Monday, May 21, 2007

american philanthropy

J'ai deja parle rapidement dans ce blog de miriam's kitchen, une association de petits dejeuners populaires. Il y a deux semaines a eu lieu notre soiree de bienfaisance majeure de l'annee - intitulee 100 bowls of compassion.
Pour cette soiree, et pendant des semaines, des centaines de benevoles collectent des dons de nourriture, preparent des mets gastronomiques, obtiennent des objets d’art et des lots a mettre aux encheres. Nous meme avions passe une matinee le week end precedent, avec Sandra, Katharina, et une equipe de dix volontaires, a emincer des poulpes, cuire du quinoa, et preparer des empanadas. Le theme de cette annee etait l'amerique du sud, aussi l'equipe de chefs de miriam's avait-elle mis au point une serie de recettes originales sur les principes de la cuisine sud-americaine. Tamale au quinoa et a l'anis, toast au canard vinaigre, beignets de yucca, empanadas aux haricots noirs et plantains, noix du bresil sautees et pimentees, ceviche de crevettes, etc, et un 'rafraichissement avant les desserts', le sorbet de noix de coco aux éclats de noix pimentees, tres, tres bon.
La soiree se passait dans le grand hall du national building museum (en voir
ici un virtual tour): grandes colonnes, draperies, une fontaine, orchestre classique pour ‘entertain’ nos six cent et quelques bienfaiteurs qui avaient cher paye leur place (250$ et plus). La premiere partie de soiree etait un cocktail dinatoire, pendant lequel nos invites avaient la possibilite d’acheter des poteries et pieces de vaisselle en encheres silencieuses (silent auction, very popular this side of the Atlantic). Entre deux tours avec les plateaux, nous nous pouvions gouter a quelques uns des mets en cuisine, voir meme attraper une capirinha sur le chemin de retour vers la cuisine. Pas tres professionel me direz vous, mais ce que c’est que de faire une soiree avec les benevoles.
Apres le sorbet noix de coco, les bienfaiteurs ont ete invite a prendre des desserts et s’asseoir pour la veritable distraction de la soiree – les encheres, live. Les lots etaient assez interessants et tres varies, depuis des tickets pour trois saisons de base ball a DC, une parure de bijoux, un week end dans un cottage sur la cheesepeake bay, un tableau, ou bien une semaine dans une maison de vacances a mexico, avec son personnel de maison. Mais le meilleur, evidemment c’etait le dernier lot, un diner dans un grand restaurant avec le critique culinaire du Washington Post. Les lots ont ete assez disputes et sont partis a des prix bien superieurs a nos moyens – au temps pour les 3000$ a payer pour le diner gastronomique.
Enfin les dernieres encheres etaient sur le principe du ‘everybody wins’, qui sont un pur don : tous ceux qui le voulaient, et ils etaient nombreux, pouvaient subventionner une semaine de nourriture a miriam’s kitchen, un hebergement dans le foyer de reinsertion, ou une semaine de fournitures pour les activites artistiques. All in all, la soiree fut un grand succes, l’argent a coule a flots, les bienfaiteurs ont passe un bon moment, les volontaires se sont amuses et ont pu partir avec des doggy-bags consequents (dont nous avons fait bon usage au
barbecue du week end).
Maintenant, cette debauche de philanthropie a l’americaine a quelque chose d’un peu indecent. Serait ce que les americains sont plus genereux que nous ou bien ont-ils beaucoup plus d’argent (pour ceux qui en ont) dont ils ne savent que faire? Serait ce que la societe americaine est si profondement inegalitaire, et l’Etat trop peu present, pour qu’un mecanisme de correction spontanement existe ? Certes, on pourrait souhaiter avoir de telles collectes de fonds en France, c’est efficace et plaisant (250 000$ environ recoltes, moins les frais occasionnes), mais n'est il pas plus democratique que tout un chacun participe – qui pour des pieces jaunes, qui pour la croix rouge dont les volontaires battent les rues. Enfin, en etant volontaire pour cette soiree on est aussi force a une sorte de mise en miroir sur nous-mêmes – nous ne sommes pas si loin de devenir ces memes bienfaiteurs de la bonne societe que nous accueillions... si nous restions aux etats unis.

Friday, May 18, 2007

Washington perd un faucon ce soir

Paul Wolfowitz demissione finalement, enfin, apres tout ce temps, trop longtemps. Il aurait pu partir il y a un mois mais en bon Bushiste a resiste jusqu'au bout. Cheney, Gonzales sont des exemples qu'il n'a pas manque de suivre. D'ailleurs, il a eu bien raison de se battre, le voici absous et en bonne position pour negocier un parachute dore (eh non, ce n'est pas qu'une tare francaise).
Premier acte - tempete dans un verre d'eau?
Depuis les revelations dans les medias sur les avantages indus accordes a sa compagne (tres large hausse de salaire, promotions automatiques), PW s'est defendu d'avoir mal agi et en etat de cause. Des errements sans doute, des fautes certainement pas. D'un ton initialement contris il est d'ailleurs passe a l'attaque contre une pretendue 'campagne de denigrement' dans les medias. Mais au fait, ce 'denigrement' etait simplement l'expression d'une insatisfaction profonde des personnels de la Banque et des anciens managers quant a ses methodes de gestion depuis son arrivee a la tete de l'institution en 2005 - conseillers parachutes de l'exterieur, denigrement (veritable pour le coup) du personnel, isolement a la tete de l'organisation, nominations de managers controversiaux par exemple.
Deuxieme acte - Faire le menage chez soi
Le plus digne eut ete de reconnaitre son echec et demissioner au plus vite. Mais il aura voulu se battre, quitte a risquer un desaveu officiel. Le comite ad-hoc qui a etudie son cas a bien conclu d'ailleurs a un breach of ethics rules de sa part et actes de nepotisme. Pendant ce temps, les semaines passent, et la Banque devient objet de ridicule dans le monde entier. Comment parler de bonne gouvernance a ses interlocuteurs sans d'abord faire le menage chez soi?
Toisieme acte - Toute honte bue
La real-politik entre en jeu. La Maison Blanche accepte d'envisager que PW se retire, mais il lui faudra pouvoir partir avec honneur. Le Conseil de la Banque acheve de se decridibiliser en refutant les conclusions de la commission ad-hoc. PW est exonore de toute responsabilite (acted in good faith, mistakes were made), et demissione, enfin, apres tout ce temps. PW n'oublie pas de souligner dans sa declaration combien il a fait pour la Banque - ou comment accaparer sans honte le travail d'autrui.
Certes M. Wolfowitz ne sera pas oublie a la Banque Mondiale. Il y aura fait beaucoup (de mal) en peu de temps. Certains ne seront pas mecontents que l'institution se soit decribilisee au passage, mais le tres bon travail qu'elle fait parfois en a aussi souffert, et on a surtout manque l'occasion d'introduire de vraies et necessaires reformes en profondeur.

PS: merci a
Philippe pour les credits et cues theatraux!


