Monday, March 14, 2011

Snippets from 2008

Je sauvegardais l'autre jour ce blog, et à cette occasion j'ai réalisé que je l'avais abandonné au cours de l'année 2008. Que s'est-il passé donc cette année là ?
A la fois beaucoup et peu. Beaucoup, vraiment beaucoup, de travail, beaucoup de temps passé à se réinstaller à Paris et à simplement se ré-habituer à notre nouvelle vie. Peu de sorties et de voyages et d'activités par contre. J'ai vraiment l'impression qu'il nous aura fallu une année pour sortir la tête de l'eau.
Alors je profite de mes quelques derniers jours de 'vacances' pour au moins mettre en ligne des photos de cette année là, qu'elle ne soit pas complètement oubliée.

D'abord, il faudrait rappeler que nous avons fete le nouvel an 2008 à Cuzco, au Pérou, où nous avons passé quatre très belles semaines à voyager après le mariage de Laura et Sandro.

En route pour Cuzco depuis Lima : les Andes sont magnifiques vues d'avion.


La forteresse inca de Sacsayhuaman au-dessus de Cuzco.
Dixit Wikipedia : "Elle est composée de trois remparts parallèles longs de 600 m, disposés en zigzag, lesquels sont constitués de blocs monolithiques, (le plus grand mesure 9 m de haut, 5 m de large et 4 m d'épaisseur, pour un poids d'environ 350 tonnes) parfaitement assemblés et encastrés les uns dans les autres". C'est tout à fait superbe et impressionant.

Le beau site archéologique (toujours inca, nous sommes dans la vallée des incas après tout!) de Pisac.
En route pour le Maccu Picchu. Le train est le seul moyen d'accès à Agua Calientes, la ville au pied du site, à moins que l'on ne veuille faire plusieurs jours de marche.
Le Maccu Picchu : un des plus beaux lieux qu'il m'ait été donné de voir.
Nous entrons sur le site tôt le matin,au milieu des nuages. On devine d'abord des maisons, des temples, puis peu à peu l'environnement se découvre : la cité est accrochée sur un promontoire rocheux, entourée de versants à pic.




Eric au-dessus de la cité.

Au soleil, le site est superbe.



Après une visite du site de Moray ('centre de recherche agricole' inca) et des salines à proximité, nous partons pour le lac Titicaca. Visite très touristique des iles flottantes habitées d'Uros, puis balade beaucoup plus tranquille et nuit au calme (et au frais) sur l'ile de Taquilé. Le paysage est charmant, les moutons sympathiques et les murets de pierre en équilibre impressionants.



Nous allons ensuite à La Paz, qui m'avait beaucoup impressionnée lors de notre voyage avec Aude en 2003.

Je souhaitais également refaire la descente à vélo de La Paz à Coroico : départ du col de la Cumbre à 4 800m, et arrivée à Yolosa,
1 100 m d'altitude, après une cinquantaine de kilomètres. Le passage des sommets glacés à la jungle est assez époustouflant.

Depuis 2003, le trajet est devenue beaucoup plus facile puisque cette ancienne et malheureusement bien nommée 'route de la mort' n'est désormais utilisée que par les vélos - enfin, sauf quand la nouvelle route est bloquée par des glissements de terrain.
Par contre, nous ne voyagions pas comme en 2003 en aout, et nous sommes tombés en plein dans une saison des pluies très très pluvieuse sur les Andes (records de pluviométrie à Arequipa..). Le plaisir de la route - et de nos randonnées ultérieures - en sera quelque peu diminué.

Nous retournons au Pérou, avec pour destination Arequipa, belle et vivante cité au sud du pays.
Le monastere de Santa Catalina.

Nous partons randonner dans le canyon de Colca, l'un des plus profonds canyons au monde. Les paysages sont magnifiques - quand les nuages veulent bien s'ouvrir un peu..
Départ de Cabanaconde, vers l'ouest afin d'éviter le circuit habituel des groupes.
Nous passons la nuit à Llahuar, seuls dans une petite auberge avec des truites fraichement pêchées et une source d'eau chaude.

