Wednesday, August 29, 2007

Back to work, washington, the US

Apres pres de quatre semaines de voyages, il est agreable de retrouver sa vie quotidienne... mais aussi un peu deconcertant. Et puis, quand meme, on aurait facilement pu rester une semaine de plus au Belize!!

En attendant les photos des vacances, voici quelques uns des grands titres de l'actualite du moment aux US:

  • a commencer par la bonne nouvelle du moment: Alberto Gonzales a finalement fait avancer la cause de la justice. Il a demissione. Enfin, est-ce une si bonne nouvelle que cela? Ce 'loyal bushie' comme il se definissait aura eu le temps de decrediliser amplement la justice americaine au cours de ces derniers annees - ecoutes illegales, prisons illegales, torture (illegale bien sur), sans compter ce qui aura cause sa chute, le renvoi de procureurs non activement pro republicains. N'oublions pas qu'il etait l'equivalent de notre Ministre de la Justice quand meme. A cote, Roland Dumas fait petite figure.
  • et puis une des mauvaises nouvelles du jour: the economic party is winding down and most working Americans never even got near the punch bowl. Ou comment les americains n'ont pas profite de l'embellie economique de ces cinq dernieres annees. C'est a dire, la classe moyenne americaine, et les plus pauvres, n'en ont pas profite - sans doute si l'on se place du point de vue des quelques rares gagnants, ce fut une belle epoque.

Welcome home! (mais si, il est tres agreable d'etre de retour a Washington avec un temps decent, des temperatures agreables, et les moustiques au loin)

Wednesday, August 8, 2007

New York, New York

Enfin!, je reprends le blog pour parler de notre week end a New York... le temps passe vite a San Luis Obispo, entre les cours, le ciel bleu, la piscine.
Avec Cecile, nous avons commence notre sejour new-yorkais le vendredi par une visite a la Statue de la Liberte. Le trajet en ferry est toujours magnifique, et Ellis Island fascinant.

Nous avons eu un tres bon dejeuner ensuite dans un endroit sans doute tres hype, Sushi-Samba a Greenwich, qui propose une cuisine japonaise/ bresilienne/ peruvienne dans un decor funky. C'est bien, New York.

L'apres midi, nous nous sommes dirigees vers le MET. A la troisieme visite, je n'en ai pas encore fait le tour, meme si quelques points de passage deviennent des habitudes: le temple egyptien reconstitue, et le jardin suspendu sur le toit d'ou l'on a une tres belle vue sur Central Park et la ville. Ce coup-ci, nous avons decouvert aussi l'exposition de paravents japonais, magnifiques.

Apres avoir marche un peu dans Central Park, nous decidons de changer vraiment d'atmosphere et partons pour Harlem. Ambiance tres differente effectivement, pas vraiment chaleureuse, il n'y a pas tous les bars et restaurants que je m'attendais a trouver... mais nous reperons quand meme une terrasse pour diner, et allons voir un groupe de jazz dans un bar du quartier, ou Eric arrive de Washington nous rejoint.

Le samedi, nous commencons la journee par un vrai petit dejeuner au Pain Quotidien. Ca fait du bien de retrouver du bon pain, les grandes tables collectives, le cafe servi en bol...

Ensuite, nous nous dirigeons vers the Cloysters. Les cloitres sont toujours aussi magnifiques, et la balade le long des berges de l'Hudson depuis le metro charmante.

Apres avoir fait quelques provisions au Wholefoods de Columbus Circle, nous nous posons un peu dans Central Park avant de repartir... c'est un sejour non stop!
L'apres midi est consacre a midtown : MOMA, et New York vu du ciel (le Rockefeller Center).

ci-contre un bout d'une des impressionantes sculptures de Richard Serra au MOMA (et de plus belles photos en ligne sur le site du musee).


Pour la soiree, nous partons a Broadway voir une comedie musicale... un vrai sejour new yorkais, je vous dis! Il y a beaucoup, beaucoup, de differents spectacles, beaucoup, beaucoup de foule aussi autour de Times Square.. quel endroit... Apres avoir revu les critiques, et l'opinion de spectateurs sur le net, nous (je) avions choisi de voir Avenue Q., qui nous a heureusement bien plu! Le choix etait difficile. Avenue Q. etait peut etre un des spectacles les plus pour adultes (et pas seulement pour ce que vous pensez), avec de l'anti politiquement correct, de l'humour, des marionnettes depravees, pas tant de choregraphies que ca, des attaques contre les republicains.. nous avons vraiment passe un bon moment.

Dimanche matin, nous retournons vers Harlem pour assister a un gospel dans la Canaan Baptist Church. C'etait deroutant et rejouissant a la fois. Dommage que les spectateurs soient relegues dans la mezzanine a l'etage, mais la congregation conserve aussi un peu son intimite ainsi! Et puis nous avions une vue plongeante sur la piscine ou le pasteur baptisait par immerson integrale.

Ensuite, Cecile et Eric etaient partants pour retourner au Pain Quotidien, so here we go! (et ca y est, un Pain Quotidien a ouvert a Georgetown, dans notre voisinage!) Pendant que nous mangions nos tartines, un deluge a commence qui ne s'est arrete que beaucoup, beaucoup plus tard, ce qui a un peu gache les plans de balade de l'apres midi et le retour sur DC. Finalement, nous aurons pris le temps quand meme d'aller visiter l'ONU avant d'attraper notre bus... retour donc a 22h30 a washington, un peu fatigues.

Wednesday, August 1, 2007

De Californie

Waouh, le sejour de Cecile est ecoule et me voila deja a San Luis Obispo, Californie! Cette formation sur 'irrigation design et management' a bien commence et c'est tres applique. Ce matin par exemple nous avons du convertir des inches d'application d'eau en acre.feet et puis en gallons. J'etais rassuree de voir que certains americains avaient aussi des incertitudes sur l'utilisation des conversion factors - ils ne sont pas a l'aise avec la regle de trois, j'ai du mal avec les unites.

Quelques photos du sejour de Cecile quand meme... let's start with washington. A peine arrivee du samedi 21 qu'il lui a fallu se lever tot et decouvrir les Appalaches le dimanche. Pierre organisait une sortie a Shenandoah, avec Jean Luc et d'autres amis. Nous avons marche un peu sur l'appalachian trail et rencontre des randonneurs qui le faisaient sur la longueur: 3000km du Tennessee (ou Georgie?) au Maine. Nos marcheurs etaient sur la route depuis six semaines et comptaient encore deux mois de marche, au moins.

Nous, nous avons tout simplement pris un embranchement vers le Hoover Camp, que le President Hoover avait fait construire en 1929 pour profiter de la nature et de pecher la truite etre a moins de 100 miles de washington. C'est assez charmant et rustique, et on se prend a envier le couple de rangers qui garde le camp l'ete et fait les visites.

Pour le pique nique, une petite cascade nous attendait. Les garcons ont brave la fraicheur de l'eau, et Nicolas a meme joue au casse-cou:








Un ours rencontre sur le chemin de retour - une vision inattendue mais que nous esperions depuis longtemps!



Au cours des jours suivants, Cecile a pu decouvrir Washington, ses monuments et musees, son soleil et chaleur. J'ai aussi manque quelques apres midi au travail pour profiter de la ville avec elle... seance de kayak sur le potomac par exemple...


