A la pentecote 1964, ma grand-mère a acheté une maison de campagne à Corbeil.
Mon grand-père ne voulait plus passer ses vacances à camper l'été, même s'il aimait Beaugency où ils avaient pris leurs habitudes. Papi et Mahé cherchaient une maison proche de Paris, pas trop chère, mais n'avaient pas eu de succès jusque là. Un week end de Pentecôte donc, ma grand mère a vu une annonce dans l'Humanité pour une ancienne ferme à vendre. Papi étant en déplacement, elle a pris un bus, rencontré l'agent immobilier, immédiatement eu le coup de coeur pour la maison et déposé un acompte pour l'acheter, sans même consulter Papi. La maison consistait en deux pièces auxquelles était accolées une étable et une grange en mauvais état, ainsi qu'un très grand terrain où les boutons d'or foisonnaient... un lieu qui était, est plein de charme.
48 ans plus tard, Mahé met en vente la maison. Nous sommes allés lundi dire enrevoir, adieu, à la maison où mes grands-parents ont passé tant de temps, où j'ai vécu, où nous les enfants avons été heureux.
Ruben a été ravi d'être là, dans le jardin, à jouer avec le chat.
Mes grands-parents ont intégralement aménagé la maison, en commencant par des sanitaires (!), puis la grange, le terrain, un potager.. Ils ont passé là week ends, étés, avec leurs enfants, des amis, les enfants des amis. Nous y avons emménagé en 1981 avec ma mère et ma soeur au retour de Martinique, et vécu là jusqu'en 1987. Puis ce furent des week ends et vacances pour nous aussi, dans ce qui ressemblait à un paradis. Un grand jardin, des beaux noyers où grimper haut, haut, un potager où grapiller haricots, fraises, framboises, cassis, groseilles, des arbres où chiper cerises, poires, prunes, des amis, une grand-mère qui nous laissait jouer comme nous l'entendions et qui cuisinait divinement.
Les années passant, je suis allée de moins en moins souvent à Corbeil. Ce coin d'Oise présente moins d'attraits pour des adolescents ou jeunes adultes.
Mais l'adieu à la maison a été difficile. C'est mon enfance qui s'en va, un lieu où la présence de mon grand-père est partout, un endroit où Ruben aurait pu être heureux lui aussi.
Time to leave.
Nous disons enrevoir à Fée Paulette, notre voisine qui s'est tant occupée de nous.
Visite de la maison ; l'entrée.
La chambre de Mahé à gauche de l'entrée, et la chambre du fond.
La chambre du grenier, vue vers le jardin foisonnant en ce mois de juillet pluvieux, et vers l'arrière.
Salle à manger.
Cuisine et salle de bain à l'arrière.
La chambre des enfants - mon ancienne chambre avec emeline.
La chambre de Papi de l'extérieur et vers chez Fée Paulette. Ruben faisant la sieste, je n'ai pas pris de photos de cette chambre, la plus belle pièce de la maison.
La fenètre de la salle à manger.
Sous le noyer. J'y grimpais le plus haut possible, là où le vent faisait osciller les branches.
Le portail sur la rue, le garage et l'établi de Papi.
Le préau. Bien sûr Papi nous interdisait de jouer sur le toît en tôle du garage et du préau et bien sûr nous adorions y grimper.
Vers l'arrière du jardin, qui a été vendu il y a quelques années déjà avec la grange.