Wednesday, August 2, 2006

Derniere image de DC

Bientot et meme tres bientot les vacances... encore deux jours, dix huit heures de voyage a patienter, quinze minutes de voiture, et plouf krkr! -plongeon dans la piscine au milieu des criquets
Voila une
derniere image de DC, qui n'est pas de moi, mais on ne peut plus washingtonienne. Le cinema en plein air ici, c'est un grand ecran dresse sur le mall et devant le Capitole, beaucoup moins de pique niqueurs au metre qu'a Paris, et des films pas grandioses mais americains... Imaginez que nous allons manquer Rocky lundi soir prochain.
Nous sommes alles voir un film legendaire aux US, avec la premiere
course poursuite en voiture dans les rues de San Francisco, et un heros policier machiste et entete: Bullit, pour les connaisseurs! Le public a bien applaudi les grands moments du film (demarrage de la poursuite en voiture, repliques cultes, il faut etre americain), la biere coulait a flot sous un camouflage de sacs en papier, le son n'etait pas tres audible et l'histoire pas tres claire (help, quelqu'un pourra faire un cours de rattrapage?). Mais nous avons eu de belles images de la Baie devant le Capitole eclaire - meme si sans mise en abyme.

Monday, July 24, 2006

J'prendrai bien le suivant

En parlant de metro. Un petit court qui en fait beaucoup.
http://www.wat.tv/relevance/search/oscars/video/5666

Wednesday, July 19, 2006

Komi

Je vous invite a deviner ce que font les parisiens exiles a Washington…. difficile ?, non, pas vraiment : nous parlons de Paris. Et nous en profitons pour faire des paris sur le metro -on ne m’y reprendra plus d’ailleurs, et voila comment je me suis retrouvee a devoir inviter Eric dans un bon restaurant.
On decouvre tres vite qu’en terme de haute cuisine ici, les restaurants sont beaucoup francais (
L'auberge chez francois, Citronelle, Marcel's) et italiens (Maestro), un peu asiatiques (Makoto), parfois americains tout de meme (Tabard Inn), et puis beaucoup de "modern american", qui est un melange de tout ce qui precede.
Je n’ai finalement pas eu trop de mal a choisir : qu’est qui reunit cuisine americaine moderne et mediteraneenne, offre un menu degustation, et qui se trouve a vingt minutes de la maison ? Reponse : un seul restaurant,
Komi.

Le restaurant est dans une de ces maisons de ville etroites que nous connaissons si bien autour de la 17eme rue (ah oui !, si vous veniez a DC, vous verriez tres bien de quoi il s’agit), et le cadre n’est pas exactement beau – murs monochromes et acoustique deplorable – sans etre laid non plus : petite salle, peu de convives, sets de table tresses qui nous evitent le syndrome de la tache sur nappe blanche, et serveuses jeunes et sympathiques.