Nous avons aussi ete manger des crabes a Cantler's avec Pierre, Klas, Ana, et Eric ; fait un tour a la salle d'escalade ; visite le Hirshhorn museum ; mange japonais sur notre terrasse favorite... et ca, c'etait le 'quiet time' avant New York, ou nous sommes parties jeudi soir.

Monday, July 23, 2007

Piano, percus, criquets

L'ete c'est evidemment la saison des concerts de plein air, mais les americains ont pousse le concept un peu plus loin que nous en creant des veritables salles de spectacle dans les bois.
Wolf trap est certainement l'une des plus belles. Situe en Virginie dans la banlieu de Washington, le theatre a ete construit sur une centaine d'acres donnes au gouvernment et destines a soutenir les arts et l'education artistique. La salle, protegee par un plafond soutenu par des pilers en bois, s'adosse au batiment principal a flanc de colline. Au dela du chapiteau, c'est une grande etendue herbeuse ou l'on peut etendre sa nappe de pique nique, installer ses coussins, boire sa biere, regarder les arbres...


A l'interieur de la salle, l'ambiance est assez remarquable (voir une vision a 360deg.). Une tres bonne acoustique mais aussi l'impression d'etre dans la nature, avec l'ouverture sur les arbres entre les piliers, et le chant du criquet qui tente de conquerir l'orchestre...

Ah oui, l'orchestre, ou plutot le concert: ce jeudi dernier, c'etait le jeune prodige du piano Lang Lang qui jouait avec le National Symphony Orchestra. 25 ans a peine, une carriere deja longue de pianiste, plusieurs concerts au Carnegie Hall, un touche delicat, et un style epatant, pas etonnant que le jeune Lang Lang ait un site de fans et joue souvent a guichets fermes. Le Concerto n. 17 de Mozart joue a Wolftrap etait tout a fait magnifique. Honneur a la Chine, puisque le chef d'orchestre etait chinois lui aussi (Long Yu), les autres morceaux, a cote de Tchaikovski, etaient tires de China Air Suite et Yello River concerto.

Autre lieu de plein air, autre musique, il y a quelques semaines deja: Manu Chao au Merriweather Post Pavilion! Peu connu aux Etats Unis et ne venant que rarement en tournee, mais un public de fans europeens et latinos s'etait rassemble sans peine pour l'acceuillir. Tous nos amis etaient la, sauf quelques chanceux en mission fin Juin.
Manu Chao etait precede par Bebel Gilberto (tres bien), et Thievery Corporation (souvent pas mal). Ce qu'il etait etonnant de voir au fond, c'est combien Manu Chao est devenu sud-americain plutot que parisien, francais, ou espagnol, et combien il a ete adopte par les latinos... Le site internet de Manu Chao.


Dernieres nouvelles enfin: Cecile est bien arrivee de France samedi soir, pour une semaine de vacances. Nous avons passe une bonne journee a Shenandoah hier, et partirons bientot a New York pour un long week end... plus de details plus tard.

Thursday, July 19, 2007

Le Gazpacho de Giens - sans tomates!

Depuis longtemps nous avons eu la chance de passer en famille une semaine de vacances l'ete a Giens, chez Frederique et Didier. C'est un tres bel endroit dont on garde de beaux souvenirs: la vue sur le port du Niel depuis la terrasse, baignades a la crique, les trajets a bord de Petit Duc vers la Pointe de l'Escampobar ou l'ile du Grand Ribaud, l'odeur des pins. Certains souvenirs sont ceux de moments uniques, comme une magnifique plongee sur l'epave du Donator, ou notre inquietude lorsque Clemence, petite a l'epoque, fut attaquee par une meduse feroce... mais le plus souvent le sejour est une retrouvaille avec de cheres habitudes.


Une des grandes attractions et traditions de Giens, c'est d'ailleurs la cuisine de Frederique: osso bucco, beignets de fleurs de courgette, tarte au sucre, gazpacho, gateau au fromage blanc, soupe au pistou, la liste pourrait etre longue. Alors, comme je ne sais pas ce qui est le plus difficile, un ete sans passer a giens, ou un ete sans les plats de l'ete, je cuisine le Gazpacho de Giens ici, et fais connaitre aussi ainsi un gazpacho different.

C'est un Gazpacho SANS TOMATES, mais oui. Vous prefererez donc peut etre l'appeler 'soupe froide de pommes de terre', ce qui sera moins apetissant. Et puis Wikipedia nous apprend que les ingredients qui 'font' le gazpacho sont l'ail, l'huile d'olive, le pain rassis, le sel, et le vinaigre, et nous y sommes.


Les ingredients:
6 pommes de terre, ail, huile d'olive, vinaigre, 2 poivrons, 4 tomates, 5 oeufs, pain rassis, 1 concombre

La veille: cuire les pommes de terre (epluchees, bien sur), puis les passer au mixer avec 1/8 L d'huile d'olive, trois gousses d'ail ecrasees, un oeuf, un peu de sel, et un peu d'eau (pour donner une consistance pas trop solide). Mettre au frigo.

Avant de passer a table:
Ajouter 1L d'eau froide (ou jusqu'a consistance desiree), des glacons, un peu de vinaigre et de sel (gouter).
Cuire des oeufs durs.
Couper en des les poivrons, tomates, concombre, oeufs durs, pain rassis, et les presenter separement dans des plats de service.

A table: remplir son bol des ingredients desires, puis recouvrir de soupe de pommes de terre.

Sunday, July 15, 2007

A la playa

Nous sommes partis ce week end pour une journee de plage et soleil a Assateague island. Ca ne se voit pas forcement bien sur la photo precedente, mais l'ile est une fine bande de sable qui semble s'etre decrochee du continent. A droite la plage puis l'Ocean Atlantique, et a gauche buissons et marecages avant la Baie de Sinepuxent.
Assateague est quasiment la plage la plus proche de Washington, directement a l'est, et pourtant le trajet dure bien trois heures, sans les embouteillages - le bonheur des distances americaines.

Avec nous ce jour la: Klas et Sandra, deux amis allemands.

Klas faisait la conduite et avait opte pour des trajets sans embouteillages: depart 6h30 et retour minuit passe, de quoi bien profiter de la journee mais aussi etre epuises! quoique cela ne se voit pas trop sur les photos.

Nous avons heureusement profite d'une journee extremement calme: baignade, lecture, bodyboard, quelques rares jeux de plage... Suivant les directions de Klas, nous nous etions installes a quelques centaines de metre du parking, et voila que nous avions un bout de plage a nous.







A defaut de pouvoir prendre les bancs de dauphin en photo, les paparazzis haraissaient les baigneurs...












Enfin, notre journee s'est terminee (si l'on oublie le trajet du retour) autour d'un plateau de crabes et d'un pichet de biere a Ocean City. Contrairement a ce que la photo suggere, c'est plutot de nous et de notre appetit post-plage que les crabes devraient avoir peur.

Friday, July 13, 2007

Harry Potter

Que ce soit ici ou bien a Paris, je ne doute pas que J.K. Rowling et ses personnages ne fassent encore la une quelques temps - par exemple:

Books: Potter Has Limited Effect on Reading Habits
The New York Times Published: July 11, 2007
The truth about Harry Potter and reading is not quite a straightforward success story


Op-Ed Contributor: The Boy Who Died
The New York Times Published: July 8, 2007
Do we feel sorry for Harry? No. We want him to take a dirt nap. And that’s because we want to be surprised



Plus qu'une semaine! Et nous saurons si Snape est plus qu'un traitre (je veux bien parier que oui), si Harry survivra, si Dumbledore peut revenir a la vie (malheureusement non, JK a deja dit lors de ses interviews qu'il n'y aurait pas de resurrection), en quoi la tante d'harry (tres roahl-dienne) compte-t-elle... bref, l'attente a ete longue mais on souhaiterait aussi pouvoir la prolonger pour ne pas arriver a la fin de la serie trop tot.

