Thursday, January 18, 2007

Big Sur et Santa Barbara

Loin de la montagne et de la neige, nous avons retrouve la mer et les bonnes temperatures a Monterrey, qui est avec sa jumelle Carmel la Cote d'Azur de San Francisco. Nous avons finalement passe tres peu de temps dans ces deux villes, presses que nous etions d'aller sur la vraie cote. Juste le temps d'aller au restaurant et de visiter la Mission de Carmel.


The historic mission San Carlos was the second mission in upper California (as opposed to Baja California en Mexico), founded in 1770, tout de meme. Le Pere Serra, qui a cofonde la plupart des missions espagnoles en Californie, etait de la partie et y est revenu pour finir sa vie - d'ou de nombreux rappels pieux de sa memoire dans la Mission qui avant d'etre un musee reste une paroisse active.



J'ai retrouve la un peu ces si belles missions d'Amerique du Sud, harmonieuses et sobres. Mais sans les histoires de nonnes cloitrees, fascinantes et terribles.





Cependant la lumiere du soleil rasante nous a attire rapidement hors de Carmel... il fallait bien voir enfin cette Cote qui promettait tant.
Big Sur est le nom communement donne a cette portion de Highway 1 qui s'etend de Carmel a San Simeon. Des collines a l'herbe rase (ou le Ventana wilderness) butent sur des falaises qui se jetent dans la mer, et la route s'accroche a mi hauteur de l'ensemble. Le coucher de soleil etait tres beau, la cote dramatique, et si nous ne pouvions voir de baleines a l'horizon (trop loin de la cote? pas encore la?), les elephants de mer se montraient bruyants.
Apres une nuit dans un
camping plutot aime de camping cars, et excessivement cher (27 $ !), nous etions enfin prets a nous balader. Andrew Molera State Park offre un peu d'espace entre la route et l'eau, et en cette basse saison touristique les ponts sont coupes - de quoi devoir traverser a pied le torrent pour acceder a la plage. C'est froid, peut etre meme un peu plus froid que l'eau de la mer. Il n'y aura pas eu de bain de Noel cette annee.
Nous avons decide ensuite, pour notre malheur, de faire une randonnee overnight dans l'arriere pays. Le guide promet des 'dramatic sceneries' et 'scenic view points' a foisons, ainsi que de l'isolement, de bons sites de bivouac, et une montee au dela vers le plus haut pic de la region, le Cone Peak et ses 5000 feet. D'ailleurs, le
New York Times lui meme se montre tres elogieux, a la relecture.



Nous nous sommes mis en route un peu tard, il est vrai, car a 16h il ne reste plus beaucoup de soleil en hiver, mais le debut du chemin, qui longe la cote tout en gagnant en altitude, etait aussi magnifique, ainsi.







Des roseaux illumines par le soleil couchant.







Rapidement cependant la lumiere a disparue, et n'a ete que tres partiellement remplacee par celle de la Lune: nous entrions sous les arbres. Nous approchions egalement du Hare Canyon, un des canyons les plus profonds aux Etats-Unis, qui ne contribuent pas peu a rendre l'endroit triste.
Voila cependant que le chemin s'arrete, soudainement. Un mur compact de feuilles et de branches nous fait face, et il nous faut quelque temps avant de realiser qu'un arbre est tombe le long du chemin. Oui, oui, le long, pas en travers. Qu'a cela ne tienne, quelques contorsions, de la bonne volonte, et nous passons. Jusqu'a arriver, quelques metres plus loin, sur un autre mur de feuilles. Et encore un autre. chaque arbre ayant ses particularites, nous nous ingenions a identifier a la lumiere de la frontale comment le passer. Jusqu'a devoir ramper en poussant le sac devant nous.
Contourner les arbres? Mm, oui, peut etre, si l'on accepte de se lancer sur ses pentes tres raides et glissantes auxquelles le sentier s'accroche. Et sans lumiere, encore. Bref, je prefere ramper.
Nous arrivons enfin au premier site de bivouac, apres avoir triomphe de six ou sept arbres. La vue promise sur la mer se fait desirer, il s'agit juste d'un peu de plat entoure d'arbres qui interrompt la pente. Le lieu est triste et glacant... Nous finissons bien vite la petite flasque de vin et nous glissons sous les duvets en esperant qu'une nouvelle journee arrivera au plus vite.
Le lendemain matin nous voit plus optimistes, quoique: certes, on peut apercevoir la mer entre deux feuillages, mais des nuages epais s'accrochent aux hauteurs. Nous voila quand meme partis vers le bout du canyon et un peu plus... jusqu'a ce que nous soyons arretes par un nouvel arbre. Et puis encore un: j'abandonne la partie. Et insiste pour qu'Eric en fasse autant et me pardonne.
Bref, on refait les sacs, et on decouvre que de jour les obstacles sont quand meme plus faciles a passer ; si, on peut monter ou descendre un peu la pente pour trouver des bouts de tronc moins touffus, mais ou avait-on pu ramper deja hier soir? Un grand soulagement quand meme a ressortir des arbres et retrouver le vrai paysage marin.
Le fin mot de l'histoire? Il semble y avoir eu un grand coup de vent le 27 decembre, et le chemin est declare
impassable - quoiqu'il ait ete frequente un peu depuis, c'est vrai.



Au fait, nous sommes le 31 Decembre! Il est temps de retrouver un peu de confort et une douche. Nous terminons la cote, faisons un arret devant les elephants de mer de San Simeon, et nous arretons enfin a Santa Barbara. Comme dans la chanson.



Des elephants de mer, des males, des femelles, des petits... si on regarde bien.

