Friday, October 19, 2007

Du beau, du beau, et un peu d'orage

Sur le chemin du travail ce matin, on se serait cru en ete. Les rosiers des voisins ne cessent de refleurir (a droite), la clim tourne en continu a la maison - je plaide non-coupable, ce sont mes colocs -, enfin une chappe d'humidite s'abat sur le cycliste ou pieton a peine la porte ouverte, signe que l'orage n'est plus tres loin, enfin.

Au fond, nous n'avons guere eu que deux jours de frais la semaine passee pour se croire vraiment en Automne, et pour le reste il fait beau, beau, et chaud. Denis et Franck ont eu la malchance de visiter a ce moment la, alors que la bise soufflait et que l'on avait laisse les manteaux au fond des valises (pour les uns) et au fond des placards (pour les autres). D'ailleurs, nous avons reussi a trouver du beau temps meme la.

La preuve en photo: eux au bord du Potomac, sur le Georgetown harbour, avec au loin Le Watergate.

Bref, je ne sais pas si cette persistence de beau temps est naturelle, mais on ne s'est pas encore lasse du ciel bleu continuel de ces derniers mois! Il n'est pas impossible que cela dure meme depuis les tempetes de neige de fevrier. Le retour a la dure realite de la meteo parisienne ne manquera pas d'etre difficile ; ici, toutefois, on commence tres lentement a realiser que l'on est peut etre en train de vivre une secheresse historique.
Les journaux ces derniers jours ont fait des unes sur la secheresse qui sevit dans le Sud Est des Etats Unis, une region habituellement humide mais d'ou les nuages s'absentent depuis 18 mois, et ou meme les ouragans et leurs paquets d'eau ont manque cette annee. Et le Sud Est, c'est presque nous. L'etat d'urgence n'est pas loin d'etre declare en Caroline du Nord. On voit des photos alarmantes de lacs a moitie vides. Le New York Times nous explique que les cafetarias de la ville de Siler City en sont a remplacer la vaisselle par des plats et gobelets en plastique - certainement un geste que l'environnement local appreciera.
Je reste avant tout songeuse devant le temps qu'il aura fallu a la presse (et aux autorites locales?) pour s'interesser a la question. Apparemment en tout cas la ville de Washington n'est pas menacee, puisque notre source d'approvisionnement est le Potomac, qui continue a se porter pas trop mal, en quantite en tout cas.

Drought-Stricken South Facing Tough Choices
By BRENDA GOODMAN NYT
Published: October 16, 2007
A drought in the Southeastern United States has become so severe that some cities are just months away from running out of water
*** update six jours plus tard *** La pluie fait du rattrapage accelere! Quoique les meteorologistes restent encore divises sur le fait de savoir si ce sera suffisant pour compenser la secheresse de ces derniers mois, nous avons encore trois jours de pluie continuelle devant nous. Et je me suis fait drenched et soaked last night a velo, sans les affaires de pluie... ressorti pour le coup le poncho de la mousson cambodgienne.

TodayRainHi 59°F

TonightRainLo 56°F FridayRainHi 60°F FridayNightRainLikelyLo 58°F SaturdayShowersLikelyHi 69°F

Thursday, October 18, 2007

Photos of DC

DC est une ville a part, etrange, et sans aucun doute attachante.
Ce n'est pas que la criminalite ait tout a coup diminue, ou que la ville soit devenue upbeat et incroyablement vivante comme New York. Mais, plutot, ses defauts et malheurs rendent son charme encore plus present.




Prenons par exemple les aventures fracassantes de l'ancien maire Marion Barry surnomme Mayor for Life tant il garde le coeur des voteurs, un personnage de roman, bigger than life. Ancien activiste des 'civil rights', maire de 1978 a 1990, lorsqu'il fut arrete et condamne avec fracas pour usage de cocaine, il a depuis ete reelu comme maire et est aujourd'hui elu d'arrondissement. Bref, peu de jours sans qu'il ne fasse la une des medias. Il oublie de payer ses taxes depuis plusieurs annees, mais se fait voler 20,000$ en boutons de manchettes fin septembre, il est persecute par 'the ennemies of the people', a une replique de cire dans le tout nouveau musee de Madame Tussaud a DC (prefere a Halle Berry, Al Gore, et Oprah, tout de meme), consomme toujours de la drogue, et d'apres Wikipedia a ete elu a une majorite ecrasante (96%, dujamais vu sans doute aux USA) dans l'arrondissement 8 en 2004.



