Wednesday, February 10, 2010

what's new with ski ?

C'est l'hiver, la saison du ski de randonnée a repris.

Nous avons d'abord un peu joué de malchance. Notre semaine de ski dans le Beaufortain pour le nouvel an s'est transformé en vacances parisiennes suite pluies diluviennes en montagne...

Nous voila ensuite au premier vrai week end de ski de l'année, avec le GUMS a Aussois, porte d'entrée de la Vanoise.
Disons tout de suite que nous sommes effectivement restés à l'entrée de la Vanoise. Voici les conditions de notre retraite le dimanche : pas de quoi donner envie de s'attarder.


Nous avons quand même eu quelques bons moments : montée de la pointe de bellecote le samedi, après midi au refuge de la Dent Parrachée ou nous rotissons au coin du feu, un bout de galette des rois le soir et même quelques vues ensoleillées le dimanche.




Finalement la troisième fois sera la bonne. Nous partons avec le CAF en Italie, dans le piémont. L'arrivée au gite se mérite, compter 2km à pied le ventre vide le samedi matin depuis le bus, mais ensuite quel régal. L'auberge de Thures est extrèmement confortable, la nourriture et le café sont délicieux, les douches peu puissantes mais efficaces.. très recommandée donc.


Mais nous ne sommes pas là que pour profiter de l'italie. Les randonnées à ski imposent de s'enfoncer encore quelques kilomètres à plat dans la vallée mais ensuite les montées sérieuses commencent.
Nous partons vers la crête de Dormillouse sous un beau soleil.

Avec le ciel qui se couvrent, puis les flocons qui tombent, nous nous rabattons sur un micro-sommet avant la crête que nous ne monterons même pas pour cause de risque de décrochage de la pente. Cela nous donne l'occasion d'étudier les couches de neige en présence en creusant un peu. Celle du dessous est bien inconsistante.

Tant pis pour les hauteurs, nous allons nous restaurer à l'auberge et prendre des forces pour le lendemain. La pointe de tête noire est bien loin au fond de la vallée, 1500m au-dessus de nous.

Nous partons en jambes et les kilomètres filent. Une montée bien raide dans les arbres nous permet enfin de gagner en altitude... mais nous buttons sur un obstacle. Il nous faut monter dans le cirque au dessus des arbres, mais des coulées à droite suggèrent de ne pas s'aventurer par là. Tout droit des séracs surmontent une pente qui semble raide-raide-verglacée.. Nous laissons le groupe qui nous suivait s'y aventurer.


Après 30min+ à les regarder s'escrimer nous essayons en dernier ressort une petite goulotte à gauche. Miracle, cela passe, et le chemin est incroyablement magnifique.






Nous débouchons ravis mais en retard dans le cirque final. Il reste 700 m de dénivelé et il est déjà midi - tout juste le temps nécessaire pour faire l'aller retour au sommet, rentrer à l'auberge, redescendre à la route et attraper le bus à 18h.

Quelques pentes à risque d'avalanche nous retardent, l'absence de déjeuner commence à peser dans les jambes, et nous finissons chacun à notre rythme dans la dernière pente, avec pour objectif de faire demi-tour à 14h30 au plus tard.

Eric fait partie du petit groupe qui file jusqu'au sommet ; je préfère rester 150 m plus bas et prendre le temps de pique-niquer. La vue n'est pas mal quand même de là.

Monday, December 21, 2009

D'Amsterdam


Le soleil resplendit sur la ville, les canaux brillent, les tramways crissent, et les vélos filent... nous passons quelques jours à Amsterdam et quelques points de vue pourraient presque nous faire oublier les températures glaciales !

En fait il fait vraiment froid, mais nous avons ainsi la chance de profiter de rares chutes de neige qui vont tout à fait bien à la ville.





Nous avons aussi ainsi également une bonne excuse pour passer notre temps au chaud à l'hotel et dans les cafés, et un peu dans les musées quand nous réussissons à affronter l'air frais.

Ci-dessous le lion qui nous accueille au Rijskkmuseum.

Demain nous irons explorer Haarlem, si les trains circulent, et puis nous tacherons de trouver un thalys pour rentrer...

Saturday, November 21, 2009

Orpierre !


Hail to Mathilde and Julien !
Nos organisateurs de la montagne ont programmé un week end allongé d'escalade à Orpierre les 7/10 novembre. Les falaises étaient au rendez-vous, la météo un peu moins mais quand même grimpable, et nous avons pu faire quelques bien jolies voies.