Nous ne nous etions pas vraiment affames pour ce repas, mais a 8h du soir la ronde des mises en bouche du Sud est tres bienvenue.
Les olives vertes marinees a la maison sont epaisses, tres legerement croquantes, rehaussees d'une fine pointe de sel, et l'on souhaiterait un jour soi-meme reussir de telles "house-cured" olives. Suit un des points d‘orgue du repas, deux dattes chauffees au point de caramelisation, fourrees au mascarpone et assaisonnees d'une touche d'huile d'olive et de sel. Mammamia.
Cela demandera des experimentations a la maison, la recette doit etre un secret encore bien garde. Pour le coup, l’amuse bouche suivant, bien qu'assez reussi avec sa buratta di buffala, chapelure, tranches d'anchois preparees par le chef et marinade d'oignons de printemps parait un peu commun… jusqu'à l’arrivee du prosciutto di tuna avec son gout tres fort et sa presentation parfaitement minimaliste qui relance le diner: deux lamelles translucides entourees de quelques gouttes de vinaigre, d'un abord surprenant. La pita fourree au porc et les toasts a la creme d’œufs de poisson font retomber un peu le palais (enfin, mon palais en tout cas), mais quelques gorgees de vin nous remettent en condition.
Ah oui, j’en oubliais le vin. Nous avons opte pour un menu « wine pairing », c'est-à-dire que cinq vins differents sont selectionnes pour accompagner les plats. Tout cela est servi au verre, mais, mais rerempli par les serveuses attentives tant que le convive semble tenir droit sur sa chaise – le fameux principle ‘quand y’en a plus, y’en a encore’ qui marche aussi tres fort de ce cote de l’Atlantique. Mais si vous voulez connaître le veritable miracle de la soiree, a mon avis, c’est bien que nous ayons reussi a sortir l’esprit clair de table, et sans souffrances le lendemain… sans doute parce que nous n’avons pas oublier d’etaler la boisson sur plus de trois heures, et de manger entre-temps.
Donc, donc, le Prosecco petillant se laisse donc boire comme le veritable jus de raisin qu’il est et convient tout a fait aux taquine-bouche. Au fait, le plat suivant est un rappel du week end precedent, mais en version soft et upmarket : beignet de soft shell crab accompagne d’une salade fraiche de cabillaud aux pois chiches. Le petit crabe est parfaitement fondant dans sa friture et le gout est fin et releve – ah oui, difficile de ne pas penser aux fameux beignets de fleur de courgette de Giens. Mais j’avais aussi en tete notre combat epique avec les gros crabes de la Cheesepeake Bay (3 pour moi, 0 pour les crabes). Tout Washington se retrouve en effet le week end a
Cantler’s, un grand restaurant perdu au milieu des ramifications de la baie, pour faire un sort a des cargaisons de crabes, huitres, coquillages, crevettes, bieres, et frites of course…. mais surtout des crabes. Vous me direz que notre combat avec les crabes est a la deloyale, puisque nous sommes armes de marteaux et couteaux, mais il n’empeche que nous comptabilisons des coupures, une odeur de crustace impregnee jusqu’aux coudes, et quelques taches traitresses.
Notre rencontre avec les crabes a Komi a ete heureusement moins physique, et la mise en appetit se termine sur deux bouchees de pasteque a la feta fraiche et salade : il est temps de faire une pause et de boire un peu de vin pour pouvoir esperer manger la suite.
Inspiration italienne oblige, les entrees seront des plats de pates, par chance en portions reduites, dans la lignee des recherches minimalistes du chef. Eric choisit des tagliatelles au homard et oursin avec des etoiles dans les yeux, pendant que je goute les
Pappardelle au « milk-roasted baby goat ragu », dont je vous laisse deviner la signification. Mon voisin de table semble vivre une tres grande experience gustative, mais une bouchee de son plat me fait comprendre que les oursins et moi ne sommes pas fait pour nous entendre. Tant pis, mon vin rouge est tres agreable et plus charpente que les vins que nous trouvons habituellement aux etats-unis, et les pates et le petit cabri fondants a la perfection.
La carte est tres courte et nous n’avons pas trop de mal a choisir notre plat principal parmi les six propositions (meme si j’esseairai sans aucun doute la prochaine fois la pintade a la marmelade d’abricots… oui, difficile de ne pas y retourner). Nous nous sommes laisses tenter par le « bronzino e alati », poisson mediterraneen en croute de sel, cuisine pour deux personnes.
Notre bronzino fraichement et amoureusement peche, assaisonne, roule, engonce, et cuit, est presente dans sa gangue avant d’etre ramene en cuisine pour etre decoupe. La chair est fondante et succulente, tout a fait irresistible, et je cede aux injonctions d’Eric de gouter les joues de poisson, qui devraient etre encore meilleures… sans etre tout a fait convaincue. C’est en mangeant les legumes –lit croquant de legumes de printemps grilles - que je commence a realiser d’une part que je n’ai plus d’appetit, et d’autre part que le chef aime trop l’huile d’olive et le sel… sa cuisine pourrait etre encore epuree et « subtilisee » (de « subtiliser » : vb., rendre subtile). Cela dit,
Johnny Monis ayant recemment fete ses 26 ans, on se rassure en se disant qu’il a encore quelques annees de progres devant lui. Et on s’inquiete (moi en tout cas) en se demandant comment il a pu en arriver deja la a cet age (mon age). Il a recu il y a quelques semaines l’etoile du jeune chef prometteur de l’annee a Washington - lisez donc en commentaire la biographie que le Post lui consacre et les trois recettes dont il a bien voulu vendre la meche a l’occasion…
La bataille avec le fromage sera heureusement un peu moins ardue que chez Guy Savoy il y a bien longtemps: tranches de chevre californien, lamelles de gouda hollandais extra-vieux, et morbier francais, servis avec un toast…. arrose d’un filet d’huile d’olive (why johnny, why ?). Le morbier nous a plonges dans des abymes de perplexite : imaginez donc des francais face a un morbier sans sa cendre et goutant le livarot, pour voir. Il faudra y consacrer quelques moments de reflexion et degustation cet ete.
Eric a plonge dans le fromage apres que je l’ai goute, et ne s’est pas mal sorti de son verre de vin, rouge, italien, et tres fort, comme il se doit. Le choix de dessert est ensuite un peu cornelien, car Komi n’est pas tres repute pour le sucre, sinon pour le doughnut au mascarpone et a la creme de chocolat, mais un sorbet ne serait-il pas raisonnable ?
Deux beignets devant nous plus tard, je me dis que cela manque de legerete, ne se mange pas mal quand meme, et surtout que le Moscato tout juste petillant n’est pas desagreable du tout.

