Friday, December 1, 2006

Dernier grand voyage en date (plus loin que la salle d'escalade d'Alexandria!): Mexico DF pour un thanksgiving pas trop traditionnel.
Nous avons eu la chance d'avoir un long week end grace a la Banque qui faisait le pont (jeudi= thanksgiving, vendredi = jour ferie de veteran's day rattrape, samedi dimanche as usual, et lundi jour off), depart donc jeudi matin vers 5h de la maison pour un washington - charlotte - mexico DF rapide. A la sortie de l'avion on sent un peu l'altitude mais pas trop la pollution - surprenant avoir s'etre vu entrer dans un fog brunatre avec l'avion.
Notre
hotel etait un ancien batiment du centre historique, donc avec patio couvert interieur, couleurs bleues et pourpres aux murs, plafonds hauts, et trottoirs encombres de passants, vendeurs de fruits, sucreries, journaux, echarpes (on est en hiver quand meme), etc.
















Pour un premier voyage au Mexique (enfin, pour moi, Eric commence a bien connaitre), nous avons fait les 'sights' de la ville, comme il se doit, et en commencant par le Zocalo, la grande place centrale bordee par le palais national et la cathedrale. Ce qu'il y a a voir par la: indubitablement les fresques revolutionnaires de Diego Riveira sur les murs du palais (photo plus bas), la cathedrale (pas de photo), les magasins d'articles de foi et d'eglise en tout genre derriere la cathedrale (une photo, mais d'encensoir en or en souvenir), et une cour interieure - un air de famille avec bien d'autres batiments, mais toujours aussi beau.


Et en sortant du Zocalo on peut se diriger vers l'Ouest et le parc de l'Alameda, avec un arret par la
Casa Azulejos couverte de faience pour prendre des forces autour d'un gateau.







Le lendemain, Vendredi, nous sommes alles du cote des Pyramides de Teotihuacan - une heure de route de la ville et plus de mille ans d'age, et beaucoup de soleil aussi, et d'enfants des ecoles (le (des)avantage de voyager en periode non touristique?). Les grandes attractions du site, ce sont la 'Piramide del Sol' et la 'Piramide de la Luna', cent metres de pierres, graviers, et terres tasses, des marches tres tres raides, le souffle court avec l'altitude, et le plaisir d'une belle vue depuis le sommet. Je n'ose pas imaginer ce que donne l'ascension en ete. La Pyramide de la Lune est parait-il moins elevee mais offre decidemment la plus belle vue sur le site.
Samedi, grande journee de metro, marche, marches (avec et sans accent), et visites. Nous sommes d'abord alles du cote du Bosque de Chapultepec. C'est dans la ville et un grand lieu de sortie pour les familles, avec le zoo (pas vu), le Chateau (fait), le lac et ses bateaux et pedalos (vu, pas fait), et les musees de l'anthropologie, de l'art moderne, d'histoire....

Le Chateau: tres beau et tres belle vue sur Mexico. Sans doute une parfaite retraite estivale au dessus de la ville.















A l'arrivee sur l'esplanade du Musee de l'Anthropologie, difficile de ne pas regarder le spectable des voladores, qui repetent la tradition indigene de se lancer du haut d'une colomne tournante - difficile a expliquer mais impressionant a regarder.





Le Musee de l'anthropologie est tres beau, immense, passionant, epuisant. Nous avons surtout regarde les periodes Mayas et Azteques, mais il reste beaucoup a voir pour la prochaine visite.

Plus bas un exemple de piece en mosaique - pas tres representative mais bien belle.
De chapultepec nous avons entrepris un petite traversee de Mexico pour rejoindre le quartier vibrant de
Coyoacan. Frida Kahlo ne s'y etait pas trompee qui en avait fait son havre. On peut visiter sa maison - et non, ce n'est pas comme dans le film, mais s'en rapproche certainement!
Au fait, c'etait le milieu de l'apres midi et tout a fait l'heure d'un
Ceviche sur le pouce au marche de Coyoacan - yummy. Decidemment il faudra essayer de le cuisiner, si un jour nous trouvons du poisson suffisamment frais. Enfin, sur les conseils de ma coloc Gaby, mexicaine de DF jusqu'a il y a quatre ans, nous avons passe notre Dimanche a Tepoztlan - petit village scenique avec un marche pittoresque, des hippies de la vieille epoque qui ne sont jamais partis, et d'autres de la nouvelle epoque, des touristes mexicains et quelques touristes non mexicains, des falaises impressionantes et une vegetation quasi luxuriante.
Au dessus de tout ca, une pyramide - si, si on la devine sur la photo. C'est la petite tache blanche au milieu de la photo - si, tout en haut, sur la crete. Enfin, sans doute faut-il l'avoir vue en vrai pour la reconnaitre. D'un avis unanime, la
marche jusqu'a la pyramide est faisable mais fatigante. Un assemblage de marches sur 400m de denivele, on ne peut qu'admirer les Azteques qui ont construit la pyramide tout la haut et le sentier d'acces. Cela dit, les familles mexicaines contemporaines sont aussi meritoires - que de parents portant leurs jeunes enfants, et de jeunes enfants marchant la distance! A l'arrivee la vue recompense de l'effort, sin duda.
Voila, that's about it sur le voyage a Mexico, que je me suis depechee de raconter avant notre depart a Las Vegas ce soir... Au programme: de l'escalade et encore de l'escalade, des sources d'eau chaude, death valley, et peut etre un tour en gondole ou en haut de la Tour Eiffel !

Tuesday, November 21, 2006

The original Miriam's biscuits

Toujours en retard d'une mise a jour sur ce blog, je vous parlerai de notre week end recent de camping et grimpe en West Virginia par temperatures negatives (celsius, heureusement) un autre jour... pour le moment, en exclusivite pour vous, la recette des biscuits a la creme de Miriam, l'Unique!!
A force de lire (et envier) l'an passe les experiences culinaires de
Sophie, j'ai fini par vouloir aussi faire de ce blog une ressource culinaire... au moins pour une fois.

Les biscuits a la creme de Miriam ou 'cream drop biscuits' sont une recette originelle de '
epicurious', aux americains ce que marmiton.org est a la France, adaptee par Steve, le chef de Miriam's kitchen, et retransformee par moi pour etre plus facile.
La recette orginale, c'est pur farine et pur creme fraiche epaisse. Adaptee par Steve, cela donne 10 seaux de farine, de la farine de mais, 16 cuilleres a soupe de sel, du lait entier, etc (on precise que Miriam's kitchen est une soupe populaire qui sert plus de deux cent mal nourris tous les matins!). Retransformee par moi, ce sont des quantites a taille familiale, et des ingredients un peu plus elabores que l'original...
2 cups de farine de ble (= 2*125g), 1/2 cup de farine de ble complete, une cuillere a soupe de levure chimique, une cuillere a cafe de sel, une cuillere a soupe de sucre, 1 cup 1/2 de creme epaisse a faire de la chantilly (=360mL), 1/2 cup de lait entier (= 120mL)... pour douze biscuits
Melanger farines, levure, sel, sucre. Dans un puits verser la creme, melanger a la cuillere (mais pas trop). Commencer a verser un peu de lait en melangeant, jusqu'a atteindre une consistance collante mais pas humide (! ne pas trop melanger, et ne pas mettre tout le lait)
Deposer a la cuillere a glace sur une plaque recouverte de papier sulfurise. Enfourner 15-20 min (voire plus, selon le four) dans un four chauffe a 205 deg. celsius (je vous arrondis le 204.44 deg., vive les conversions). Tourner la plaque en cours de cuisson pour assurer une cuisson egale. Et il vaut mieux que les biscuits soient un peu trop cuits que pas assez.
Deguster avec soupe, salade, plat, ou confiture... Experimenter avec epices, fruits secs, etc.
Et a deguster le soir, un matin en brunch, aussi bien que le vendredi matin a 6h30 entre deux casseroles... les biscuits sont tout autant apprecies par les homeless que par les volontaires!