Un grimpeur dans le Quiquillon, depuis notre voie Brazil (5B/ 5B/ ..etc/ 5B et 5C pour terminer)
que nous avons superbement bien grimpé en trois heures trente tout rond.

Eric a retrouvé quelques sensations de voies plus techniques, ci-après dans un 6B, mais on manque sérieusement d'entrainement.















5C... ça réfléchit..














Les amis de Julien et Mathilde étaient peu expérimentés et nous leur en avons fait voir de toutes les couleurs : comment prendre froid au relais, comment faire quand la corde de rappel est trop courte et galérer pour organiser un rappel de secours, comment se tromper de voie.. Ils avaient l'air quand même prets à remettre cela, ouf.

Thursday, October 1, 2009

Sandra&Troy's wedding

Direction l'Allemagne pour le mariage de Sandra et Troy !
Sandra est allemande et Troy américain. Il est plutot pratique pour nous qu'ils aient décidé d'organiser leur mariage près d'ici, sans doute d'ailleurs parce qu'ils habitent maintenant à San Diego et n'ont que peu d'occasions de passer en Europe.

La tradition du mariage allemand est de faire couper une buche aux jeunes mariés à la sortie de l'église. Nous découvrions et Troy apparemment aussi ! Il ne nous a pas été précisé ce qui se passait en cas d'abandon du couple.


Le découpage de coeur avec des ciseaux à ongle est moins une tradition, mais assez mignon.. Les amis allemands et américains avaient vu fort et avaient prévu pleins de petits jeux de ce type.


Le mariage était organisé pres de Koblenz, dans la vallée du Rhin. Très jolie région, et le lieu de réception offrait une belle vue sur le Rhin.


Pas eu le temps d'aller voir le rocher de la Lorelei, mais nous avons quand même pu faire un de sight-seeing, avec la visite d'un chateau accroché au-dessus du Rhin, et la découverte de la cathédrale de Metz sur la route : superbe !













À Bacharach il y avait une sorcière blonde

Qui laissait mourir d'amour tous les hommes à la ronde


Devant son tribunal l'évêque la fit citer

D'avance il l'absolvit à cause de sa beauté


Ô belle Loreley aux yeux pleins de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcelerie


Je suis lasse de vivre et mes yeux sont maudits
Ceux qui m'ont regardée évêque en ont péri


Mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries
Jetez jetez aux flammes cette sorcellerie


Je flambe dans ces flammes ô belle Loreley
Qu'un autre te condamne tu m'as ensorcelé


Evêque vous riez Priez plutôt pour moi la Vierge
Faites-moi donc mourir et que Dieu vous protège


Mon amant est parti pour un pays lointain
Faites-moi donc mourir puisque je n'aime rien


Mon coeur me fait si mal il faut bien que je meure
Si je me regardais il faudrait que j'en meure


Mon coeur me fait si mal depuis qu'il n'est plus là
Mon coeur me fit si mal du jour où il s'en alla


L'évêque fit venir trois chevaliers avec leurs lances
Menez jusqu'au couvent cette femme en démence


Vat-en Lore en folie va Lore aux yeux tremblant
Tu seras une nonne vétue de noir et blanc


Puis ils s'en allèrent sur la route tous les quatre
la Loreley les implorait et ses yeux brillaient comme des astres


Chevaliers laissez-moi monter sur ce rocher si haut
Pour voir une fois encore mon beau château


Pour me mirer une fois encore dans le feuve
Puis j'irai au couvent des vierges et des veuves


Là haut le vent tordait ses cheveux déroulés
Les chevaliers criaient Loreley Loreley


Tout là bas sur le Rhin s'en vient une nacelle
Et mon amant s'y tient il m'a vue il m'appelle


Mon coeur devient si doux c'est mon amant qui vient
Elle se penche alors et tombe dans le Rhin


Pour avoir vu dans l'eau la belle Loreley
Ses yeux couleur du Rhin ses cheveux de soleil


Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

Thursday, August 27, 2009

Caroline

Et voila ma petite nièce ! Caroline est née le 16 aout et tient encore dans la main, ou presque.



Et les heureux parents.