**********************************************************************************************************
Text: Statements by World Bank and Wolfowitz
May 17, 2007
STATEMENT OF EXECUTIVE DIRECTORS
Over the last three days we have considered carefully the report of the ad hoc group, the associated documents, and the submissions and presentations of Mr. Wolfowitz. Our deliberations were greatly assisted by our discussion with Mr Wolfowitz. He assured us that he acted ethically and in good faith in what he believed were the best interests of the institution, and we accept that. We also accept that others involved acted ethically and in good faith. At the same time, it is clear from this material that a number of mistakes were made by a number of individuals in handling the matter under consideration, and that the Bank's systems did not prove robust to the strain under which they were placed. One conclusion we draw from this is the need to review the governance framework of the World Bank Group, including the role as well as procedural and other aspects of the Ethics Committee. The Executive Directors acknowledge Mr. Wolfowitz's decision to resign as President of the World Bank Group, effective end of the fiscal year (June 30, 2007). The Board will start the nomination process for a new President immediately.
We are grateful to Mr. Wolfowitz for his service at the Bank. Much has been achieved in the last two years, including the Multilateral Debt Relief Initiative, the Clean Energy Investment Framework, the Africa Action Plan, and the Avian Flu Initiative. 2006 was a record year for IDA lending, especially in Africa. The Bank has launched emergency action programmes in Liberia, the Democratic Republic of the Congo and the Central African Republic, and played a key role in the Lebanon and Afghanistan donors conference. In March, after an unprecedented global consultation process, we adopted a new strategy for the Bank's work on Governance and Anti-Corruption. And we have new strategies for Rapid Response in Fragile States, for the Health Sector and for the Financial Sector. We thank Mr Wolfowitz for his leadership and for championing the Bank's work across so many areas.
It is regrettable that these achievements have been overshadowed by recent events. Mr Wolfowitz has stressed his deep support for and attachment to the World Bank and his responsibility, as its President, to act at all stages in the best interests of the institution. This sense of duty and responsibility has led him to his announcement today. We thank him for this and underscore our appreciation for his commitment to development and his continuing support for the World Bank and its mission.
STATEMENT OF PAUL WOLFOWITZ
I am pleased that after reviewing all the evidence the Executive Directors of the World Bank Group have accepted my assurance that I acted ethically and in good faith in what I believed were the best interests of the institution, including protecting the rights of a valued staff member.
The poorest people of the world, especially in Sub-Saharan Africa deserve the very best that we can deliver. Now it is necessary to find a way to move forward.
To do that, I have concluded that it is in the best interests of those whom this institution serves for that mission to be carried forward under new leadership. Therefore, I am announcing today that I will resign as President of the World Bank Group effective at the end of the fiscal year (June 30, 2007).
The World Bank Group is a critical institution with a noble mission, that of enabling the world's poor – and particularly the more than a billion men, women and children who struggle to survive on less than a dollar a day – to escape the shackles of poverty. I have had the privilege of visiting World Bank Group staff and programs in some 25 developing countries in the last two years. I've had a chance to see with my own eyes and hear with my own ears how eager people are to work hard if they have a chance for a good job, how excited children are to have a chance for the first time to go to school, and how willing parents are to sacrifice so that their children can have a better future.
It has been truly inspirational to be able to help them achieve their goals and it is a privilege for all of us in the World Bank Group to have a chance, every day that we come to work, to make a difference in the lives of those who are less fortunate. I am grateful to have enjoyed that privilege for nearly two years and I am proud of what we have accomplished together as a team.
We provided record levels of support last year to the poorest countries of the world, $9.5 billion, through the International Development Agency (IDA) and we are headed to a new record this year. Half of that support is going to Sub-Saharan African countries, also setting new records;
• We are further increasing support to the poorest countries through the Multilateral Debt Relief Initiative completed last year which canceled $38 billion of debt owed by the HIPC countries to IDA, along with specific commitments by the IDA donors to provide additional support to make up for the lost reflows to IDA on a dollar-for-dollar basis;
• And last year we transferred a record amount of Bank Group income, $950 million, to IDA, including the first ever transfer from the IFC to IDA;
We have not only increased the quantity of resources available to the poorest countries through IDA, we are also making those resources more effective, and we are providing greater assurance to donors that they are being used properly:
• By helping developing countries strengthen systems of governance and supporting their efforts to fight corruption and to recover stolen assets;
• By placing greater emphasis on measuring the results our support is producing, although much more work needs to be done in this area; and
• By strengthening cooperation among donors, and particularly among the Multilateral Development Banks in such areas as fighting corruption and averting unsustainable debt burdens;
We have also strengthened our work significantly in a number of important specific sectors, particularly:
• Infrastructure – which was a major concern of the Finance Ministers from Africa when I first met with them two years ago;
• Combating malaria, a preventable disease that is killing 3,000 people a day, most of them children and most of them in Sub-Saharan Africa. In the last 18 months we have approved over $360 million in assistance for anti-malaria programs compared to $50 million in the first five years of this decade.
• Here, too, we are emphasizing quality as well as quantity, pressing the development of a "malaria scorecard" to track results and effectively coordinate the work of the many donors so that gaps can be identified and filled.
Some of the work which has been most inspiring to me has been the Bank Group's response to countries emerging from conflict, countries with new leadership which urgently need assistance to consolidate peace and jumpstart recovery:
• We have responded with unprecedented speed to help fragile states with new leadership, such as Liberia, the Central African Republic and the Democratic Republic of the Congo;
• We have adopted a new Rapid Response and Fragile States policy to enable us to move faster in situations with new opportunity and to encourage more of our staff to work in fragile states.
• We have helped lead successful donor conferences for many post-conflict countries, including Afghanistan, Lebanon and Liberia.
Our work is important, however, to more than just the poorest countries. Indeed, the majority of the world's poor live in the more successful developing countries, our partners in middle income countries, which borrow from the IBRD.
• These countries still seek help to deal with their large challenges to fight poverty and preserve their environment, but the World Bank Group needs to be increasingly innovative and flexible if we are to be useful to these countries which are already highly sophisticated and have access to many other sources of funds. To do that we developed a new "Middle Income Country Strategy" last year and we are working hard on implementing it.
Some of our most important work has been strengthening the development of the private sector, which is the most important source of the growth and jobs that people need to escape poverty:
• The International Finance Corporation, which works with the private sector, has been setting impressive records, including $8 billion in new commitments this year.
What should inspire us even more than the numbers is the greatly increased emphasis the IFC is placing on the development impact of their work and on expansion into "frontier markets." Indeed, Africa is the fastest growing region for IFC work – a five-fold increase in five years – and the IFC has greatly expanded its field staff in Africa.
• Perhaps most of all, I am proud of the innovative work the IFC is doing, through the "Doing Business" report, to help developing countries identify the obstacles to private sector growth and I have been delighted at how eager many governments have been to remove those obstacles once we help identify them.
This is not an exhaustive description of the work of the World Bank Group – or even just the part that I have been involved in – but I need to mention one more thing: the importance of the World Bank partnership with the developed countries to promote sustainable global development:
• The Bank helps rich countries carry out their obligation and their interest to help the world's poor.
• We support the interest of the developed countries to mobilize global resources for common purposes, such as containing the spread of Avian flu – where the Bank has played a leadership role – or to preserving the planet's environmental heritage, as we are doing in Brazil and the DRC, by supporting Amazon Basin and Congo River Basin initiatives.
• Most important of all has been the Bank's development of the Clean Energy Investment Framework which we were first asked to do by the Gleneagles Summit of the G-8 in July 2005. As the world mobilizes resources to diversify energy sources, reduce carbon emissions, avoid deforestation and help countries deal with the effects of climate change, most of those resources have to come from the developed countries. The most productive place to invest them will often be in developing countries. The World Bank Group has been and continues to be in a unique position to facilitate those investment flows and the Global Environment Facility and the Clean Energy Investment Framework form the foundation on which the Bank Group can build.
All of that work – and much more – is only possible because of the dedicated efforts of very hard working staff. I am particularly impressed by our staff in country offices, including remarkable local staff members, many of whom face daily risks to their health and security in order to help the poor whom we strive to serve. They too have been treated unfairly by much of the press coverage of the past weeks and they deserve better. I hope that can happen now.
I have made many strong appointments both from inside and outside the Bank of which I am personally proud. My Senior Management Team is an exceptional group of talented managers and devoted international public servants who it has been an honor to have as friends and colleagues.
But, I am particularly proud to have appointed two African women as Vice-Presidents in key positions, each of them a former cabinet minister with real world experience in solving problems in democratically elected Sub-Saharan governments. Only when African voices with African experiences are fully empowered at the Bank, will the Bank be seen as a center for solutions in that part of the world. We need senior leaders who have real-world experience in tackling the toughest challenges in the poorest countries.
I am also grateful for the dedicated professionalism of the many staff throughout the World Bank Group who have stayed focused on their work during the recent controversy. In the month of April alone, they delivered nearly $1 billion of support for Africa, an innovative new strategy for Bank work in the health sector, and a strategy for Bank Group support for financial sector work in developing countries, and much more. I am particularly grateful to the entire staff of the President's office who have given me such strong professional support throughout the last two years and particularly during the last month.
It is inspiring to work with people like those and I will miss them.
Finally, I want to say a special word of thanks to the many people inside and outside the Bank who have publicly or privately expressed their support for me and asked me to stay. One of the most moving was a phone call I received from the democratically elected President of a Sub-Saharan African country. It was a private call so I will not quote him by name. But he thanked me for doing so much, in his words, to make the World Bank an institution "that listens, that cares, that understands and that takes action." If that is true, and if I have "touched the hearts of Africans," as he told me, then the last two years have been worth it.
I hope I can continue working with him and with the many other Africans, official and non-official, who have been such an inspiration to me – although I will have to find other ways to do so. They are the ones who have convinced me that Africa has a real chance to turn a corner and join the progress that we have seen in many other parts of the developing world in recent decades. It is those Africans who are stepping up – often at great personal sacrifice and even risk, to bring peace, good governance and sound policies to their countries that are the reason for hope. They deserve all the support that the World Bank Group can give them and I hope they get it.
The next President will have my full support. Hopefully the difficulties of the last few weeks can actually strengthen the Bank by identifying some of the areas of governance and human resource management where reform is needed.
Change should not be feared, it is something to welcome. It is the key to keeping this important institution relevant and effective in the future and meeting the needs of the world's poor, and of humanity as a whole.
*******************************************************************************************************