Après une traversée un peu hasardeuse de torrent en crue a Fure, nous rebroussons chemin et partons vers l'oasis de Sangalle.

Le lendemain matin, c'est la traditionnelle remontée d'un peu plus de 1 050 m vers Cabanaconde. En 2003, nous l'avions faite de nuit à la lumière de la lune et c'etait assez magique mais aussi interminable, le groupe étant très peu sportif. Cette fois-ci, le ciel menacait et nous n'avons pas traine (2h15?).

Nous partons enfin vers la cordillère blanche au nord de Lima, où nous optons pour le très classique trek de Santa Cruz. Nous ne verrons en fait pas grand monde sur le chemin, ce n'est décidemment pas la haute saison pour la région.
Nous ne verrons malheureusement pas beaucoup non plus les sommets andins.. Les paysages sont quand même déjà très beau ainsi, mais on sent bien qu'on a manqué une partie du panorama.
Au début de la randonnée, le temps est encore à peu près correct.

La marche est très confortable car nous avons loué un cheval pour porter nos sacs. C'est assez recommandé, vu l'altitude.


Le point culminant de la randonnée, à 4 750m précisément.

Comme le temps n'est vraiment pas terrible, nous ne nous attardons pas en route et finissons le trek dans l'après midi du deuxième jour. Notre guide nous emmène passer la nuit chez des amis à lui ; l'ambiance est chaleureuse et nous sommes au sec !

De retour à Huaraz, nous verrons quelques beaux sommets quand même.



Dernière image du Pérou : visite du couvent Santo Domingo à Lima.

Ainsi se clôture notre séjour au Pérou, qui donne bien envie d'y revenir - à une saison plus sèche par contre si possible !

4 jours après le retour du Pérou, je prends mes fonctions à Evry et plonge dans une période très, très intense professionnellement. Il m'a fallu à peu près un an et demi pour commencer à m'en sortir là-bas, entre la découverte des missions, le départ de collaborateurs, une réorganisation à mettre en place et un nouveau service à animer..

Nous avons eu un peu de mal à trouver un logement à Paris ; heureusement Cécile nous informe que des amis à elle libèrent un appartement près de gare de Lyon. Nous pouvons ainsi nous installer en mars au 18 avenue daumesnil, très soulagés.

Quelques images de l'année :

Bergame - février pour le mariage de Gretel et Chris.


Nancy - avril. Emeline et Thomas.


Aix en Provence - pentecote. Nous fêtons l'anniversaire de Francoise et Hervé au très chic Clos de la Violette.


Tempête de coquelicots.


Fontainebleau - juin (photos de Timothée). Eric et Alix.


Ju au-dessus du vide.


Timothée vit maintenant au Japon où il prend de très belles photos. Il n'a pas souffert du tremblement de terre mais nous suivons avec attention la situation nucléaire.

Surtainville - juin. Elsa et Eric.


Aix en Provence - juillet. Au vernissage du festival de la photo à Arles.

Eric séducteur. J'ai une troisième photo, que je ne mettrai pas en ligne par contre.


Nous passons quelques jours dans le Verdon : randonnée, escalade ratée (nous abandonnons au milieu de la voie, galérons au milieu des buissons pour nous en sortir, et avons beaucoup de mal à nous faire prendre en stop pour rentrer), et baignades.




Séjour a Vallouise avec Elizabeth - juillet. Escalade du grand dièdre, falaise du Ponteil.


Week end à corbeil-Cerf - juillet.


Mon grand-père.


Mon ancienne école / mairie du village.
Les lieux n'ont pas beaucoup changé depuis cette photo de 1987 (ju, vincent et emeline) !


Week-end escalade et bons vins en Bourgogne - septembre.


Nous partons dix jours en vacances en Croatie en novembre. C'est agréable de voyager 'hors saison', mais nous réalisons que nous sommes presque trop hors saison : les musées et sites à visiter sont fermés l'après midi, le soleil se couche très tôt, et puis la météo n'est pas très bonne.

