Tuesday, June 1, 2010

Paques@Aix

Paques à Aix est une grande tradition : les asperges fraiches de la colline, les chocolats de Puyricard, le petit agneau bien sûr, le beau temps et les fleurs du printemps.
Bon, cette année il a manqué quelques jours de beau temps mais nous avons quand même profité de notre séjour.
La table de Paques, appétissante.


Balade calanquaise et escalade depuis Les Goudes.
En haut du rocher de Saint Michel d'eau douce ; la vue est superbe.


D'en bas c'est aussi très beau.

Et le pas de la demi-lune est toujours aussi impressionant.
Je me souviens que nous étions passés là avec Virginie il y a des années, au tout début de la randonnée de Marseille à Cassis. C'était là aussi une superbe balade sur deux jours, avec beaucoup de dénivelé tout compte fait et pas mal de passages assez vertigineux loin au-dessus de l'eau.


Changement de décor pour une découverte de la corniche de Marseille grâce à Francoise et Hervé.
Le vallon des Auffres tout en couleurs.


Nous nous baladons ensuite dans Malmousque ; beaucoup de maisons nous font rever, de la plus petite à la plus grandiose.. Un exemple de ce qu'on entend par 'grandiose' ci-dessous.


Nous avons évidemment également grimpé à la Sainte-Victoire pendant le séjour, à l'attaque d'une des voies les plus classiques de cette montagne et certainement la plus longue : le grand parcours, 400 m de dénivelé, entre 6 et 12 longueurs selon la manière dont on les compte (5b, 5c, 2+, 4, 5, 5+, 5+, 4, 3...).
La voie ? une belle arrêté du pied de la montagne au sommet, bien découpée par la l'ombre.

Bon, on peut aussi la voir plus facilement comme ceci :
Pas tout à fait au milieu de la voie ; déjà 3 heures ont passé..

La longueur la plus technique de la voie, dans un grand dièdre pas si évident que cela (5+). Le pied de la voie est désormais bien loin.


Victoire !

La vue est bien belle.


Au final nous aurons passé plus de 7 heures dans la voie !
Nous n'avons pas été très rapides.. A notre décharge, nous n'avons pas l'habitude des parties de 'scramble' et je n'ai pour ma part pas l'habitude de poser des points.

Retour via le tunnel du Garagaï, qui relie le versant nord au versant sud de la montagne. Cette formation est tout à fait remarquable, et d'autant plus étonnante pour moi qu'elle est juste au-dessous de la croix, où j'ai bien du aller une quinzaine de fois...


Changement de décor le lendemain pour découvrir Gémenos. Les arbres sont magnifiques, l'eau abondante.. ne seraient-ce les collines de garrigue autour on ne serait plus en provence.


Sunday, April 25, 2010

Des yeux neufs

Je vois !
Qu'est-ce à dire, car j'ai toujours vu ?
Oui mais là, je vois sans lunettes.

Opérée jeudi soir de la myopie à la clinique Victor Hugo, voici réalisé
une chose à laquelle je pensais depuis longtemps. Les yeux sont encore fatigués, la vision un peu trouble à l'occasion, mais je vois bien, la plupart du temps très net, et dans quelques jours "on n'y verra plus que du feu".

Les lunettes, mes lunettes, sont restées là-bas, en bonne compagnie ; c'est très étrange d'en être séparée, surtout que je les aimais bien. En jetant mes anciennes lunettes à la maison (lunettes de sport, de soleil, etc), je n'ai pu me résoudre pour le coup à ne pas en garder au moins une paire, pour le moment.

La vie sera certainement facilitée par cette opération, notamment pour faire du sport. Mais, plus que le côté pratique, je crois que je voulais tourner la page de 20 ans et plus de lunettes. Ce n'est pas très rigolo de devoir porter des lunettes enfant.

Au fait, j'ai recherché des photos de moi enfant avec des lunettes.


Bon, certes, je n'avais pas de lunettes dans la piscine. Mais mon oncle et ma tante ont commencé à numériser leurs photos des années 1980 et c'est charmant de retrouver cette époque.

Notre arrière grand-mere Bonne-maman à 95 ans (?), bon pied bon oeil. Pour la petite histoire, elle a vécu jusqu'à cent ans dans sa maison sur la colline.




Les cousins Vincent et Cyril, et une copine.


Couci et Papi jacques attendant leurs petits enfants.


Bien sûr c'est triste de revoir des photos de notre grand père, décédé depuis plus de dix ans déjà.

Oh, et il y a de très jolies photos de notre tante Françoise.


Avec mon cousin Cyril.


Difficile de comprendre parfois ce que faisaient les adultes. Bonne maman, mon père Gilles, Couci et Francoise.


Papi Jacques qui avait décidé de faire naviguer un bateau dans la piscine.


Saturday, February 27, 2010

Inari - suite (et fin?)

Notre séjour à Inari se termine et nous embarquons pleins de beaux souvenirs de ces vacances avec nous.

Randonnée à ski dimanche vers le mont Otsamo, culminant à 418m mais un sérieux dénivelé et une belle distance en venant d'Inari en ski de fond.