En attendant Harry potter and the deathly hallows, quelques lectures interessantes:
L'excellent site de JK Rowling a fouiller.
Le site de reference Leaky Cauldron. Lire notamment l'essai tres informe et peut etre not far off the mark sur Snape, et un essai sur la gestion des plots par JKR et les bouts d'intrigue qu'il reste a lier pour achever le grand noeud final.

Les photos de Miriam

Nous venons de recevoir de notre chef cuisinier Steve les photos de la soiree caritative organisee avec Miriam's kitchen 100 Bowls of Compassion (voir le post sur le sujet). C'etait fun et fast-paced. Me voila les mains dans les oeufs mimosas:

bowls 07 food photos 017

Sandra tout a gauche et Bo tout a droite
bowls 07 food photos 004
Un des stands de nourriture 'live'
bowls 07 food photos 019

Wednesday, July 11, 2007

4th of July, before, after

C'est un beau 4 Juillet que nous avons eu la semaine derniere - et pas seulement parce qu'un mercredi ferie, c'est toujours agreable. Nous avions ete invites a un barbecue tres familial dans Washington suburbia. Pour une fois, nous etions entoures d'americains, de leurs voisins, et famille, sympathiques, et prenant au serieux la cuisson du barbecue. Apres un orage violent qui a failli envoyer a l'eau tous les plans de la soiree dans la metropole, le ciel clair est reparu et nous avons pu regarder les feux d'artifice depuis la terrasse d'Eric.
La grande attraction, c'est le feu d'artifice au dessus du Mall, la ou la foule se presse et les feux illuminent les monuments (voir un diaporama
ici). Mais du haut de notre colline, c'etait toute la ville aussi qui s'embrasait, des feux de jardin, de cour, de quartier, qui montaient haut et restaient au ras de la rue. La ville ne s'est endormie que tard et au milieu des petards et de la fumee ce soir la.
Nous n'avons pas exactement fait le pont, mais pris un jour de conge vendredi pour partir grimper au New River Gorge. Le week end a ete magnifique, tres beau, tres chaud egalement, et nous avons echappe a l'orage de justesse a l'arrivee. Nous avions tout juste eu le temps d'arriver jeudi soir et de planter la tente avant que le ciel ne nous tombe dessus.Du cote de l'escalade, pas de grandes realisations, mais quelques belles voies que nous avons pu faire. Le Vendredi notamment, du cote de Tatoo Wall, il y a de tres belles 5.8 et 5.7 parmi les voies les plus longues du New, avec 30 metres de hauteur. Le Samedi, nous etions sur la meme falaise, mais plus en amont, et dans des voies plus difficiles, du cote de Beer Wall. Enfin, le dimanche, nous sommes alles au nord a Summersville Lake, qui est decidemment un tres bel endroit. Le Lac, etroit, est borde de falaises basses et surmontees d'arbres, les voies d'escalade sont agreables et de difficultes tres variees. Nous n'avons toujours pas fait de deep water soloing (equippe d'un maillot de bain et de chaussons, on grimpe rainsonnablement haut avant de lacher et se retrouver a l'eau), mais avons tout de meme pris le temps de nous baigner cette annee - quel bonheur.
C'est sans doute un effet de l'ete que d'avoir envie d'etre au plus pres de l'eau. Nous nous promettons d'aller bientot essayer une des piscines publiques de plein air (et gratuites!) de la ville, et puis le week end precedent nous avions fait un 'brunch cruise' sur le Potomac. Voir la ville depuis le fleuve, avec un mimosa a la main, est une belle experience.








Le ponton, avec l'Obelisque en arriere plan.











Eric et un jus d'airelles, pour changer du mimosa

Thursday, July 5, 2007

Souvenir d'Argenteuil

C'est il y a pas mal d'annees deja que nous etions animateurs a Argenteuil. Presqu'un an que nous avions passe a vivre sur la Dalle, d'innombrables heures de soutien scolaire, d'inoubliables heures d'animation de rue, de difficiles heures aussi... et tout cela aux cotes de Jean Marie Petitclerc, le fondateur charismatique de l'association le Valdocco. Il avait deja deux pieds bien ancres dans l'action de terrain et dans les propositions educatives, et l'oreille de quelques politiques.
Et voila ce que je decouvre ce matin dans le Monde: Jean Marie fait partie d'un cabinet ministeriel! Pas n'importe lequel evidemment - celui de cette celebre Mme Boutin. Pas ma ministre preferee, certainement, mais je ne peux m'empecher de lui souhaiter toute la reussite possible sur l'educatif pour le coup...

Le cabinet très catholique de Christine Boutin
Le fait est "sans précédent", croit savoir la Conférence des évêques de France. C'est un choix "original", concède-t-on au cabinet de la ministre. La nomination d'un prêtre dans un cabinet ministériel aurait pu semer le trouble chez les tenants d'une pointilleuse laïcité. Christine Boutin, ministre du logement et de la ville, n'a pas hésité à appeler à ses côtés le Père Jean-Marie Petitclerc, acteur social reconnu à Argenteuil (Val-d'Oise) et à Lyon, où il continue de diriger une association d'aide aux jeunes en difficulté. "Il a été recruté pour ses compétences, souligne l'entourage de la ministre. Il se trouve qu'il est prêtre, il n'est pas pour autant l'aumônier du ministère !"
Proche de personnalités de gauche, le nouveau chargé de mission pour les relations avec les acteurs locaux "se réjouit d'appartenir à un pays où les convictions religieuses n'empêchent pas d'exercer un certain nombre de responsabilités", rapporte La Croix du 25 juin. Le mélange des genres demeure toutefois exceptionnel. Au XXe siècle, les exemples les plus connus restent ceux de l'abbé Pierre, député de Meurthe-et-Moselle de 1945 à 1951, et du chanoine Félix Kir, maire de Dijon, député de Côte-d'Or de 1945 à 1967. En acceptant d'entrer en politique auprès de Mme Boutin, le prêtre salésien de Don Bosco, également polytechnicien, rejoint une équipe marquée par une coloration chrétienne inédite.
A sa tête, la ministre aux convictions catholiques revendiquées a conservé son titre de "consulteur" auprès du Conseil pontifical pour la famille. Cette instance vaticane, notamment chargée de promouvoir les "initiatives de défense de la vie humaine de la conception à la mort naturelle", compte 39 consulteurs à travers le monde. Cette fonction, que Mme Boutin occupe depuis 1996, lui vaut d'être "consultée pour son expertise sur la politique familiale". "Elle n'est allée au Vatican qu'une ou deux fois, insiste son cabinet. Il n'y a aucun lien de subordination et aucune incompatibilité avec ses nouvelles fonctions." Un avis partagé par la nonciature apostolique à Paris.
Au-delà de ses propres engagements, Mme Boutin s'est entourée de personnalités connues pour leur proximité avec des mouvements catholiques conservateurs. C'est le cas de son directeur de cabinet, le préfet Jean-Paul Bolufer, issu de la droite catholique dure et militante, réputé pour ses prises de position contre l'avortement ou l'homosexualité. C'est également le cas de Christine de Chefdebien, sa conseillère technique chargée de la politique de la ville et des relations avec les acteurs locaux. En 1992, elle avait été condamnée à quatre mois de prison avec sursis et 3 000 francs d'amende - une peine ramenée en appel à 5 000 francs - pour avoir participé à un commando anti-avortement dans le service gynécologique du centre hospitalier de Pau.