Ensuite, parlons un peu de la saga du droit de vote pour DC. Nos visiteurs de passage ne manquent pas de noter les plaques d'immatriculation locales 'Taxation without representation', qui changent du 'Alaska, the last frontier', 'Massachussetts, the spirit of America', ou encore 'Utah, greatest snow on earth'. Les residents de DC ont ete assez chanceux pour obtenir le droit de voter aux elections presidentielles en 1961 (que pouvait donc bien etre le suffrage universel avant alors?), mais leur representant a la Chambre des Representants n'a pas de droit de vote, et ils n'ont pas d'elu au Senat.
No taxation without representation, c'est un slogan historique des revolutionnaires americains, ainsi que 'Taxation without representation is tyranny'. L'expression est restee populaire aupres des mouvements pour le droit de vote, et a aussi ete curieusement retournee par John Major en 1995: "It is not sustainable for states to enjoy representation without taxation," critiquant les milliards de dollars dus aux Nations Unies par les US.
La campagne pour les droits de vote pour DC dure depuis plusieurs annees et a failli aboutir cette annee. Le deal? C'eut ete de donner un siege de plus a l'Ohio, en echange d'un droit de vote pour DC: un etat absolument republicain pour un etat absolument democrate, les partis politiques n'auraient pas du y voir d'inconvenients - si ce n'est sans doute les democrates qui perdraient un vote supplementaire legitime.
Et bien non, la legislation n'est pas passee (au Senat en Septembre). D'aucuns deputes approuvent le principe mais jugent la proposition en l'etat inconstitutionnelle ; DC n'est pas un Etat americain, c'est un territoire sous la responsabilite du Congres, qui delegue certains de ses pouvoirs aux residents - si j'ai bien compris. D'autres (moins hypocrites?) ne veulent pas attendre d'un elu democrate de plus. Bref, la saga promet de continuer encore plusieurs annees.


Dans l'etrangete de la ville, on n'oubliera pas de mentionner que c'est une ville noire et pauvre qui englobe les institutions americaines et est dominee par de riches suburbs - taux de prevalence du Sida: 1 personne sur 20, soit un taux de contaminations similaire a l'Afrique sub-saharienne ; 16 000 homeless ; pauvrete infantile a 30% comme je le rapportais en novembre dernier.
On rapporte aussi que c'est une ville (en journee) de politiciens, d'avocats, de fonctionnaires internationaux, et de militaires, qui se cotoient sans se melanger.
Et puis les touristes y voient la Maison Blanche, le Mall et ses grands monuments froids, quelques musees eventuellement, et le petit panda du zoo qui a beaucoup grandi depuis qu'il rendait les foules folles.


Et le charme dans tout ca me demanderez-vous?! C'est aussi une ville aeree, arboree, belle, variee, multi-culturelle. Une pointe de Sud apparait dans l'alignement des belles maisons de ville (brownhouses) bordant les rues larges et assoupies ; la traversee a velo du parc devant la maison-blanche le matin n'appartient qu'a elle.
Le blog DCist, qui rassemble nouvelles locales, evenement musicaux, culinaires, artistiques, et rumeurs de la ville, tient aussi la rubrique des photos du jour, a laquelle j'ai vole quelques instantanes de ces derniers mois.
















Friday, October 12, 2007

Nobelises

Sans doute ne suis je pas la seule etonnee a voir la nouvelle nomination au Prix Nobel de la Paix. Etonnee mais aussi heureuse! L'an dernier la surprise avait ete cree par l'attribution du Nobel a Muhammad Yunus, le fondateur du micro-credit, et une star dans le monde du developpement. Et voici que Al Gore et le IPCC Intergovernmental Panel on Climate Change sont recompenses pour leurs travaux sur le changement climatique. Ou, comme le dit DCist "some guy who used to live in DC won the Nobel Peace Prize".

