Monday, November 1, 2010

De Briancon

Briancon, 300 jours de soleil par an et un long week end de pluie : nous y voila..

Nous sommes venus découvrir la nouvelle maison d'Elizabeth, la mere d'Eric. Située à Fontchristiane, faubourg de Briancon, avec une très belle vue vers le sud, la maison est charmante et fort agréable.
La falaise d'escalade locale est à 20 min à pied, le GR passe au coin de la rue, Cervieres et ses très nombreux itinéraires de ski de randonnée ne sont qu'à 7 km.. nous allons nous régaler !

Sauf ce week end, donc, ou la météo a été exécrable. Heureusement, le coin du feu est fort agréable.

Le village de Fontchristiane au-dessus de Briancon.


Home sweet home.



Sunday, October 31, 2010

Wait Wait

Parmi les souvenirs que j'ai ramené des Etats Unis, outre beaucoup de bons souvenirs, il y a aussi quelques habitudes culturelles : lire le new york times et ecouter des podcasts de national public radio. Tout cela est bien loin des tea parties dont l'on entend parler actuellement, mais c'est fort heureusement aussi cela les Etats Unis.

Wait wait don't tell me est une émission phare de NPR, un quizz hebdomadaire humouristique sur l'actualité - y compris politique - animé par Peter Sagall et Carl Kassel. Difficile à décrire aussi vaut-il mieux ecouter... ou lire des extraits !

Michael Pollan, author of the Omnivore's dilemna, was a guest on the 'not my job' segment of Wait wait don't tell me of april 2009. As Peter Sagall describes it, a moment when he invites interesting
people on to ask them about not so interesting things. Michael Pollan was actually taken on by Paula Poundstone in this segment.

Michael Pollan : We're very confused about food, which is weird. Which other species needs experts to tell it what to eat?
Paula Poundstone : well, i can't tell you how many times i've had to tell my dog to get his head out of the garbage can, so..
Peter Sagall : allright, so what should we be eating?
Michael : Food.. But it's very hard for us actually to really know what food is because there are all these edible foods like substances now that compete with food in the supermarket. So one of the goal is to help
people distinguish between the two.
Paula : ok, but let me ask you something. One of the things that has made my life worth living is Ring Dings [ndlr : picture here, yuk] and I feel that it is food. Are you gonna tell me that's not food?
Michael : there's a few simple tests to figure out if a ring ding is food or not. One of them is : how many ingredients does a ring ding have?
Peter : food cake, one. A creamy filling, two. And a rich chocolate outer coating. What's the matter with you?
Michael : I think I would look at the package next time. Creamy, creamy is not cream.
Paula : C R E A M Y. Creamy. What the hell is the matter with you?
Michael : but, but there are special occasions foods. And a ring ding..
Paula : which special occasions? I said it's what makes my life worth living. Are you suggesting I save it for one day a year?
Michael : i wouldn't want to deprive you.
Paula : so, you may know a lot about food but you don't know the first thing about living, buddy.
Peter : hold on, I actually wanted to ask you that. You've become this hero of the wholefoods, local foods, real foods movement. Is that a burden? I mean, if you ever want to eat a cheeseburger, do you have to
go hide somewhere? ...
à écouter

Incidemment, j'avais lu avec beaucoup d'intérêt The omnisvore's dilemna il y a trois ans, et nous avions visité une ferme recommandée par Michael Pollan dans la Shenandoah valley avec Emeline et Thomas.

Un de mes grands regrets est de ne pas être allée voir un enregistrement en direct de Wait wait don't tell me, habituellement enregistré à Chicago, au Lisner auditorium à Washington pendant que nous étions sur place.

Un autre extrait, de l'émission du 17 juillet.
Il convient de se rappeler que Bristol Palin est la fille de Sara Palin, ex co-candidate de John Mc Cain aux élections présidentielles américaines, et championne des valeurs traditionnelles américaines. Oh, et Bristol est tombée enceinte à 17 ans du tombeur du lycée Levi peu avant la campagne présidentielle. Cela n'a pas semblé déranger le moins du monde les électeurs conservateurs. Go figure.