Friday, June 22, 2007

Komi komes back

Presqu'un an apres notre diner a Komi, nous sommes retournes gouter a la cuisine du toujours jeune Johny Monis. L'invitation n'etait pas attendue mais elle a ete tres bien recue!
Les fondamentaux
chez Komi n'ont pas change et semblent encore plus evidents - mais peut etre est ce l'experience? Beaucoup de saveurs et textures, beaucoup d'huile d'olive, de sel, et beaucoup de cuisine greco-italienne. Nous commencons par un des favoris du chef, les house-cured olives, tres fondantes en bouche, suivi de quelques nouveautes: radis aux oeufs de saumon, sardines, oeufs de caille sur tranche (presque translucide) d'avocat, bouchee fondante au foie gras, cuillere d'huitre et caviar et oursin, foie gras custard sur feuillete... c'est bon tout cela mais au fond c'est peut etre bien encore les gammes de Johny que je prefere: datte fourree au mascarpone et a la fleur de sel, et beignet de soft shell crab, imbattables!
On a d’ailleurs un compte a regler avec ces dattes. Nous avons bien essaye de les cuisiner a la maison mais le resultat n’est pas du tout le meme. Il faudrait que la datte soit fondante mais pas seche, et que le mascarpone ait bien pris en creme epaisse - comment faire?

Apres quelques autres amuse-bouche dont je perds le compte, pita au porc, pasteque a la feta, nous passons enfin aux entrees - le plat de pates, et heureusement que les portions restent petites. Nous en profitons aussi pour passer d'un champagne rose au premier vin blanc de la soiree. Eric goute les pates que j'avais eu l'annee derniere, le ragout de cabri (disons baby goat ragut, cela semble moins cruel en anglais), pendant que je m'attaque a un saucisson de sanglier sur parpadelle.
Arrivent ensuite les plats principaux, choisis par le chef. Eric aura une cotelette d'agneau fondante, et je ferai face a un squab (du pigeonneau, c'est une nouveaute), accompagne de morille, d'asperges, et de boudin.
L'assiette de fromage permet de retrouver des gouts simples avant de passer au rafraichissement, granite de fraises et sorbet au yaourt grec. Le dessert enfin sera a l'huile d'olive pour eric (sorbet a l'huile, tres etonnant) et a la rhubarbe, aux fruits rouges, et au cafe pour moi. Nous terminons sur un petit rose qui se laisse bien boire, malgre tout ce qui aura precede.
Pendant que nous aurons dine, l'orage aura eu le temps de gronder et de tomber sur DC. A la sortie du restaurant nous apprecions d'autant plus la fraicheur de l'air retrouvee. What one would call a very good evening.

Friday, June 15, 2007

Boston

De retour de Boston nous avons soigne nos coups de soleil, pris un peu de repos, et repense aux retrouvailles parisiennes dans le Massachussets.
Hadia etait venue depuis Paris, Thomas et son coloc Thomas depuis Montreal, Eric et moi de Washington, et Jaline la soeur d'Hadia tout juste diplomee nous faisait visiter Harvard.
Le Samedi matin le reveil fut un peu tot pour un jour de week end, mais pour un jour de voyage pas trop mauvais (7h). Un metro, un bus, une navette en avion vers New York avec un panorama sur Manhattan a l'arrivee, et une navette vers Boston plus tard, avec un tramway et un autre metro, nous voila installes a notre auberge du week end -
Harding House Bed and Breakfast. C'est dans Cambridge sur Harvard Street et pas loin du wholefoods - peut etre la ou Juliette et Florent vivaient au quotidien ?

Nous nous sommes ensuite rapproches d'Harvard pour retrouver Hadia et sa soeur. En attendant l'arrivee des Thomas de Montreal, Jaline nous a fait visiter Harvard ou elle a etudie ces quatre dernieres annees. C'est grand et beau, les residences etudiantes notamment laissent reveur (de l'exterieur en tout cas). Apres avoir retrouve la bande nous avons traverse la charles river pour visiter la Harvard business school, et revenir manger un hamburger au tres americain
Bartleys Burger Cottage. Finalement, nous aurons fait une derniere balade ce soir la vers le MIT pour voir le nouveau batiment realise par Frank Gehry. C'est angulaire, chaotique, et tres attirant. Florence et Greg avaient ils des cours la?

















Hadia in front of Gehry's building.

Le lendemain dimanche, apres un immense et tres bon petit dejeuner a l'auberge, nous partons en decapotable avec les canadiens (ils n'ont pu resister a la location) vers Boston, de l'autre cote de la riviere. Curieusement les etudiants, dont les universites sont sur les rivers Ouest de la riviere, ne semblent aller que tres peu la bas.
Apres un tour sur la freedom trail pour voir les principaux monuments de la ville et approcher de la mer, nous dejeunons dans le quartier plus upscale de Black Bay, juste sous la tour de Pei.







La tour de Pei, tres, tres haute



















Ju et Hadia sur la Freedom Trail.






En fin de journee il nous est reste a repasser a cambridge prendre les sacs, se promettre des retrouvailles a montreal.. ou a paris.., puis metro, tramway, navette jusque washington, et taxi - un trajet bien plus rapide qu'a l'aller!


(Peut etre inspire par ce week end dernier, Eric m'a fait visiter aujourd'hui (samedi) Georgetown ou il a etudie. En tout cas, il est l'heure maintenant que je l'emmene a son avion vers le Lesotho, encore un long voyage)

Friday, June 8, 2007

Des vacances en Amerique Centrale?

Tout d'abord un grand merci a Eric pour avoir sauve le blog de l'abandon. Le texte est de lui, les photos sont de lui et de moi - j'en profite pour en ajouter deux qui manquaient encore.



alix au sommet de Owl Tower, arches national park.





Eric et Alix lors de leur ascencion de Ancient Art. On devine l'arete fine qu'il nous a fallu franchir au dessus du vide.

Nous partons ce week end pour Boston retrouver Hadia et Thomas, ce qui sera un voyage bien different. Et nous commencons a penser a la suite, cet ete, parce que les vacances arrivent tres bientot et que rien n'est tout a fait decide. Nous pensons bien a l'amerique centrale, mais ou en Amerique Centrale?
Vous avez des idees, vous?