Magnifique Dubrovnik.


Cloitre, toujours Dubrovnik.


Randonnée vers le mont Ilija, presqu'ile de Peljesac. Les paysages sont très beaux.


Du sommet.


La ville de Split, magnifiquement imbriquée dans l'ancienne ville romaine.


C'est ce jour-là que nous apprenons le décès accidentel de Lara. Beaucoup de tristesse.

Le remarquable parc naturel de Plitivice.


On marche littéralement dans les cascades.


L'ile de pag, lunaire.


Belle balade dans le parc de Paklenica.




Depuis le sommet.


Le lendemain, randonnée vers Bojima et un beau chaos de rochers.

En deux mots pour conclure l'année : nous faisons une première sortie de ski de randonnée à Lenk en décembre, où j'étrenne enfin les skis qu'Eric m'avait offerts un an plus tôt (!). Puis festivités en famille à Paris et Aix en Provence.

Sunday, March 13, 2011

J - ?

Encore 12 jours avant le terme théorique ! Nous avons hate de faire la connaissance du petit.

Un volume impressionant maintenant.

Je reste heureusement encore mobile et ne m'ennuie pas, ou rarement : beaucoup de temps passé à essayer de dormir, des sorties pour rythmer la semaines (kiné / yoga / maternité...), des balades chaque jour pour prendre l'air, le tout à un rythme très ralenti. Le temps passe finalement plutot vite !

Autour de nous, c'est la multiplication des bébés aussi.

Les jumelles d'Aude à une semaine. Toutes, toutes petites.

Brochette de futurs heureux pères, dans l'ordre d'arrivée des petits : Gregoire, Florent, Olivier, Eric.

Et les futures mamans, toujours dans l'ordre : Sophie, Juliette, Claire, Ju.

Monday, March 7, 2011

Echappées - suite (et fin pour le moment)

Après le grand bol d'air du nouvel an, quelques autres sorties : Nancy en janvier, Briancon et Aix en février, et en plus pour Eric Bombay début février et un week end de ski de randonnée en Suisse.
Pour le coup, il apprécie de se reposer maintenant. Enfin, j'espère, vu qu'il est coincé à Paris à cause de nous.

Ma nièce Caroline et son papa adoré.


Thomas + Caroline, Emeline + numérobis et Eric.

A la comparaison de la taille des ventres, j'étais largement perdante par rapport à Emeline. Cela dit, c'est certainement plus confortable ainsi !

Le séjour à Briancon fut court - seulement les deux jours du week end - mais très agréable. Le samedi, un peu fatigués (surtout moi) par le train de nuit, nous avons fait une toute petite balade en raquette (raquettes de noel aux pieds!) à partir du Laus / Cervières. Le temps était incroyablement chaud, un vrai printemps avant le printemps.




Dimanche, avec une bonne nuit de sommeil et l'énergie revenue, nous avons fait une grande balade au-dessus du Casset. Départ sur le sentier des gipiers au dessus de la vallée : l'air est doux et parfumé, la marche un grand plaisir. Nous rebroussons chemin au sommet du sentier pour ne pas avoir à rentrer par les pistes de ski de fond, puis suivons le GR 54 vers le col d'Arsine. Le vallon au-dessus du Casset est tres encaissé et une brise froide glisse le long du cours d'eau.
Je déclare forfait à une vingtaine de minutes du lac de la douche ; au final nous aurons marché trois heures pour 350 m (?) de dénivelé environ.
Un tour dans les bains de monetier est très agréable après cette promenade.

A notre retour à Paris, je manque une marche dans notre escalier et me refais une entorse. Fini les balades pour un moment !

Il a fallu de ce fait aller à Aix en béquilles - enfin, comme l'une des principales activités à Aix a été d'aller rendre visite à ma grand mere hospitalisée, ce n'était pas trop dérangeant.
Mais, tout de même, nous avons fait une sortie gastronomique, cadeau de nos amis pour nos anniversaires. Nous sommes ainsi allés déjeuner à la Bonne Etape à Chateau-Arnoux. Plutot bon, notamment les coquilles saint jacques en croute briochée aux fruits de la passion, et puis la garniture de truffes et topinambours.. Miam.