Wednesday, May 16, 2007

Another saturday...

Nous sommes restes ce week end encore a DC, mais c'est que bientot Eric partira grimper les desert towers de l'Utah. Des Samedi prochain en fait, et puis je le rejoindrai pour le week end suivant. Les paysages la bas semblent magnifiques.. et aussi compliques a escalader. Les photos de Guillaume Dargaud sont tres attirantes mais a le lire il s'agit la d'une quintessence de grimpe americaine, fissures, coincements, et mouvements difficiles.
En attendant nous avons passe un week end extremement washingtonien, dans tous ses aspects. Ce samedi 12 mai, c'etait
la journee portes ouvertes des ambassades europeennes. On a tendance a l'oublier, mais DC est aussi la ville la plus diplomatique au monde, et les ambassades y sont tres importantes. Quelques unes cherchent l'efficacite et la securite, comme l'Ambassade de Russie qui rappelle les beaux jours de la guerre froide, mais pour la majeure partie ce sont des vitrines de leur pays.

La plupart des ambassades a DC sont sur Massachussetts Avenue, autrement dit embassy row. Pour beaucoup ce sont d'anciennes mansions du siecle dernier abandonnees apres la crise de 29, et reinvesties ensuite. J'aime beaucoup l'Ambassade du Cameroon par exemple, une reproduction assez reussie d'un chateau renaissance.
Mais foin de tradition, vive l'architecture moderne aussi. L'Ambassade de Finlande est un bijou moderne et vegetal (
quelques photos). Sa facade principale est couverte d'un treillis de clematites, et ajournee de plaques de bronzes. Des boites de cuivre et verre s'imbriquent a l'interieur, reliees par des colimacons. Des tres grands murs vitres enfin ouvrent sur la foret de Rock Creek Park... on s'est presque pris a rever pouvoir travailler la bas, avant de reprendre nos esprits. Travailler?


Un visiteur anonyme a l'Ambassade de Finlande?

Ensuite nous sommes descendus dans les rues de Georgetown jusqu'au Potomac. L'Ambassade de Suede est neuve, met en valeur le verre et le bois, et symbolise la transparence des pays nordiques et la proximite avec l'environnement d'apres le conseiller culturel (et non, ce n'est pas un batiment ecologique...). Surtout, les suedois ont une tres grande terrasse au dessus du georgetown waterfront, avec une vue forcement tres belle.



Un bout de terrasse moderniste, Swedish Embassy








La vue depuis l'Ambassade de Suede sur le Potomac

Nous avons quitte la foule des washingtonians en goguette pour passer a la Mosquee dejeuner. Sur Embassy row, la Mosquee est un tres beau batiment, comment dire?, belle et agrable comme une mosquee. Un bazar du samedi nous y a offert des tres bons chawarmas au gout authentiquement arabe.







Des pieds anonymes a la Mosquee?















Pour la soiree j'avais lance des invitations a un barbecue. Autant profiter un peu de la chaleur qui nous etouffait depuis deux semaines. C'etait presque un barbecue a l'americaine, presque parce qu'il y avait deux americaines dans la bande seulement (au fait, l'une mariee a un francais et l'autre fiancee a un peruvien), et ni hot dogs, ni hamburgers, les deux staples d'un american BBQ. Cela dit, il y avait du mais grille, des left overs de la soiree
100 bowls of compassion (voir un poste futur), du taboule, cake sale, brochettes, et caviar d'aubergine tres francais, plus des allemands, des parisiens, un aixois, une roumaine, un canadien, et un italien.
On a pu profiter de l'apero en exterieur juste avant que l'orage n'eclate et que le ciel ne se vide sur nous. Ensuite, ce sont les cuisiniers Eric et Udo qui ont un peu souffert, a surveiller les brochettes sous le deluge. Le gros de la pluie s'est arrete evidemment des la fin du barbecue.
Enfin, changement radical d'ambiance pour la derniere partie de soiree. Alors que tous nos invites etaient repartis et et que je terminais de ranger le dernier tabouret (et sac de charbon, aie) oublie dehors sous la pluie, j’ai vu notre proprietaire garer son taxi sur le parking derriere la maison. Next thing I see, there are two men standing around him, outside of his car, and one of them is holding a gun. Le lampadaire est casse et je voyais plutot des ombres que des figures, mais l'attitude du porteur de revolver ne laissait aucun doute. A peine quelques secondes plus tard, les deux hommes partent en courant, des cles tombent, notre proprietaire les ramasse, et part en voiture avant que je puisse aller lui parler. Serait il foolish enough pour essayer de rattraper les deux braqueurs ?
Effectivement Gaby lui a parle le lendemain et il a essaye de suivre les hommes, sans succes, puis de trouver la police. Ils ont pris sa recette de la journee. Savaient ils que le taxi se garait la et l’ont-ils attendu dans l’allee ? Etaient ils la par hasard ? Le samedi soir en fin de soiree est sans doute le moment le plus risque dans cette ville, les gens qui sortent dans les bars sont des proies faciles. En tout cas, on a vecu assez longtemps ici deja pour ne plus etre vraiment surpris ou inquiete par cette attaque. Dans ce pays des qu’il y a une agression il y a arme a feu, et les criminels ne s’interessent qu’au porte monnaie de la victime - en general. Et Washington reste malheureusement une des villes les plus pauvres et dangereuses des US, nous en avons vu un exemple… et surtout, surtout, quand on est pauvre, et noir, et que l’on habite les quartiers chauds, c’est ce qui se passe au quotidien et que nous ne voyons pas.
Si vous nous trouvez inconscients d’habiter la, n’oubliez pas que nous prenons quelques precautions. Rarement dehors tard le soir, systematiquement en compagnie, a velo, ou bien en taxi… mais, aucun doute, je prefere largement l’insecurite de l’Europe, ou au moins on n’est pas tenu sous la menace d’un revolver qui risque en plus d’etre charge lorsque l’on est attaque.