Peter Sagal : We want to remind everybody they can join us here most weeks at the Chase Bank Auditorium. For tickets and more information, go to chicagopublicradio.org, where you can find a link at our website, waitwait.npr.org.

Right now, panel, it's time for you to answer some questions about this week's news.

Charlie, the New York Times reported on British Petroleum's long history of safety violations. It turns out they've been blowing stuff up for decades. But the company insists that safety is now job one. In fact, the CEO, Tony Hayward, recently instituted a rule preventing employees at BP from doing what?

Charlie Pierce : Dating Bristol Palin.

Peter : That's...

Mo Rocca : The other BP.

Kyrie OConnor : The other safe one.

Mo : Listen, listen, British Petroleum is an evil BP. Bristol Palin is a kind of a fun, distracting, silly BP.

Peter : That's true.

Charlie : And both involved in drilling in their own way.

Mo : All right, yes. And yes, but it's not Bristol's fault that the cap wasn't kept on the well. That was...

Mo : That's Levi's.

Peter : No, it has nothing to do with Bristol Palin. This goes back to the Grande French Roast spill of '07.

Charlie : What? No more coffee?

Peter : Well, close.

Charlie : I mean no more drinking at, like, your terminal and stuff.

Peter : You're close enough. You're not allowed to walk down the hallway carrying hot coffee.

Charlie : Walk down the hallway?

Peter : Yes. That's what they say.

When Tony Hayward took the reins of BP in 2007, he pledged to fix the company's safety problems, and priority number one was avoiding unpleasant coffee burns. Priority number 400, not ruining the world.

So at BP, many hallways at their headquarters have a sign imploring employees not to walk and carry coffee at the same time. Workplace hot beverage-related incidents are way down. So following the success of that coffee safety plan, crews are now posting signs on all their deepwater wells, saying, please do not spill all the oil into the ocean.


J'écoute aussi fidèlement This american life ; le ton en est peu humouristique et le contenu très inégal, mais avec souvent de passionantes histoires à découvrir.
Le concept est simple : un thème à chaque émission, et une série d'histoires enregistrées autour de ce thème. Quelques favoris :
- 81 words, the story of how the American Psychiatric Association decided in 1973 that homosexuality was no longer a mental illness, as recounted by the grand son of a psychiatrist leading the APA at the time who also was a closeted gay.
- My pen pal, the story a ten-year-old girl from small town Michigan named Sarah York, and how she became pen pals with a man who was considered an enemy of the United States, a dictator, a drug trafficker, and a murderer: Manuel Noriega.

- NUMMI tells the story of one of the worst car plants in America, how it became the best GM plant thanks to a joint venture to Toyota, and how GM didn't implement the lesson of Nummi accross the company.
-The giant pool of money, or the housing crisis explained.

- Scenes from a recession, act two, joins Federal Deposit Insurance Corporation taking over a failed bank over a single week end. An impressive secret operation.

Incidemment les émissions de This american life sont beaucoup plus faciles à comprendre pour les non-native speakers que Wait wait.

Nous n'avons pas l'équivalent de ces émissions en France, ce qui n'est pas pour dire que nous n'avons pas de bonnes émissions. Je suis ainsi également fidèlement auditrice du Masque et la plume sur France inter, l'émission hebdomadaire sur le cinéma, les livres, le théatre animée par Jerome Garcin. Outre que le Masque est intéressant à écouter, il peut lui aussi être très drole.

- extrait de l'emission du 8 aout 2010, au cours de laquelle les chroniqueurs ont largement ereinté le film d'arts martiaux/ science fiction 'Le dernier maitre de l'air' de Night Shyamalan.