Saturday, February 26, 2011

Echappées - nouvel an


Me voici maintenant installée à Paris pour les dernières semaines d'attente avant de découvrir notre petit. Heureusement, nous avions pu bouger un peu les deux mois passés.

Mathilde et Julien nous avaient invités à fêter le nouvel an aux Saisies. Le père de Julien s'est aménagé un superbe chalet dans un petit groupe d'antiques chalets d'alpage, sous le mont Bisanne.
L'arrivée de nuit est déconcertante ; il faut s'arrêter au milieu de nulle part le long de la route, puis chausser les raquettes et monter 150 m jusqu'au chalet - les garçons s'étaient sacrifiés pour porter mon sac, heureusement ! Ensuite, on découvre ce très grand chalet, doté de tout le confort moderne (4 chambres, lave-vaisselle, lave-linge, etc). C'est à la fois surprenant et tout à fait agréable.
Le lendemain, on découvre un très beau panorama, du Mont Blanc au sud à la Vanoise à l'ouest.

Le hameau des Pachons devant le Mont Blanc.

Les amis de Julien et Mathilde étaient très sympathiques et nous avons passé là quatre jours fort agréables. Les uns et les autres ont mené les activités à leur guise : ski de randonnée, ski de piste (on peut rejoindre Bisanne 1500 et le domaine des Saisies les skis aux pieds depuis le chalet ; inversement on peut aussi descendre sur le chalet à ski depuis le haut des pistes, ce qui est fort appréciable), et enfin raquettes et longues siestes pour moi.

J'ai ainsi fait de belles balades à partir du chalet - toujours plus ou moins dans la même direction, vers le nord et la croix Costes, mais c'est le plus joli et le plus agréable.

Les itinéraires, selon les jours, ont ainsi été : croix Costes via mont Bisanne, le lac des Saisies via la croix Costes, mont Bisanne via croix Costes avec Eric et enfin mont Bisanne seul.
En variant les itinéraires et le sens de la marche, je n'ai même pas eu l'impression de tourner en rond. Il faut dire que le coin autour de la croix Costes est très joli, forestier avec de jolies vues par des trouées, et varié avec une belle crete poudreuse et des versants très raides.

En terme de performance sportive, on a connu des jours plus brillants : les randonnées faisaient de 400 à 450 m de dénivelé, soit trois heures de marche à ma petite vitesse.

La croix Costes, avec en arrière plan le mont Bisanne et le Mont Blanc. On apercoit les Pachons sous le mont Bisanne - si, si, les petits points sur la montagne...

Eric sous la croix Costes.


Moi et le petit (forcément).

Les skieurs devant le chalet.

Mer de nuages.


Et bien sur, le repas du nouvel an !
La préparation du crumble est une affaire très sérieuse pour Eric et Mathieu.

Le magret passe sur le grill.

Happy new year !


Marrons

Pour huit pots de creme de marron :

Prendre quelques grimpeurs en sortie a Fontaineableau à l'automne, avec en option des non grimpeurs (ex : femme enceinte) pour ramasser les chataignes.
S'armer de temps et de patience pour éplucher les chataignes à la maison.
Atteint de découragement, mettre au freezer pendant quelques mois les dites chataignes épluchées, en oubliant que le plus dur a été fait !

Ressortir les chataignes du freezer et se munir de beaucoup de sucre et d'une gousse de vanille.



