée au gite se mérite, compter 2km à pied le ventre vide le samedi matin depuis le bus, mais ensuite quel régal. L'auberge de Thures est extrèmement confortable, la nourriture et le café sont délicieux, les douches peu puissantes mais efficaces.. très recommandée donc.
Mais nous ne sommes pas là que pour profiter de l'italie. Les randonnées à ski imposent de s'enfoncer encore quelques kilomètres à plat dans la vallée mais ensuite les montées sérieuses commencent.
Nous partons vers la crête de Dormillouse sous un beau soleil.
Avec le ciel qui se couvrent, puis les flocons qui tombent, nous nous rabattons sur un micro-sommet avant la crête que nous ne monterons même pas pour cause de risque de décrochage de la pente. Cela nous donne l'occasion d'étudier les couches de neige en présence en creusant un peu. Celle du dessous est bien inconsistante.
Tant pis pour les hauteurs, nous allons nous restaurer à l'auberge et prendre des forces pour le lendemain. La pointe de tête noire est bien loin au fond de la vallée, 1500m au-dessus de nous.
Nous partons en jambes et les kilomètres filent. Une montée bien raide dans les arbres nous permet enfin de gagner en altitude... mais nous buttons sur un obstacle. Il nous faut monter dans le cirque au dessus des arbres, mais des coulées à droite suggèrent de ne pas s'aventurer par là. Tout droit des séracs surmontent une pente qui semble raide-raide-verglacée.. Nous laissons le groupe qui nous suivait s'y aventurer.
Après 30min+ à les regarder s'escrimer nous essayons en dernier ressort une petite goulotte à gauche. Miracle, cela passe, et le chemin est incroyablement magnifique.
Nous débouchons ravis mais en retard dans le cirque final. Il reste 700 m de dénivelé et il est déjà midi - tout juste le temps nécessaire pour faire l'aller retour au sommet, rentrer à l'auberge, redescendre à la route et attraper le bus à 18h.
Quelques pentes à risque d'avalanche nous retardent, l'absence de déjeuner commence à peser dans les jambes, et nous finissons chacun à notre rythme dans la dernière pente, avec pour objectif de faire demi-tour à 14h30 au plus tard.
Eric fait partie du petit groupe qui file jusqu'au sommet ; je préfère rester 150 m plus bas et prendre le temps de pique-niquer. La vue n'est pas mal quand même de là.