Le mont est littéralement pris dans la neige. Des formes fantasmagoriques parsèment le sommet, sous lesquelles des arbres vivent pourtant.




La vue porte loin, rivières, forêts et lacs sous la neige ; pas de doute, nous sommes en Finlande.




Lundi, nous faisons une pause en visitant une 'reindeer farm'. Les rennes par ici ne sont pas du tout des animaux sauvages, mais d'élevage. Ils vivent dans la nature la plus grande partie de l'année, mais ceci dans des périmètres cloturés, sont marqués par leurs propriétaires, et collectés (et récoltés) deux fois l'an, sans compter les quelques rennes qui sont gardés près de la maison pour la visite.
Les rennes ne se font pas prier pour littéralement nous manger dans la main.


Direction ensuite Menesjarvi, une trentaine de kilomètres au sud d'Inari. Eric souhaitait très vivement partir randonner plusieurs jours dans la nature, loin de tout et en dormant dans des cabanes sur la route. J'ai très vivement suggéré pour ma part qu'une sérieuse réflexion s'imposait sur le sujet compte tenu des températures glaciaires : étions nous surs de pouvoir dormir au chaud ? n'y avait-il pas de risque de nous perdre ?...
Bref, nous avons contacté Esko, un spécialiste des randonnées dans la région, très serviable, qui nous a loué le matériel et aidé à choisir un trajet approprié. Avec en plus le GPS d'Eric et Virginie, nous étions tout à fait armés pour partir dans de bonnes conditions.



Mardi matin, 8h et -26° de l'autre coté de la fenetre. Business as usual. Les jours précédents nous ont permis d'optimiser la gestion des températures : 2 calecons longs et un pantalon de ski en bas ; 2 tshirts à manches longues, une polaire et la gore-tex en haut, une cagoule, une écharge et un bonnet pour le visage + une doudoune et une thermos dans le sac. C'est le bon mix pour n'avoir ni trop chaud ni trop froid en marchant.




Nous partons vers la cabane de Suivakkojarvi, à 15-20 km. Le temps est beau, la trace est faite par les motoneiges des reindeer herders, les rennes viennent voir si nous apportons à manger... Un trajet plutot joli et agréable.


Coucher de soleil sur notre cabane.

Nous voila au bout du monde, et fort bien installés en plus. La cabane, spacieuse, est dotée d'un poele, d'une large réserve de bois, d'un réchaud à gas, d'une table et d'une belle estrade pour dormir. L'isolation est impeccable et nous rotissons au bout de quelques heures.

Certes, les toilettes sont à l'extérieur à l'écart et bien fraiches, et nous devons remettre du bois plusieurs fois dans la nuit, mais quel confort. Le contraste surtout avec ces chalets alpins non gardés où nous avions passé des soirées glaciales, le poele ne suffisant pas du tout à réchauffer l'espace, est très apprécié.

Esko nous a passé le matériel pour la randonnée. Nous ressemblons -presque- à de vrais trappeurs avec. Les 'forest skis' sont des planches impressionantes, 260 cm pour Eric et 220 cm pour moi, avec des fixations pour le moins rustiques.
Eric et ses skis.

Méthode de fixation :
1. engager l'avant du pied sous la languette en cuir.


2. Tirer le ressort à l'arriêre et le faire passer sur le talon.

3. Rabattre le levier pour bloquer le ressort.

Les batons sont à peu près de la même taille que les skis - ou, en tout cas, c'est l'impressionant que j'en ai.

Nous sommes également munis d'une théière en fer et d'une gamelle en aluminium bien marqués par la cuisine au feu de bois. Bref, le contraste avec le matériel que nous utilisons pour le ski de randonnée est grand, mais ca marche !!

Mercredi nous partons nous balader dans les collines autour de la cabane. Cette journée sera assez 'grueling'. Nous devons faire nous même une grande partie de la trace et enfonçons beaucoup dans la neige. D'autre part, l'orientation au milieu des pins est difficile ; nous apercevons de temps à autres quelques sommets de colline mais pas les bons. Coté cartes nous sommes dans la plus grande imprécision : le GPS est muni de la carte routiere et de la localisation des principaux lacs, et la seule carte papier que nous ayons trouvé est au 1/100 000ème. Pas de quoi se perdre certainement, mais bien de quoi divaguer ! Enfin il ne fait pas très très beau.


Au milieu des arbres mais pas des bons.












Une bonne nuit de 12 heures plus tard, nous sommes d'attaque pour rentrer vers Menesjarvi. Le ciel est redevenu bleu en grande partie et la lumière est superbe.


Après un bon sauna et une nuit de repos, nous retournons vers Inari pour un tour de traineau avec des huskies. Nous nous dirigeons vers une ferme isolée dans les bois ; l'ambiance est assez remarquable. La 'dog lady' est passionnée par le mode de vie qu'elle a choisi ; ses chiens, huskies, groenlandais et quelques wolf-dogs, des chevaux, pas d'électricité, peu de moyens... Les chiens sont très excités de sortir et l'organisation des traineaux prend un certain temps. Il faut amener les chiens les uns après les autres au traineau, dans un ordre très codifié, éviter qu'ils ne s'emmelent dans leur impatience de partir...
Enfin les traineaux sont libérés et nous filons!