Wednesday, January 17, 2007

Intermede - une galette

Au fait, nous avons eu ce lundi ferie en l'honneur de Martin Luther King, de quoi se faire une grand week end de repos apres les aventures californiennes.
J'en ai profite pour inviter quelques amis francais et pas francais a partager une galette. La premiere pour moi faite a la maison, mais avec la pate feuilletee achetee a l'exterieur (hum, pate a briques, mais cela marche quand meme). J'ai suivi la recette de Jean Luc Poujauran, qu'Emeline nous avait envoye il y a deja quelques annees, et qui a eu effectivement beaucoup de succes. Pour les couronnes, on s'est debrouille avec papier, ciseaux, et scotch du bord !

Pour 6/8 personnes
500 g de pâte feuilletée ou 2 rouleaux de pâte feuilletée
1 jaune d’œuf pour dorer
Pour la crème pâtissière : 2 jaunes d’œufs, 60 g de sucre semoule, 30 g de Farine, 25 cl de lait entier, 1 gousse de vanille
Pour la crème d'amande : 150 g de beurre (mais on peut diminuer), 120 g de sucre, 150 g de poudre d'amande, 2 œufs, 2 cuillerées à soupe de rhum, 1/2 cuiller à café d'extrait de vanille, 1 fève

La crème pâtissière : dans un récipient, fouetter les deux jaunes d'oeufs avec le sucre. Incorporer la farine jusqu'à obtention d'une pâte homogène.
Faire bouillir le lait avec la gousse de vanille fendue en deux dans la longueur. Le verser doucement dans le mélange précédent. Porter sur le feu jusqu'à ébullition sans cesser de remuer. Laisser refroidir.
La crème d'amande : mélanger le beurre mou avec le sucre. Ajouter la poudre d'amande, deux oeufs, le rhum et la vanille.
Mélanger la crème d'amande à la crème pâtissière.
Etaler la pâte feuilletée sur 1/2 cm d'épaisseur ou dérouler les rouleaux, posez dessus deux assiettes côte à côte, inciser tout autour afin d'obtenir deux cercles. Avec les rouleaux, on laisse la taille telle quelle. Battre le jaune d'oeuf restant avec 1 cuillerée à soupe d'eau.
Poser le fond de pâte sur la plaque du four, poser la frangipane dessus à 3 cm du bord, que vous humidifiez. Introduire la fève. Recouvrir l'ensemble avec le deuxième cercle, presser sur les bords et faire un ourlet. Au pinceau, dorer la surface avec le jaune d'oeuf. Chiqueter les bords de la galette. Dessiner au couteau de jolis motifs sur le dessus. Puis piquer de petits trous en quatre endroits. Laisser reposer la galette pendant 1 h au frais.
Cuisson : Préchauffer le four à 180° (th. 6). Enfourner la galette pendant 35 à 40 mn. La sortir et poser sur une grille.
les aventures californiennes.

Preparation des couronnes - Pierre et Sandra...




et le brunch









Les deux rois Cyril et Sandro au milieu de Sandra, Pierre, Giovanna, Eric, Rainer, Laura, Jean, Karen, et Gaby. ... et avec Sandra, les couronnes, et du cidre

Monday, January 15, 2007

Yosemite sous la neige

De tous les parcs americains, Yosemite est sans doute le plus connu. Une gorge etroite conduit a une grande vallee surmontee de falaises rocheuses qui montent vers le ciel. Les premiers decouvreurs apres les indiens ont du en avoir des frissons.

Nous sommes arrives juste apres une tempete de neige et nos premieres vues ont ete de rocs, sapins, et cascades emergeant des nuages. La falaise d'
El Capitan fait ainsi rever tous les grimpeurs, enfin tous les grimpeurs serieux. On escalade son nez de 1000 m en deux a trois jours tout de meme.



Le Jeudi matin nous sommes partis en balade depuis la vallee - nous avions bien envisage de monter jusqu'à la
station de ski, mais les chaines etaient obligatoires, et puis le trajet long en bus. Au fait, dans la vallee les chaines n'etaient pas obligatoires ni meme recommandees (pas de neige sur la route et 5°C dans l'air), mais pres de la moitie des voitures s'etaient equippes malgre tout et abimaient la route, leurs pneus, et la patience des autres conducteurs....tell me about america.
Bref, nous avons remontes les Yosemite Falls, plus de 700m de chutes qui qualifient au sixieme rang mondial pour la hauteur. La cascade superieure (400m) n'etait pas aussi forte en cette saison que sur la photo de
wikipedia, mais reste tres impressionante, avec son cone de neige en bas forme par les goutelettes echappes du flot. Sans oublier les craquements et echos des effondrements reguliers de glace aux alentours de l'eau sur la falaise.



A mesure que nous quittions la vallee, la neige prenait sa place, aussi, pour atteindre jusqu'à mi-cuisse lorsque nous avons quitte le sentier en haut. Heureusement qu'Eric faisait la trace pour nous deux. Nous avons ainsi continue une petite heure, un peu plus haut que les chutes pour avoir un grand point de vue sur la vallee.

Le retour a ete moins plaisant, avec le chemin raide le long de la cascade qui s'etait verglace. Sept chutes au total pour nous deux, et nous avons du mieux nous en sortir que la plupart des autres randonneurs sans baton. Eric s'est quand meme legerement foule la cheville, bien la seule blessure que je connaisse maintenant parfaitement et sache aider a soigner.
Le lendemain, nous avons repris la decapotable (ah oui, un cadeau de l'agence de location, et j'avais oublie de parler de la traversee du golden gate cheveux au vent!) pour retraverser d'est en ouest la Californie et retrouver la mer a Monterrey et Carmel.