Pour vous raconter l'histoire derriere l'histoire, je dois peut etre ajouter que ce samedi a eu lieu le grand 'Walkathon' de Washington, si americain, pour lutter contre le sans logement.. et nous avons marche nos 5 miles autour du Mall avec les volontaires de Miriam, mais aussi organise une collecte de fond en preparant un diner de recettes familiales et de saisons pour nos amis la veille - soupe de potiron, puree de patates douces, biscuits of course, salades, tarte au potiron, gateau aux pommes de ma grand mere (si, si, celui que vous connaissez, qui a eu beaucoup de succes as always), creme de carottes, etc.
Miriam's kitchen est une des multiples organisations qui offrent un soutien aux sans logement ou mal nourris de Washington, qui sont si nombreux comme vous le savez. Pauvrete infantile de 30%, 16 00 sdf dans la ville, et une plus grande difference entre pauvres et riches dans cette ville que dans toute autre ville aux Etats Unis... welcome in the Federal Capital.

Monday, November 13, 2006

Ahh... lloween

Voila, all saints' day (si, si, c'est le nom) est passe et avec lui et avec lui mon premier halloween americain. Enfin, halloween pour les grown ups sans enfants, qui ne doit pas ressembler beaucoup au vrai. Alors, a part les decorations dans les magasins, quelques renovations de facades et une invasion de citrouilles, le grand moment a ete la soiree costumee - draculas bienvenus, mais aussi cleopatres, super heros, ou gens masques.
Voila a quoi ressemblait la coloc se preparant pour sortir - une viet et un homard. Manquait la nonne enceinte (Jean), arrivee plus tardivement.



Nous avions aussi convie Eric a se balader avec nous - la,c'est avant qu'il ne soit deguise.




Et une fois deguise, difficile de ne pas passer aux choses serieuses et se lancer dans les grands combats homard vs monstre et viet vs monstre.

Thursday, November 9, 2006

finally!!

Le suspense est enfin termine et l'Amerique respire, deux jours apres les elections. La course aux votes a ete marquee par une succession de scandales en tout genre - Mark Foley et les pages du capitole, Geogre Allen et son racisme sous jacent, sans compter tous les cas accumules de corruption du cote republicain ; mais aussi une profonde insatisfaction sur l'Irak, un reniement du Bushisme par de nombreux leaders republicains, et quelques, mais peu de, debats sur l'etat economique de la Nation (florissant? inegalitaire? sur le point de s'effondrer?)...
Resultat, les democrates sont passes! De peu, certes, mais les americains se sont aussi beaucoup preoccupes des enjeux locaux de cette election.
Comme ce n'est quand meme pas le Bresil, il n'y a pas eu de liesse populaire dans les rues, et a peine plus de la vingtaine de manifestants habituels devant la Maison Blanche, mais le gouvernement de l'Amerique va sans doute etre bien transforme pour les deux dernieres annees du regne de Bush. Pour commencer, la demission de Rumsfeld soulage une tres grande partie des americains, et laisse esperer que la President acceptera de nombreux compromis avec la nouvelle majorite.
Enfin, reste encore a voir ce que donneront les resultats en Virginie, qui decideront de la majorite au Senat. Les chiffres ont beaucoup change au cours de la soiree Mardi, d'une petite avance republicaine a une petite avance democrate. On en est a 7000 voix d'avance pour Jim Webb, sur un total de 2.3 millions de votes.
Il y aura sans doute recomptage, et qui prendra un certain temps. Le New York Times rappelle quand meme le cas d'une election de 'attorney general' recemment pour lequel 400 voix ont fait la difference sur plus d'un million de votes - la bonne nouvelle etant que le recomptage a confirme le premier decompte. Pour le coup, les electeurs peuvent vraiment avoir le sentiment d'avoir individuellement fait la difference!

Friday, November 3, 2006

Le travail et la sante?

De retour aux Etats-Unis, et pour changer, on recommence a parler du systeme de sante. Enfin, un peu. Non pas que cela fasse les grands titres de la campagne electorale, meme si cela devrait peut-etre ?
A peu pres tout le monde est d'accord pour dire que le systeme de sante ne marche pas tres bien, d'aucuns soutiennent qu'en France il y a beaucoup d'insuffisances aussi, et quelques uns rappellent que le pire - a l'Ouest de l'Hemisphere Nord - est peut-etre bien l'Angleterre.
Mon experience de dentiste en kine n'est pas trop mauvaise pour le moment, mais j'imagine avoir une mutuelle plutot tres bonne - et meme avec cela les soins restent chers. Par contre, 50 millions d'americains n'ont pas la chance d'avoir une couverture maladie. Pour quelques uns, jeunes et careless, ce peut etre un choix, pour la majorite il n'y a tout simplement pas de quoi s'acheter une bonne sante. Sans compter que la moitie des faillites personnelles (et pour la plupart des gens tout ce qu'il a plus de middle class average American) sont dues a des factures medicales. Le
blog du correspondant de Libe (tant qu'il y en a encore un!) relance le debat.
Alors, que se passe-t-il quand on n'a pas d'assurance maladie? On va aux urgences quand il y a crise, et on repart sans payer la facture. Ce qui n'est peut etre pas tres grave pour une apendicite, mais c'est plus dramatique pour les maladies chroniques. Le New York Times, qui n'oublie pas de publier des articles sur le sujet de temps a autres, s'emerveillait recemment de ce que certains districts redecouvraient les
bienfaits du traitement curatif et preventif. Typiquement, Ms Dodd, diabetique non traitee et qui ne peut reguler son taux d'insuline, fait des crises mensuelles qui se terminent aux urgences, et elle a accumulee derriere elle des facture de pres de 200 000$ impayees. L'experience (pilote, on vous dit) lui a fourni une pompe a insuline et un suivi d'experts qui a reduit la facture de pres de moitie.... Evidemment on ne compte pas le gain en qualite de vie pour Ms Dodd.
Et l'on s'etonne, en plus de tout le reste, que les depenses de sante aient
quintuplees en vingt cinq ans. Certes, les soins sont bien plus performants et chers aujourd'hui que par le passe, et la population est plus agee et plus obese, mais tout de meme, les Etats Unis depensent 15% de leur PIB dans la sante, a comparer avec les 11% allemands, 10% francais, et 8% anglais (encore eux!), et pour quels resultats ?
Au passage, les memes
statistiques de l'OMS nous confirment aussi que les francais ont tendance a beaucoup voir le medecin et a trop consommer de medicaments (3.4 medecins pour mille hab en France, versus 2.6 aux Etats Unis, et... 2.3 en Angleterre).
Alors beaucoup de gens se penchent sur la question, chacun a sa maniere:
- Walmart tache d'eliminer ses travailleurs en contrat longue duree qui, non seulement sont plus payes, mais aussi ont droit a une couverture medicale. La solution: des contrats a temps partiels, et courts, et avec disponiblite requise de 24h/ 24 (si, si). Walmart a decidemment tendance a etre le bad guy de l'emploi et du commerce aux Etats-Unis, mais continue bon gre mal gre a accueillir ses cent millions d'acheteurs par semaine.
- des
bloggeurs se scandalisent et offrent une tribune aux malchanceux du systeme. Antigone (voir plus bas) est un difficile a suivre, mais sa situation est passablement mauvaise, et elle a la chance de n'avoir qu'un probleme medical mineur.
- De
doctes chercheurs etudient le qui et le quoi des depenses de sante, mais comment reduire les couts n'apparait pas tres clairement
- De mon cote je comprends enfin ce que l'on entend par non-transparence de l'ensemble. La facture medicale est envoyee apres la visite, et le prix dependra de l'assurance du patient aussi bien que du mood du docteur... Vraiment un abysse avec la France.