Thursday, May 10, 2007

Francais de l'etranger

Si cela ne tenait qu'aux francais de Washington, notre president-elect aurait ete elu des le premier tour, et avec une tres confortable avance au deuxieme. Expatries oui, visionnaires, pas forcement.

Sunday, April 22, 2007

Il fait tellement beau maintenant qu'il est difficile de croire que la semaine derniere encore nous craignions la neige. Nous avons fait la premiere sortie de l'annee a Great Falls pour grimper. La roche etait bonne, l'eau furieuse de tout ce qui est tombe ces dernieres semaines, le soleil eblouissant, et bien sur il y avait beaucoup de monde. (y compris des nids de fourmis volantes a deranger en grimper, beuh)



Aujourd'hui c'etait juste Eric et moi, certains amis voyagent, d'autres voyagent en mission, d'aucuns faisaient du velo, ou prenaient le temps de ne rien faire.

Nous avons emprunte une
Zipcar pour quelques heures et on n'en dira jamais assez de bien.












Hier nous avions profite d'un autre type d'attraction a DC. C'etait le festival
'Walking Town DC', edition 2007. Pendant un week end des guides professionnels font decouvrir gratuitement les quartiers de la ville aux habitants. Ce qui inclue des tours a velo et croisiere sur le Potomac, mais nous avons manque les reservations.
Nous sommes alles a la place du cote de
SouthWest Waterfront, au Sud du Mall, et a la convergence du Potomac et Anacostia River. Un lieu ou nous n'allons jamais, peut etre car il est eloigne, ou peut etre parce qu'il se cache derriere le peripherique. Soutwest, c'est un quartier largement redessine et repense dans les annees 50-60, avec les echecs et succes que l'on connait en France assi. Mais c'est aussi un port de plaisance et un fish market anime... nous parlons meme d'y retourner!

A voté

Operations de vote font les grands titres des aujourd'hui! Nos amis Mariam, Thibault, et leur fille Adelaide sont passes sur le JT de 20h de France 2.. vous pouvez regarder le reportage pour quelques heures encore ici, a 3min10'.
Accessoirement le reportage a Washington montre du beau temps, enfin. Le week end est magnifique et il ne sera peut etre pas terni par des resultats d'election decevants.

Wednesday, April 18, 2007

Visiteurs

Emeline et thomas sont partis depuis deux semaines deja, peut etre serait il temps de mettre les photos en ligne. A leur arrivee ils ont eu le seul jour de vrai beau temps d'Avril -de quoi se balader de la Maison Blanche aux cerisiers du Mall et prendre des vraies photos d'amerique.




Emeline et la Maison Blanche




et le Tidal Basin au printemps
Apres a peine une demi journee a DC, les nanceiens ont file vers New York. Remarquez, ca se comprend. Une fois qu'ils sont revenus vers nous, nous les avons emmene vers Shenandoah en Virginie. Ce n'est pas tout a fait l'Amerique profonde mais presque, et en tout cas tres rurale. Un bout d'Appalache traverse du Nord au sud la Virginie et le Shenandoah range se reflete sur l'epicerie du coin. Apres une pause déjeuner dans la ville de Staunton le Samedi -peu a en dire sinon qu'elle a du etre riche a l'epoque des mines, nous avons commence par un tour de Polyface Farm. Si, pardon, Staunton est la ville de naissance de Woodrow Wilson, le 28eme President Americain.

Mais surtout je voulais vous parler de Polyface Farm. Joe Salatin est un americain tres americain et individualiste - liberaliste disons - mais aussi convaincu qu'il est possible de reproduire un cycle naturel a l'echelle d'une farme qui permette d'une facon autonome et propre de produire des aliments sains, le tout insere dans l'economie locale.








Bref, les poulets, lapins, cochons, chats, visiteurs et fermiers semblent heureux, et la viande est parait il excellente. Nous serons carnivores ce week end la. Un lapin, T-Bone, poulet, et des oeufs en main, nous sommes prets a partir vers notre chalet dans la montagne.



Le chalet cosy. Si l'on zoome, on peut meme isoler l'element de decoration a l'avant plan. Des micro-chalets qui pendulent, oui, oui.
On a beaucoup aime la cheminee, la selle de cheval, les peintures en relief, voir peut etre meme la vue sur la vallee. Mais aussi, peut etre parce qu'il faisait froid, on a aime la jacuzzi d'exterieur. Temperature interieure = 34 (celsius), temperature exterieure = 40 (fahrenheit), c'est parfait.
Eric et Thomas. And the sisters.















A partir de la, nous avions bien pris le rythme: petite balade en journee, et retour sans tarder au chaud. Dommage que cela n'ait dure que deux jours.
Le Dimanche nous avons fait une balade dans le parc de Shenandoah. Plus de cerfs que de visiteurs en cette saison.

















Lundi par contre, nous nous sommes attaques a un peu plus gros morceau: 7miles, 800m de denivele, pour conquerir le sommet de Shenandoah. Mais surtout, Old Rag, c’est une marche aerienne magnifique sur la crete, et du rock scramble de grande qualite entre neige et glace.

Tuesday, April 17, 2007

Ce pourrait etre drole si ce n'etait...

Recu au courrier ces jours derniers des factures pour les soins medicaux de ces derniers mois - ca suprend au debut car les premieres visites datent de septembre dernier, ensuite ca fait mal, avec des centaines de $ supplementaires factures, et enfin cela prete a rire, tellement la facturation est aberrante.
Pour prendre l'exemple de la medecin orthopediste, voici quelques lignes extraites de la facture:

Description Amount Balance
Level 3 office Visit Jan. 07 120 40
Co-pay cash (paye lors de la visite) 20
Insurance payment/ adjustment 80
Patient responsibility 20
(pourquoi l'assurance ne couvre-t-elle pas l'ensemble du reste du cout de la visite, sachant que j'ai deja le co-payment de la visite? Mais surtout, comment le cabinet peut il facturer 120-20-80 +20 = 40 alors qu'il ne manque que 20$ a payer?)
Foot orthosis Jan 07 300 480
Insurance payment 60
Applied to deductible 240
(on ajoute on ce qui manque comme paiement au deductible = ce que l'assurance ne couvre pas encore pour obtenir un total manquant superieur de 60% au cout du traitement)
X-ray consultation March 07 165
(je n'ai pas eu d'X ray en Mars)


J'attends une nouvelle facture dans les jours prochains, et dois encore parler a l'assurance. Le montant final sera quand meme eleve, mais moins que suppose par le cabinet. Merci le systeme de sante americain pour l'absence de transparence, les erreurs, et les trous importants dans la couverture medicale, malgre son cout.