Sunday, January 14, 2007

Noel in San Francisco

Nous avons commence notre sejour californien en passant noel a San Francisco... C'est deja un peu loin dans le temps, et nous avons tant vu depuis, mais je garde de tres beaux souvenirs, un peu brumeux evidemment, de la baie et de maisons accrochees aux collines.



Arrives le 23 Decembre apres midi, il nous restait juste le temps de commencer notre course aux festivites: mon anniversaire, noel, eric's birthday. Pour la peine, Eric m'a emmene dans le temple historique de la nouvelle cuisine californienne le jour meme.
Chez Panisse les produits sont frais, le menu unique change quotidien, et les saveurs sont fines. L'agneau invite a la table etait delicieux et le 'meyer lemon, kirsch, and tangerine ice cream bombe' du dessert parfait pour les appetits deja bien entames. Avec cela un vin blanc de Sante Barbara excellent. Miam.


Le 24 nous avons pris des velos pour la grande traversee du Golden Gate, qui donne de tres belles vues sur le pont, la baie, la ville. Retour par le ferry depuis sausalito pour s'economiser la lutte contre le vent et le froid une deuxieme fois. Et nous avons passe le reveillon devant Volver, tout juste et enfin sorti sur les ecrans americains.






un 24 decembre a Sausalito

Christmas Day nous a vu explore les quartiers charmants de Haight, Castro, des maisons, des terasses partout, des palmiers, et des belles vues, de quoi rever a habiter la cote ouest.
Enfin, nous sommes partis le lendemain vers la route des vins de Sonoma. La Napa Valley toute proche est bien plus celebre, mais aussi parait il moins rurale et moins acceuillante. Cela faisait un bien fou de retrouver des paysages ruraux, des vrais! Surtout lorsque nous nous sommes aventures sous une pluie battante (en voiture heureusement!) dans la Russian River Valley. Dans notre region le paysage urbain se transforme rapidement plutot en banlieues interminables qui cedent la place a des forets denses.





Nous avons fete enfin au sec et au chaud, devant la cheminee, l'anniversaire d'Eric, dans une charmante auberge locale... avec un jacuzzi dans la chambre, egalement!














(le surlendemain de noel, le soleil etait revenu pour notre depart plein est vers le Yosemite)

Friday, January 12, 2007

Happy New Year!

Tres bonne annee 2007 a tous! Promis, bientot un update sur les vacances en Californie, et un rattrapage des emails en retard. Julienne

Friday, December 22, 2006

Las Vegas - final

Hey, au fait j'avais oublie de preciser que nous sommes deja rentres de Las Vegas depuis dix jours! Comme d'habitude je mets a jour le passe un peu tard, mais avant de passer a la suite quand meme (depart en californie apres demain pour un noel west-american).
Alors qu'avons nous fait de bon matin ce samedi a Las Vegas? Trouve le chemin de la voiture, trouve une des autoroutes du desert, et nous sommes partis vers
Death Valley. C'est a 90 miles ou une heure et demie de route dans un paysage tout a fait desertique. A peine y a t il une station service et quelques maisons toutes les trente miles, a cote d'un bosquet d'arbres qui resiste aux conditions inhospitalieres. Pas etonnant donc que les pionniers aient fini par surnommer l'endroit la 'vallee de la mort' (voir l'histoire de ces pionniers ici).
Death Valley en fait c'est tres grand, de quoi faire pas mal de conduite et beaucoup de 4*4 pour les amateurs americanises. Pour nous, la voiture de location a assez souffert comme cela les premiers jours, et nous sommes restes sur les routes principales.

Premier arret: les dunes de sable. Pas aussi grand que le Sahara, mais quand meme du sable de bonne tenue, avec des belles dunes aux cretes acerees et quelques vaguelettes de vent sur le sable.
Just a few pics of the micro-sahara





A partir de la, on peut conduire et commencer a longer la mer de sel, qui represente le point le plus bas des Etats Unis (282 feet sous le niveau de la mer).


















Toujours un peu plus loin, le Golden Canyon donne enfin l'occasion de marcher dans un canyon peu eleve et etroit, domine par des montagnes jaunes-oranges du meilleur effet. C'est chaud debut decembre, que penser alors de l'ete la...

Ensuite, fatigues sans doute par l'exces de soleil nous avons jete l'eponge et tout juste conduit rapidement a travers the artist's palette, sans passer par the natural bridge ou dante's view.. c'etait une bonne journee deja comme cela.

La soiree nous verra juste frequenter le buffet all-you-can-eat de notre
hotel et Eric tenter quelques machines a sous.. pour moi ce sera un autre jour ou jamais.

Last but not least, notre derniere journee au Nevada est une journee trois-en-un. Premiere etape: Red Rocks et quelques voies. Des nuages couvrent en partie la ville, et s'accrochent en particulier au sommet des montagnes alentours. Nous sommes surpris tout de meme de voir de la neige sur tous les sommets, et quasiment au niveau ou nous avions grimpe l'avant veille, meme. Brrr. Mais le jeu des nuages dans le ciel et la pluie de la nuit donnent une lumiere magnifique sur le desert - transparente et profonde. De quoi s'en donner a coeur joie avec les appareils photos.


Ce coup ci nous grimpons au milieu des rochers rouges qui donnent leur nom au site. Pour les chimistes, il s'agit bien sur d'une roche riche en Fer. Les rochers sont amonceles en palier et les voies donc tres courtes -mais tres desagreables. Surtout que pour une fois nous grimpons au soleil.