Suivre une recette, par exemple :
• 2 kg de marrons épluchés
• 1 gousse de vanille
• eau
• 1,8 kg de sucre environ

Mettre les marrons dans une grande cocotte minute.
La remplir d'eau à hauteur des marrons du dessus (sans les recouvrir tout à fait). Mettre la gousse de vanille, puis refermer la cocotte. La mettre sur feu vif puis feu doux lorsque la cocotte commence à siffler. La cuisson dure environ 10 à 15 minutes.
A l'aide d'un mixeur, réduire les marrons en purée.
Mettre le sucre dans une grande marmite et le délayer avec un peu d'eau pour obtenir un sirop épais de sucre. Faire cuire à feu vif jusqu'à l'obtention de gros boulés.
Ajouter alors la purée de marrons. Remuer vivement. Continuer à faire cuire à feu vif, la crème de marron va s'épaissir et foncer au bout d'environ 15 minutes
Pour tester l'épaisseur de la crème de marrons, il est possible d'en mettre une louche dans une assiette ou coupelle et la renverser sur le côté. Si elle reste en place, elle est à point.
Arrêter le feu, puis remplir les pots en verre initialement préparés.



Déguster !

Sunday, December 26, 2010

Merry christmas !

Les soeurs et les futurs cousins vous souhaitent un très Joyeux Noel !!

Thursday, December 23, 2010

Neige a Noel..

.. ou plus exactement neige avant Noel, qui fait plaisir même si les motoristes en sont bien malheureux.

A défaut de faire du ski à Paris, qui bénéficiait pourtant ce mois-ci de très bons spots (les buttes chaumont notamment ont été très célébrées), nous sommes descendus pour un long week end a Briancon.

Je n'espérais pas pouvoir faire du ski de randonnée cette année ; des activités plus tranquilles me (nous) conviennent très bien maintenant. Surtout que, miracle, je rentre encore dans mon pantalon de ski. Il est impossible à fermer par contre, mais cela ne se voit pas trop sous les multiples couches de vêtement.

Samedi : beau temps, sortie sur les pistes de ski de fond de Villard Saint Pancrace.


Villard Saint Pancrace est un petit centre nordique, tout contre briancon, à 10 min de la maison de Zabeth. Les pistes ne sont vraiment guère longues mais c'est très bien pour prendre un peu l'air. Nous avons l'impression d'être les seuls visiteurs de la journée - pauvre jeune femme qui assure la permanence ce jour là..

Dimanche : matinée de neige et bourrasques avant que les nuages ne se lèvent tardivement. Nous sortons à Villard St Pancrace, ou nous apportons a nouveau une rare animation, pour une balade en raquettes, assez jolie d'ailleurs avec des passages dans des talwegs étroits, sur la piste des anciennes charbonnieres.

Lundi : de belles éclaircies du côté du Lautaret nous invitent à aller au Monetier.
Nous partons avec Eric pour une très agréable randonnée en raquettes, sous la barre de la cime des conchiers puis vers la chapelle Sainte Anne.
Dénivelé = environ 300 m (!) et 2 heures de marche. J'ai l'impression (subjective) de me débrouiller encore pas trop mal, même si (objectivement) c'est très facile.

Les vues sont magnifiques, les sommets nous apparaissant par des trouées éphémères entre les nuages. Les sommets en deviennent lointains, mystérieux et terriblement attirants.







Dernière montée.



Monday, November 1, 2010

De Briancon

Briancon, 300 jours de soleil par an et un long week end de pluie : nous y voila..

Nous sommes venus découvrir la nouvelle maison d'Elizabeth, la mere d'Eric. Située à Fontchristiane, faubourg de Briancon, avec une très belle vue vers le sud, la maison est charmante et fort agréable.
La falaise d'escalade locale est à 20 min à pied, le GR passe au coin de la rue, Cervieres et ses très nombreux itinéraires de ski de randonnée ne sont qu'à 7 km.. nous allons nous régaler !

Sauf ce week end, donc, ou la météo a été exécrable. Heureusement, le coin du feu est fort agréable.

Le village de Fontchristiane au-dessus de Briancon.


Home sweet home.



Sunday, October 31, 2010

Wait Wait

Parmi les souvenirs que j'ai ramené des Etats Unis, outre beaucoup de bons souvenirs, il y a aussi quelques habitudes culturelles : lire le new york times et ecouter des podcasts de national public radio. Tout cela est bien loin des tea parties dont l'on entend parler actuellement, mais c'est fort heureusement aussi cela les Etats Unis.