Antigone - un casse tete mathematique et juridique
I am self employed and my insurace premium is 389 per month with a $5000 deductible, a $4000 co-insurance (after I pay the deductible the insurance will pay 50%) This means after $5000 the insurance company and I split the costs. If it is in network there is a discount on the doctor bill. Insurance does not pay doctor office visits, drugs or health screen like mammograms. Health care cost me with insurance $8000 a year up until last year when I got a problem. Besides the deductible and co-insurance there is another category: not covered. The not covered kicks in after you have paid $9000. It appears the insurance only wants to cover the co-insurance of $4000....Many like me may think they are covered: if you have not needed insurance...you are in for a surprise. And don't even think about going out of network...you don't get the discounts and have to pay the full fees for me it is up to $18000 and then the insurance company pays 50% (the not covered may show up there.) How I got here was the renewal form only stated my out-of pocket max was $9000 in network. No mention of the out of network or the not covered. My medical costs are $49000 for the past two years. I have sleep apnea due to an obstruction in the nose that had to be surgically corrected...this is not a major health issue...but the costs are a major issue due to the overcharging of doctors and underpaying by insurance....and the best part we never get to know what the costs are until we receive the bill....

Friday, October 27, 2006

Bom dia do Mocambique

Deja quelques mois que les voyages lointains manquaient, et l'automne qui s'installe a Washington, quoi de mieux que de faire un tour dans l'hemisphere sud ? Me voila deja revenue, au fait, mais apres presque trois semaines au Mozambique, des milliers de km dans le pays, des jours et des jours en avions et aeroports, et un arret eclair a Paris.
Le trajet aller pour Maputo prend quand meme 40h - cela se merite: une nuit pour aller a Franfort, 14h de travail, repos, et attente a Francfort, une nuit pour aller a Jo'burg, et enfin le dernier avion pour Maputo.
Maputo, capitale do Mocambique, 1.5 millions d'habitants, une belle vue sur la mer et le celebre hotel Polana de la grande epoque portugaise. La piscine fait rever, et le beau temps donc.

A partir de Maputo, nous avons sillone le pays a la decouverte de perimetres irrigues, du petit, du grand, communautaire, prive, avec ONG et sans ONG, fonctionnel ou pas, cultive ou peu, tomates, oignons, mais, canne a sucre, you name it. Du pompage, cela peut donner ca a moyenne echelle par exemple:






Nous avons commence par quatre jours dans le Sud du pays, assez plat, sec, et entrecoupe de grandes rivieres. Il y a bien sur le celebre (si, si) perimetre de Chokwe, 30 000 ha avant la guerre, et seulement 5 000 fonctionnels pour le moment. Mais il y aussi des petits producteurs de legumes pour Maputo, et un peu de culture en fond de cuvette a Xai Xai (prononcer Chaie-Chaie, pour que l'on vous comprenne). La surprise de ces trajets a ete l'arrivee en pleine nuit dans un tres petit hotel du bout du monde, a la fin d'une piste, et le reveil le lendemain matin face a la mer.


Quand meme, de ce que nous avons vu, c'est le Nord du pays qui semble le plus beau. Nous ne sommes pas alles tout de meme jusqu'aux plages paradisiaques de Cabo Delgado (irriguer les palmiers?) mais l'arriere pays montagneux de Nampula se defend pas mal du tout (
carte du pays conseillee).
La premiere journee dans le Nord a ete un peu dure - un avion aux petits heures du matin, huit heures de 4*4 dont la moitie sur un troncon de cent kilometres seulement, un hotel-discotheque, pour a peine 20min de visite de terrain, mais nous nous sommes consoles avec les paysages sur la route. Qui donnaient a peu pres ceci:

And, last but not least:
La region etant montagneuse et un peu reculee, les systemes irrigues sont a petite echelle, parfois tout a fait artisanaux et traditionnels, et d'autres fois modernes, avec robinet a la parcelle et canalisations enterrees. Cela donne dans l'ensemble quelque chose de tres beau.


Pour la methode artisanale, rien ne vaut une riviere, quelques troncs evides, et un peu d'astuce.
Nous representions l'attraction de la journee pour les enfants du village. Et l'ecran de l'appareil numerique avec les photos en instantane a eu beaucoup de succes.
Si vous avez de bons yeux egalement vous pouvez peut etre distinguer les manguiers (grande specialite locale) et les arbres a cajou (tres grande specialite du Mozambique). Mais a cette distance, difficile de dire lequel est-ce.

En route vers la province du Zambeze, nous nous sommes arretes devant une ancienne mission portugaise abandonnee. Batiments abandonnes et foret d'arbres secs, quelle atmosphere.
L'equipe au complet: Patrick, Eduardo, Francisco, Ijsbrand, Aurelio du Ministere, et l'hote de la Banque Africaine de Developpement.
Toujours apres de nombreuses heures de route, quelques centaines de km, et des noix de cajou, nous nous sommes arretes pour une demi journee a Quelimane, capitale provinciale et assoupie du zambeze. Nous attendons l'avion bi-hebdomadaire pour rallier Beira, la seconde plus grande ville du pays, que nous ne verrons pas, ou si peu: arrivee a 22h et depart a 6h le jour suivant.
Nous frequentons ce jour la deux mondes assez opposes. D'un cote une region tres pauvre, ou la Banue Africaine de Developpement a installe un micro-systeme irrigue recemment. De l'autre, des fermiers Zimbabweens qui ont investi dans la culture de baby-corn et chili pour le marche anglais. Dans les deux cas le fondamental de l'irrigation est la - du vert au milieu du sec, mais pour le reste....