Sunday, June 3, 2007

Moab - by Eric

Ensevelie sous une montagne de to do allant du « uber urgent » au « your neck is on the line », Julienne m'a propose d'ecrire un billet comme guest blogger, et, comme pour la vaisselle, je m'execute.
Pour commémorer l'anniversaire de la mort
d'Oleg Makarov, et, incidemment rentabiliser le jour ferie de la Mémoire, nous sommes partis a Moab, Utah durant la quatrieme semaine de Mai pour un peu de visite, un peu d'escalade et beaucoup de chaleur. Arrive le premier, j'ai enchaine avec Alix, venu de Paris via Las Vegas Castleton Tower et notre mesaventure cocasse (« Jette la corde Obalix ») : la corde intallee pour le rappel glisse des anneaux et s'accroche 50 metres plus bas, et nous nous retrouvons faits comme des rats sur notre tour. Une heure et demie durant, nous attendons que la cordee suivante arrive, descendons avec leur corde, en recuperant la notre au passage. C'est un couple de Salt Lake City venu pour la journee et notre plus grand bonheur, et qui a decide de travailler moins pour gagner autant, et ce sans gain de productivite ! Leur secret : les sick days. Je les apprecie d'autant plus, et nous les remercions chaudement, leur assurons que nous sommes italiens puis rentrons feter.. notre retour.
(Castleton et son sommet trappe a grimpeurs)
Les jours suivant nous grimpons Jah Man puis partons a Indian Creek pour nous essayer a l'autre escalade, celle sans prises.

(Indian Creek, the quintessential crack climbing)

Rejoins par Julienne et Francois un collegue, nous continuons avec quelques Desert Tower de plus. The Lighthouse pour Francois et Alix, et Ancient Art dans les Fisher Towers pour Julienne et moi.

Initialement bloques derriere un guide et ses deux clients incompetents qui trouvent normal de tirer sur la corde pour grimper et irritent Julienne tres tres fort, nous sommes temoins actif de leur retraite (« You know, its really scary up there ») puis profitons enfin du sommet, seuls. Le sommet justement se termine par le Corkscrew sculpte par le vent, etrange et intimidant, que l'on escalade, l'un puis l'autre, les genoux en gelee, par un passage aerien (120 metres de vide) sur une bande de 50 centimetres de large. Ambiance Grany. Le rocher au sommet du tire bouchon s'appelle la pizza (logique), et il m'a bien semble la sentir bouger une fois debout dessus.
Le lendemain nous profitons d'un tour a Arches National Park, pour un peu d'escalade (Owl Rock) et d'Arch Seeing, activite en vogue au vu du nombre incroyable de touristes qui se pressent sur les chemins.

(Delicate Arch de Arches National Park)

Plus tard, nous irons dans un meandre de la Colorado River faire un peu de bloc histoire de nous detendre de la foule, et decompresser de toute cette escalade en terrain d'aventure : les guirlandes de coinceurs et friends au baudrier commencent a nous peser.
Le dernier jour est repos, avec un peu d'escalade a Wall Street, qui presente un avantage : on peu assurer depuis la voiture, et un desavantage, c'est oriente plein Sud. A 10.30, nous battons en retraite grilles comme des saucisses (moi) ou super bronzes (Ju), et jetons un oeil distrait a quelques petroglyphes Navajo avant de rejoindre notre camp et preparer notre depart de minuit: quatre heures de route, deux avions, un peu de metro et dix-huit heures plus tard, nous rejoignons DC, prets pour une semaine de repos devant nos rapports respectifs.

Monday, May 21, 2007

NRG

Aie, deja deux week ends au New River Gorge pour lesquels je n'ai pas mis de photos en ligne, dont l'un qui date de six mois... Pour memoire, NRG est le meilleur site d'escalade a proximite de Washington (ou nous etions alles deja le 4 juillet dernier), et ses milliers de voies sont a six heures de route de washington. Seulement. A l'americaine ce n'est pas tres loin, meme si je n'y suis pas encore habituee. Tant de route c'est fatigant, et surtout quand on arrive a une heure du matin pour planter la tente par des temperatures negatives, comme en novembre dernier.
Mais notre voyage la plus recent la bas, c'etait a la fin du mois d'avril. Des conditions presque parfaites, pas trop chaud, pas trop froid, pas trop d'autres grimpeurs. En tout cas le new river gorge n'a pas change et reste assez beau.

Nous etions avec Hung, le partenaire de cordee d'eric, et Max, un nouveau venu. Hung qui etait en forme avait selectionne des zones ou les voies faciles etaient rares dans le secteur de Kaymoor - un 5.9, deux 5.10 en moyenne seulement, et beaucoup de 5.11 et 5.12. En convertissant les cotations, c'est a dire peu de 5c-6a, et essentiellement du 6c- et au dela, deversant (topo ici).




Pour tout dire la paroi etait assez a toits a cet endroit:





Cela dit, les 5.9 etaient beaux et parmi les voies les plus reputees du New: flight of the gumby le samedi et rico suave le dimanche, deux longues arretes aeriennes. Quelques 5.10 etaient en dalle sous les toits avec de beaux, et impressionants, mouvements d'equilibre. J'ai meme pu aller desequipper un 5.11 - certes, en artif pour les dix metres difficiles... Pas de quoi etre fiere, mais Eric preferait se garder pour la fameuse 5.12a pockets of resistance, une voie courte de quatre degaines et qui necessite beaucoup d'energie. Je vous laisse regarder des photos la si vous voulez voir toutes ces voies.




Ci a cote Eric sur All the right moves, une 5.11d recalcitrante le samedi.










Nous avions voyage avec Hung aussi en Novembre dernier. Apres notre premiere nuit courte et froide, a planter la tente par une temperature a fendre les pierres, nous nous etions reveilles sous le beau temps, au milieu des forets dorees, et bien au chaud la ou le rocher prenait le soleil - un beau week end, tout compte fait. Nous sommes d'abord alles vers summersville lake - l'escalade sur les rives du lac, orientees au sud, est agreable, et au debut de l'hiver les parois etaient assez desertees. Eric et Hung ont pu enfin aller realiser un projet de longue date a Pirate's cove, un 5.11c en arrete qui n'est accessible que l'hiver, lorsque le niveau de la retenue a suffisamment baisse.





Pirate's cove est bien nommee, avec sa cascade qui tombe d'une foret luxuriante au dessus des parois... peu etonnant donc que sa plus belle arrete soit appelee
Mutiny.

















Nous avons fini dans le secteur de excellent buttress a grimper au coucher du soleil. Ci apres, Hung sur la 5.11d six dollars.


Deuxieme jour, nous nous sommes diriges vers The Meadows, un secteur relativement recemment explore et ou la aussi les voies faciles se font rares...