Jerome garcin : Le dernier maître de l'air de Night Shyamalan. Je dis la vérité : je ne suis pas resté jusqu'au bout de ce film. Mais peut être ai-je eu tort, vous allez me le dire.
Eric Neuhoff (Figaro) : il faudrait vraiment faire quelque chose. A mon avis, on doit alerter la Ddass a cause de ce film parceque Shyamalan a dit qu'il avait fait ça pour ses enfants et que cela relève de la maltraitance ce truc-la. J'avoue que j'ai fait comme toi. Il y a la nation de l'air, la nation de l'eau. Pour la terre et le feu, je suis parti avant. C'est un film d'une laideur, d'une bêtise... en plus on vous affuble de lunettes 3D et il n'y a aucun relief. Elles doivent etre la pour cacher l'assoupissement du spectateur. C'est d'une tristesse, d'une mocheté.. la pellicule est trempee dans le pastis, c'est jaunasse.. C'est vraiment un des pires films que j'ai vu cette année.
Xavier Leherpeur (Studio-cinelive) : c'est dommage que vous soyez partis avant la fin parce ce que vous auriez eu la très mauvaise surprise du film, enfin une supplémentaire : c'est que c'est en fait la première partie d'une tri ou voire tétralogie.
Jérome: non
Xavier: ah oui, il faut savoir de quoi on parle messieurs quand même. Quand vous avez vu au début du film 'chapitre 1: eau', eh bien cela n'est que le chapitre 1. Comme il domine déjà l'air, je pense qu'il reste la terre et le feu.
Eric : et c'est du vent.
Xavier : si le film ne s'ecrase pas au box office comme il est parti pour le faire, il aura encore deux parties.
Eric : il a combien d'enfants?
Xavier : je ne sais pas. Mais tu souleves quelque chose d'extremement intéressant, Eric : il faut que les cinéastes arrêtent de faire des films pour leurs enfants. Qu'ils fassent des films pour le public, ce sera déjà pas si mal.
Jérome : ou pour leurs parents.
Xavier : pour moi, Shyamalan de toute façon... déjà le Sixième sens je n'avais pas marche. C'est mon cote étudiant en médecine. Je ne vais pas vous raconter ma vie..
Jérome : parce que Xavier etait etudiant en medecine.
Eric : on a eu chaud
Xavier: je ne vous raconte pas ma vie, mais c'est vrai que j'ai malheureusement commis ça. J'ai arrête en début de cinquième année. Heureusement d'ailleurs. Donc, pour moi un film qui s'ouvre sur un type qui se prend une balle en plein ventre et qui trois mois après est assis sur un banc, ce n'est pas possible. Chirurgicalement, il a à être refait. S'il est assis sur un banc et qu'il va bien, c'est qu'il est mort.
Jérome : ca ne doit pas etre bien de voir les films quand on est médecin.
Xavier : depuis, c'est vrai que je ne suis pas très accro. J'ai beaucoup ri au Dernier phénomène, je lui dois des eclats de rire. Ces gens qui regardaient des branches d'arbres secouées par une petite brise et qui faisaient 'les arbres nous attaquent, nous allons tous mourir' moi, ça me mettait en joie tellement je trouvais cela idiot et ridicule.
Jérome: parce que avant tu travaillais aussi aux jardins de Paris
Xavier : j'ai fait la météo, j'ai tout fait. C'est vrai que j'allais voir Le dernier maître de l'air - c'est de l'air, c'est ça? -avec une indifférence que je confesse. C'est très méchant de ma part. Ceci mis a part, la série est plutôt rigolote. Et la, il ne reste rien. C'est un film qui se prend terriblement au sérieux, des plans extrêmement compliques et sophistiques, mais ce n'est jamais rythme, jamais bondissant, ce n'est jamais drôle. Le film est d'un ennui terrible et se termine par cette hyper mauvaise nouvelle: il risque d'y en avoir encore deux derrière.
Jérome : et c'est comme disait Eric terriblement laid.
..
Alain Riou (le nouvel obs) : je suis très ennuyé. En général, quand tout le monde éreinte un film au masque et que je n'y suis pas, je trouve que c'est désagréable. On a l'impression que tout le monde lui tombe dessus. Alors, la, il faut absolument que je trouve quelque chose a defendre dans ce film.
Eh bien, je vais vous le dire, c'est l'invention de quelque chose de beau, le métier de pompier. C'est a dire que la on voit très bien comment le feu s'eteint avec de l'eau. Les gentils ont de l'eau. Les méchants ont le feu. Alors, on est a un stade de developpement de l'humanité qui n'a pas encore invente la voiture de pompiers. Mais sinon, s'il y avait des lances d'incendie, il n'y aurait plus de film.
Jérome : tu es rentre de vacances ou tu vas partir en vacances?
Alain : alors, comme les jeunes garçons aiment les pompiers, je leur recommande d'aller voir le film.
Xavier : ils n'aiment pas les pompiers, ils aimeraient faire le même métier que les pompiers. C'est un peu ambigüe ta phrase quand même.
Jérome : Xavier a été pompier, aussi.
Xavier : oui, mais ils ne m'ont pas garde. Cela a été le grand traumatisme de ma vie.
Jérome : bon, allez. Le dernier maître de l'air n'est malheureusement pas le dernier, je l'apprends ce soir.