Les enfants de Gorongosa Et la plantation de piments de la compagnie Vanduzi, avec son unite (ultra?)moderne d'emballage des produits. Tracabilite, hygiene, tout est la pour les consommateurs anglais. A quand la France ? Les Etats Unis?
A partir de la, nous avons encore passe une semaine a Maputo, a rencontrer les bailleurs de fond et les responsables des Ministeres. Tres interessant mais bien loin du safari-irrigation le nez au vent.
J'ai prolonge mon sejour de quelques heures pour pouvoir enfin nager dans la piscine, et prendre le soleil avant de retrouver l'hemisphere nord. Trois avions, un passage par Paris, encore deux avions, et me voila reinstallee au frais.

Friday, September 29, 2006

what's up ?

Comme je n'ai pas trop le temps d'ecrire, voici au moins de quoi lire pour vous.. thanks NYT et le copiage !
Competes With West in Aid to Its Neighbors


STUNG TRENG, — In the dense humidity of northern , where canoes are the common mode of transportation, a foreman from a Chinese construction company directs local laborers to haul stones to the ramp of a nearly completed bridge.

Nearby, engineers from the
China Shanghai Construction Group have sunk more than a dozen concrete pylons across a tributary of the mighty Mekong River, a technical feat that will help knit together a 1,200-mile route from the southern Chinese city of Kunming through Laos to the Cambodian port of Sihanoukville on the Gulf of Thailand.

This is the new face of ’s foreign aid to poor Asian countries: difficult construction in remote places that benefits the recipient, and , too. “It is the favor of our government to the Cambodian people,” said Ge Zhen, 26, one of the more than 50 engineers and 250 other Chinese workers on the four-year project.

Flush with nearly a trillion dollars in hard currency reserves and eager for stable friends in Southeast Asia, is making big loans for big projects to countries that used to be the sole preserve of the
World Bank, the Asian Development Bank, the and .

With the meeting of the World Bank on Sept. 19 and 20, , one of the bank’s biggest customers, is quietly shaking up the aid business in Asia , competing with the bank at its own game.


For poor countries like , and , and somewhat better-off countries like the , ’s loans are often more attractive than the complicated loans from the West.
The Chinese money usually comes unencumbered with conditions for environmental standards or community resettlement that can hold up major projects. The aid does not carry penalties for corruption that are being increasingly used by the World Bank president,
Paul D. Wolfowitz. And ’s offers rarely include the extra freight of expensive consultants, provisions that are common to World Bank projects.

For its part, China benefits from the added infrastructure — roads, ports and bridges — in the underdeveloped but growing region around it, to help increase trade and to move natural resources from China’s periphery to its heartland.
Liqun Jin, vice president of the Asian Development Bank and a former vice minister of finance in Beijing, said in an interview at the bank’s headquarters in Manila that had carefully considered how to use its increasing wealth.
“ is attracting external capital, and as a balance wants to help developing countries in the region by financing infrastructure projects,” Mr. Jin said. “Helping your neighbors to have a good life is no sin.”
He added, “ makes no bones that we want a peaceful neighborhood to develop our own economy.”

The effects are likely to be enormous. Tom Crouch, country director for the at the Asian Development Bank, said, “Here comes a very large new player on the block that has the potential of changing the landscape of overseas development assistance.”
Already, in the past several years, has given aid to African countries, where it is buying oil and gas. They include some with repressive governments like , and .
Even during the cold war, spread aid around Africa, sometimes to counterbalance assistance from rival countries, which were being helped by . In the 1960’s and 70’s, for example, aided while helped neighboring .

In , Prime Minister
Hun Sen boasts of ’s offer last spring of $600 million in “no strings attached” loans, made during a visit from the Chinese prime minister, Wen Jiabao. The money will help pay for two major bridges near the capital, Phnom Penh, that will link to a network of roads; a hydropower plant; and a fiber-optic network that will connect ’s telecommunications with that of and .
In contrast, Mr. Hun Sen points out that the traditional lenders together pledged just $1 million more than . And the money came laden with conditions, including World Bank anticorruption clauses.

Four World Bank programs in worth about $70 million were recently suspended by the bank after its investigators found corruption among Cambodian officials in the procurement process.
’s generosity to has caught Washington ’s attention. The United States Navy is planning a port visit to Sihanoukville early next year, a first since the
Khmer Rouge seized power in 1975.

In the , is also making a big splash, offering an extraordinary package of $2 billion in loans each year for the next three years from its Export-Import Bank.

That made the $200 million offered separately by the World Bank and the Asian Development Bank look puny, officials from those banks said, and easily outstripped a $1 billion loan under negotiation with .

Officially, the World Bank says it is not concerned about competition from ’s increasingly energetic aid program. “The more important impact of on these countries’ development is trade rather than aid,” said Homi Kharas, the bank’s chief economist for East Asia and the Pacific.

The aid, chiefly for infrastructure, was being focused by on the integration of trade in the region, a useful result for poor countries, he said.

But Western aid donors complain that is secretive about its aid projects, and that it declines to attend the traditional meetings presided over by the World Bank to coordinate aid activities in poor countries. They also say they doubt that always delivers the full value of the projects that it announces.

And Western aid officials said they were taken aback when the news of the $2 billion Chinese aid package came out at a lunch meeting of more than 100 aid donors in Manila last month. The size of the Chinese loans came as a shock, in part because the serves as the headquarters of the Asian Development Bank, a lender dominated by and the . is also a shareholder.

The secretary general of the National Economic and Development Authority in the , Romulo Neri, compared the Chinese aid package to those from other sources, and noted the appealing absence of the expensive consultant fees common to Western projects.
After being a favorite of the Bush White House, the Philippine president,
Gloria Macapagal Arroyo, fell out of favor when she pulled her country’s troops out of in 2004.
The Chinese appeared to have quickly filled the economic breach for the and, according to a memorandum from Mr. Neri’s office, a number of projects are expected to be completed when Mr. Wen visits Manila in December.
They include two toll roads and a water supply system for Manila, and further financing for a rail project already under way to connect northern Manila with four provinces.
In some countries, like , ’s construction projects seem clearly aimed at helping to assure ’s access to natural resources.

Western diplomats and aid officials in Phnom Penh said they believed that had recently granted the rights to one of five offshore oil fields that could yield as much as $700 million to $1 billion a year. Chevron already has an agreement for exploratory drilling at one of the Cambodian fields.
Washington does not know yet, and would like to know, whether plans to offer loans for an often-discussed deep-sea port at Sihanoukville that would allow a convenient delivery point for its Middle East oil imports.
In resource-rich , the former , Beijing’s only real competitor on the aid front is . has built dams and roads connecting the interior of the country to ’s southern flank, and is currently reported to be working on a deep-water port on ’s west coast. is in deep arrears to the World Bank, which said it had no loan program there. The offers no official aid, either, because of the repressive nature of the government.
In , has built a major road up the spine of the country, and has been influential as much by the prospect of what it might do, than by what it has actually accomplished.