american philanthropy

J'ai deja parle rapidement dans ce blog de miriam's kitchen, une association de petits dejeuners populaires. Il y a deux semaines a eu lieu notre soiree de bienfaisance majeure de l'annee - intitulee 100 bowls of compassion.
Pour cette soiree, et pendant des semaines, des centaines de benevoles collectent des dons de nourriture, preparent des mets gastronomiques, obtiennent des objets d’art et des lots a mettre aux encheres. Nous meme avions passe une matinee le week end precedent, avec Sandra, Katharina, et une equipe de dix volontaires, a emincer des poulpes, cuire du quinoa, et preparer des empanadas. Le theme de cette annee etait l'amerique du sud, aussi l'equipe de chefs de miriam's avait-elle mis au point une serie de recettes originales sur les principes de la cuisine sud-americaine. Tamale au quinoa et a l'anis, toast au canard vinaigre, beignets de yucca, empanadas aux haricots noirs et plantains, noix du bresil sautees et pimentees, ceviche de crevettes, etc, et un 'rafraichissement avant les desserts', le sorbet de noix de coco aux éclats de noix pimentees, tres, tres bon.
La soiree se passait dans le grand hall du national building museum (en voir
ici un virtual tour): grandes colonnes, draperies, une fontaine, orchestre classique pour ‘entertain’ nos six cent et quelques bienfaiteurs qui avaient cher paye leur place (250$ et plus). La premiere partie de soiree etait un cocktail dinatoire, pendant lequel nos invites avaient la possibilite d’acheter des poteries et pieces de vaisselle en encheres silencieuses (silent auction, very popular this side of the Atlantic). Entre deux tours avec les plateaux, nous nous pouvions gouter a quelques uns des mets en cuisine, voir meme attraper une capirinha sur le chemin de retour vers la cuisine. Pas tres professionel me direz vous, mais ce que c’est que de faire une soiree avec les benevoles.
Apres le sorbet noix de coco, les bienfaiteurs ont ete invite a prendre des desserts et s’asseoir pour la veritable distraction de la soiree – les encheres, live. Les lots etaient assez interessants et tres varies, depuis des tickets pour trois saisons de base ball a DC, une parure de bijoux, un week end dans un cottage sur la cheesepeake bay, un tableau, ou bien une semaine dans une maison de vacances a mexico, avec son personnel de maison. Mais le meilleur, evidemment c’etait le dernier lot, un diner dans un grand restaurant avec le critique culinaire du Washington Post. Les lots ont ete assez disputes et sont partis a des prix bien superieurs a nos moyens – au temps pour les 3000$ a payer pour le diner gastronomique.
Enfin les dernieres encheres etaient sur le principe du ‘everybody wins’, qui sont un pur don : tous ceux qui le voulaient, et ils etaient nombreux, pouvaient subventionner une semaine de nourriture a miriam’s kitchen, un hebergement dans le foyer de reinsertion, ou une semaine de fournitures pour les activites artistiques. All in all, la soiree fut un grand succes, l’argent a coule a flots, les bienfaiteurs ont passe un bon moment, les volontaires se sont amuses et ont pu partir avec des doggy-bags consequents (dont nous avons fait bon usage au
barbecue du week end).
Maintenant, cette debauche de philanthropie a l’americaine a quelque chose d’un peu indecent. Serait ce que les americains sont plus genereux que nous ou bien ont-ils beaucoup plus d’argent (pour ceux qui en ont) dont ils ne savent que faire? Serait ce que la societe americaine est si profondement inegalitaire, et l’Etat trop peu present, pour qu’un mecanisme de correction spontanement existe ? Certes, on pourrait souhaiter avoir de telles collectes de fonds en France, c’est efficace et plaisant (250 000$ environ recoltes, moins les frais occasionnes), mais n'est il pas plus democratique que tout un chacun participe – qui pour des pieces jaunes, qui pour la croix rouge dont les volontaires battent les rues. Enfin, en etant volontaire pour cette soiree on est aussi force a une sorte de mise en miroir sur nous-mêmes – nous ne sommes pas si loin de devenir ces memes bienfaiteurs de la bonne societe que nous accueillions... si nous restions aux etats unis.

Friday, May 18, 2007

Washington perd un faucon ce soir

Paul Wolfowitz demissione finalement, enfin, apres tout ce temps, trop longtemps. Il aurait pu partir il y a un mois mais en bon Bushiste a resiste jusqu'au bout. Cheney, Gonzales sont des exemples qu'il n'a pas manque de suivre. D'ailleurs, il a eu bien raison de se battre, le voici absous et en bonne position pour negocier un parachute dore (eh non, ce n'est pas qu'une tare francaise).
Premier acte - tempete dans un verre d'eau?
Depuis les revelations dans les medias sur les avantages indus accordes a sa compagne (tres large hausse de salaire, promotions automatiques), PW s'est defendu d'avoir mal agi et en etat de cause. Des errements sans doute, des fautes certainement pas. D'un ton initialement contris il est d'ailleurs passe a l'attaque contre une pretendue 'campagne de denigrement' dans les medias. Mais au fait, ce 'denigrement' etait simplement l'expression d'une insatisfaction profonde des personnels de la Banque et des anciens managers quant a ses methodes de gestion depuis son arrivee a la tete de l'institution en 2005 - conseillers parachutes de l'exterieur, denigrement (veritable pour le coup) du personnel, isolement a la tete de l'organisation, nominations de managers controversiaux par exemple.
Deuxieme acte - Faire le menage chez soi
Le plus digne eut ete de reconnaitre son echec et demissioner au plus vite. Mais il aura voulu se battre, quitte a risquer un desaveu officiel. Le comite ad-hoc qui a etudie son cas a bien conclu d'ailleurs a un breach of ethics rules de sa part et actes de nepotisme. Pendant ce temps, les semaines passent, et la Banque devient objet de ridicule dans le monde entier. Comment parler de bonne gouvernance a ses interlocuteurs sans d'abord faire le menage chez soi?
Toisieme acte - Toute honte bue
La real-politik entre en jeu. La Maison Blanche accepte d'envisager que PW se retire, mais il lui faudra pouvoir partir avec honneur. Le Conseil de la Banque acheve de se decridibiliser en refutant les conclusions de la commission ad-hoc. PW est exonore de toute responsabilite (acted in good faith, mistakes were made), et demissione, enfin, apres tout ce temps. PW n'oublie pas de souligner dans sa declaration combien il a fait pour la Banque - ou comment accaparer sans honte le travail d'autrui.
Certes M. Wolfowitz ne sera pas oublie a la Banque Mondiale. Il y aura fait beaucoup (de mal) en peu de temps. Certains ne seront pas mecontents que l'institution se soit decribilisee au passage, mais le tres bon travail qu'elle fait parfois en a aussi souffert, et on a surtout manque l'occasion d'introduire de vraies et necessaires reformes en profondeur.

PS: merci a
Philippe pour les credits et cues theatraux!