****************
That's all folks.

Tuesday, September 14, 2010

Summer in a nutshell

Quelques images de l'été, qui fut agréable en vacances et calme (heureusement!) au travail.

1. Fin juin : nuit dans les arbres de la forêt de meudon. Encore un peu trop près malheureusement des sons et lumières de la banlieue parisienne, mais grand calme à se réveiller au milieu des pépiements d'oiseaux et du bruissement de la cime de l'arbre. Découverte aussi des techniques de grimpe des élagueurs dans les arbres - cela ne ressemble pas vraiment à l'escalade des falaises.









2. Vacances proprement dites, deux semaines dans le sud-ouest en juillet.

Jours de grand calme à l'Ile de Ré, chez Emile. Vélo, marché d'ars en ré, grillades et chateaux de sable.

Visite de chateau Lynch-Moussas et chateau Batailley a Pauillac avec le maitre de chais, qui est aussi le cousin d'Eric. Nous boirons du (très) bon vin pendant quelques temps !

Nous séjournons chez la tante d'Eric à Lacanau. Des conditions rêvées pour pratiquer le bodyboard, essayer le surf, et faire des belles balades sur le lac de Lacanau et visiter les iles avec les cousins.











Nous partons ensuite randonner dans le Périgord : mise en route par des températures caniculaires, puis le troisième jour le temps se gate très sérieusement et nous abrégeons la randonnée.

Cela nous aura quand même permis de découvrir un camping à la ferme charmant, avec piscine qui plus est, et un camping géant familial, au public quasiment uniquement hollandais, où notre mini-tente igloo fait sourire.

Retour par la voie rapide de la Vézère, en découvrant au passage la moquette herbeuse au plafond des grottes.

mais aussi de beaux herbiers aquatiques, des sites historiques sur les rives et des paysages sympathiques.


Après ces quelques jours d'effort, certes limités, nous nous mettons au sec et au confort en chambre d'hotes, charmante.

Enfin, c'est le 24 juillet et le mariage de Paul et Géraldine a Segonzac puis dans la très belle propriété du Coureau.

C'était une bonne raison pour moi de revêtir l'ao dai acheté lors de mon week end à Saigon avec Paul et Stéphane en 2004. Les occasions ne sont pas si courantes !

(photos rym)


Et puis ce fut également un très bon moment à passer avec des amis chers, Hadia et Rym, Thomas et sa future femme..













5. Mariage Grégoire et Sophie
Très sympathique, avec beaucoup d'amis des études. (copyright Nathalie pour les photos)

Avec une photo très belle de Florent et Juliette.