After years of study on the impact on the environment, the World Bank broke ground on a environmentally controversial major dam, known as Nam Theun 2, in last year, because it knew that was ready to step in to build the dam, bank officials say.

Beyond its no-strings approach, is often appreciated as a lender by poor countries because it is willing to take on complicated projects in distant areas that others are not.

The bridge that Mr. Ge, the engineer, and his colleagues have sweated over during the last four years — the temperature creeps up as high as 106 in April — is in one of the most underdeveloped corners of Southeast Asia , the area where the Khmer Rouge first took power.

Running from the bridge is a new, smooth 130-mile road built by Mr. Ge’s team that connects Kratie, a village to the south of Stung Treng, to the Laotian border.

“When we came here four years ago, we would leave at breakfast time from Kratie and we would arrive here for dinner — eight hours,” Mr. Ge said. “It now takes two hours.”


The Ascent of Wind Power


KHORI,
India — Dilip Pantosh Patil uses an ox-drawn wooden plow to till the same land as his father, grandfather and great-grandfather. But now he has a new neighbor: a shiny white wind turbine taller than a 20-story building, generating electricity at the edge of his bean field.

Wind power may still have an image as something of a plaything of environmentalists more concerned with clean energy than saving money. But it is quickly emerging as a serious alternative not just in affluent areas of the world but in fast-growing countries like and
China that are avidly seeking new energy sources. And leading the charge here in west-central and elsewhere is an unlikely champion, Suzlon Energy, a homegrown Indian company.

Suzlon already dominates the Indian market and is now expanding rapidly abroad, having erected factories in locations as far away as Pipestone, Minn., and Tianjin, . Four-fifths of the orders in Suzlon’s packed book now come from outside .

Not even on the list of the world’s top 10 wind-turbine manufacturers as recently as 2002, Suzlon passed Siemens of last year to become the fifth-largest producer by installed megawatts of capacity. It still trails the market leader, Vestas Wind Systems of Denmark, as well as
General Electric, Enercon of Germany and Gamesa Tecnologica of .

Suzlon’s past shows how a company can prosper by tackling the special needs of a developing country. Its present suggests a way of serving expanding energy needs without relying quite so much on coal, the fastest-growth fossil fuel now but also the most polluting.

And Suzlon’s future is likely to be a case study of how a manufacturer copes with , both in capturing sales there and in confronting competition from Chinese companies.

Suzlon is an outgrowth in many ways of ’s dysfunctional power- distribution system. Electricity boards owned by state governments charge industrial users more than twice as much for each kilowatt-hour as such customers pay in the — and they still suffer blackouts almost every day, especially in northern .

Subject to political pressures, the boards are often slow to collect payments from residential consumers and well-connected businesses, especially before elections. As a result, they often lack the money to invest in new equipment.

To stay open and prevent crucial industrial or computer processes from stopping, a wide range of businesses — including auto parts factories and outsourcing giants — rely on still more costly diesel generators.

With natural gas prices climbing as well, wind turbines have become attractive to Indian business. The Essar Group of Mumbai, a big industrial conglomerate active in shipping, steel and construction, is now working on plans for a wind farm near Chennai, formerly Madras, after concluding that regulatory changes in have made it financially attractive.

“The mechanisms didn’t used to be there; now they are,” said Jose Numpeli, vice president for operations at Essar Power. The electricity boards “know how to cost it, they know how to pay for it.”

Roughly 70 percent of the demand for wind turbines in comes from industrial users seeking alternatives to relying on the grid, said Tulsi R. Tanti, Suzlon’s managing director. The rest of the purchases are made by a small group of wealthy families in , for whom the tax breaks for wind turbines are attractive.

Wind will remain competitive as long as the price of crude oil remains above $40 a barrel, Mr. Tanti estimated. To remain cost-effective below $40 a barrel, wind energy may require subsidies, or possibly carbon-based taxes on oil and other fossil fuels.

Mr. Tanti and his three younger brothers were running a textile business in Gujarat, in northwestern , when they purchased a German wind turbine — only to find that they could not keep it running. So they decided to build and maintain turbines themselves, starting Suzlon in 1995 and later leaving the textile business.

To minimize land costs, wind farms are typically in rural areas, chosen for the strength of the wind there as well as low prices for land. But that can mean culture shock.

“There were no big changes until the turbines came,” Mr. Patil said, pausing from plowing here with his father in this remote, hilly, tribal area 200 miles northeast of Mumbai, where oxen remain at the center of farm life and motorized vehicles are uncommon.

Doing business in rural areas of the developing world carries special challenges. The new Suzlon Energy wind farm in Khori is a subject of national pride. More than 300 giant wind turbines, with 110-foot blades, snatch electricity from the air. But it has also struggled with the sporadic lawlessness that bedevils .

S. Mohammed Farook, the installation’s manager, was far from happy one recent afternoon. At least 63 new turbines, worth $1.3 million apiece and each capable of lighting several thousand homes when the wind blows, could not be put into service because thieves had stolen their copper power cables and aluminum service ladders for sale as scrap.

The copper or aluminum fetches as little as $1 from black-market scrap dealers. But each repair costs thousands of dollars in parts and staff time, in a country that is desperately short of electricity and technicians.

“I am crying inside,” Mr. Farook said.

Despite such problems, Suzlon has expanded rapidly as global demand for wind energy has taken off. Its sales and earnings tripled in the quarter ended June 30, as the company earned the equivalent of $41.6 million on sales of $202.4 million.

The demand for wind turbines has particularly accelerated in , where installations rose nearly 48 percent last year, and in , where they rose 65 percent, although from a lower base. Wind farms are starting to dot the coastline of east-central and the southern tip of , as well as scattered mesas and hills across central and even Inner Mongolia .

Coal is the main alternative in the two countries, and is causing acid rain and respiratory ailments while contributing to
global warming. accounted for 79 percent of the world’s growth in coal consumption last year and used 7 percent more, according to statistics from BP.

Worried by its reliance on coal, has imposed a requirement that power companies generate a fifth of their electricity from renewable sources by 2020. This target calls for expanding wind power almost as much as nuclear energy over the next 15 years. already leads in wind power and is quickly building more wind turbines.

Chinese and Indian officials are optimistic about relying much more heavily on wind.

“I believe we may break through these targets — if not, we should at least have no problem reaching them,” said Zhang Yuan, vice general manager of the China Longyuan Electric Power Group, the renewable-energy arm of one of China’s five state-owned electric utilities, China Guodian.

Kamal Nath, ’s minister of commerce and industry, was even more enthusiastic. “ is ideally suited for wind energy,” he said. “The cost of it works well and we have the manufacturing capability.”

International experts are more skeptical that wind will displace coal to a considerable extent, saying that while electricity production from wind is likely to increase rapidly, the sheer scale of energy demands suggests that coal burning will expand even more.

Suzlon still sees plenty of opportunity in and has decided to build some of its latest designs in for the market there, despite the risk of having them copied by Chinese manufacturers.

