riots in Paris !
Un collegue est passe par mon bureau aujourd'hui s'enquerir gentiment de la situation en France - "hey, it looks like there are some riots, and for the first time in Paris downtown !, is it really bad? - ?? - Yep, I saw it on TV last night and this morning the Post was running an article about it".
Intriguee par cette nouvelle qui semblait indiquer que j'avais manque un evenement capital qui devait pourtant faire la une du Monde, je me suis tournee vers l'edition en ligne du Washington Post pour mieux comprendre.
Des manifestations tournent a la violence, et les images sont impressionantes.
D'un certain cote, difficile de ne pas oublier ces gentils emails de nos collegues russes en novembre qui s'enquerait de la dangerosite d'un voyage en France, et qui esperaient que nos familles allaient bien et n'etaient pas trop touchees par les emeutes.
D'un autre, le Washington Post a une reputation.. euh.. une reputation. Le Watergate, c'etait lui. L'Irangate peut-etre encore lui, les belles heures du journalisme d'investigation donc. Les cercles du pouvoir semblent lui attribuer une tendance gauchiste. - mais au nom de quoi ?
A lire en effet, le Washington Post c'est au quotidien une centaine de pages, dont une bonne moitie de publicites, une dizaine de pages d'analyse politico-politicienne assez fine (ce n'est pas le journal de la capitale pour rien), et puis quatre pages d'actualite internationale. Un international un peu particulier d'ailleurs - avez-vous remarque que le monde est bien calme de nos jours, il ne se passe des choses que presque exclusivement en Irak et Iran.
L'edition du week end est quant a elle un veritable marathon de lecture - people, publicites, jardinage. publicites, voyages, publicites, economie, publicites - que j'ai bien vite renonce a tenter. Comme le reste du journal d'ailleurs au fil du temps, notre abonnement a pris fin recemment et ne me manque que l'edition culturelle du vendredi.
Bref, mon ancien colocataire de Takoma et redacteur a Alternet Joshua mene un combat quotidien contre le Post, que je suis de plus en plus encline a comprendre.
Ah, et une citation de l'article du Post qui vous fera sans doute plaisir:
The unrest intensified a political crisis that now threatens to unravel President Jacques Chirac's government -- much the way previous French governments have been felled by strikes and street protests when they attempted even modest reforms of the country's costly welfare state.
.. et encore une, difficile d'y resister.
Street protests and general strikes, often occurring in the spring, have long been an accepted political ritual in France, and they now have become a symbol of the country's inability to reform a stagnant economy hobbled by inflexible labor laws, high taxes and a corpulent welfare system. It is a crisis also facing other countries across Europe as governments of the left and the right have similarly attempted to alter their costly systems of generous health, unemployment and welfare benefits; most, like that of former German chancellor Gerhard Schroeder, have failed in the face of widespread resistance to change.
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