Wait wait don't tell me est une émission phare de NPR, un quizz hebdomadaire humouristique sur l'actualité - y compris politique - animé par Peter Sagall et Carl Kassel. Difficile à décrire aussi vaut-il mieux ecouter... ou lire des extraits !

Michael Pollan, author of the Omnivore's dilemna, was a guest on the 'not my job' segment of Wait wait don't tell me of april 2009. As Peter Sagall describes it, a moment when he invites interesting
people on to ask them about not so interesting things. Michael Pollan was actually taken on by Paula Poundstone in this segment.

Michael Pollan : We're very confused about food, which is weird. Which other species needs experts to tell it what to eat?
Paula Poundstone : well, i can't tell you how many times i've had to tell my dog to get his head out of the garbage can, so..
Peter Sagall : allright, so what should we be eating?
Michael : Food.. But it's very hard for us actually to really know what food is because there are all these edible foods like substances now that compete with food in the supermarket. So one of the goal is to help
people distinguish between the two.
Paula : ok, but let me ask you something. One of the things that has made my life worth living is Ring Dings [ndlr : picture here, yuk] and I feel that it is food. Are you gonna tell me that's not food?
Michael : there's a few simple tests to figure out if a ring ding is food or not. One of them is : how many ingredients does a ring ding have?
Peter : food cake, one. A creamy filling, two. And a rich chocolate outer coating. What's the matter with you?
Michael : I think I would look at the package next time. Creamy, creamy is not cream.
Paula : C R E A M Y. Creamy. What the hell is the matter with you?
Michael : but, but there are special occasions foods. And a ring ding..
Paula : which special occasions? I said it's what makes my life worth living. Are you suggesting I save it for one day a year?
Michael : i wouldn't want to deprive you.
Paula : so, you may know a lot about food but you don't know the first thing about living, buddy.
Peter : hold on, I actually wanted to ask you that. You've become this hero of the wholefoods, local foods, real foods movement. Is that a burden? I mean, if you ever want to eat a cheeseburger, do you have to
go hide somewhere? ...
à écouter

Incidemment, j'avais lu avec beaucoup d'intérêt The omnisvore's dilemna il y a trois ans, et nous avions visité une ferme recommandée par Michael Pollan dans la Shenandoah valley avec Emeline et Thomas.

Un de mes grands regrets est de ne pas être allée voir un enregistrement en direct de Wait wait don't tell me, habituellement enregistré à Chicago, au Lisner auditorium à Washington pendant que nous étions sur place.

Un autre extrait, de l'émission du 17 juillet.
Il convient de se rappeler que Bristol Palin est la fille de Sara Palin, ex co-candidate de John Mc Cain aux élections présidentielles américaines, et championne des valeurs traditionnelles américaines. Oh, et Bristol est tombée enceinte à 17 ans du tombeur du lycée Levi peu avant la campagne présidentielle. Cela n'a pas semblé déranger le moins du monde les électeurs conservateurs. Go figure.

Peter Sagal : We want to remind everybody they can join us here most weeks at the Chase Bank Auditorium. For tickets and more information, go to chicagopublicradio.org, where you can find a link at our website, waitwait.npr.org.

Right now, panel, it's time for you to answer some questions about this week's news.

Charlie, the New York Times reported on British Petroleum's long history of safety violations. It turns out they've been blowing stuff up for decades. But the company insists that safety is now job one. In fact, the CEO, Tony Hayward, recently instituted a rule preventing employees at BP from doing what?

Charlie Pierce : Dating Bristol Palin.

Peter : That's...

Mo Rocca : The other BP.

Kyrie OConnor : The other safe one.

Mo : Listen, listen, British Petroleum is an evil BP. Bristol Palin is a kind of a fun, distracting, silly BP.

Peter : That's true.

Charlie : And both involved in drilling in their own way.

Mo : All right, yes. And yes, but it's not Bristol's fault that the cap wasn't kept on the well. That was...