Avec l’addition vient le moment du bilan :
La sucette au melon la maison attendra

De paris sur le metro ne fera plus avant quelques annees
De paris sur le RER ne fera plus non plus – je suis toujours endettee d’un repas gastronomique « home made ».

Monday, July 17, 2006

The New

"The New", c'est le petit nom d'un haut lieu de la Cote Est. Enfin, d'un haut lieu pour les amateurs de rocher et d'eau, entendons nous.

Eric warmimg up sur une 5.8... pas de photo du lead sur la 5.11d (7a), l'assureuse avait besoin de ses deux mains et deux yeux.

Le New River Gorge, c'est un peu le fin fond de la
Virginie de l'Ouest, qui est en soi-meme un des Etats americains les plus recules qui soient: des forets, des forets, quelques ondulations de terrain, et 29 habitants au km2. Les deux mamelles de l'economie sont l'extraction du charbon et l'exploitation forestiere, autant dire que ce n'est pas tres brillant. Wikipedia nous explique que l'Etat enregistre le troisieme plus pauvre niveau de revenu par habitants et detient un curieux record - "The proportion of West Virginia's adult population with a bachelor's degree is the lowest in the U.S. at 15.3%".
Malgre tout, malgre tout, West Virginia n'est pas loin de District of Columbia, et le New River Gorge c'est, d'apres les connnaisseurs, la
mecque de l'escalade sur la cote Est: 1500 voies (si, si), un rocher de qualite, et beaucoup de zones encore peu exploitees.
Le paysage est plutot limite aux arbres environnants - les falaises ne representent guere qu'une frange rocailleuse sous le plateau, et les versants sont avant tout forestiers. Les plus belles voies permettent de jeter un oeil au-dessus du faite des arbres, pour le reste on profite de la fraicheur du sous-bois, qui tourne au sauna a mesure que la journee avance.
Looking at the S-shaped crack.

Un peu de wildlife avec une tortue orange et pas bien effrayee.