A midi, repliage de la corde, retour a la voiture, conduite la plus rapide possible sur la 'scenic loop', aux 35miles/h autorises, et nous partons vers la riviere Colorado. Le trajet sera long, car nous devons passer du Nord Ouest au Sud Est de Las Vegas. Il nous faut de plus traverser le Hoover Dam et patienter dans les embouteillages qui vont avec. Cela dit, le
Hoover Dam, c'est un milestone de l'histoire americaine moderne. Mais le Nevada et l'Arizona se porteront sans doute mieux lorsque l'autoroute de contournement - un immense viaduc qui enjambera la riviere - sera termine.
Notre objectif se situe quelques miles au dela du barrage. Il s'agit de s'enfoncer dans le White Rock Canyon pour atteindre la riviere Colorado a pied et enfin, le graal, les
Arizona Hot Springs. Notre ami Klas qui a vecu pas mal d'annees dans le Sud Ouest se souvenait bien de ces sources d'eau chaude la et nous avait quasiment promettre d'y aller. Il faut dire que c'est vraiment pas mal: la marche de 3 miles au fonc du canyon, longue mais impressionante, l'arrivee devant la riviere Colorado cristalline (nous sommes en aval du barrage), et la remontee d'un tout petit canyon jusqu'aux piscines d'eau chaude. L'eau coule d'une piscine a l'autre et l'on peut donc naviguer du tres tres (trop) chaud au bain a la bonne temperature. Tres delassant. On peut aussi envier les quelques routards qui vont passer la nuit la - les sources sont quand meme assez connues, mais en une fin d'apres midi d'hiver ne reste plus grand monde.





















Le retour a la voiture se fera dans le noir. Il suffit de se laisser guider par les meandres du canyon jusqu'au parking. A partir de la, nous entamons notre derniere etape de la journee: longue attente a l'aeroport, et vol de nuit avec changement a Chicago, a 3h (heure de DC) ou 6h (heure du Nevada) du matin, selon la preference. Nous partons directement au travail et la journee se passera a lutter contre la fatigue - but it was more than worth it.

Wednesday, December 20, 2006

Las Vegas day 2

Le Vendredi matin nous voit leves tot, mais encore pas assez tot dans l'absolu (6h45)... dur de faire des vraies journees d'escalade. Ce coup ci nous partons pour Juniper Canyon (Red Rocks toujours) nous attaquer a 'An unimpeachable groping' -reference americaine dont nous pensons, sans en etre surs, avoir devine la signification. C'est une voie peu referencee et dont Eric a trouve la trace sur internet (eric et lucie, mais aussi g dargaud), six longueurs de sport bien equippees, dans le 5.10.

Deux raisons peut etre pour que la voie soit peu referencee:
- une longue marche d'approche. Il faut se garer au canyon d'avant ou d'apres, et ensuite avoir une bonne carte ou ne pas etre contre une longue seance de frappage de buissons (bush-whacking). Deux heures pour arriver a la voie, en se reprochant regulierement l'un l'autre d'avoir fait le mauvais choix strategique au micro-sentier precedent, dur.
- l'horrible qualite du rocher sur les deux premieres longueurs. Sympathique au toucher, avec un grain fin, mais quand cela sonne creux sous les doigts, attention! Grimpe en delicatesse s'impose, et puis un remerciement aux ouvreurs pour avoir pose les points dans les zones les plus sures.


A cote, la voie qui nous attire et nous nargue pendant notre approche. (en bas a gauche, sur la face jaune, qui mene au carre creuse a mi parcours de la paroi (troisieme relais) )... pas evident a reperer, certes. Mais, comme vous le voyez aussi, un tres grand terrain a explorer encore.




Cela dit, les premiers metres sur la voie sont amusants, et presque agreables. Peu de prises sur la paroi, et un grand pin qui pousse contre la falaise: quoi de mieux que de grimper a l'arbre comme eric et lucie le recommandent?




a droite Eric sorti de l'arbre.





Si ce n'etait la tres mauvaise qualite du rocher, la grimpe serait agreable. C'est homogene, avec quelques mouvements de dalle en desequilibre au dessus du vide qui se cree sous nous. Ah si, un grand reproche aux ouvreurs quand meme -certes la voie est protegee, mais beaucoup de points sont mal places, quant aux relais... pas confortables et bizarrement positionnes: que dire d'une succession de 35m - 45m - et 10m pour les trois premieres longueurs. Surtout que la troisieme nous emmene, enfin, vers une terrasse de cactus ou l'on peut etre installes confortablement.
Sauf que la terrasse qui n'etait en fait qu'un renfoncement du rocher est suivie par un gros toit impressionant - il y a consensus pour dire que c'est le 'crux' de la paroi. Precede par une mini-dalle ou mettre la degaine est tres technique pour l'ouvreur, lui meme pas tres long mais reachy (difficile d'atteindre la prise cle), aussi bien eric que moi faisons la grimace. (d'accord, je m'en sortirai de maniere moins honorable qu'eric en faisant du 'french climbing' = attraper la degaine au lieu de la paroi)
Au dela par contre la grimpe devient parfaite - rocher de tres bonne qualite, bonnes prises, beaucoup de vide, que du bonheur. D'apres les recits c'est a partir de la que la voie gagne en plaisir.... Sauf que les ombres grandissent.

Time to go home. C'est parti pour trois tres longs rappels pour redescendre Nous rentrerons de nuit ce coup ci, en restant heureusement sur un chemin principal, mais qui nous emmene faire un detour de 2 miles quand meme, pas si bon.