**********************************************************************************************************
Text: Statements by World Bank and Wolfowitz
May 17, 2007
STATEMENT OF EXECUTIVE DIRECTORS
Over the last three days we have considered carefully the report of the ad hoc group, the associated documents, and the submissions and presentations of Mr. Wolfowitz. Our deliberations were greatly assisted by our discussion with Mr Wolfowitz. He assured us that he acted ethically and in good faith in what he believed were the best interests of the institution, and we accept that. We also accept that others involved acted ethically and in good faith. At the same time, it is clear from this material that a number of mistakes were made by a number of individuals in handling the matter under consideration, and that the Bank's systems did not prove robust to the strain under which they were placed. One conclusion we draw from this is the need to review the governance framework of the World Bank Group, including the role as well as procedural and other aspects of the Ethics Committee. The Executive Directors acknowledge Mr. Wolfowitz's decision to resign as President of the World Bank Group, effective end of the fiscal year (June 30, 2007). The Board will start the nomination process for a new President immediately.
We are grateful to Mr. Wolfowitz for his service at the Bank. Much has been achieved in the last two years, including the Multilateral Debt Relief Initiative, the Clean Energy Investment Framework, the Africa Action Plan, and the Avian Flu Initiative. 2006 was a record year for IDA lending, especially in Africa. The Bank has launched emergency action programmes in Liberia, the Democratic Republic of the Congo and the Central African Republic, and played a key role in the Lebanon and Afghanistan donors conference. In March, after an unprecedented global consultation process, we adopted a new strategy for the Bank's work on Governance and Anti-Corruption. And we have new strategies for Rapid Response in Fragile States, for the Health Sector and for the Financial Sector. We thank Mr Wolfowitz for his leadership and for championing the Bank's work across so many areas.
It is regrettable that these achievements have been overshadowed by recent events. Mr Wolfowitz has stressed his deep support for and attachment to the World Bank and his responsibility, as its President, to act at all stages in the best interests of the institution. This sense of duty and responsibility has led him to his announcement today. We thank him for this and underscore our appreciation for his commitment to development and his continuing support for the World Bank and its mission.
STATEMENT OF PAUL WOLFOWITZ
I am pleased that after reviewing all the evidence the Executive Directors of the World Bank Group have accepted my assurance that I acted ethically and in good faith in what I believed were the best interests of the institution, including protecting the rights of a valued staff member.
The poorest people of the world, especially in Sub-Saharan Africa deserve the very best that we can deliver. Now it is necessary to find a way to move forward.
To do that, I have concluded that it is in the best interests of those whom this institution serves for that mission to be carried forward under new leadership. Therefore, I am announcing today that I will resign as President of the World Bank Group effective at the end of the fiscal year (June 30, 2007).
The World Bank Group is a critical institution with a noble mission, that of enabling the world's poor – and particularly the more than a billion men, women and children who struggle to survive on less than a dollar a day – to escape the shackles of poverty. I have had the privilege of visiting World Bank Group staff and programs in some 25 developing countries in the last two years. I've had a chance to see with my own eyes and hear with my own ears how eager people are to work hard if they have a chance for a good job, how excited children are to have a chance for the first time to go to school, and how willing parents are to sacrifice so that their children can have a better future.
It has been truly inspirational to be able to help them achieve their goals and it is a privilege for all of us in the World Bank Group to have a chance, every day that we come to work, to make a difference in the lives of those who are less fortunate. I am grateful to have enjoyed that privilege for nearly two years and I am proud of what we have accomplished together as a team.
We provided record levels of support last year to the poorest countries of the world, $9.5 billion, through the International Development Agency (IDA) and we are headed to a new record this year. Half of that support is going to Sub-Saharan African countries, also setting new records;
• We are further increasing support to the poorest countries through the Multilateral Debt Relief Initiative completed last year which canceled $38 billion of debt owed by the HIPC countries to IDA, along with specific commitments by the IDA donors to provide additional support to make up for the lost reflows to IDA on a dollar-for-dollar basis;
• And last year we transferred a record amount of Bank Group income, $950 million, to IDA, including the first ever transfer from the IFC to IDA;
We have not only increased the quantity of resources available to the poorest countries through IDA, we are also making those resources more effective, and we are providing greater assurance to donors that they are being used properly:
• By helping developing countries strengthen systems of governance and supporting their efforts to fight corruption and to recover stolen assets;
• By placing greater emphasis on measuring the results our support is producing, although much more work needs to be done in this area; and
• By strengthening cooperation among donors, and particularly among the Multilateral Development Banks in such areas as fighting corruption and averting unsustainable debt burdens;
We have also strengthened our work significantly in a number of important specific sectors, particularly:
• Infrastructure – which was a major concern of the Finance Ministers from Africa when I first met with them two years ago;
• Combating malaria, a preventable disease that is killing 3,000 people a day, most of them children and most of them in Sub-Saharan Africa. In the last 18 months we have approved over $360 million in assistance for anti-malaria programs compared to $50 million in the first five years of this decade.
• Here, too, we are emphasizing quality as well as quantity, pressing the development of a "malaria scorecard" to track results and effectively coordinate the work of the many donors so that gaps can be identified and filled.
Some of the work which has been most inspiring to me has been the Bank Group's response to countries emerging from conflict, countries with new leadership which urgently need assistance to consolidate peace and jumpstart recovery:
• We have responded with unprecedented speed to help fragile states with new leadership, such as Liberia, the Central African Republic and the Democratic Republic of the Congo;
• We have adopted a new Rapid Response and Fragile States policy to enable us to move faster in situations with new opportunity and to encourage more of our staff to work in fragile states.
• We have helped lead successful donor conferences for many post-conflict countries, including Afghanistan, Lebanon and Liberia.
Our work is important, however, to more than just the poorest countries. Indeed, the majority of the world's poor live in the more successful developing countries, our partners in middle income countries, which borrow from the IBRD.
• These countries still seek help to deal with their large challenges to fight poverty and preserve their environment, but the World Bank Group needs to be increasingly innovative and flexible if we are to be useful to these countries which are already highly sophisticated and have access to many other sources of funds. To do that we developed a new "Middle Income Country Strategy" last year and we are working hard on implementing it.
Some of our most important work has been strengthening the development of the private sector, which is the most important source of the growth and jobs that people need to escape poverty:
• The International Finance Corporation, which works with the private sector, has been setting impressive records, including $8 billion in new commitments this year.
What should inspire us even more than the numbers is the greatly increased emphasis the IFC is placing on the development impact of their work and on expansion into "frontier markets." Indeed, Africa is the fastest growing region for IFC work – a five-fold increase in five years – and the IFC has greatly expanded its field staff in Africa.
• Perhaps most of all, I am proud of the innovative work the IFC is doing, through the "Doing Business" report, to help developing countries identify the obstacles to private sector growth and I have been delighted at how eager many governments have been to remove those obstacles once we help identify them.
This is not an exhaustive description of the work of the World Bank Group – or even just the part that I have been involved in – but I need to mention one more thing: the importance of the World Bank partnership with the developed countries to promote sustainable global development:
• The Bank helps rich countries carry out their obligation and their interest to help the world's poor.
• We support the interest of the developed countries to mobilize global resources for common purposes, such as containing the spread of Avian flu – where the Bank has played a leadership role – or to preserving the planet's environmental heritage, as we are doing in Brazil and the DRC, by supporting Amazon Basin and Congo River Basin initiatives.
• Most important of all has been the Bank's development of the Clean Energy Investment Framework which we were first asked to do by the Gleneagles Summit of the G-8 in July 2005. As the world mobilizes resources to diversify energy sources, reduce carbon emissions, avoid deforestation and help countries deal with the effects of climate change, most of those resources have to come from the developed countries. The most productive place to invest them will often be in developing countries. The World Bank Group has been and continues to be in a unique position to facilitate those investment flows and the Global Environment Facility and the Clean Energy Investment Framework form the foundation on which the Bank Group can build.
All of that work – and much more – is only possible because of the dedicated efforts of very hard working staff. I am particularly impressed by our staff in country offices, including remarkable local staff members, many of whom face daily risks to their health and security in order to help the poor whom we strive to serve. They too have been treated unfairly by much of the press coverage of the past weeks and they deserve better. I hope that can happen now.
I have made many strong appointments both from inside and outside the Bank of which I am personally proud. My Senior Management Team is an exceptional group of talented managers and devoted international public servants who it has been an honor to have as friends and colleagues.
But, I am particularly proud to have appointed two African women as Vice-Presidents in key positions, each of them a former cabinet minister with real world experience in solving problems in democratically elected Sub-Saharan governments. Only when African voices with African experiences are fully empowered at the Bank, will the Bank be seen as a center for solutions in that part of the world. We need senior leaders who have real-world experience in tackling the toughest challenges in the poorest countries.
I am also grateful for the dedicated professionalism of the many staff throughout the World Bank Group who have stayed focused on their work during the recent controversy. In the month of April alone, they delivered nearly $1 billion of support for Africa, an innovative new strategy for Bank work in the health sector, and a strategy for Bank Group support for financial sector work in developing countries, and much more. I am particularly grateful to the entire staff of the President's office who have given me such strong professional support throughout the last two years and particularly during the last month.
It is inspiring to work with people like those and I will miss them.
Finally, I want to say a special word of thanks to the many people inside and outside the Bank who have publicly or privately expressed their support for me and asked me to stay. One of the most moving was a phone call I received from the democratically elected President of a Sub-Saharan African country. It was a private call so I will not quote him by name. But he thanked me for doing so much, in his words, to make the World Bank an institution "that listens, that cares, that understands and that takes action." If that is true, and if I have "touched the hearts of Africans," as he told me, then the last two years have been worth it.
I hope I can continue working with him and with the many other Africans, official and non-official, who have been such an inspiration to me – although I will have to find other ways to do so. They are the ones who have convinced me that Africa has a real chance to turn a corner and join the progress that we have seen in many other parts of the developing world in recent decades. It is those Africans who are stepping up – often at great personal sacrifice and even risk, to bring peace, good governance and sound policies to their countries that are the reason for hope. They deserve all the support that the World Bank Group can give them and I hope they get it.
The next President will have my full support. Hopefully the difficulties of the last few weeks can actually strengthen the Bank by identifying some of the areas of governance and human resource management where reform is needed.
Change should not be feared, it is something to welcome. It is the key to keeping this important institution relevant and effective in the future and meeting the needs of the world's poor, and of humanity as a whole.
*******************************************************************************************************