Mo : That's Levi's.

Peter : No, it has nothing to do with Bristol Palin. This goes back to the Grande French Roast spill of '07.

Charlie : What? No more coffee?

Peter : Well, close.

Charlie : I mean no more drinking at, like, your terminal and stuff.

Peter : You're close enough. You're not allowed to walk down the hallway carrying hot coffee.

Charlie : Walk down the hallway?

Peter : Yes. That's what they say.

When Tony Hayward took the reins of BP in 2007, he pledged to fix the company's safety problems, and priority number one was avoiding unpleasant coffee burns. Priority number 400, not ruining the world.

So at BP, many hallways at their headquarters have a sign imploring employees not to walk and carry coffee at the same time. Workplace hot beverage-related incidents are way down. So following the success of that coffee safety plan, crews are now posting signs on all their deepwater wells, saying, please do not spill all the oil into the ocean.


J'écoute aussi fidèlement This american life ; le ton en est peu humouristique et le contenu très inégal, mais avec souvent de passionantes histoires à découvrir.
Le concept est simple : un thème à chaque émission, et une série d'histoires enregistrées autour de ce thème. Quelques favoris :
- 81 words, the story of how the American Psychiatric Association decided in 1973 that homosexuality was no longer a mental illness, as recounted by the grand son of a psychiatrist leading the APA at the time who also was a closeted gay.
- My pen pal, the story a ten-year-old girl from small town Michigan named Sarah York, and how she became pen pals with a man who was considered an enemy of the United States, a dictator, a drug trafficker, and a murderer: Manuel Noriega.

- NUMMI tells the story of one of the worst car plants in America, how it became the best GM plant thanks to a joint venture to Toyota, and how GM didn't implement the lesson of Nummi accross the company.
-The giant pool of money, or the housing crisis explained.

- Scenes from a recession, act two, joins Federal Deposit Insurance Corporation taking over a failed bank over a single week end. An impressive secret operation.

Incidemment les émissions de This american life sont beaucoup plus faciles à comprendre pour les non-native speakers que Wait wait.

Nous n'avons pas l'équivalent de ces émissions en France, ce qui n'est pas pour dire que nous n'avons pas de bonnes émissions. Je suis ainsi également fidèlement auditrice du Masque et la plume sur France inter, l'émission hebdomadaire sur le cinéma, les livres, le théatre animée par Jerome Garcin. Outre que le Masque est intéressant à écouter, il peut lui aussi être très drole.

- extrait de l'emission du 8 aout 2010, au cours de laquelle les chroniqueurs ont largement ereinté le film d'arts martiaux/ science fiction 'Le dernier maitre de l'air' de Night Shyamalan.