“Being an Asian leader,” Mr. Tanti said, “we cannot afford to ignore .”

A dozen Chinese manufacturers have jumped into wind-turbine manufacturing as well. They have struggled with quality problems and have limited production capacity so far, resulting in long delivery delays.

But the Chinese producers already have an edge on price over imported equipment, according to Meiya Power of Hong Kong, which owns and operates power plants in and across Asia, and is considering a wind farm in windswept Inner Mongolia .

Mr. Tanti said that rapid innovation and design changes would allow Suzlon to stay ahead of copycats. “It’s a time-consuming process,” he said, estimating that it would take two to three years for rivals to clone Suzlon turbines because they use unique or proprietary parts.

Suzlon manufactures its turbines at two factories in , but has begun test production at a just-completed turbine-blade factory in Minnesota , where it already supplies turbines for a wind farm operated by the Edison Mission Group and
Deere & Company. It has also begun test production at a Chinese factory that will make both turbines and blades.

To reach the Suzlon wind farm here, the huge rotors travel by night on special trucks for a 300-mile journey from northwestern on a succession of paved and dirt roads.

Squatter huts have had to be removed along the way to allow the long trucks to turn; Suzlon is not required to pay compensation but often makes donations in these cases, Mr. Farook said.

The truck crews also carry wooden poles to prop up electricity wires across the road and pass underneath. The trucks sometimes attract gawkers, and live wires occasionally burn bystanders.

“With human error, it may touch human flesh,” Mr. Farook said. “In that case, we have to pay compensation.”

Villagers in Khori said that thievery and even robberies by rock-throwing gangs were nothing new, and were a problem long before Suzlon began setting up wind turbines. The company’s response — stepping up patrols by security guards — has reduced everyday crime. That has made villagers more willing to rent land at the edge of their fields for the turbines.

At first, “we were really confused about what was going on,” Mr. Patil said. “But now we’re O.K. on it.”

Friday, September 1, 2006

Les vacances, les vacances!

Alors, avant toute chose, les vacances c'est fini. Et depuis plusieurs jours meme. Et qu'avec la reprise du travail elles ont vite semble bien bien loin, ne serait-ce le decalage horaire qui permet de (force a?) se reveiller tot le matin.
Mais aussi, pour autant que je me souvienne, les vacances, c'etait tres bien. Un grand merci a tous ceux qui nous ont accueillis, heberges, nourris, transportes, accompagnes et retrouves a un bout de la France ou a l'autre.
Le sejour a commence par les retrouvailles traditionnelles du 15 aout a Aix en Provence, avec une meteo pas toujours compatissante mais des journees actives: Calle-Longue - Sormiou, escalade aux Deux Aiguilles de la Ste Victoire, Marseille, son Vieux Port, et son cours Julien, un peu de piscine pas tres chaude a la maison, le Vallon du Montaiguet, et un passage entre cigales et piano a la Roque d'Antheron.
Au dessus et a cote, un temps magnifique dans les calanques. Mais une mer froide, froide.Les experiences culinaires d'Aix - just carotte gingembre, avant d'aller s'attaquer a la Ste Victoire par un temps finalement tres propice:
Apres une longue journee de transfert d'Aix a Vannes, visite guidee de la vieille ville et des fabricants de galettes, retrouvailles surprises d'amis, et un sejour loin du monde a l'Ile de
Gavrinis, avec huitres sauvages et mer toujours froide.
L'escalade est loin d'etre l'activite principale de l'ile: plage face a l'ile Berder, parcs a huitres, et Cairn aux lignes mysterieuses d'ou 3000 ans nous contemplent.

Une vue sur l'ocean, au fond a droite, depuis le tumulus. Et la maison, tres bretonne.
Enfin, six jours a Paris nous ont oblige a oublier un peu le rythme farniente pour une vie rapide et revoir les proches, et Paris.

Wednesday, August 2, 2006

Derniere image de DC

Bientot et meme tres bientot les vacances... encore deux jours, dix huit heures de voyage a patienter, quinze minutes de voiture, et plouf krkr! -plongeon dans la piscine au milieu des criquets
Voila une
derniere image de DC, qui n'est pas de moi, mais on ne peut plus washingtonienne. Le cinema en plein air ici, c'est un grand ecran dresse sur le mall et devant le Capitole, beaucoup moins de pique niqueurs au metre qu'a Paris, et des films pas grandioses mais americains... Imaginez que nous allons manquer Rocky lundi soir prochain.
Nous sommes alles voir un film legendaire aux US, avec la premiere
course poursuite en voiture dans les rues de San Francisco, et un heros policier machiste et entete: Bullit, pour les connaisseurs! Le public a bien applaudi les grands moments du film (demarrage de la poursuite en voiture, repliques cultes, il faut etre americain), la biere coulait a flot sous un camouflage de sacs en papier, le son n'etait pas tres audible et l'histoire pas tres claire (help, quelqu'un pourra faire un cours de rattrapage?). Mais nous avons eu de belles images de la Baie devant le Capitole eclaire - meme si sans mise en abyme.

Monday, July 24, 2006

J'prendrai bien le suivant

En parlant de metro. Un petit court qui en fait beaucoup.
http://www.wat.tv/relevance/search/oscars/video/5666

Wednesday, July 19, 2006

Komi

Je vous invite a deviner ce que font les parisiens exiles a Washington…. difficile ?, non, pas vraiment : nous parlons de Paris. Et nous en profitons pour faire des paris sur le metro -on ne m’y reprendra plus d’ailleurs, et voila comment je me suis retrouvee a devoir inviter Eric dans un bon restaurant.
On decouvre tres vite qu’en terme de haute cuisine ici, les restaurants sont beaucoup francais (
L'auberge chez francois, Citronelle, Marcel's) et italiens (Maestro), un peu asiatiques (Makoto), parfois americains tout de meme (Tabard Inn), et puis beaucoup de "modern american", qui est un melange de tout ce qui precede.
Je n’ai finalement pas eu trop de mal a choisir : qu’est qui reunit cuisine americaine moderne et mediteraneenne, offre un menu degustation, et qui se trouve a vingt minutes de la maison ? Reponse : un seul restaurant,
Komi.

Le restaurant est dans une de ces maisons de ville etroites que nous connaissons si bien autour de la 17eme rue (ah oui !, si vous veniez a DC, vous verriez tres bien de quoi il s’agit), et le cadre n’est pas exactement beau – murs monochromes et acoustique deplorable – sans etre laid non plus : petite salle, peu de convives, sets de table tresses qui nous evitent le syndrome de la tache sur nappe blanche, et serveuses jeunes et sympathiques.