La soiree nous voit partir a la decouverte de l'Egypte. L'Hotel Louxor est une sorte de tres grande pyramide d'ou sort un faisceau lumineux geant vers les etoiles (le plus puissant au monde, si, si), reproduction de pharaons en platre et plutot tres laid a l'interieur. Les momies doivent s'en retourner dans leur sarcophage.
Nous atterissons affames dans un
restaurant italien ou les gnocchis sont delicieuses mais l'addition, mammamia. Ah oui, une des caracteristiques de Las Vegas, c'est que soit on y mange tres mal (mac donald's & co), soit on frequente les tres grands restaurateurs (Joel Robuchon, Guy Savoy et de tres nombreux americains celebres ont des antennes ici).

Tuesday, December 19, 2006

LV

Comment sait-on que l'on est arrive a Las Vegas? Peut etre par le bruit des machines a sous dans le hall de l'aeroport, meme a une heure du matin?
Mais nous n'etions pas venu pour perdre notre chemise, ni pour visiter la ville, quoi qu'a voir une pyramide a cote de la Tour Eiffel et des canaux de Venis, on finisse par avoir envie de voir cela d'un peu plus pres.
Des 8h30 jeudi dernier et notre grasse matinee du sejour, nous nous sommes diriges vers une des parois les plus celebres de Red Rocks, Prince of Darkness, ou POD pour les intimes. Celebre parce qu'equippee, ce qui n'est pas courant a RR ou l'escalade se fait pour beaucoup en 'trad' ou terrain d'aventures, et puis d'un niveau tres abordable (5.10, soit du 6a) pour une succession de six tres grandes longueurs. La voie est reputee aussi pour ses queues d'attente en bas, et les rivalites de vitesse sur la paroi ou une equipe lente exaspere les suivants.
Nous avons inaugure sur cette voie une habitude que nous prendrons pour les jours suivants -se perdre en route et mettre du temps, beaucoup plus de temps que necessaire, pour arriver au pied de la falaise. Il faut dire que Black Velvet Canyon (Canyon du Velours Noir) est perdu au bout d'un chemin de terre qui longe une succession de canyons.
La premiere longueur est en fait une mini longueur de 5.6, sur 20 m. Mais c'est aussi la seule longueur non equippee de la voie, et Eric est d'accord pour mettre un peu de gear dans une fissure, et eviter le solo. Sur la deuxieme longueur, l'escalade typique de la voie commence: trouver un petit quelque chose a pincer avec les mains, monter les pieds sur une saillie, et recommencer. C'est long, tres tres long, car la voie elle meme n'en finit pas (35m? 40m?), et car certains mouvements se font tout de meme en desequilibre. La corde s'alourdit au fil de la montee, et l'arrivee au relais est un soulagement.
J'ai une hypothese en tout cas sur le 'canyon du velours noir': certes la roche est assez lisse et au grain doux, mais c'est aussi tres encaisse et tres a l'ombre. Si l'on ajoute le petit vent coulis de debut decembre... il fait froid au relais. Et cela n'aide pas a grimper. Mais qui d'un autre cote nous assure d'etre seuls dans le canyon.
Ju sur la troisieme longueur - toujours dans les 35 m.

Nous devrons d'ailleurs arreter au troisieme relais. Il est deja 15h passe, le temps de descendre et retrouver la voiture il fera bien nuit. Pour la descente, et parce que les longeurs sont si longues, nous sortons notre atout, la deuxieme corde de soixante metres, empruntee en prevision. Sans cette corde, notre rappel nous aurait emmene a dix metres au dessus du relais precedent. Avec, il y a juste un petit stress de 'noeud a faire et bien faire' entre les deux cordes.
Nous rentrons au coucher de soleil, admirant au passage une cascade gelee, quelques cactus qui semblent presque inoffensifs sous la faible lumiere, et les lumieres de Las Vegas tout au fond du desert.
Un peu de litterature au fait sur la voie, au cas ou vous voyagiez du cote du Nevada: Guillaume Dargaud, a cote de l'antarctique et des alpes, a aussi passe pas mal de temps en Amerique du Nord. Voir son recit sur
prince of darkness, et si vous avez un peu de temps, lire ses aventures culinaires en montagne. Oh, et puis juste regardez ses photos et panoramas d'un peu partout, de tres grande qualite, sans oublier de lire les textes (escalade sur iceberg et autres).

Au fait, retour a la civilisation une fois a notre hotel et douches. Il est temps de partir a la decouverte de Las Vegas. Nous nous dirigeons vers les canaux du
Venetian (je vous laisse deviner le theme). Sous un ciel bleu artificiel et perpetuel les gondeliers passent et chantent. Tout cela est a la fois tres clinquant et cher, mais aussi impressionant... d'une certaine maniere. Ce soir la nous ferons aussi une bonne partie du Strip a pied - Tour Eiffel, Bellagio et ses fontaines, Caesar Palace, Mirage hotel, et j'en passe. Mais un sommeil bien merite nous attend, aussi.

Friday, December 1, 2006

A not so small village

Les souvenirs du Liban se sont un peu bouscules cet ete, et voila que par le plus grand des hasards 'notre' village, Bikafaya, fait les grands titres de journaux. Il y a cinq ans, nous en avions une vision de tres petite ville calme sur les hauteurs au dessus de Beyrouth - par temps clair la mer 900m et quelques kilometres plus bas!, et puis il faut s'habituer a l'idee que finalement c'est une ville, familiere des libanais, et pas si petite que cela. Il faut dire qu'avec Jacqueline et Juliette nous sommes surtout restees dans le Village d'Enfants, entre les echappees du week end.
Pierre Gemayel etait l'enfant du pays et on le pleure a Bikfaya (Mouna Naim dans Le Monde d'aujourd'hui). - voir
ici.
(Certes, l'article parle beaucoup plus des Gemayel que de Bikfaya, enfin..)