6h de route, c'est quand meme long, et nous avons profite du week end prolonge de l'independence day pour partir quatre jours. D'ailleurs, a voir le nombre de connaissances croisees en bas des voies, c'est toute la communaute de DC qui avait decide de se mettre au vert.
Comme quatre jours d'escalade, c'est aussi un peu long pour les bras, nous sommes alles sur l'eau une journee - dans la partie la plus civilisee de la riviere, mais c'etait deja autre chose que les rapides de l'Herault. Donc, a nous les vrais kayaks, l'instructeur, les essais longs et infructueux d'apprentissage de l'eskimotage (je vous laisse lire la
theorie sur internet, deja pas evidente, et en plus en ayant la tete sous l'eau...), et l'adrenaline. Bilan de la journee: perdu mes anciennes lunettes dans le premier rapide mal negocie, et vecu le reste de la journee dans un flou humide, mais passe haut la main le terrifiant - n'ayons pas peur des mots- Surprise. Surprise c'est une vague impressionante et relativement difficile a negocier en kayak (pour ceux qui auraient le loisir de regarder un clip musical bruyant avec des rafts.... de toute facon, apres avoir passe une journee avec une jupe en neoprene et engonces dans une coque de plastique rouge, on n'est plus a un ridicule pres). Donc, un kayak, contrairement a un raft, c'est tres leger et pas flexible, et reussir a passer la vague et a ne pas piquer du nez dans le creux suivant est a peu pres impossible a notre niveau. Il faut pagayer et tenter de prendre les rouleaux legerement sur le cote, sans se faire aspirer, et sans etre distrait par la vision du gouffre... souriez, riez, mais on vous y verrait.....
La derniere matinee, notre recompense a ete de grimper les rives du
Summersville lake - qui seraient aux calanques ce que le New est au Verdon. Les activites lacustres couvrent a peu pres tout ce que l'on peut imaginer: peche, plongee, ski nautique, bateau, farniente. Manque de temps et de materiel oblige, nous en sommes restes aux falaises equippees, mais le vrai terrain de jeu pour les grimpeurs, c'est le deep water soloing -chaussons aux pieds et bouee a la main, on demarre une voie et saute a l'eau lorsque la hauteur devient trop impressionante... ou la difficulte trop elevee (a voir les falaises, je pencherais vers la deuxieme hypothese).
Reste donc pour le prochain sejour a plonger sous l'eau, mouiller les chaussons, et voler dans les airs. Ah oui, le New est aussi connu pour son tres beau
pont a une arche qui enjambe la gorge a la hauteur d'un Washington Monument + d'une statue de la Liberte (soit encore une Tour Eiffel?, les americains ayant de ces comparaisons). Une fois l'an, en Octobre, c'est le bridge day, et je vous laisse deviner l'activite preferee des skydivers.
Mais non, mais non, je n'en suis pas au base jump. Far from it.

Notre campground, version grand luxe: toaster que l'on pose sur le rechaud (
miracle! Nous avons meme fait brule des tartines), cafe illy du matin, pancakes ricos du cathedral cafe (un cafe dans une cathedrale peut laisser songeur, heureusement l'eglise est au format americain), hamac de bolivie et ordinateur pour avoir son home movie cinema. Si, si.

Monday, July 10, 2006

DC shows

J'aurais bien voulu ecrire que nous avons beaucoup fete hier la victoire en Coupe du Monde, mais notre brunch au pub s'est juste termine sur plus de bieres que prevu (pas pour moi, non, non), et un public pro-france tres decu. J'aurais bien aime pouvoir aussi vous ecrire que les feus d'artifice de la fete nationale sur le Mall sont les plus beaux du monde et que les 500 000 spectateurs sont les plus joyeux... mais mis a part les bruits de fete de voisinage du crepuscule au milieu de la nuit, tout a fait manque ce 4 juillet (in the process of unpacking the tent, gear, doing the washing thing, etc, after the week end, voir un post ulterieur).

Et pourtant il y a bien quelques spectacles recents dont je pourrais vous parler. Vendredi dernier, notre ami americano-allemand Karl nous a emmene au DC Improv theater, qui ne fait que du cafe concert comique, pour voir un spectacle de
Christian Finnegan... Il faut pour le connaitre sans doute etre americain et puis avoir le cable (la chaine "VH1", si cela existe bien?), mais nous n'avons pas ete peu contents de pouvoir comprendre quasiment tout le spectacle, somme toute assez drole.