Friday, April 6, 2007

Printemps d'Afrique, d'Europe et d'Ameriques

J'ai un peu laisse le blog en friche ces derniers temps, et comme souvent il est difficile de s'y remettre.
Il y a qu'a la mi mars j'ai encore plus profite d'un repit au travail en abandonnant internet, puis mission a Ouagadougou (l'Afrique de l'Ouest, enfin!), passage a Paris et vacances d'Emeline et Thomas ici.
Ouagadougou, c'etait tres court, tres chaud aussi, et assez occupe, mais aussi interessant, avec un grand seminaire que nous preparions depuis le debut de l'annee. Paris ensuite fut court, froid, et assez occupe egalement. Et puis, tout juste apres notre retour, voila que les nanceens sont arrives.
Emeline et Thomas sont partis presque directement vers new york, et tout juste sont ils passes vers le Mall regarder les cerisiers en fleurs (et la je vous renvoie a mon
article de l'annee passee pour faire court).
Ce week end nous sommes partis vers
Shenandoah, ce bout des Appalaches qui passe a l'Ouest de Washington. La bas c'etait encore l'hiver, mais quoi de mieux qu'un chalet dans la montagne pour en profiter?
(Les photos et plus dans un prochain post)

Tuesday, March 20, 2007

tough times

En ces temps ou GW Bush connait des moments difficiles, ou l'on se debarasse de procureurs generaux et ou les manifestations contre la guerre continuent, on peut reviser nos dictons et expressions idiomatiques grace a lui:
Full me once, shame on you. Fool me twice, shame on me.
Sleep on one's ideas and see what sticks in the morning.
To put food on one's family (this one immigrant's saying)
C'est une petite seance de Bush-Bashing a regarder ici:
http://www.youtube.com/watch?v=5xoTrXG1dGE

Monday, March 12, 2007

off the crutches!

Grand soulagement pour moi que d'etre enfin liberee des bequilles! Six semaines a sautiller, des kilometres couverts, les mains fatiguees: il etait temps que la guerison de mon entorse d'avril dernier se fasse.
Le medecin assure qu'a la vue des IRMs la douleur n'est maintenant plus que ligamentaire, je peux enfin reprendre le sport... et souffrir un peu de la reprise. L'escalade a prouve aujourd'hui que, quel que soit les muscles formes par l'utilisation de bequilles, ce ne sont pas les memes que pour se hisser en vertical, maheureusement.
Cela tombe bien aussi, avec les beaux jours qui reviennent, et les voyages qui reprennent. Je devrais passer une semaine au Burkina la fin du mois, puis m'arreter quelques jours a Paris, avant d'accueillir Emeline en vacances ici.

Sunday, February 25, 2007

Hiver a washington et philly

Il neige a gros flocons sur la ville et la neige s'empile sur routes, trottoirs, et chemins. C'est un parcours seme d'obstacles qui nous attend pour les jours a venir, nous avons deja du vivre une semaine de glace dans la ville mais esperions le printemps. Bah, ce pourrait etre pire, nous n'en sommes pas au niveau du new jersey, new york state, minnesota, etc.

Nous avons meme eu des beaux jours de beau temps, sous la glace, mais pas desagreables. De quoi aller a la patinoire de plein air, installee, evidemment, sur le mall, entre la national gallery et le museum of natural history. Quite a nice area.




Moi bien sur je restais sur le cote, sous une pile de manteaux pour me tenir au chaud, et avec l'appareil photo. Encore deux semaines de cast boot à priori.






Avec le President's day, qui est un lundi ferie bienvenu en fevrier apres celui de janvier et avant celui de mai, nous avions de quoi voyager un peu le week end passé. Compte tenu du temps (hivernal) et du temps (disponible) compté, nous avons opté pour une visite de Philadelphie, son centre historique, la liberty bell, les amish a proximite, et quelques musees de tres grande qualite.
Plus evidemment les marches heroiques de
Rocky. On n'est jamais tres loin du symbole hollywoodisé en Amérique.

En fait nous n'avons par vraiment passe de temps dans le philadelphia historique. Pas vu le Independence Hall en particulier, qui attire les foules américaines. Mais nous avons quand meme fait la queue pour voir la
Liberty Bell, curieux symbole national.

Nous avons prefere passer un peu de temps au
Reading Terminal Market, où les Amish viennent vendre les produits de la ferme, et ou on peut gouter le sandwich au steak specialite de philly.

Ensuite nous sommes alles visiter le
Philadelphia Museum of Art. Immense, grandiose, varie, une apres midi n'y suffit pas. Sans compter les nombreuses oeuvres de belle facture, le musee offre aussi une reconstitution d'un cloitre espagnol, le hall de reception d'un palais chinois de toute beaute, un temple hindou, une maison de the japonaise, ou des salons louis XV.

On y trouve aussi de tres belles mosaiques d'Isfahan, au passage.

Et une Guerre de Troie de Cy Twombly.

Le lendemain, nous sommes sortis de la ville pour visiter la Barnes Foundation . Cette collection privee est petite, immensement riche, et tres difficile d'acces. M. Barnes a elabore sa collection au milieu du siecle passe. Amateur des impressionistes francais et francais en general, il a accumule chefs d'oeuvre, oeuvres de Renoir (181), Cezanne (69) et Matisse (59). Mais il ne s'est pas limite a ces trois favoris, s'interessant egalement a Picasso, Soutine, Degas, Van Gogh, Modigliani, que sait on encore, Corot, El Greco. Quelques highlights de la collection visibles ici.
Ce qui rend la Barnes Foundations tres particuliere aussi, c'est que l'on doit planifier en principe longtemps a l'avance pour visiter. Suite a des querelles de voisinage, les jours de visite sont limites, le nombre de visiteurs est restreint, et l'on doit reserver jusqu'à deux mois a l'avance pour les mois d'ete.
Nous nous sommes pris une semaine avant notre visite, ne me demandez pas quel miracle a fait que nous ayions eu des places.

Tuesday, February 6, 2007

Du desert

California was a while ago. Yet still I haven't written a word about Joshua Tree Desert. Celebre parce que U2, parce que la Californie, parce que ces fameux arbres les 'joshua trees' sont si reconnaissables... et puis aussi peut etre parce que l'escalade.
Arrives dans la nuit, apres la descente de la montagne, et un tour par une epicerie, nous installons la tente dans un des campgrounds semi-sauvages du parc. La lune eclaire un beau paysage de blocs et d'arbres, les voisins de tente se rechauffent autour de feux, et nous nous glissons sans retard sous le duvet pour tenter de trouver un peu de chaleur.
Le matin, nous nous reveillons a peu pres au milieu de ceci, des rochers, des arbres de joshua, du ciel bleu... que dire, c'est beau.








Nous nous attaquons, tant bien que mal, a quelques blocs autour de ryan campground. Autant l'admettre, c'est difficile. Et douloureux, de multiples petits cristaux attaquent la main pendant qu'ils se detachent sous les pieds... on se contetera de deux heures de mini-blocs avant d'aller randonner.














Pour la randonne, nous avons selectionne un grand tour qui promet variete de paysage et bon bivouac apres une apres midi de marche, en combinant une boucle vers
Stubbe Spring, et un detour par Quail Mountain. Le chemin suit tout d'abord le principal chemin de randonnee, le california riding and hiking trail, avant de plonger vers le Sud et monter sur un plateau sauvage jusqu'a dominer fan canyon - beau et parfaitement sec. De la, nous suivons un petit cours d'eau -a sec- vers l'Ouest, avant d'arriver sur la source. Nous avons eu le temps de realiser combien l'eau est precieuse dans ce desert (ai-je oublie de dire que meme les visiteurs n'ont pas un seul point d'eau dans le parc?), et les sources rares. Nous nous attendions a trouver une vraie resurgence avec explosion de verdure, mais lorsque nous apercevons finalement les quelques flaques d'eau entourees de traces de sabots en quoi consiste la source, nous sommes aussi ravis de la decouverte.