Sunday, July 26, 2009

Still in Norway

D'ulvik, nous allons à Voss le 10 juillet, quittant le Hardanger fjord. Voss est une 'grande' ville de la région des fjords (au moins 20 000 habitants), capitale du raft et autres sports extremes. Nous nous essayons au river boarding pour le coup, et organisons notre future sortie en kayak. Nous assistons par hasard à un concert le samedi soir dans le tre bro cafe, c'est agréable de sortir. Nous avions bien regardé les programmes du cinema (Ice Age III et Transformers), mais après courte réflexion, pas vraiment de quoi se laisser tenter.
Dimanche, train vers Myrdal puis le fameux train Myrdal - Flam ou pour la premiere fois, et à peu pres derniere, nous serons vraiment pris dans la foule des touristes. Le train, tres tres raide, nous emmene des hauteurs jusqu'au Sognefjord.
Flam est un peu une ville de western : la gare, le centre de tourisme, le quai ou les immenses paquebots s'amarrent, un hotel, un grand camping, et une 'autoroute' aérienne qui traverse... bizarre, mais le lieu a quand même un peu de charme. On regrette par contre que la zone à tentes du camping soit la plus proche de la grand route.
On fait en tout cas une jolie promenade dans le fond de la vallée et trouvons un bon coin à myrtille.

Le lendemain, direction Osterbo sur les hauteurs pour une randonnée classique de la région. On descend de 900m presque au niveau de la mer, et la balade est variée, au fond d'une gorge, sur les flancs des montagnes...












Le mardi matin, c'est kayak ! Nous récupérons l'équipement, chargeons les kayak, enfilons combinaisons + kway + gilets de sauvetage, et en route dans le Naerofjord.
Le premier jour, nous passons le point le plus étroit du fjord, pique niquons au soleil puis pagayons sous la pluie, et installons le campement sous le soleil à nouveau.
Nous allons explorer un peu plus loin le fjord. Des nageoires dorsales au milieu du fjord, puis une tout pres de nous.. et voile, nous passons un moment avec une petite baleine (guère plus de 50 cm de long, c'est possible apparemment).




Le soir, nous arrivons à faire du feu mais la fumée qui s'élève du bois mouillé ne nous rend guère discrets... enfin, nous sommes bien à camper au bord du fjord.
Le lendemain, petite balade en face, à monter en altitude, avant de retourner vers Gudvangen. Nous arrivons à force des bras et sous un déluge, il fait bon se réchauffer dans le ferry.



Le ferry nous emmene de l'autre cote du Sognefjord, à Kaupanger. Le trajet est assez long et scénique. On passe d'étonnants villages aussi, sans route d'accès autre que le liaison par ferry, avec pour toute économie l'exploitation du bois, et quelques belles demeures bourgeoises. J'ai l'impression de voir le cadre de pièces d'Ibsen tout à coup.
L'arrivée à Kaupanger à 20h est un peu difficile : pas de bus, pas d'idée de la ou nous pouvons aller dormir, une petite pluie fine. Nous partons dans un sens, puis dans l'autre, et finissons par trouver quelqu'un qui loue des bungalows... ouf.
Après une bonne marche le lendemain, nous arrivons au loueur de voiture et le voyage devient très confortable. Notre objectif est d'aller visiter des Stavkirke, de conduire du Sognefjord aux montagnes par des routes scéniques.

L'église en bois debout d'Urnes est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité. La technique de construction, très particulière, a permis aux édifices de résister aux siècles - les églises datent du XIème siècle.
Les hauts reliefs sur le côté de l'église sont particulièrement magistraux.




La petite ville de Solvorn d'ou part le ferry est par ailleurs charmante, et puis nous sommes à nouveau dans une zone productrice de framboises et de cerises. J'y reviendrais bien.



Dans l'après midi, nous faisons route vers le Jotunheimen. Le 'car-touring' a du bon, on s'arrête ou l'on veut, nous sommes au chaud et au sec... La route est vraiment très belle et l'arrivée dans la zone des glaciers impressionante.

Ci-dessous notre hotel à Turtagro, le dortoir le plus cher que nous ayons jamais fréquenté - et avec obligation de cuisiner dehors, pour limiter les risques d'incendie. Le salon et la bibliothèque de l'hotel valent tout de même bien le coup.

Le vendredi, le ciel est dégagé et la vue sur les montagnes et la mer, loin là bas, très belle.














La Stavkirke de Borgund.
Nous terminons le séjour au bord de l'eau à Amla Nedre, petit camping 'self-managed' du bout du monde : une boite pour payer, une réserve de bois, et des chamallows à faire flamber. C'est bien agréable.