A l'oppose, la piece de theatre tres sombre de Don deLillo, au Kennedy Centre. Trois acteurs en scene autour du pere et amant en fin de vie, beaucoup de durete, quelques repliques tres droles qui permettent a l'assistance de survivre quelques minutes encore. La piece
Love-lies-bleeding n'a ete ecrite et mise en scene que tout recemment, cependant Don deLillo est depuis une vingtaine d'annees un des grands auteurs postmodernes americains semble-t-il. Cela, c'est Wikipedia qui le dit, car pour ma part je decouvre tout juste.
Enfin, passons a la musique. Toujours en remontant dans le temps, le concert de
Salif Keita au Lisner Auditorium a largement rattrape la performance glacee de Cesaria Evora. Selif Keita, c'est la musique du Mali, des danseuses africaines, of course, mais aussi des percussions formidables, les spectateurs debout, des fans hysteriques, et le public sur scene a la fin du concert.

Last but not least, le 14 Juin
Camille a termine sa tournee americaine (centres culturels francais de Los Angeles, San Francisco, et New York, c'est un debut, tout modeste soit-il) a l'Ambassade de France. Difficilement descriptible: la chanteuse cree sur scene rythmes, boucles, vocalises, cajole et se moque du public, et ses deux accompagnateurs eux memes sont des hommes instruments. Et a ceux qui me parlent de M Matthieu Chedid depuis quelques annees, je pourrai desormais repondre Camille en concert!!

Friday, June 23, 2006

"en finir"

"I'd like to close Guantanamo, but I also recognize that we're holding some people there that are darn dangerous and that we better have a plan to deal with them in our courts," Bush told a news conference in the White House Rose Garden on June 14th.
Buddy, you're darn beginning to get it. But so slowly yet.


George W. Bush affirme vouloir "en finir" avec le camp de Guantanamo

LEMONDE.FR 21.06.06 17h02 • Mis à jour le 22.06.06 08h53

Le président américain, George W. Bush, a affirmé mercredi 21 juin à Vienne, lors du sommet annuel entre l'Europe et les Etats-Unis, qu'il souhaitait fermer le camp de Guantanamo, dans des termes beaucoup plus affirmatifs que ceux qu'il avait pu employer par le passé.

"D'abord, je veux en finir avec Guantanamo, nous voulons mettre ça derrière nous", a déclaré le président américain lors d'une conférence de presse tenue en commun avec le chancelier autrichien, Wolfgang Schüssel – dont le pays préside l'Union européenne – et le président de la Commission, José Manuel Barroso. George W. Bush a également dit "comprendre les préoccupations" des Européens quant à ce camp où sont détenus sans jugement quelque 460 prisonniers de la "guerre contre le terrorisme".

Pour certains détenus de ce camp situé à Cuba, "notre désir est de les renvoyer chez eux" où ils seront jugés le cas échéant par les tribunaux locaux, a-t-il dit. "UN SIGNAL CLAIR"
"Il y en a qui devraient être jugés par les tribunaux américains", a-t-il ajouté. "Ils assassineraient quelqu'un s'ils étaient libérés (...). Mais nous ne laisserons pas sortir des gens qui feraient du mal".
M. Bush a aussi rappelé que les Etats-Unis négociaient avec les pays d'origine des détenus pour pouvoir les extrader, et qu'il refusait de relâcher quiconque à défaut d'accord avec ces Etats. "Il s'agit de tueurs de sang-froid [qui] tueront s'ils sont remis en liberté", selon M. Bush.
M. Schüssel s'est montré satisfait de cette réponse. "Nous avons eu un signal clair, un engagement clair des Etats-Unis", a-t-il déclaré.
La Cour suprême américaine doit statuer dans les semaines à venir sur la possibilité de juger certains des prisonniers dans des tribunaux militaires du pays.
Avec AFP, Reuters et AP