Dernier grand voyage en date (plus loin que la salle d'escalade d'Alexandria!): Mexico DF pour un thanksgiving pas trop traditionnel.
Nous avons eu la chance d'avoir un long week end grace a la Banque qui faisait le pont (jeudi= thanksgiving, vendredi = jour ferie de veteran's day rattrape, samedi dimanche as usual, et lundi jour off), depart donc jeudi matin vers 5h de la maison pour un washington - charlotte - mexico DF rapide. A la sortie de l'avion on sent un peu l'altitude mais pas trop la pollution - surprenant avoir s'etre vu entrer dans un fog brunatre avec l'avion.
Notre
hotel etait un ancien batiment du centre historique, donc avec patio couvert interieur, couleurs bleues et pourpres aux murs, plafonds hauts, et trottoirs encombres de passants, vendeurs de fruits, sucreries, journaux, echarpes (on est en hiver quand meme), etc.
















Pour un premier voyage au Mexique (enfin, pour moi, Eric commence a bien connaitre), nous avons fait les 'sights' de la ville, comme il se doit, et en commencant par le Zocalo, la grande place centrale bordee par le palais national et la cathedrale. Ce qu'il y a a voir par la: indubitablement les fresques revolutionnaires de Diego Riveira sur les murs du palais (photo plus bas), la cathedrale (pas de photo), les magasins d'articles de foi et d'eglise en tout genre derriere la cathedrale (une photo, mais d'encensoir en or en souvenir), et une cour interieure - un air de famille avec bien d'autres batiments, mais toujours aussi beau.


Et en sortant du Zocalo on peut se diriger vers l'Ouest et le parc de l'Alameda, avec un arret par la
Casa Azulejos couverte de faience pour prendre des forces autour d'un gateau.







Le lendemain, Vendredi, nous sommes alles du cote des Pyramides de Teotihuacan - une heure de route de la ville et plus de mille ans d'age, et beaucoup de soleil aussi, et d'enfants des ecoles (le (des)avantage de voyager en periode non touristique?). Les grandes attractions du site, ce sont la 'Piramide del Sol' et la 'Piramide de la Luna', cent metres de pierres, graviers, et terres tasses, des marches tres tres raides, le souffle court avec l'altitude, et le plaisir d'une belle vue depuis le sommet. Je n'ose pas imaginer ce que donne l'ascension en ete. La Pyramide de la Lune est parait-il moins elevee mais offre decidemment la plus belle vue sur le site.
Samedi, grande journee de metro, marche, marches (avec et sans accent), et visites. Nous sommes d'abord alles du cote du Bosque de Chapultepec. C'est dans la ville et un grand lieu de sortie pour les familles, avec le zoo (pas vu), le Chateau (fait), le lac et ses bateaux et pedalos (vu, pas fait), et les musees de l'anthropologie, de l'art moderne, d'histoire....

Le Chateau: tres beau et tres belle vue sur Mexico. Sans doute une parfaite retraite estivale au dessus de la ville.















A l'arrivee sur l'esplanade du Musee de l'Anthropologie, difficile de ne pas regarder le spectable des voladores, qui repetent la tradition indigene de se lancer du haut d'une colomne tournante - difficile a expliquer mais impressionant a regarder.





Le Musee de l'anthropologie est tres beau, immense, passionant, epuisant. Nous avons surtout regarde les periodes Mayas et Azteques, mais il reste beaucoup a voir pour la prochaine visite.

Plus bas un exemple de piece en mosaique - pas tres representative mais bien belle.
De chapultepec nous avons entrepris un petite traversee de Mexico pour rejoindre le quartier vibrant de
Coyoacan. Frida Kahlo ne s'y etait pas trompee qui en avait fait son havre. On peut visiter sa maison - et non, ce n'est pas comme dans le film, mais s'en rapproche certainement!
Au fait, c'etait le milieu de l'apres midi et tout a fait l'heure d'un
Ceviche sur le pouce au marche de Coyoacan - yummy. Decidemment il faudra essayer de le cuisiner, si un jour nous trouvons du poisson suffisamment frais. Enfin, sur les conseils de ma coloc Gaby, mexicaine de DF jusqu'a il y a quatre ans, nous avons passe notre Dimanche a Tepoztlan - petit village scenique avec un marche pittoresque, des hippies de la vieille epoque qui ne sont jamais partis, et d'autres de la nouvelle epoque, des touristes mexicains et quelques touristes non mexicains, des falaises impressionantes et une vegetation quasi luxuriante.
Au dessus de tout ca, une pyramide - si, si on la devine sur la photo. C'est la petite tache blanche au milieu de la photo - si, tout en haut, sur la crete. Enfin, sans doute faut-il l'avoir vue en vrai pour la reconnaitre. D'un avis unanime, la
marche jusqu'a la pyramide est faisable mais fatigante. Un assemblage de marches sur 400m de denivele, on ne peut qu'admirer les Azteques qui ont construit la pyramide tout la haut et le sentier d'acces. Cela dit, les familles mexicaines contemporaines sont aussi meritoires - que de parents portant leurs jeunes enfants, et de jeunes enfants marchant la distance! A l'arrivee la vue recompense de l'effort, sin duda.
Voila, that's about it sur le voyage a Mexico, que je me suis depechee de raconter avant notre depart a Las Vegas ce soir... Au programme: de l'escalade et encore de l'escalade, des sources d'eau chaude, death valley, et peut etre un tour en gondole ou en haut de la Tour Eiffel !