Les polemiques n'avaient pas manque l'an dernier, meme si on l'a maintenant oublie (peace = poverty alleviation ?), j'imagine que cette annee elles ne tarderont pas non plus aux US:

  • une bonne partie des americains ne croient pas a un effet anthropogenique sur le climat - voir par exemple les commentaires souvent partages qui appaissent sur le site du New York Times, ainsi sur le blog du journaliste scientifique John Tierney.
  • IPCC, c'est un nom impronnoncable et 2000 scientifiques qui restent anonymes. L'incarnation de ce Nobel, c'est bien Al Gore, qui ne manque pas de detracteurs. Il se serait recycle dans l'activisme pour relancer sa carriere politique, il gagne des millions a faire des conferences sur le changement climatique, il propage des idees simplistes et alarmistes ; sans oublier qu'il n'a jamais gagne l'election de 2000 (eh oui, le debat continue de ressurgir dans les discussions aux US!).
  • serait-ce un Nobel anti-Bush? Ainsi que le rappelle le NYT, Jimmy Carter et Mohammed El Baradei ont tout les deux ete recompenses ces dernieres annees et sont des critiques proeminents de la Maison Blanche. Cela dit, il n'est pas difficile de critiquer l'ideologie, les prises de position, et les politiques de la Maison Blanche de nos jours.

Bref, climate change est deja devenu un hot topic pour nous... il commence a etre embarrassant de voir le nombre de gens se proclamer specialistes (sur le tas), et la quantite de presentations, d'etudes, de papiers, de projets lies qui se marchent sur les pieds sans trop savoir ou aller. Esperons toutefois qu'a force de petits pas hesitants cela ira quelque part!

Thursday, October 11, 2007

Washington in and out

Les photos de quelques week end de septembre - en attendant notre tour des feuillages d'automne en Nouvelle Angleterre de la semaine passee!
D'abord, tout debut septembre, une visite a Dumbarton Oaks, Georgetown. Confie a Harvard dans les annees 1940 par les collectioneurs Woods Bliss, la propriete comprend une gallerie d'art pre-colombien (en renovation, helas), une riche librairie, et un magnifique jardin dessine par Beatrix Farrand. Ce sont avant tout des 'scholars' en visite qui profitent du lieu, de la somptueuse residence, et de la non moins somptueuse piscine, mais le public peut visiter les jardins, s'installer dans l'herbe, respirer les fleurs voire meme tremper discretement les pieds dans les fontaines, et croquer encore plus discretement quelques pommes et figues au passage (chut!).




Puis, un tour a velo vers les jardins potagers de Rock Creek Park, dont on ne se lasse pas. Nous n'avons pu nous empecher de glaner a nouveau, a ramasser quelques feuilles de basilic et deux framboises qui s'echappaient des grillages... mmm... On se demande si finalement les grillages sont la pour proteger des biches ou des passants.












Enfin, nous sommes partis le dernier week end de septembre grimper pour trois jours au New River Gorge. L'occasion, c'etait le Sterling Rope Women Climbing Week End, un week end d'escalade et de rencontres entre grimpeuses. Non, non, les hommes n'etaient pas exclus ; ils sont alles grimper de leur cote une journee pendant que nous faisions une clinique avec Lillian, une des meilleures grimpeuses de DC. C'etait un excellent moment que d'echanger entre filles avec nos capacites bien differentes de nos compagnons grimpeurs habituels. Les devers quand on ne fait pas de tractions, ca demande une certaine technique! Attraper la prise -tres bonne evidemment - recommandee par les amis et qui est souvent 5cm trop loin!, et puis Lillian donnait de tres bons conseils et une veritable motivation pour progresser plus avant, chacune a notre niveau.