Ensuite, nous pressons le pas car il nous faut sortir du plateau avant le crepuscule, cette 'day use area' est reservee aux animaux la nuit. Nous plantons finalement la tente la ou le chemin retrouve une ancienne piste tout-terrain abandonnee. A peine pouvons nous profiter du crepuscule sur le desert que la nuit et le froid tombent.




Le lendemain, Eric commence a tomber malade mais nous avancons malgre tout vers le sommet du parc. Le chemin suit parait-il une gorge qui remonte le long de la montagne, le guide indique de prendre la branche de droite, puis de gauche, ou l'inverse lorsque la gorge se divise. Contrairement a la journee precedente, ou une seule personne semble-t-il etait passee depuis longtemps, il y a des traces de pas dans plusieurs directions, et nous finissons par nous perdre sur le flanc de la montagne. L'avantage du desert etant l'absence de vegetation, nous finissons par avancer directement sur la crete, et faisons quelques petits sommets avant d'arriver au veritable high point. La vue est magnifique, le vent terrible, nous ne nous attarderons pas.


La descente qui semblait simple s'avere elle aussi deroutante et nous finissons par couper a travers le desert vers le california riding and hiking trail. Nous n'avons toujours croise personne dans ce desert, et ne retrouverons des visiteurs qu'a la voiture, c'est etonnamment vide.
Avant de quitter le parc, nous decidons de grimper a nouveau un peu. Cap Rock est justement sur la route, et les blocs indiques sur notre petit topo recupere sur internet semblent assez faciles (V0, V1)... hum, decidemment, nous ne sommes pas faits pour nous entendre, les rochers de joshua tree et moi. Tout au plus j'arrive a grimper un V0-, en principe bien plus facile que ce que je fais en salle, mais aussi j'ai peur de mal tomber sur ma cheville, les descentes sont desagreables, le rocher toujours aussi agressifs. Pourtant c'est vraiment un lieu adore des grimpeurs! Ce
site-ci regorge d'histoires d'amoureux de l'endroit.. peut-etre n'avons nous pas vu les meilleures zones?
Bref, apres une heure nous partons sans regrets. Time to go West again! Et vers le Sud! Et puis de retrouver un vrai lit, et une douche! (trois jous que nous n'avons vu d'autre eau qu'en bouteille).
Ce coup ci, et c'est la derniere etape du voyage, nous allons a la mer, a San Diego. Ses habitants parait il ne trouvent a se plaindre que de la regularite du climat - beau et doux. C'est vrai que la ville est bien placee au bord de la mer, les musees de
balboa park agreables, et le bord de mer a La Jolla, ou nous logeons, magnifique. Eric est de plus en plus malade, nous decouvrons qu'il est impossible de consulter le week end et regrettons le systeme des gardes en france, bref we take it easy.
Nous prenons tout juste le temps de passer par le
Getty Museum a Los Angeles. C'est immense, presque demesure avec son funiculaire interieur et ses batiments occupant tout un flanc de colline. Il est temps enfin de passer la nuit dans l'avion.

No knead good bread recipe

Pour une premiere fois c'etait assez reussi!
Nous avons suivi la recette a succes du
New York Times 'No knead bread recipe', pour un resultat tout a fait convaincant. Beaucoup de bulles peut etre (la faute aux 24h de levee?), et pas assez de sel d'un autre cote, mais c'est bon de manger du pain fait maison. Surtout avec sa croute pleine de muesli.
L'article complet a lire
ici: kneading less, and less, and waiting more.
Adapted from Jim Lahey, Sullivan Street BakeryTime: About 1½ hours plus 14 to 20 hours’ rising

3 cups all-purpose or bread flour, more for dusting¼ teaspoon instant yeast1¼ teaspoons saltCornmeal or wheat bran as needed.

1. In a large bowl combine flour, yeast and salt. Add 1 5/8 cups water, and stir until blended; dough will be shaggy and sticky. Cover bowl with plastic wrap. Let dough rest at least 12 hours, preferably about 18, at warm room temperature, about 70 degrees.
2. Dough is ready when its surface is dotted with bubbles. Lightly flour a work surface and place dough on it; sprinkle it with a little more flour and fold it over on itself once or twice. Cover loosely with plastic wrap and let rest about 15 minutes.
3. Using just enough flour to keep dough from sticking to work surface or to your fingers, gently and quickly shape dough into a ball. Generously coat a cotton towel (not terry cloth) with flour, wheat bran or cornmeal; put dough seam side down on towel and dust with more flour, bran or cornmeal. Cover with another cotton towel and let rise for about 2 hours. When it is ready, dough will be more than double in size and will not readily spring back when poked with a finger.
4. At least a half-hour before dough is ready, heat oven to 450 degrees. Put a 6- to 8-quart heavy covered pot (cast iron, enamel, Pyrex or ceramic) in oven as it heats. When dough is ready, carefully remove pot from oven. Slide your hand under towel and turn dough over into pot, seam side up; it may look like a mess, but that is O.K. Shake pan once or twice if dough is unevenly distributed; it will straighten out as it bakes. Cover with lid and bake 30 minutes, then remove lid and bake another 15 to 30 minutes, until loaf is beautifully browned. Cool on a rack.

Yield: One 1½-pound loaf.

Sunday, January 28, 2007

Du chaud et du froid



J'en etais restee me semble-t-il a note randonnee fantastique a Big Sur. Ce qui nous avait amene a passer le Nouvel An a Santa Barbara.
Le 1er, comme delassement, nous avons decide de passer quelques heures dans une source d'eau chaude. On a commence par monter sur les hauteurs de la ville - tres Cote d'Azur, passer des villas de plus en plus luxueuses pour arriver jusqu'aux hauteurs qui dominent la mer. Pour le coup, c'est comme si le Luberon s'etait transporte au dessus de l'eau. Apres une heure de conduite en lacets et le long des cretes, nous avons entame les quelques miles de dirt road, beaucoup, beaucoup plus longs que prevu. Vu que nous avons mis 1h10 pour faire une petite quinzaine de miles, vous voyez notre moyenne. Enfin, au bout du monde nous avons fini par trouver la source.

Meme experience au retour sur le chemin de terre, a petite vitesse, puis le long des cretes, et plus bas, de plus en plus bas vers la ville. Nous sommes ensuite passes visiter la Mission de Santa Barbare (fondee par Frere Serra, encore une), et en route!
Notre objectif etait Big Bear Moutain, de l'autre cote de Los Angeles, et a trois-quatre heures de route de la. Nous avons fini par ceder a l'envie de faire du ski.... Big bear ski resort (ainsi que Big Bear Lake et Big Bear Lake city, vous avez compris), c'est une petite station juste assez pres pour que les californiens y aillent a la journee. C'est juste suffisant egalement pour y passer une journee de ski agreable.
Arrives donc tardivement dans un petit chalet (avec cheminee, on ne s'en lasse pas), nous beneficions de la montagne apres les foules des vacances. Les pistes sont couvertes de neige, mais ce sont bien les seules: ainsi que le proclament avec fierte les panneaux, 98% of the snow is man-made. Il a fait chaud les jours precedents.
Cela dite, comme le versant est au Nord et couvert de foret, un peu de neige subsiste aussi en dehors des pistes et l'ensemble n'est pas choquant. Nous voila donc sur les pistes, apres deja quatre ans?, cinq ans?, d'interruption pour Eric. Malheureusement la station n'a pu ouvrir ses "black diamond" serieuses (l'equivalent de rouge-noir?), nous passons donc plutot notre temps dans le family park sur les bosses.
Le soir nous quittons Big Bear et plongeons dans le desert. Le soleil couchant nous accompagne sur un bout de chemin: il est temps de decouvrir Joshua Tree.