6. Séjour de Laura et Sandro à Paris
Nos amis américano-peruvien découvraient Paris pour la première fois ! Je crois qu'ils ont bien aimé et nous sommes très heureux de leur avoir fait découvrir un peu de la vie parisienne dans ce qu'elle a de bon.. Ils ne se débrouillent pas mal du tout d'ailleurs à la pétanque. Ils sont pour le moment installés à Washington ; quand et ou nous reverrons-nous ?..


7. Back to holiday - Aix en provence
Séjour-repos (mais pas que) mi-aout à Aix en Provence : cueillette d'amandes et de figues, achat d'huile d'olive ('notre' huile d'olive, enfin celle des parents de Zooze que nous aidons à ramasser en novembre a eu la médaille d'argent au concours général agricole.. elle est vraiment très bonne), rencontres de la photo a Arles avec Nathalie, baignade au milieu des méduses à La Vesse (Eric n'en est pas sorti indemne)..




Voici une des coupables !







... et pendant tout ce temps, une nouvelle vie grandissait en moi ! C'est très émouvant.
Première image mi-aout, à 7 semaines.

C'est l'automne !

Ou presque...
Une partie de notre moisson de dimanche à Fontainebleau :

Thursday, July 1, 2010

Fin de saison de ski

La saison de ski est finie depuis deux mois mais j'ai bien tardé à mettre en ligne les photos.. quelques souvenirs donc des sorties de mars et avril, pour ne pas oublier ce qu'elles eurent de beau, de bon, et moins bon passager.

Première étape : les Pyrennées en mars. Cette sortie traditionnelle du GUMS de 3 jours est traditionnellement annulée chaque année au vu de la météo. En l'occurence, nous avons pu partir mais la météo n'en a pas moins été peu conciliante !

Vendredi : montée de Cauterets au refuge de Wallon, puis sortie dans l'après midi pour faire un tour un peu plus long et un peu plus rapide... et un déluge nous tombe dessus. Une véritable pluie tropicale froide. Les affaires n'auront guère le temps de sécher autour du poele très recherché par les groupes de skieur. Nous sommes heureusement fort bien nourris par le gardien.


Samedi : temps venteux et couvert, montée au col de Fache où les rafales trop violentes nous empêchent d'aller au sommet ou à un sommet. Moment surréaliste lorsque nous devons traverser à pied le torrent près du refuge. La neige fond à vue d'oeil ou presque !

Dimanche : beau temps ! Nous partons pour une belle balade vers le col de Cambales. Antoine, chef de groupe attiré par les pentes raides, nous fait en fait monter vers un col plus au nord. Le col est une toute petite plateforme sur laquelle les skieurs s'entassent pour retirer les peaux, le versant ouest plonge à pic.. mais la vue est bien belle.



La descente du refuge nous confirme bien que c'est la fin de la saison de ski dans cette vallée.


Ambiance très différente pour notre week end de ski au Lautaret mi-avril ! Le temps est au grand beau, le rythme du groupe plus soutenu, la neige encore abondante.. une bien belle sortie de printemps.

Mise en route au col du Lautaret, avec un second groupe du GUMS (crédit photos Dominique, Arnaud et moi).

Le pic blanc du Galibier nous attend.











Au-delà du pic blanc nous descendons versant nord dans une poudreuse parfaite.. Eric plonge dans la pente.




Remontée ensuite à la pointe de terre noire, puis descente dans la neige de printemps.


Randonnée à ski enfin dans le fond de la vallée pour rejoindre le gite au Casset ; après un sérieux dénivelé dans la journée, les kilomètres se font sentir.. Nous sommes bien heureux d'arriver au gite.

Le lendemain, Dominique nous emmène dans le vallon de Fontenille. Le soleil brille, la température est élevée, voire très très élevée.. A l'ombre des arbres cela va encore, mais plus haut, c'est dur.




Un peu assommés, nous restons à trois à cuire au soleil au milieu de la montagne ; la vue est belle aussi de là. Nous rentrons enfin à Pont de l'alp ou nous réussissons - miracle pour 8 skieurs avec leur équipement complet et en 20 min environ - à nous faire tous emmener en stop jusqu'au Faranchin, rdv du soir pour reprendre le bus, et ou nous pouvons enfin étancher notre soif.

