Wednesday, December 20, 2006

Las Vegas day 2

Le Vendredi matin nous voit leves tot, mais encore pas assez tot dans l'absolu (6h45)... dur de faire des vraies journees d'escalade. Ce coup ci nous partons pour Juniper Canyon (Red Rocks toujours) nous attaquer a 'An unimpeachable groping' -reference americaine dont nous pensons, sans en etre surs, avoir devine la signification. C'est une voie peu referencee et dont Eric a trouve la trace sur internet (eric et lucie, mais aussi g dargaud), six longueurs de sport bien equippees, dans le 5.10.

Deux raisons peut etre pour que la voie soit peu referencee:
- une longue marche d'approche. Il faut se garer au canyon d'avant ou d'apres, et ensuite avoir une bonne carte ou ne pas etre contre une longue seance de frappage de buissons (bush-whacking). Deux heures pour arriver a la voie, en se reprochant regulierement l'un l'autre d'avoir fait le mauvais choix strategique au micro-sentier precedent, dur.
- l'horrible qualite du rocher sur les deux premieres longueurs. Sympathique au toucher, avec un grain fin, mais quand cela sonne creux sous les doigts, attention! Grimpe en delicatesse s'impose, et puis un remerciement aux ouvreurs pour avoir pose les points dans les zones les plus sures.


A cote, la voie qui nous attire et nous nargue pendant notre approche. (en bas a gauche, sur la face jaune, qui mene au carre creuse a mi parcours de la paroi (troisieme relais) )... pas evident a reperer, certes. Mais, comme vous le voyez aussi, un tres grand terrain a explorer encore.




Cela dit, les premiers metres sur la voie sont amusants, et presque agreables. Peu de prises sur la paroi, et un grand pin qui pousse contre la falaise: quoi de mieux que de grimper a l'arbre comme eric et lucie le recommandent?




a droite Eric sorti de l'arbre.





Si ce n'etait la tres mauvaise qualite du rocher, la grimpe serait agreable. C'est homogene, avec quelques mouvements de dalle en desequilibre au dessus du vide qui se cree sous nous. Ah si, un grand reproche aux ouvreurs quand meme -certes la voie est protegee, mais beaucoup de points sont mal places, quant aux relais... pas confortables et bizarrement positionnes: que dire d'une succession de 35m - 45m - et 10m pour les trois premieres longueurs. Surtout que la troisieme nous emmene, enfin, vers une terrasse de cactus ou l'on peut etre installes confortablement.
Sauf que la terrasse qui n'etait en fait qu'un renfoncement du rocher est suivie par un gros toit impressionant - il y a consensus pour dire que c'est le 'crux' de la paroi. Precede par une mini-dalle ou mettre la degaine est tres technique pour l'ouvreur, lui meme pas tres long mais reachy (difficile d'atteindre la prise cle), aussi bien eric que moi faisons la grimace. (d'accord, je m'en sortirai de maniere moins honorable qu'eric en faisant du 'french climbing' = attraper la degaine au lieu de la paroi)
Au dela par contre la grimpe devient parfaite - rocher de tres bonne qualite, bonnes prises, beaucoup de vide, que du bonheur. D'apres les recits c'est a partir de la que la voie gagne en plaisir.... Sauf que les ombres grandissent.

Time to go home. C'est parti pour trois tres longs rappels pour redescendre Nous rentrerons de nuit ce coup ci, en restant heureusement sur un chemin principal, mais qui nous emmene faire un detour de 2 miles quand meme, pas si bon.

La soiree nous voit partir a la decouverte de l'Egypte. L'Hotel Louxor est une sorte de tres grande pyramide d'ou sort un faisceau lumineux geant vers les etoiles (le plus puissant au monde, si, si), reproduction de pharaons en platre et plutot tres laid a l'interieur. Les momies doivent s'en retourner dans leur sarcophage.
Nous atterissons affames dans un
restaurant italien ou les gnocchis sont delicieuses mais l'addition, mammamia. Ah oui, une des caracteristiques de Las Vegas, c'est que soit on y mange tres mal (mac donald's & co), soit on frequente les tres grands restaurateurs (Joel Robuchon, Guy Savoy et de tres nombreux americains celebres ont des antennes ici).

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