Wednesday, May 16, 2007

Another saturday...

Nous sommes restes ce week end encore a DC, mais c'est que bientot Eric partira grimper les desert towers de l'Utah. Des Samedi prochain en fait, et puis je le rejoindrai pour le week end suivant. Les paysages la bas semblent magnifiques.. et aussi compliques a escalader. Les photos de Guillaume Dargaud sont tres attirantes mais a le lire il s'agit la d'une quintessence de grimpe americaine, fissures, coincements, et mouvements difficiles.
En attendant nous avons passe un week end extremement washingtonien, dans tous ses aspects. Ce samedi 12 mai, c'etait
la journee portes ouvertes des ambassades europeennes. On a tendance a l'oublier, mais DC est aussi la ville la plus diplomatique au monde, et les ambassades y sont tres importantes. Quelques unes cherchent l'efficacite et la securite, comme l'Ambassade de Russie qui rappelle les beaux jours de la guerre froide, mais pour la majeure partie ce sont des vitrines de leur pays.

La plupart des ambassades a DC sont sur Massachussetts Avenue, autrement dit embassy row. Pour beaucoup ce sont d'anciennes mansions du siecle dernier abandonnees apres la crise de 29, et reinvesties ensuite. J'aime beaucoup l'Ambassade du Cameroon par exemple, une reproduction assez reussie d'un chateau renaissance.
Mais foin de tradition, vive l'architecture moderne aussi. L'Ambassade de Finlande est un bijou moderne et vegetal (
quelques photos). Sa facade principale est couverte d'un treillis de clematites, et ajournee de plaques de bronzes. Des boites de cuivre et verre s'imbriquent a l'interieur, reliees par des colimacons. Des tres grands murs vitres enfin ouvrent sur la foret de Rock Creek Park... on s'est presque pris a rever pouvoir travailler la bas, avant de reprendre nos esprits. Travailler?


Un visiteur anonyme a l'Ambassade de Finlande?

Ensuite nous sommes descendus dans les rues de Georgetown jusqu'au Potomac. L'Ambassade de Suede est neuve, met en valeur le verre et le bois, et symbolise la transparence des pays nordiques et la proximite avec l'environnement d'apres le conseiller culturel (et non, ce n'est pas un batiment ecologique...). Surtout, les suedois ont une tres grande terrasse au dessus du georgetown waterfront, avec une vue forcement tres belle.



Un bout de terrasse moderniste, Swedish Embassy








La vue depuis l'Ambassade de Suede sur le Potomac

Nous avons quitte la foule des washingtonians en goguette pour passer a la Mosquee dejeuner. Sur Embassy row, la Mosquee est un tres beau batiment, comment dire?, belle et agrable comme une mosquee. Un bazar du samedi nous y a offert des tres bons chawarmas au gout authentiquement arabe.







Des pieds anonymes a la Mosquee?















Pour la soiree j'avais lance des invitations a un barbecue. Autant profiter un peu de la chaleur qui nous etouffait depuis deux semaines. C'etait presque un barbecue a l'americaine, presque parce qu'il y avait deux americaines dans la bande seulement (au fait, l'une mariee a un francais et l'autre fiancee a un peruvien), et ni hot dogs, ni hamburgers, les deux staples d'un american BBQ. Cela dit, il y avait du mais grille, des left overs de la soiree
100 bowls of compassion (voir un poste futur), du taboule, cake sale, brochettes, et caviar d'aubergine tres francais, plus des allemands, des parisiens, un aixois, une roumaine, un canadien, et un italien.
On a pu profiter de l'apero en exterieur juste avant que l'orage n'eclate et que le ciel ne se vide sur nous. Ensuite, ce sont les cuisiniers Eric et Udo qui ont un peu souffert, a surveiller les brochettes sous le deluge. Le gros de la pluie s'est arrete evidemment des la fin du barbecue.
Enfin, changement radical d'ambiance pour la derniere partie de soiree. Alors que tous nos invites etaient repartis et et que je terminais de ranger le dernier tabouret (et sac de charbon, aie) oublie dehors sous la pluie, j’ai vu notre proprietaire garer son taxi sur le parking derriere la maison. Next thing I see, there are two men standing around him, outside of his car, and one of them is holding a gun. Le lampadaire est casse et je voyais plutot des ombres que des figures, mais l'attitude du porteur de revolver ne laissait aucun doute. A peine quelques secondes plus tard, les deux hommes partent en courant, des cles tombent, notre proprietaire les ramasse, et part en voiture avant que je puisse aller lui parler. Serait il foolish enough pour essayer de rattraper les deux braqueurs ?
Effectivement Gaby lui a parle le lendemain et il a essaye de suivre les hommes, sans succes, puis de trouver la police. Ils ont pris sa recette de la journee. Savaient ils que le taxi se garait la et l’ont-ils attendu dans l’allee ? Etaient ils la par hasard ? Le samedi soir en fin de soiree est sans doute le moment le plus risque dans cette ville, les gens qui sortent dans les bars sont des proies faciles. En tout cas, on a vecu assez longtemps ici deja pour ne plus etre vraiment surpris ou inquiete par cette attaque. Dans ce pays des qu’il y a une agression il y a arme a feu, et les criminels ne s’interessent qu’au porte monnaie de la victime - en general. Et Washington reste malheureusement une des villes les plus pauvres et dangereuses des US, nous en avons vu un exemple… et surtout, surtout, quand on est pauvre, et noir, et que l’on habite les quartiers chauds, c’est ce qui se passe au quotidien et que nous ne voyons pas.
Si vous nous trouvez inconscients d’habiter la, n’oubliez pas que nous prenons quelques precautions. Rarement dehors tard le soir, systematiquement en compagnie, a velo, ou bien en taxi… mais, aucun doute, je prefere largement l’insecurite de l’Europe, ou au moins on n’est pas tenu sous la menace d’un revolver qui risque en plus d’etre charge lorsque l’on est attaque.

Thursday, May 10, 2007

Francais de l'etranger

Si cela ne tenait qu'aux francais de Washington, notre president-elect aurait ete elu des le premier tour, et avec une tres confortable avance au deuxieme. Expatries oui, visionnaires, pas forcement.