Tuesday, November 21, 2006

The original Miriam's biscuits

Toujours en retard d'une mise a jour sur ce blog, je vous parlerai de notre week end recent de camping et grimpe en West Virginia par temperatures negatives (celsius, heureusement) un autre jour... pour le moment, en exclusivite pour vous, la recette des biscuits a la creme de Miriam, l'Unique!!
A force de lire (et envier) l'an passe les experiences culinaires de
Sophie, j'ai fini par vouloir aussi faire de ce blog une ressource culinaire... au moins pour une fois.

Les biscuits a la creme de Miriam ou 'cream drop biscuits' sont une recette originelle de '
epicurious', aux americains ce que marmiton.org est a la France, adaptee par Steve, le chef de Miriam's kitchen, et retransformee par moi pour etre plus facile.
La recette orginale, c'est pur farine et pur creme fraiche epaisse. Adaptee par Steve, cela donne 10 seaux de farine, de la farine de mais, 16 cuilleres a soupe de sel, du lait entier, etc (on precise que Miriam's kitchen est une soupe populaire qui sert plus de deux cent mal nourris tous les matins!). Retransformee par moi, ce sont des quantites a taille familiale, et des ingredients un peu plus elabores que l'original...
2 cups de farine de ble (= 2*125g), 1/2 cup de farine de ble complete, une cuillere a soupe de levure chimique, une cuillere a cafe de sel, une cuillere a soupe de sucre, 1 cup 1/2 de creme epaisse a faire de la chantilly (=360mL), 1/2 cup de lait entier (= 120mL)... pour douze biscuits
Melanger farines, levure, sel, sucre. Dans un puits verser la creme, melanger a la cuillere (mais pas trop). Commencer a verser un peu de lait en melangeant, jusqu'a atteindre une consistance collante mais pas humide (! ne pas trop melanger, et ne pas mettre tout le lait)
Deposer a la cuillere a glace sur une plaque recouverte de papier sulfurise. Enfourner 15-20 min (voire plus, selon le four) dans un four chauffe a 205 deg. celsius (je vous arrondis le 204.44 deg., vive les conversions). Tourner la plaque en cours de cuisson pour assurer une cuisson egale. Et il vaut mieux que les biscuits soient un peu trop cuits que pas assez.
Deguster avec soupe, salade, plat, ou confiture... Experimenter avec epices, fruits secs, etc.
Et a deguster le soir, un matin en brunch, aussi bien que le vendredi matin a 6h30 entre deux casseroles... les biscuits sont tout autant apprecies par les homeless que par les volontaires!

Pour vous raconter l'histoire derriere l'histoire, je dois peut etre ajouter que ce samedi a eu lieu le grand 'Walkathon' de Washington, si americain, pour lutter contre le sans logement.. et nous avons marche nos 5 miles autour du Mall avec les volontaires de Miriam, mais aussi organise une collecte de fond en preparant un diner de recettes familiales et de saisons pour nos amis la veille - soupe de potiron, puree de patates douces, biscuits of course, salades, tarte au potiron, gateau aux pommes de ma grand mere (si, si, celui que vous connaissez, qui a eu beaucoup de succes as always), creme de carottes, etc.
Miriam's kitchen est une des multiples organisations qui offrent un soutien aux sans logement ou mal nourris de Washington, qui sont si nombreux comme vous le savez. Pauvrete infantile de 30%, 16 00 sdf dans la ville, et une plus grande difference entre pauvres et riches dans cette ville que dans toute autre ville aux Etats Unis... welcome in the Federal Capital.

Monday, November 13, 2006

Ahh... lloween

Voila, all saints' day (si, si, c'est le nom) est passe et avec lui et avec lui mon premier halloween americain. Enfin, halloween pour les grown ups sans enfants, qui ne doit pas ressembler beaucoup au vrai. Alors, a part les decorations dans les magasins, quelques renovations de facades et une invasion de citrouilles, le grand moment a ete la soiree costumee - draculas bienvenus, mais aussi cleopatres, super heros, ou gens masques.
Voila a quoi ressemblait la coloc se preparant pour sortir - une viet et un homard. Manquait la nonne enceinte (Jean), arrivee plus tardivement.



Nous avions aussi convie Eric a se balader avec nous - la,c'est avant qu'il ne soit deguise.




Et une fois deguise, difficile de ne pas passer aux choses serieuses et se lancer dans les grands combats homard vs monstre et viet vs monstre.

Thursday, November 9, 2006

finally!!

Le suspense est enfin termine et l'Amerique respire, deux jours apres les elections. La course aux votes a ete marquee par une succession de scandales en tout genre - Mark Foley et les pages du capitole, Geogre Allen et son racisme sous jacent, sans compter tous les cas accumules de corruption du cote republicain ; mais aussi une profonde insatisfaction sur l'Irak, un reniement du Bushisme par de nombreux leaders republicains, et quelques, mais peu de, debats sur l'etat economique de la Nation (florissant? inegalitaire? sur le point de s'effondrer?)...
Resultat, les democrates sont passes! De peu, certes, mais les americains se sont aussi beaucoup preoccupes des enjeux locaux de cette election.
Comme ce n'est quand meme pas le Bresil, il n'y a pas eu de liesse populaire dans les rues, et a peine plus de la vingtaine de manifestants habituels devant la Maison Blanche, mais le gouvernement de l'Amerique va sans doute etre bien transforme pour les deux dernieres annees du regne de Bush. Pour commencer, la demission de Rumsfeld soulage une tres grande partie des americains, et laisse esperer que la President acceptera de nombreux compromis avec la nouvelle majorite.
Enfin, reste encore a voir ce que donneront les resultats en Virginie, qui decideront de la majorite au Senat. Les chiffres ont beaucoup change au cours de la soiree Mardi, d'une petite avance republicaine a une petite avance democrate. On en est a 7000 voix d'avance pour Jim Webb, sur un total de 2.3 millions de votes.
Il y aura sans doute recomptage, et qui prendra un certain temps. Le New York Times rappelle quand meme le cas d'une election de 'attorney general' recemment pour lequel 400 voix ont fait la difference sur plus d'un million de votes - la bonne nouvelle etant que le recomptage a confirme le premier decompte. Pour le coup, les electeurs peuvent vraiment avoir le sentiment d'avoir individuellement fait la difference!