Le samedi, nous prenons le bus vers Oslo. Le trajet est long et vraiment très beau au départ - toujours ces routes en lacet qui quittent le fjord pour nous emmener vers les plateaux, lacs et cascades des hauteurs...
A Oslo, nous avons juste le temps de visiter la galerie nationale avant sa fermeture. Puis nous rejoignons Erlend, l'ami norvégien d'Eric, pour un diner sur une des iles de la banlieue d'Oslo. Le cadre est superbe, les norvégiens très accueillants, et les crevettes délicieuses.

Time to go home, sans oublier quelques kilos de laks (saumon) dans les bagages, de flot bred, et de bixit au chocolat.

Rokt Laks !


Deux belles semaines de voyage en Norvège, trois mots de vocabulaire, des kilos de framboise (sauvages et pas sauvages), des fjords et des fjords, et du rokt laks quasi-quotidien : a fine trip.

Arrivés à Bergen le 3 juillet vers minuit, le voyage en avion au dessus de la norvège se révèle de toute beauté et déjà déroutant, avec un ciel flamboyant au nord de l'avion. Nous logeons pour le premier soir sur les hauteurs de la ville, le temps est superbe, la balade charmante pour descendre en ville.. que demander de mieux ?
Un ami d'ami d'Eric nous fait visiter la ville, Bryggen touristique, vue du téléphérique et marche dans les sous-bois pour revenir en ville.

La météo prévoit de la pluie cependant pour la semaine suivante, et nous décidons de prendre le mauvais temps de vitesse en partant randonner au plus tôt sur le plateau du Hardangervidda. Un bus, un ferry, de la marche, deux heures de stop sans beaucoup de réussite, et un hollandais compatissant plus tard, nous sommes enfin au point de départ du pays sauvage, bien loin au dessus de Eidfjord.

Les quatre jours de randonnée vont nous emmener près d'un sommet (Harteigen?) puis nous faire redescendre sur un autre bras du Hardanger fjord, à Kinsarvik.
La randonnée est belle et variée. Au départ, nous marchons au milieu des arbustes et près de grandes rivières, puis à mesure que nous montons le relief s'accentue, la neige apparait, les fleurs changent...
Notre camping du premier soir, au-delà de Hedlo.
Des animaux typiques du plateau de la Hardangervidda (il y aussi des troupeaux de rennes sauvages, mais nous devons être encore dans une région trop civilisée).

Nous traversons et longeons un nombre incalculable de torrents et rivières, mais nous nous rappellerons sans doute des deux vrais passages à gués du deuxième jour. Que c'était froid !



Arrivée à Torrehytten après une longue marche. Puis encore un peu de dénivelé et de marche dans la neige avant d'arriver à un site de camping qui nous convienne.





Il fait beau lorsque nous descendons sur Stavali. De quoi boire une bière au soleil, faire sécher un peu nos chaussures, et voir un rideau de pluie massif arriver par le fond de la vallée !



Au final la météo n'aura pas été trop mauvaise : nous marchons au sec, la présence des nuages fait qu'au moins nous ne grillons pas au soleil, et il pleut surtout la nuit. Enfin, le troisième soir, la pluie commence à 17h, se calme un peu vers 20h (je me dépeche de faire à manger, tellement que la moitié des pates part dans la nature), et reprend de plus belle.






La descente sur Kinsarvik le dernier jour est impressionante, entre les cascades grandioses et les rochers qu'il faut descendre (ne pas poser le pied sur les lichens !).






De retour au bord du fjord, nous prenons le bateau vers Ulvik, petite ville réputée pour ses vergers et son charme. Nous logeons deux nuits dans un petit chalet dans un camping, faisons un tour à vélo au bout du fjord, savourons le fait d'être au sec et de vivre confortablement.
Ceuillette de fraise des bois au bord de la route, le début d'une longue série de ceuillettes sauvages et moins sauvages (les framboises et cerises des supermarchés sont aussi délicieuses).

Monday, June 1, 2009

Ascencion a Aix

Les ponts continuent et nous voilà à Aix pour l'ascencion !
Au programme : coquelicots dans les champs, piscine avec Francoise et Hervé, et un peu d'escalade.

Le jardin est rempli de fleurs et les éphèbes s'y épanouissent.




Nous grimpons dans les Alpilles avec Alix et Marie-Laure.


Eric prépare son pas.


Avec Eric, nous explorons pour une fois les petits sites d'escalade autour d'Aix, à la recherche de faces nords. Meyrargues et Peyrolles offrent des jolies sorties.