Saturday, January 27, 2007

Washingtonian

Quelles sont les nouvelles du moment a Washington? Let me think...
Les democrates ont pris le congres mais nul n'en parle plus, la guerre en Irak continue et continue a faire les grands titres, il a neige sur la ville mais le soleil est de retour.
As you can see, life as usual. Or almost. Eric est a Saint Petersbourg pour deux semaines et a defaut de vivre les nuits blanches peut voir les canaux de la Moika geles et l'Ermitage au calme. De mon cote, j'ai gagne une cast boot et des bequilles pour enfin mettre terme a mon entorse d'avril, ce qui n'incite pas a sortir beaucoup. J'en profite pour lire et ordonner un peu les documents strategiques sur l'irrigation en Zambie, ou il y aura une mission le mois prochain (sans moi cette fois ci). J'en profite egalement pour avancer les nombreux et tres bons livres de Noel - peut etre vais faire un tour par Valparaiso bientot?

Thursday, January 18, 2007

Big Sur et Santa Barbara

Loin de la montagne et de la neige, nous avons retrouve la mer et les bonnes temperatures a Monterrey, qui est avec sa jumelle Carmel la Cote d'Azur de San Francisco. Nous avons finalement passe tres peu de temps dans ces deux villes, presses que nous etions d'aller sur la vraie cote. Juste le temps d'aller au restaurant et de visiter la Mission de Carmel.


The historic mission San Carlos was the second mission in upper California (as opposed to Baja California en Mexico), founded in 1770, tout de meme. Le Pere Serra, qui a cofonde la plupart des missions espagnoles en Californie, etait de la partie et y est revenu pour finir sa vie - d'ou de nombreux rappels pieux de sa memoire dans la Mission qui avant d'etre un musee reste une paroisse active.



J'ai retrouve la un peu ces si belles missions d'Amerique du Sud, harmonieuses et sobres. Mais sans les histoires de nonnes cloitrees, fascinantes et terribles.





Cependant la lumiere du soleil rasante nous a attire rapidement hors de Carmel... il fallait bien voir enfin cette Cote qui promettait tant.
Big Sur est le nom communement donne a cette portion de Highway 1 qui s'etend de Carmel a San Simeon. Des collines a l'herbe rase (ou le Ventana wilderness) butent sur des falaises qui se jetent dans la mer, et la route s'accroche a mi hauteur de l'ensemble. Le coucher de soleil etait tres beau, la cote dramatique, et si nous ne pouvions voir de baleines a l'horizon (trop loin de la cote? pas encore la?), les elephants de mer se montraient bruyants.
Apres une nuit dans un
camping plutot aime de camping cars, et excessivement cher (27 $ !), nous etions enfin prets a nous balader. Andrew Molera State Park offre un peu d'espace entre la route et l'eau, et en cette basse saison touristique les ponts sont coupes - de quoi devoir traverser a pied le torrent pour acceder a la plage. C'est froid, peut etre meme un peu plus froid que l'eau de la mer. Il n'y aura pas eu de bain de Noel cette annee.
Nous avons decide ensuite, pour notre malheur, de faire une randonnee overnight dans l'arriere pays. Le guide promet des 'dramatic sceneries' et 'scenic view points' a foisons, ainsi que de l'isolement, de bons sites de bivouac, et une montee au dela vers le plus haut pic de la region, le Cone Peak et ses 5000 feet. D'ailleurs, le
New York Times lui meme se montre tres elogieux, a la relecture.



Nous nous sommes mis en route un peu tard, il est vrai, car a 16h il ne reste plus beaucoup de soleil en hiver, mais le debut du chemin, qui longe la cote tout en gagnant en altitude, etait aussi magnifique, ainsi.







Des roseaux illumines par le soleil couchant.







Rapidement cependant la lumiere a disparue, et n'a ete que tres partiellement remplacee par celle de la Lune: nous entrions sous les arbres. Nous approchions egalement du Hare Canyon, un des canyons les plus profonds aux Etats-Unis, qui ne contribuent pas peu a rendre l'endroit triste.
Voila cependant que le chemin s'arrete, soudainement. Un mur compact de feuilles et de branches nous fait face, et il nous faut quelque temps avant de realiser qu'un arbre est tombe le long du chemin. Oui, oui, le long, pas en travers. Qu'a cela ne tienne, quelques contorsions, de la bonne volonte, et nous passons. Jusqu'a arriver, quelques metres plus loin, sur un autre mur de feuilles. Et encore un autre. chaque arbre ayant ses particularites, nous nous ingenions a identifier a la lumiere de la frontale comment le passer. Jusqu'a devoir ramper en poussant le sac devant nous.
Contourner les arbres? Mm, oui, peut etre, si l'on accepte de se lancer sur ses pentes tres raides et glissantes auxquelles le sentier s'accroche. Et sans lumiere, encore. Bref, je prefere ramper.
Nous arrivons enfin au premier site de bivouac, apres avoir triomphe de six ou sept arbres. La vue promise sur la mer se fait desirer, il s'agit juste d'un peu de plat entoure d'arbres qui interrompt la pente. Le lieu est triste et glacant... Nous finissons bien vite la petite flasque de vin et nous glissons sous les duvets en esperant qu'une nouvelle journee arrivera au plus vite.
Le lendemain matin nous voit plus optimistes, quoique: certes, on peut apercevoir la mer entre deux feuillages, mais des nuages epais s'accrochent aux hauteurs. Nous voila quand meme partis vers le bout du canyon et un peu plus... jusqu'a ce que nous soyons arretes par un nouvel arbre. Et puis encore un: j'abandonne la partie. Et insiste pour qu'Eric en fasse autant et me pardonne.
Bref, on refait les sacs, et on decouvre que de jour les obstacles sont quand meme plus faciles a passer ; si, on peut monter ou descendre un peu la pente pour trouver des bouts de tronc moins touffus, mais ou avait-on pu ramper deja hier soir? Un grand soulagement quand meme a ressortir des arbres et retrouver le vrai paysage marin.
Le fin mot de l'histoire? Il semble y avoir eu un grand coup de vent le 27 decembre, et le chemin est declare
impassable - quoiqu'il ait ete frequente un peu depuis, c'est vrai.



Au fait, nous sommes le 31 Decembre! Il est temps de retrouver un peu de confort et une douche. Nous terminons la cote, faisons un arret devant les elephants de mer de San Simeon, et nous arretons enfin a Santa Barbara. Comme dans la chanson.



Des elephants de mer, des males, des femelles, des petits... si on regarde bien.

Wednesday, January 17, 2007

Intermede - une galette

Au fait, nous avons eu ce lundi ferie en l'honneur de Martin Luther King, de quoi se faire une grand week end de repos apres les aventures californiennes.
J'en ai profite pour inviter quelques amis francais et pas francais a partager une galette. La premiere pour moi faite a la maison, mais avec la pate feuilletee achetee a l'exterieur (hum, pate a briques, mais cela marche quand meme). J'ai suivi la recette de Jean Luc Poujauran, qu'Emeline nous avait envoye il y a deja quelques annees, et qui a eu effectivement beaucoup de succes. Pour les couronnes, on s'est debrouille avec papier, ciseaux, et scotch du bord !