L'un de nous se fait transporter dans le traineau de la dog-lady pendant que l'autre conduit un plus petit attelage. J'avoue que je préfère la conduite ; assis on se fait surtout beaucoup secouer et on se refroidit.

Ces chiens sont bien sympathiques en tout cas.

Saturday, February 20, 2010

Ivalo - Inari

Devinette du jour : qu'est ce que cette photo ?

Impossible à deviner donc sans plus attendre la réponse : une aurore boréale.

Certes ma maitrise de l'appareil photo n'est pas terrible, mais il faisait - 25° et il était bien difficile de prendre son temps dans les réglages.

La Finlande de jour c'est pas mal aussi. Nous sommes basés à Inari, centre culturel lapon. Les activités sont variées en hiver : randonnées à ski, sauna, chiens de traineau, sauna, élevages de rennes, sauna, etc.

Nous avons fait une belle randonnée aujourd'hui vers l'église lapone de Pielpagarvi. Marche sous un grand ciel bleu, brise très légère... nous avons même chaud au début de la balade.

Eric prend le soleil.







Un champ de rochers enneigés.


Nous arrivons à l'église ; elle est joliment décorée et bien fraiche. Nous nous arrêtons le temps minimum, quatre biscuits et une tasse de thé, et filons sans nous attarder. Après quelques heures, la Finlande en hiver c'est beau mais froid !




J'avoue que j'ai été un peu congelée sur le chemin du retour... le sauna à l'arrivée n'en sera que plus agréable et permet de se remotiver pour demain !

Wednesday, February 10, 2010

what's new with ski ?

C'est l'hiver, la saison du ski de randonnée a repris.

Nous avons d'abord un peu joué de malchance. Notre semaine de ski dans le Beaufortain pour le nouvel an s'est transformé en vacances parisiennes suite pluies diluviennes en montagne...

Nous voila ensuite au premier vrai week end de ski de l'année, avec le GUMS a Aussois, porte d'entrée de la Vanoise.
Disons tout de suite que nous sommes effectivement restés à l'entrée de la Vanoise. Voici les conditions de notre retraite le dimanche : pas de quoi donner envie de s'attarder.


Nous avons quand même eu quelques bons moments : montée de la pointe de bellecote le samedi, après midi au refuge de la Dent Parrachée ou nous rotissons au coin du feu, un bout de galette des rois le soir et même quelques vues ensoleillées le dimanche.




Finalement la troisième fois sera la bonne. Nous partons avec le CAF en Italie, dans le piémont. L'arrivée au gite se mérite, compter 2km à pied le ventre vide le samedi matin depuis le bus, mais ensuite quel régal. L'auberge de Thures est extrèmement confortable, la nourriture et le café sont délicieux, les douches peu puissantes mais efficaces.. très recommandée donc.


Mais nous ne sommes pas là que pour profiter de l'italie. Les randonnées à ski imposent de s'enfoncer encore quelques kilomètres à plat dans la vallée mais ensuite les montées sérieuses commencent.
Nous partons vers la crête de Dormillouse sous un beau soleil.

Avec le ciel qui se couvrent, puis les flocons qui tombent, nous nous rabattons sur un micro-sommet avant la crête que nous ne monterons même pas pour cause de risque de décrochage de la pente. Cela nous donne l'occasion d'étudier les couches de neige en présence en creusant un peu. Celle du dessous est bien inconsistante.

Tant pis pour les hauteurs, nous allons nous restaurer à l'auberge et prendre des forces pour le lendemain. La pointe de tête noire est bien loin au fond de la vallée, 1500m au-dessus de nous.

Nous partons en jambes et les kilomètres filent. Une montée bien raide dans les arbres nous permet enfin de gagner en altitude... mais nous buttons sur un obstacle. Il nous faut monter dans le cirque au dessus des arbres, mais des coulées à droite suggèrent de ne pas s'aventurer par là. Tout droit des séracs surmontent une pente qui semble raide-raide-verglacée.. Nous laissons le groupe qui nous suivait s'y aventurer.


Après 30min+ à les regarder s'escrimer nous essayons en dernier ressort une petite goulotte à gauche. Miracle, cela passe, et le chemin est incroyablement magnifique.






Nous débouchons ravis mais en retard dans le cirque final. Il reste 700 m de dénivelé et il est déjà midi - tout juste le temps nécessaire pour faire l'aller retour au sommet, rentrer à l'auberge, redescendre à la route et attraper le bus à 18h.

Quelques pentes à risque d'avalanche nous retardent, l'absence de déjeuner commence à peser dans les jambes, et nous finissons chacun à notre rythme dans la dernière pente, avec pour objectif de faire demi-tour à 14h30 au plus tard.

Eric fait partie du petit groupe qui file jusqu'au sommet ; je préfère rester 150 m plus bas et prendre le temps de pique-niquer. La vue n'est pas mal quand même de là.