Friday, November 3, 2006

Le travail et la sante?

De retour aux Etats-Unis, et pour changer, on recommence a parler du systeme de sante. Enfin, un peu. Non pas que cela fasse les grands titres de la campagne electorale, meme si cela devrait peut-etre ?
A peu pres tout le monde est d'accord pour dire que le systeme de sante ne marche pas tres bien, d'aucuns soutiennent qu'en France il y a beaucoup d'insuffisances aussi, et quelques uns rappellent que le pire - a l'Ouest de l'Hemisphere Nord - est peut-etre bien l'Angleterre.
Mon experience de dentiste en kine n'est pas trop mauvaise pour le moment, mais j'imagine avoir une mutuelle plutot tres bonne - et meme avec cela les soins restent chers. Par contre, 50 millions d'americains n'ont pas la chance d'avoir une couverture maladie. Pour quelques uns, jeunes et careless, ce peut etre un choix, pour la majorite il n'y a tout simplement pas de quoi s'acheter une bonne sante. Sans compter que la moitie des faillites personnelles (et pour la plupart des gens tout ce qu'il a plus de middle class average American) sont dues a des factures medicales. Le
blog du correspondant de Libe (tant qu'il y en a encore un!) relance le debat.
Alors, que se passe-t-il quand on n'a pas d'assurance maladie? On va aux urgences quand il y a crise, et on repart sans payer la facture. Ce qui n'est peut etre pas tres grave pour une apendicite, mais c'est plus dramatique pour les maladies chroniques. Le New York Times, qui n'oublie pas de publier des articles sur le sujet de temps a autres, s'emerveillait recemment de ce que certains districts redecouvraient les
bienfaits du traitement curatif et preventif. Typiquement, Ms Dodd, diabetique non traitee et qui ne peut reguler son taux d'insuline, fait des crises mensuelles qui se terminent aux urgences, et elle a accumulee derriere elle des facture de pres de 200 000$ impayees. L'experience (pilote, on vous dit) lui a fourni une pompe a insuline et un suivi d'experts qui a reduit la facture de pres de moitie.... Evidemment on ne compte pas le gain en qualite de vie pour Ms Dodd.
Et l'on s'etonne, en plus de tout le reste, que les depenses de sante aient
quintuplees en vingt cinq ans. Certes, les soins sont bien plus performants et chers aujourd'hui que par le passe, et la population est plus agee et plus obese, mais tout de meme, les Etats Unis depensent 15% de leur PIB dans la sante, a comparer avec les 11% allemands, 10% francais, et 8% anglais (encore eux!), et pour quels resultats ?
Au passage, les memes
statistiques de l'OMS nous confirment aussi que les francais ont tendance a beaucoup voir le medecin et a trop consommer de medicaments (3.4 medecins pour mille hab en France, versus 2.6 aux Etats Unis, et... 2.3 en Angleterre).
Alors beaucoup de gens se penchent sur la question, chacun a sa maniere:
- Walmart tache d'eliminer ses travailleurs en contrat longue duree qui, non seulement sont plus payes, mais aussi ont droit a une couverture medicale. La solution: des contrats a temps partiels, et courts, et avec disponiblite requise de 24h/ 24 (si, si). Walmart a decidemment tendance a etre le bad guy de l'emploi et du commerce aux Etats-Unis, mais continue bon gre mal gre a accueillir ses cent millions d'acheteurs par semaine.
- des
bloggeurs se scandalisent et offrent une tribune aux malchanceux du systeme. Antigone (voir plus bas) est un difficile a suivre, mais sa situation est passablement mauvaise, et elle a la chance de n'avoir qu'un probleme medical mineur.
- De
doctes chercheurs etudient le qui et le quoi des depenses de sante, mais comment reduire les couts n'apparait pas tres clairement
- De mon cote je comprends enfin ce que l'on entend par non-transparence de l'ensemble. La facture medicale est envoyee apres la visite, et le prix dependra de l'assurance du patient aussi bien que du mood du docteur... Vraiment un abysse avec la France.

Antigone - un casse tete mathematique et juridique
I am self employed and my insurace premium is 389 per month with a $5000 deductible, a $4000 co-insurance (after I pay the deductible the insurance will pay 50%) This means after $5000 the insurance company and I split the costs. If it is in network there is a discount on the doctor bill. Insurance does not pay doctor office visits, drugs or health screen like mammograms. Health care cost me with insurance $8000 a year up until last year when I got a problem. Besides the deductible and co-insurance there is another category: not covered. The not covered kicks in after you have paid $9000. It appears the insurance only wants to cover the co-insurance of $4000....Many like me may think they are covered: if you have not needed insurance...you are in for a surprise. And don't even think about going out of network...you don't get the discounts and have to pay the full fees for me it is up to $18000 and then the insurance company pays 50% (the not covered may show up there.) How I got here was the renewal form only stated my out-of pocket max was $9000 in network. No mention of the out of network or the not covered. My medical costs are $49000 for the past two years. I have sleep apnea due to an obstruction in the nose that had to be surgically corrected...this is not a major health issue...but the costs are a major issue due to the overcharging of doctors and underpaying by insurance....and the best part we never get to know what the costs are until we receive the bill....