Pour 6/8 personnes
500 g de pâte feuilletée ou 2 rouleaux de pâte feuilletée
1 jaune d’œuf pour dorer
Pour la crème pâtissière : 2 jaunes d’œufs, 60 g de sucre semoule, 30 g de Farine, 25 cl de lait entier, 1 gousse de vanille
Pour la crème d'amande : 150 g de beurre (mais on peut diminuer), 120 g de sucre, 150 g de poudre d'amande, 2 œufs, 2 cuillerées à soupe de rhum, 1/2 cuiller à café d'extrait de vanille, 1 fève

La crème pâtissière : dans un récipient, fouetter les deux jaunes d'oeufs avec le sucre. Incorporer la farine jusqu'à obtention d'une pâte homogène.
Faire bouillir le lait avec la gousse de vanille fendue en deux dans la longueur. Le verser doucement dans le mélange précédent. Porter sur le feu jusqu'à ébullition sans cesser de remuer. Laisser refroidir.
La crème d'amande : mélanger le beurre mou avec le sucre. Ajouter la poudre d'amande, deux oeufs, le rhum et la vanille.
Mélanger la crème d'amande à la crème pâtissière.
Etaler la pâte feuilletée sur 1/2 cm d'épaisseur ou dérouler les rouleaux, posez dessus deux assiettes côte à côte, inciser tout autour afin d'obtenir deux cercles. Avec les rouleaux, on laisse la taille telle quelle. Battre le jaune d'oeuf restant avec 1 cuillerée à soupe d'eau.
Poser le fond de pâte sur la plaque du four, poser la frangipane dessus à 3 cm du bord, que vous humidifiez. Introduire la fève. Recouvrir l'ensemble avec le deuxième cercle, presser sur les bords et faire un ourlet. Au pinceau, dorer la surface avec le jaune d'oeuf. Chiqueter les bords de la galette. Dessiner au couteau de jolis motifs sur le dessus. Puis piquer de petits trous en quatre endroits. Laisser reposer la galette pendant 1 h au frais.
Cuisson : Préchauffer le four à 180° (th. 6). Enfourner la galette pendant 35 à 40 mn. La sortir et poser sur une grille.
les aventures californiennes.

Preparation des couronnes - Pierre et Sandra...




et le brunch









Les deux rois Cyril et Sandro au milieu de Sandra, Pierre, Giovanna, Eric, Rainer, Laura, Jean, Karen, et Gaby. ... et avec Sandra, les couronnes, et du cidre

Monday, January 15, 2007

Yosemite sous la neige

De tous les parcs americains, Yosemite est sans doute le plus connu. Une gorge etroite conduit a une grande vallee surmontee de falaises rocheuses qui montent vers le ciel. Les premiers decouvreurs apres les indiens ont du en avoir des frissons.

Nous sommes arrives juste apres une tempete de neige et nos premieres vues ont ete de rocs, sapins, et cascades emergeant des nuages. La falaise d'
El Capitan fait ainsi rever tous les grimpeurs, enfin tous les grimpeurs serieux. On escalade son nez de 1000 m en deux a trois jours tout de meme.



Le Jeudi matin nous sommes partis en balade depuis la vallee - nous avions bien envisage de monter jusqu'à la
station de ski, mais les chaines etaient obligatoires, et puis le trajet long en bus. Au fait, dans la vallee les chaines n'etaient pas obligatoires ni meme recommandees (pas de neige sur la route et 5°C dans l'air), mais pres de la moitie des voitures s'etaient equippes malgre tout et abimaient la route, leurs pneus, et la patience des autres conducteurs....tell me about america.
Bref, nous avons remontes les Yosemite Falls, plus de 700m de chutes qui qualifient au sixieme rang mondial pour la hauteur. La cascade superieure (400m) n'etait pas aussi forte en cette saison que sur la photo de
wikipedia, mais reste tres impressionante, avec son cone de neige en bas forme par les goutelettes echappes du flot. Sans oublier les craquements et echos des effondrements reguliers de glace aux alentours de l'eau sur la falaise.



A mesure que nous quittions la vallee, la neige prenait sa place, aussi, pour atteindre jusqu'à mi-cuisse lorsque nous avons quitte le sentier en haut. Heureusement qu'Eric faisait la trace pour nous deux. Nous avons ainsi continue une petite heure, un peu plus haut que les chutes pour avoir un grand point de vue sur la vallee.

Le retour a ete moins plaisant, avec le chemin raide le long de la cascade qui s'etait verglace. Sept chutes au total pour nous deux, et nous avons du mieux nous en sortir que la plupart des autres randonneurs sans baton. Eric s'est quand meme legerement foule la cheville, bien la seule blessure que je connaisse maintenant parfaitement et sache aider a soigner.
Le lendemain, nous avons repris la decapotable (ah oui, un cadeau de l'agence de location, et j'avais oublie de parler de la traversee du golden gate cheveux au vent!) pour retraverser d'est en ouest la Californie et retrouver la mer a Monterrey et Carmel.

Sunday, January 14, 2007

Noel in San Francisco

Nous avons commence notre sejour californien en passant noel a San Francisco... C'est deja un peu loin dans le temps, et nous avons tant vu depuis, mais je garde de tres beaux souvenirs, un peu brumeux evidemment, de la baie et de maisons accrochees aux collines.



Arrives le 23 Decembre apres midi, il nous restait juste le temps de commencer notre course aux festivites: mon anniversaire, noel, eric's birthday. Pour la peine, Eric m'a emmene dans le temple historique de la nouvelle cuisine californienne le jour meme.
Chez Panisse les produits sont frais, le menu unique change quotidien, et les saveurs sont fines. L'agneau invite a la table etait delicieux et le 'meyer lemon, kirsch, and tangerine ice cream bombe' du dessert parfait pour les appetits deja bien entames. Avec cela un vin blanc de Sante Barbara excellent. Miam.


Le 24 nous avons pris des velos pour la grande traversee du Golden Gate, qui donne de tres belles vues sur le pont, la baie, la ville. Retour par le ferry depuis sausalito pour s'economiser la lutte contre le vent et le froid une deuxieme fois. Et nous avons passe le reveillon devant Volver, tout juste et enfin sorti sur les ecrans americains.






un 24 decembre a Sausalito

Christmas Day nous a vu explore les quartiers charmants de Haight, Castro, des maisons, des terasses partout, des palmiers, et des belles vues, de quoi rever a habiter la cote ouest.
Enfin, nous sommes partis le lendemain vers la route des vins de Sonoma. La Napa Valley toute proche est bien plus celebre, mais aussi parait il moins rurale et moins acceuillante. Cela faisait un bien fou de retrouver des paysages ruraux, des vrais! Surtout lorsque nous nous sommes aventures sous une pluie battante (en voiture heureusement!) dans la Russian River Valley. Dans notre region le paysage urbain se transforme rapidement plutot en banlieues interminables qui cedent la place a des forets denses.





Nous avons fete enfin au sec et au chaud, devant la cheminee, l'anniversaire d'Eric, dans une charmante auberge locale... avec un jacuzzi dans la chambre, egalement!














(le surlendemain de noel, le soleil etait revenu pour notre depart plein est vers le Yosemite)

Friday, January 12, 2007

Happy New Year!

Tres bonne annee 2007 a tous! Promis, bientot un update sur les vacances en Californie, et un rattrapage des emails en retard. Julienne