Pour notre amie Libby (a gauche en photo), ce serait plus la technique de pieds - normal sans doute vu qu'elle est venue au sport recemment. Pour moi, apprendre a tomber, travailler l'endurance, et ameliorer la visualisation des sequences. Bref, comme c'etait une tres bonne journee, Flight of the Gumby (5.9), belle et longue arrete qui est une classique du New, est passe parfaitement en tete, et puis l'escalade plus technique sur les dalles comme Springer (5.10a) et surtout Boeing (5.10d) etait vraiment agreable. - Ou l'on a pu verifier egalement que les americain(e)s aiment moins l'escalade technique que les francais, ou plutot y sont assez mal entraines dans leurs salles d'escalade, qui demandent plus de puissance que de finesse (on verra quelle sera l'option choisie par les bresiliens! Le lien vers le chantier d'alexis a Rokaz).

Pendant ce temps, les garcons grimpaient dur et Eric etait pousse par des grimpeurs assez forts. Notamment, ils ont passe pas mal de temps sur le Coliseum a Summersville Lake, un toit geant dont Apollo Reed (5.13a) est une des plus grandes classiques. (photo du deuxieme point)



A gauche, Eric sur Tobacco Road (5.12b), dont le crux n'a rien d'une partie de plaisir non plus.






Reveil dans la brume... un pre avait ete ouvert pour le women climbing week end juste au dessus des gorges, et nous vivions dans un ilot d'humidite au milieu d'un grand ciel bleu.

Thursday, September 27, 2007

The Belize

Last but not least, nos vacances au Belize! Deja plus d'un mois que nous etions arrives a San Ignacio, y avons craint le gros temps, puis frequente de gros poissons, et que nous sommes revenus a DC enfin.

Le passage du Guatemala au Belize se fait rapidement, a peine deux heures de route depuis Tikal, mais on tombe dans une toute autre culture et un nouvel environnement. Adieu cultures indigenes, nous voici dans les caraibes! On parle de nouveau anglais, la langue officielle du pays, et on decouvre une societe tres creole.
Le Belize, c'est un petit pays, anciennement British Honduras et independant depuis 1981 seulement. Pas tres riche, mais varie et accueillant, il a mise sur l'eco-tourisme qui en fait un bel endroit a visiter.

A droite, Eric a San Ignacio, tout pres de la frontiere avec la Guatemala, ou nous ne resterons qu'une nuit.


Nous y avions prevu de dormir dans les arbres a parrot nest, de visiter de magnifiques grottes comme la celebre Actum Tunichil Muknal (ATM), et de nous baigner dans les rivieres du Cayo District... mais l'ouragan Dean est arrive a peine apres nous, et le pays a 'shut down' pour deux jours. La vente d'alcool se passait sous le manteau dans les bars, les gens faisaient de grandes provisions au supermarche, les bus marchaient mal, et les parcs nationaux etaient fermes.

Les degats heureusement auront ete limites, le cyclone promettant d'etre tres puissant mais ayant diminue avant de toucher terre. Tout de meme, quelques villes cotieres abimees, des plantations ravagees au nord du pays, et puis des milliers de touristes et d'habitants evacues preventivement de la cote... les vacances se sont un peu compliquees.
Nous aurons passe la plus grande journee du mardi a traverser le pays, qui n'est pas bien grand pourtant, pour atteindre la mer plus au sud que le cyclone.

Nous voici chez Julia's Guesthouse, a Placencia. Il fait beau, chaud, le hamac est parfait, les palmiers oscillent, et la ville retrouve peu a peu sa population.

Essentiellement laid back, c'est une belle ville ou s'installer pour quelques jours. Recemment, de grands operateurs ont realise que l'endroit avait du potentiel et commence a construire de grands hotels. L'arrivee en bus sur la peninsule devient hallucinatoire lorsque l'on traverse les gigantesques carcasses des batiments en construction. Esperons que cela se fera le plus lentement possible...


A partir de Placencia, il est facile de faire un tour en bateau jusqu'aux recifs de coraux. Des reserves maritimes ont ete crees ces dernieres annees qui promettent beaucoup... a revoir dans quelques annees?
Le corail n'est pas aussi flamboyant qu'en mer rouge, mais qu'il est agreable de retrouver l'eau... ca fait longtemps que je n'ai pas plonge.Et puis, les iles tropicales avec de beaux palmiers, c'est toujours magnifique.