Nous ne nous etions pas vraiment affames pour ce repas, mais a 8h du soir la ronde des mises en bouche du Sud est tres bienvenue.
Les olives vertes marinees a la maison sont epaisses, tres legerement croquantes, rehaussees d'une fine pointe de sel, et l'on souhaiterait un jour soi-meme reussir de telles "house-cured" olives. Suit un des points d‘orgue du repas, deux dattes chauffees au point de caramelisation, fourrees au mascarpone et assaisonnees d'une touche d'huile d'olive et de sel. Mammamia.
Cela demandera des experimentations a la maison, la recette doit etre un secret encore bien garde. Pour le coup, l’amuse bouche suivant, bien qu'assez reussi avec sa buratta di buffala, chapelure, tranches d'anchois preparees par le chef et marinade d'oignons de printemps parait un peu commun… jusqu'à l’arrivee du prosciutto di tuna avec son gout tres fort et sa presentation parfaitement minimaliste qui relance le diner: deux lamelles translucides entourees de quelques gouttes de vinaigre, d'un abord surprenant. La pita fourree au porc et les toasts a la creme d’œufs de poisson font retomber un peu le palais (enfin, mon palais en tout cas), mais quelques gorgees de vin nous remettent en condition.
Ah oui, j’en oubliais le vin. Nous avons opte pour un menu « wine pairing », c'est-à-dire que cinq vins differents sont selectionnes pour accompagner les plats. Tout cela est servi au verre, mais, mais rerempli par les serveuses attentives tant que le convive semble tenir droit sur sa chaise – le fameux principle ‘quand y’en a plus, y’en a encore’ qui marche aussi tres fort de ce cote de l’Atlantique. Mais si vous voulez connaître le veritable miracle de la soiree, a mon avis, c’est bien que nous ayons reussi a sortir l’esprit clair de table, et sans souffrances le lendemain… sans doute parce que nous n’avons pas oublier d’etaler la boisson sur plus de trois heures, et de manger entre-temps.
Donc, donc, le Prosecco petillant se laisse donc boire comme le veritable jus de raisin qu’il est et convient tout a fait aux taquine-bouche. Au fait, le plat suivant est un rappel du week end precedent, mais en version soft et upmarket : beignet de soft shell crab accompagne d’une salade fraiche de cabillaud aux pois chiches. Le petit crabe est parfaitement fondant dans sa friture et le gout est fin et releve – ah oui, difficile de ne pas penser aux fameux beignets de fleur de courgette de Giens. Mais j’avais aussi en tete notre combat epique avec les gros crabes de la Cheesepeake Bay (3 pour moi, 0 pour les crabes). Tout Washington se retrouve en effet le week end a
Cantler’s, un grand restaurant perdu au milieu des ramifications de la baie, pour faire un sort a des cargaisons de crabes, huitres, coquillages, crevettes, bieres, et frites of course…. mais surtout des crabes. Vous me direz que notre combat avec les crabes est a la deloyale, puisque nous sommes armes de marteaux et couteaux, mais il n’empeche que nous comptabilisons des coupures, une odeur de crustace impregnee jusqu’aux coudes, et quelques taches traitresses.
Notre rencontre avec les crabes a Komi a ete heureusement moins physique, et la mise en appetit se termine sur deux bouchees de pasteque a la feta fraiche et salade : il est temps de faire une pause et de boire un peu de vin pour pouvoir esperer manger la suite.
Inspiration italienne oblige, les entrees seront des plats de pates, par chance en portions reduites, dans la lignee des recherches minimalistes du chef. Eric choisit des tagliatelles au homard et oursin avec des etoiles dans les yeux, pendant que je goute les
Pappardelle au « milk-roasted baby goat ragu », dont je vous laisse deviner la signification. Mon voisin de table semble vivre une tres grande experience gustative, mais une bouchee de son plat me fait comprendre que les oursins et moi ne sommes pas fait pour nous entendre. Tant pis, mon vin rouge est tres agreable et plus charpente que les vins que nous trouvons habituellement aux etats-unis, et les pates et le petit cabri fondants a la perfection.
La carte est tres courte et nous n’avons pas trop de mal a choisir notre plat principal parmi les six propositions (meme si j’esseairai sans aucun doute la prochaine fois la pintade a la marmelade d’abricots… oui, difficile de ne pas y retourner). Nous nous sommes laisses tenter par le « bronzino e alati », poisson mediterraneen en croute de sel, cuisine pour deux personnes.
Notre bronzino fraichement et amoureusement peche, assaisonne, roule, engonce, et cuit, est presente dans sa gangue avant d’etre ramene en cuisine pour etre decoupe. La chair est fondante et succulente, tout a fait irresistible, et je cede aux injonctions d’Eric de gouter les joues de poisson, qui devraient etre encore meilleures… sans etre tout a fait convaincue. C’est en mangeant les legumes –lit croquant de legumes de printemps grilles - que je commence a realiser d’une part que je n’ai plus d’appetit, et d’autre part que le chef aime trop l’huile d’olive et le sel… sa cuisine pourrait etre encore epuree et « subtilisee » (de « subtiliser » : vb., rendre subtile). Cela dit,
Johnny Monis ayant recemment fete ses 26 ans, on se rassure en se disant qu’il a encore quelques annees de progres devant lui. Et on s’inquiete (moi en tout cas) en se demandant comment il a pu en arriver deja la a cet age (mon age). Il a recu il y a quelques semaines l’etoile du jeune chef prometteur de l’annee a Washington - lisez donc en commentaire la biographie que le Post lui consacre et les trois recettes dont il a bien voulu vendre la meche a l’occasion…
La bataille avec le fromage sera heureusement un peu moins ardue que chez Guy Savoy il y a bien longtemps: tranches de chevre californien, lamelles de gouda hollandais extra-vieux, et morbier francais, servis avec un toast…. arrose d’un filet d’huile d’olive (why johnny, why ?). Le morbier nous a plonges dans des abymes de perplexite : imaginez donc des francais face a un morbier sans sa cendre et goutant le livarot, pour voir. Il faudra y consacrer quelques moments de reflexion et degustation cet ete.
Eric a plonge dans le fromage apres que je l’ai goute, et ne s’est pas mal sorti de son verre de vin, rouge, italien, et tres fort, comme il se doit. Le choix de dessert est ensuite un peu cornelien, car Komi n’est pas tres repute pour le sucre, sinon pour le doughnut au mascarpone et a la creme de chocolat, mais un sorbet ne serait-il pas raisonnable ?
Deux beignets devant nous plus tard, je me dis que cela manque de legerete, ne se mange pas mal quand meme, et surtout que le Moscato tout juste petillant n’est pas desagreable du tout.

Avec l’addition vient le moment du bilan :
La sucette au melon la maison attendra

De paris sur le metro ne fera plus avant quelques annees
De paris sur le RER ne fera plus non plus – je suis toujours endettee d’un repas gastronomique « home made ».

Monday, July 17, 2006

The New

"The New", c'est le petit nom d'un haut lieu de la Cote Est. Enfin, d'un haut lieu pour les amateurs de rocher et d'eau, entendons nous.

Eric warmimg up sur une 5.8... pas de photo du lead sur la 5.11d (7a), l'assureuse avait besoin de ses deux mains et deux yeux.

