Friday, November 2, 2007

Des films, c'etait cestchic

Cestchic, non mais quel nom pour un festival du film francais qui vient de se conclure! Qui plus est parraine par la tres belle et un peu bete Michelle Fenty, la femme de notre maire (des photos du who's who washingtonian), dirige par Lysbeth Sherman beaucoup moins jolie mais empotee, et sponsorise par le Rotary International et Park Hyatt, si l'on veut persifler.

Nous sommes alles voir Samedi dernier a la seance d'honneur, Roman de gare de Claude Lelouch introduit par son excellence M. l'Ambassadeur (drole, notamment sur la greve d'air france), le directeur du Washingtonian magasine (very funny too), l'attache culturel (just a trifling boring), notre maire Adrian Fenty (decevant! Il est jeune et semble promettre beaucoup, mais son discours n'a pas ete a la hauteur), sa femme, et d'autres membres du who's who. A la fois un peu ennuyeux, mais aussi interessant de decouvrir quelques personnalites.
Le film lui fut pas trop mal, sans rien d'exceptionnel. Claude Lelouch etait la pour repondre aux questions a l'issue de la projection. Le public etant conquis d'avance, et le traducteur tres competent, it should have been a piece of cake for him. Il fut cependant tres tres decevant. Des banalites, que des banalites.

Dimanche, une experience plus interessante devant Tres bien merci, conte noir et kafkaien ou un comptable tres ordinaire (Gilbert Melki) tombe des mains de la police en hopital psychiatrique puis au chomage avant de rebondir sur un mensonge tres francais. La realisatrice, Emmanuelle Cuau, etait elle aussi venue pour le festival, enfin elle etait la sans etre la, planant ailleurs et puis finalement repondant de maniere interessante aux questions.
Questions choquees de psychiatres qui refusent d'accepter que des docteurs puissent volontairement enfermer des gens relativement sains d'esprit, questions inquietes de citoyens qui esperent que ce n'est qu'une parabole poussee sur notre monde, et questions incredules d'americains qui soulignent que les libertes individuelles sont bien mieux, bien mieux protegees aux etats unis (la, il y eut une irruption de cris dans la salle: guantanamo! illegable wire-tapping! etc). Et encore, il n'y avait pas de policiers dans la salle. A tous ces gens, Emmanuelle oppose son experience, proches internes, controles d'identite qui tournent mal, situation quasi dictatoriale depuis que Sarkozy etait devenu Ministre de l'interieur.
Qu'elle exagere ou pas, une discussion tres interessante en tout cas. Et qui a prouve que la realisatrice n'a pas voulu filmer un conte, mais bien une realite.


Lundi soir, enfin, derniere seance avant de risquer une overdose cinematographique, le premier film de Jean Pierre Darroussin, le Pressentiment. Un film lent, incertain entre caricature de la bourgeoisie et caricature des milieux populaires, et errements philosophiques de JP Darroussin lui meme, attachant tout de meme.

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