Sur un trajet, nous croisons une troupe de dauphins.



Apres trois jours a Placencia, nous rejoignons Sandra et Troy au nord du Belize, a Caye Caulker.

Les cayes, ce sont les iles sur la barriere de corail qui parsement la mer. Caye San Pedro est la plus touristique, Caye Caulker la plus routarde.
Nous avons la chance de recuperer quelques noix de coco fraiches aupres d'un ilien, c'est bon!

Nous nous preparons a aller passer la journee du samedi, notre derniere journee au Belize, dans la Hol Chan Marine Reserve.
C'est la plus ancienne reserve du Belize et les poissons y sont devenus enormes.

De gros merous passent et repassent sous le bateau, des petites limaces de mer taquinent le corail, des bancs de poissons argentes se dispersent paresseusement a notre approche, les poissons anges se laissent flotter, et des raies enormes volent doucement... meme les animaux marins ont une approche creole des choses dirait-on.
Surtout, cela a beau etre une reserve, les guides nourrissent regulierement la faune ce qui entretient de bonnes relations entre les poissons et les humains... les pratiques different d'avec les notres.


Mais d'autres animaux rodent pres de nous, et pas des dauphins cette fois ci. Les requins nourrices ont elu domicile dans la bien nommee 'shark alley' et on peut sauter dans l'eau avec eux. J'ai ete la premiere a l'eau, mais tout le monde a fini par y aller malgre les inquietudes initiales... il faut dire qu'on peut difficilement faire moins aggressif, et dangereux, comme espece de requin.

Nous aurons finalement passe une tres longue journee a barboter dans l'eau (les coups de soleil au dela du tee-shirt en temoignent), et puis d'autres animaux sympathiques auront ete entrevus: une muraine, et surtout un lamantin, une grande ombre qui a tres vite disparu dans une eau plus trouble. C'est beau d'apercevoir un manatee.

A echelle bien plus petite enfin, une bete jaune qui son propre mini parc de protection sur la cote de l'ile (quelques grillages autour de mangrove).

Photo pas assez claire peut etre? Voir plus bas.

Enfin, le derniere plaisir du sejour aura ete de croiser Antonin et Virginie par hasard au petit dejeuner. En these dans le sud du Mexique, ils se sont trouves a passer des vacances au belize au meme moment que nous... des retrouvailles bien loin de Paris!




Saturday, September 15, 2007

Tres court voyage a Paris

Comme nous rentrons bientot de Washington, il est temps de trouver (enfin, d'abord chercher) du travail sur Paris. Je suis passee ce week end pour avoir quelques entretiens dans des coins sympathiques de la region parisienne: Gentilly, Evry-courcouronne, Paris 7, Paris 15. Et ca vous etonnera peut etre, mais je suis bien interessee par Evry.


C'est a dire ca, belle cite administrative des annees 60:

Tentant, non?





Et puis quelques photos avec Clemence et Thomas qui deviennent toujours plus grands... ca y est, Clemence est etudiante a Paris!






Friday, September 14, 2007

Jungle and ruins in Tikal

Voila les ruines mayas de Tikal qui surgissent de la jungle, enfin! Le voyage depuis Xela fut long et inconfortable: bus jusqu'a guatemala city, taxi (la capitale est bien trop dangereuse a pied nous a t on dit), hotel pour la nuit, taxi a 4h30 le matin suivant pour l'aeroport, attente longue, embarquement manque (la porte avait ete changee a la derniere minute), re-attente, embarquement deux heures plus tard, avion, belle arrivee sur un lac bleu turquoise et la foret tropicale, shuttle... et nous voila enfin a Tikal en debut d'apres midi. Apres un dejeuner reconfortant et un plongeon dans la piscine (more under), nous partons enfin a travers la foret visiter les temples.

Le charme du lieu, tout d'abord, c'est la foret, ces grands arbres couverts de mousses etranges et de lianes parasites, les singes qui se font entendre. Ensuite, la decouverte de tres hauts temples pyramidaux qui surgissent inattendus au detour d'un sentier, c'est beau.
Nous passerons notre premier apres midi a deambuler sur le site, et a monter des temples innombrables (numero 2, numero 5, numero 4...). Eric en pleine action a droite.