Le New River Gorge, c'est un peu le fin fond de la
Virginie de l'Ouest, qui est en soi-meme un des Etats americains les plus recules qui soient: des forets, des forets, quelques ondulations de terrain, et 29 habitants au km2. Les deux mamelles de l'economie sont l'extraction du charbon et l'exploitation forestiere, autant dire que ce n'est pas tres brillant. Wikipedia nous explique que l'Etat enregistre le troisieme plus pauvre niveau de revenu par habitants et detient un curieux record - "The proportion of West Virginia's adult population with a bachelor's degree is the lowest in the U.S. at 15.3%".
Malgre tout, malgre tout, West Virginia n'est pas loin de District of Columbia, et le New River Gorge c'est, d'apres les connnaisseurs, la
mecque de l'escalade sur la cote Est: 1500 voies (si, si), un rocher de qualite, et beaucoup de zones encore peu exploitees.
Le paysage est plutot limite aux arbres environnants - les falaises ne representent guere qu'une frange rocailleuse sous le plateau, et les versants sont avant tout forestiers. Les plus belles voies permettent de jeter un oeil au-dessus du faite des arbres, pour le reste on profite de la fraicheur du sous-bois, qui tourne au sauna a mesure que la journee avance.
Looking at the S-shaped crack.

Un peu de wildlife avec une tortue orange et pas bien effrayee.


6h de route, c'est quand meme long, et nous avons profite du week end prolonge de l'independence day pour partir quatre jours. D'ailleurs, a voir le nombre de connaissances croisees en bas des voies, c'est toute la communaute de DC qui avait decide de se mettre au vert.
Comme quatre jours d'escalade, c'est aussi un peu long pour les bras, nous sommes alles sur l'eau une journee - dans la partie la plus civilisee de la riviere, mais c'etait deja autre chose que les rapides de l'Herault. Donc, a nous les vrais kayaks, l'instructeur, les essais longs et infructueux d'apprentissage de l'eskimotage (je vous laisse lire la
theorie sur internet, deja pas evidente, et en plus en ayant la tete sous l'eau...), et l'adrenaline. Bilan de la journee: perdu mes anciennes lunettes dans le premier rapide mal negocie, et vecu le reste de la journee dans un flou humide, mais passe haut la main le terrifiant - n'ayons pas peur des mots- Surprise. Surprise c'est une vague impressionante et relativement difficile a negocier en kayak (pour ceux qui auraient le loisir de regarder un clip musical bruyant avec des rafts.... de toute facon, apres avoir passe une journee avec une jupe en neoprene et engonces dans une coque de plastique rouge, on n'est plus a un ridicule pres). Donc, un kayak, contrairement a un raft, c'est tres leger et pas flexible, et reussir a passer la vague et a ne pas piquer du nez dans le creux suivant est a peu pres impossible a notre niveau. Il faut pagayer et tenter de prendre les rouleaux legerement sur le cote, sans se faire aspirer, et sans etre distrait par la vision du gouffre... souriez, riez, mais on vous y verrait.....
La derniere matinee, notre recompense a ete de grimper les rives du
Summersville lake - qui seraient aux calanques ce que le New est au Verdon. Les activites lacustres couvrent a peu pres tout ce que l'on peut imaginer: peche, plongee, ski nautique, bateau, farniente. Manque de temps et de materiel oblige, nous en sommes restes aux falaises equippees, mais le vrai terrain de jeu pour les grimpeurs, c'est le deep water soloing -chaussons aux pieds et bouee a la main, on demarre une voie et saute a l'eau lorsque la hauteur devient trop impressionante... ou la difficulte trop elevee (a voir les falaises, je pencherais vers la deuxieme hypothese).
Reste donc pour le prochain sejour a plonger sous l'eau, mouiller les chaussons, et voler dans les airs. Ah oui, le New est aussi connu pour son tres beau
pont a une arche qui enjambe la gorge a la hauteur d'un Washington Monument + d'une statue de la Liberte (soit encore une Tour Eiffel?, les americains ayant de ces comparaisons). Une fois l'an, en Octobre, c'est le bridge day, et je vous laisse deviner l'activite preferee des skydivers.
Mais non, mais non, je n'en suis pas au base jump. Far from it.

Notre campground, version grand luxe: toaster que l'on pose sur le rechaud (
miracle! Nous avons meme fait brule des tartines), cafe illy du matin, pancakes ricos du cathedral cafe (un cafe dans une cathedrale peut laisser songeur, heureusement l'eglise est au format americain), hamac de bolivie et ordinateur pour avoir son home movie cinema. Si, si.

Monday, July 10, 2006

DC shows

J'aurais bien voulu ecrire que nous avons beaucoup fete hier la victoire en Coupe du Monde, mais notre brunch au pub s'est juste termine sur plus de bieres que prevu (pas pour moi, non, non), et un public pro-france tres decu. J'aurais bien aime pouvoir aussi vous ecrire que les feus d'artifice de la fete nationale sur le Mall sont les plus beaux du monde et que les 500 000 spectateurs sont les plus joyeux... mais mis a part les bruits de fete de voisinage du crepuscule au milieu de la nuit, tout a fait manque ce 4 juillet (in the process of unpacking the tent, gear, doing the washing thing, etc, after the week end, voir un post ulterieur).

Et pourtant il y a bien quelques spectacles recents dont je pourrais vous parler. Vendredi dernier, notre ami americano-allemand Karl nous a emmene au DC Improv theater, qui ne fait que du cafe concert comique, pour voir un spectacle de
Christian Finnegan... Il faut pour le connaitre sans doute etre americain et puis avoir le cable (la chaine "VH1", si cela existe bien?), mais nous n'avons pas ete peu contents de pouvoir comprendre quasiment tout le spectacle, somme toute assez drole.

A l'oppose, la piece de theatre tres sombre de Don deLillo, au Kennedy Centre. Trois acteurs en scene autour du pere et amant en fin de vie, beaucoup de durete, quelques repliques tres droles qui permettent a l'assistance de survivre quelques minutes encore. La piece
Love-lies-bleeding n'a ete ecrite et mise en scene que tout recemment, cependant Don deLillo est depuis une vingtaine d'annees un des grands auteurs postmodernes americains semble-t-il. Cela, c'est Wikipedia qui le dit, car pour ma part je decouvre tout juste.
Enfin, passons a la musique. Toujours en remontant dans le temps, le concert de
Salif Keita au Lisner Auditorium a largement rattrape la performance glacee de Cesaria Evora. Selif Keita, c'est la musique du Mali, des danseuses africaines, of course, mais aussi des percussions formidables, les spectateurs debout, des fans hysteriques, et le public sur scene a la fin du concert.

Last but not least, le 14 Juin
Camille a termine sa tournee americaine (centres culturels francais de Los Angeles, San Francisco, et New York, c'est un debut, tout modeste soit-il) a l'Ambassade de France. Difficilement descriptible: la chanteuse cree sur scene rythmes, boucles, vocalises, cajole et se moque du public, et ses deux accompagnateurs eux memes sont des hommes instruments. Et a ceux qui me parlent de M Matthieu Chedid depuis quelques annees, je pourrai desormais repondre Camille en concert!!