Saturday, June 5, 2010

Prendre l'air

Si le travail pouvait être comme cela tous les jours !
Visite d'un vieux moulin dont les vannes ont été 'refaites à neuf' cette année.



Bon, refaire des vannes est plutôt contraire à la vision actuelle de renaturation des cours d'eau, mais le contexte est particulier (besoin d'un niveau d'eau haut pour alimenter des zones humides). Pour le coup, une rivière de contournement a été installée pour permettre aux poissons de monter et de redescendre le cours d'eau sans mal.

Quel bonheur d'entendre l'eau vive couler ; c'est rare dans notre département.

Changement de décor auprès d'un petit ru, qui était rectiligne et sans vie auparavant : on lui a redonné de la sinuosité et du courant en installant des banquettes à hélophytes qui ont rétréci sa section. C'est une belle réussite et au fil des années l'aménagement devrait se fondre complètement dans la nature.


Enfin, un coin de rivière où aucun aménagement n'a été nécessaire : de la sinuosité, des beaux herbiers aquatiques, et même un petit arbre tombé qui offre des caches aux poissons. Ouf, tout n'est pas perdu !

Tuesday, June 1, 2010

Paques@Aix

Paques à Aix est une grande tradition : les asperges fraiches de la colline, les chocolats de Puyricard, le petit agneau bien sûr, le beau temps et les fleurs du printemps.
Bon, cette année il a manqué quelques jours de beau temps mais nous avons quand même profité de notre séjour.
La table de Paques, appétissante.


Balade calanquaise et escalade depuis Les Goudes.
En haut du rocher de Saint Michel d'eau douce ; la vue est superbe.


D'en bas c'est aussi très beau.

Et le pas de la demi-lune est toujours aussi impressionant.
Je me souviens que nous étions passés là avec Virginie il y a des années, au tout début de la randonnée de Marseille à Cassis. C'était là aussi une superbe balade sur deux jours, avec beaucoup de dénivelé tout compte fait et pas mal de passages assez vertigineux loin au-dessus de l'eau.


Changement de décor pour une découverte de la corniche de Marseille grâce à Francoise et Hervé.
Le vallon des Auffres tout en couleurs.


Nous nous baladons ensuite dans Malmousque ; beaucoup de maisons nous font rever, de la plus petite à la plus grandiose.. Un exemple de ce qu'on entend par 'grandiose' ci-dessous.


Nous avons évidemment également grimpé à la Sainte-Victoire pendant le séjour, à l'attaque d'une des voies les plus classiques de cette montagne et certainement la plus longue : le grand parcours, 400 m de dénivelé, entre 6 et 12 longueurs selon la manière dont on les compte (5b, 5c, 2+, 4, 5, 5+, 5+, 4, 3...).
La voie ? une belle arrêté du pied de la montagne au sommet, bien découpée par la l'ombre.

Bon, on peut aussi la voir plus facilement comme ceci :
Pas tout à fait au milieu de la voie ; déjà 3 heures ont passé..

La longueur la plus technique de la voie, dans un grand dièdre pas si évident que cela (5+). Le pied de la voie est désormais bien loin.


Victoire !

La vue est bien belle.


Au final nous aurons passé plus de 7 heures dans la voie !
Nous n'avons pas été très rapides.. A notre décharge, nous n'avons pas l'habitude des parties de 'scramble' et je n'ai pour ma part pas l'habitude de poser des points.

Retour via le tunnel du Garagaï, qui relie le versant nord au versant sud de la montagne. Cette formation est tout à fait remarquable, et d'autant plus étonnante pour moi qu'elle est juste au-dessous de la croix, où j'ai bien du aller une quinzaine de fois...


Changement de décor le lendemain pour découvrir Gémenos. Les arbres sont magnifiques, l'eau abondante.. ne seraient-ce les collines de garrigue autour on ne serait plus en provence.