Pour le coucher de soleil, nous nous dirigeons vers le temple numero 5 et atterissons finalement a l'acropolis du nord. Un raccourci a travers la foret aura prouve etre une tres mauvaise idee. Tres vite, on y perd son sens de l'orientation.


Mais le coucher de soleil est tres beau depuis l'Acropolis du Nord aussi! Cela inspire a la zen-attitude. Et nous sommes presque seuls dans le parc car ne restent plus que les visiteurs qui se logent dans les deux hotels sur site.



Le coucher de soleil fait grandir ou rapetissser le temple du Jaguar.



Retour a l'hotel, replongeon dans la piscine (more under), et nous nous sentons prets a une tres courte promenade digestive avant de dormir. Pas le droit de nous balader dans les ruines la nuit, mais un garde nous montre l'etang aux crocodiles de l'autre cote de la route. Les yeux brillent sous la lampe et les crocos attendent leurs proies... mais malheureusement pour eux, ni touristes, ni gardes ne se baignent plus la.
Le lendemain matin, lundi, nous ne nous leverons pas tot pour observer l'aube. Dormir un peu fait du bien (etait ce la grasse matinee du sejour, avec un lever a 8h?).
Nous explorons tout d'abord le groupe des temples du Nord, puis a nouveau l'acropolis, du nord et centrale.. the lost world, avec une simple pyramide d'ou la vue est superbe, et enfin le temple des inscriptions tout au sud.


Depuis la pyramide du Mundo perdido, et de gauche a droite: le temple 4, le temple 3, et le temple du jaguar.
Une photo de l'acropolis centrale et le temple du Jaguar, en noir et blanc inspire des superbes photos d'Alfred Maudslay, un des premiers decouvreurs du site.

Eric savoure un dernier bain avant le depart de Tikal et le Belize. Eh oui, le charmant hotel Jungle Lodge offre de jolis bungalows, beaucoup de fleurs, et surtout une belle piscine rafrachissante a ses hotes.







Tuesday, September 11, 2007

Guatemala - Xela

A peine arrives a Xela que nous sautons dans un bus local pour partir vers la ville de Zunil (a droite): les sources d'eau chaude nous attendent!

A Fuentes Georginas: frais dehors, chaud dans l'eau, c'est parfait. Les nuages et la vegetation debordante qui entourent les sources leur donnent un air d'origine du monde.

Pour la deuxieme journee a Xela, nous decidons d'aller visiter les ruines de Takalik Abaj, non loin de la frontiere mexicaine. Nous devons quitter les montagnes pour descendre vers la cote Pacifique et le trajet est superbe - non, nous ne verrons pas la mer, mais la ligne de la cote en contrebas se laissera deviner.

Takalik Abaj est un site archeologique relativement mineur, avec quelques petites pyramides, des steles ; mais rarement aurais je vu un aussi bel endroit. C'est un jardin tropicale qui entoure les vieilles pierres, aux fruits qu'on ne saurait ceuillir.

A cote du site, une plantation qu'on nous a conseille d'aller visiter, la Finca San Isidro. A droite, Eric a les mains dans le caoutchouc. Un peu apres, nous mangerons des cannes a sucre fraichement coupees.

Et dernier petit bonheur sur le chemin du retour, nous nous arretons pour boire des noix de coco fraiches. Ca faisait si longtemps!

Samedi matin, derniere journee dans les montagnes du Guatemala. Nous partons avec Sandra et Troy a la Laguna de Chicabal, un lac volcanique sacre pour les mayas. Un pretre (maya) sera notre guide. Nous sommes aussi accompagnes par une employee de l'agence qui a organise notre tour, et ses jeunes enfants. C'est agreable de passer un moment avec des guatemalteques.




Apres deux heures de marche au milieu des champs de mais puis de la foret, nous y voila! Cratere effondre et son lac, autels mayas, legendes, une danse traditionnelle....


... et un rite maya secret que le grand pretre aura bien voulu nous montrer. En exclusivite pour vous!