Jerome garcin : Le dernier maître de l'air de Night Shyamalan. Je dis la vérité : je ne suis pas resté jusqu'au bout de ce film. Mais peut être ai-je eu tort, vous allez me le dire.
Eric Neuhoff (Figaro) : il faudrait vraiment faire quelque chose. A mon avis, on doit alerter la Ddass a cause de ce film parceque Shyamalan a dit qu'il avait fait ça pour ses enfants et que cela relève de la maltraitance ce truc-la. J'avoue que j'ai fait comme toi. Il y a la nation de l'air, la nation de l'eau. Pour la terre et le feu, je suis parti avant. C'est un film d'une laideur, d'une bêtise... en plus on vous affuble de lunettes 3D et il n'y a aucun relief. Elles doivent etre la pour cacher l'assoupissement du spectateur. C'est d'une tristesse, d'une mocheté.. la pellicule est trempee dans le pastis, c'est jaunasse.. C'est vraiment un des pires films que j'ai vu cette année.
Xavier Leherpeur (Studio-cinelive) : c'est dommage que vous soyez partis avant la fin parce ce que vous auriez eu la très mauvaise surprise du film, enfin une supplémentaire : c'est que c'est en fait la première partie d'une tri ou voire tétralogie.
Jérome: non
Xavier: ah oui, il faut savoir de quoi on parle messieurs quand même. Quand vous avez vu au début du film 'chapitre 1: eau', eh bien cela n'est que le chapitre 1. Comme il domine déjà l'air, je pense qu'il reste la terre et le feu.
Eric : et c'est du vent.
Xavier : si le film ne s'ecrase pas au box office comme il est parti pour le faire, il aura encore deux parties.
Eric : il a combien d'enfants?
Xavier : je ne sais pas. Mais tu souleves quelque chose d'extremement intéressant, Eric : il faut que les cinéastes arrêtent de faire des films pour leurs enfants. Qu'ils fassent des films pour le public, ce sera déjà pas si mal.
Jérome : ou pour leurs parents.
Xavier : pour moi, Shyamalan de toute façon... déjà le Sixième sens je n'avais pas marche. C'est mon cote étudiant en médecine. Je ne vais pas vous raconter ma vie..
Jérome : parce que Xavier etait etudiant en medecine.
Eric : on a eu chaud
Xavier: je ne vous raconte pas ma vie, mais c'est vrai que j'ai malheureusement commis ça. J'ai arrête en début de cinquième année. Heureusement d'ailleurs. Donc, pour moi un film qui s'ouvre sur un type qui se prend une balle en plein ventre et qui trois mois après est assis sur un banc, ce n'est pas possible. Chirurgicalement, il a à être refait. S'il est assis sur un banc et qu'il va bien, c'est qu'il est mort.
Jérome : ca ne doit pas etre bien de voir les films quand on est médecin.
Xavier : depuis, c'est vrai que je ne suis pas très accro. J'ai beaucoup ri au Dernier phénomène, je lui dois des eclats de rire. Ces gens qui regardaient des branches d'arbres secouées par une petite brise et qui faisaient 'les arbres nous attaquent, nous allons tous mourir' moi, ça me mettait en joie tellement je trouvais cela idiot et ridicule.
Jérome: parce que avant tu travaillais aussi aux jardins de Paris
Xavier : j'ai fait la météo, j'ai tout fait. C'est vrai que j'allais voir Le dernier maître de l'air - c'est de l'air, c'est ça? -avec une indifférence que je confesse. C'est très méchant de ma part. Ceci mis a part, la série est plutôt rigolote. Et la, il ne reste rien. C'est un film qui se prend terriblement au sérieux, des plans extrêmement compliques et sophistiques, mais ce n'est jamais rythme, jamais bondissant, ce n'est jamais drôle. Le film est d'un ennui terrible et se termine par cette hyper mauvaise nouvelle: il risque d'y en avoir encore deux derrière.
Jérome : et c'est comme disait Eric terriblement laid.
..
Alain Riou (le nouvel obs) : je suis très ennuyé. En général, quand tout le monde éreinte un film au masque et que je n'y suis pas, je trouve que c'est désagréable. On a l'impression que tout le monde lui tombe dessus. Alors, la, il faut absolument que je trouve quelque chose a defendre dans ce film.
Eh bien, je vais vous le dire, c'est l'invention de quelque chose de beau, le métier de pompier. C'est a dire que la on voit très bien comment le feu s'eteint avec de l'eau. Les gentils ont de l'eau. Les méchants ont le feu. Alors, on est a un stade de developpement de l'humanité qui n'a pas encore invente la voiture de pompiers. Mais sinon, s'il y avait des lances d'incendie, il n'y aurait plus de film.
Jérome : tu es rentre de vacances ou tu vas partir en vacances?
Alain : alors, comme les jeunes garçons aiment les pompiers, je leur recommande d'aller voir le film.
Xavier : ils n'aiment pas les pompiers, ils aimeraient faire le même métier que les pompiers. C'est un peu ambigüe ta phrase quand même.
Jérome : Xavier a été pompier, aussi.
Xavier : oui, mais ils ne m'ont pas garde. Cela a été le grand traumatisme de ma vie.
Jérome : bon, allez. Le dernier maître de l'air n'est malheureusement pas le dernier, je l'apprends ce soir.


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That's all folks.