Monday, June 19, 2006

Fourche du Nord

C'est toujours avec une grande fascination ou un grand degout que l'on observe la vie des petites betes. Chenilles rampantes, araignees fileuses, moustiques agressifs, papillons rares, nous ont accompagne deux jours et deux nuits en foret mais finalement je me suis surtout liee d'amite avec deux coleopteres mordores. Qui appreciaient peut-etre ce tissus tres vegetal. (Notiophilus palustris?.. pas sur... Calosoma?.. peut-etre un peu plus. Un bete hanneton? Le chrysolina, qui n'a rien a voir est pas mal aussi en tout cas, contrairement a l'horrible trichodes. Brrr) .
Cette rencontre d'un autre type, c'etait le microcosme de la Virginie de l'Ouest, il y a une dizaine de jours. Notre projet du week end etait de suivre le
North Fork Mountain Trail, une piste de 24 miles le long du ridge d'une des formations geologiques du cote de Seneca. La piste est longue (pour rappel 24*1.61= environ 38.62km), deserte, depourvue de tout point d'eau, et presque sauvage.
















Le chemin passe en realite sous l'arrete et n'offre que de rares points de vue: nous avons donc vu des chenes, des noyers, des frenes, des pins, du laurier rose en quantite et beaucoup, beaucoup de bush. De temps en temps une petite remontee pour s'echapper du sous-bois et regarder la vallee en contrebas.... 40km Nord-Sud represente une belle distance, mais nous, les quatre europeens du groupe, restions surpris de la monotonie des vues: arrete, foret qui devale les contreforts, une longue vallee et quelques paturages au fond, des bouts de rochers, et puis d'autres collines a l'horizon. Face a ce paysage propre a entrenir la confusion, l'identification de LA falaise de Seneca Rocks, un des hauts lieux de l'escalade de la cote Est, a ete un jeu de deux jours, et a donne lieu a de nombreux debats au sein de nos specialistes de l'escalade: ci-apres Gab, Eric l'americain, et Eric le francais.
Les grands moments du week end pour les huit coequipiers? Des jonchees de laurier rose en fleur, des pauses meritees dans les herbes hautes, un feu de camp chaleureux et necessaire pour lutter contre le froid a 4000 pieds d'altitude, les salades de pates des amis italiens Gretel et Chris (mammamia), des sacs de plus en plus legers au fil des heures, et le pastis du samedi soir. (Plutot apprecie par les deux francais de la bande, curieusement, Eric et moi).
Les photos donneraient presque a penser que le temps etait merveilleux - en realite nous avons du photographier plus volontiers les quelques rayons de soleil que le reste. Nous voici en tout cas ci apres sur le depart, Dimanche matin, only 10 more miles to go. Il semble bien s'agir de: Chris Gretel Mel Eric et Jane

Gretel et Eric en repos apres la marche.

Wednesday, June 14, 2006

Visiting DC & NY

Visite de Dominique a Washington fin Mai: botanical garden, adams morgan, dupont, georgetown, eastern market, du velo, randonnee a Shenandoah, velos voles, diner mexicano-franco-argentin at home, da White house, da WB, operettes americaines, du travail, cuisine ethiopienne, danses indonesiennes. Et pas un seul starbuck. Non? Si.




















Et pour terminer Memorial Day week end a New York - les Etats-Unis connaissent eux aussi les jours feries de printemps ! (enfin, un jour ferie) - ce qui permet de passer trois jours de tres beau temps dans une ville desertee par ses locaux: Skyline, skyline, skyline, immigration a Ellis Island (que l'on m'explique pourquoi aucun Roux n'est passe par la?), 6m2 au Pickwick Arms Hotel, MOMA, MET, un croco sur le toit du MET, the Village, Central Park, the Cloysters, le Rockfeller centre tres tres haut, Chinatown et chinatown bus, asian, turkish, mexican food, et, et last but not least, brunch at the Pain quotidien. Like a taste of Belgium in Paris.

A real new world

Taliking about Al Gore, here's the best of him in 4 min - with he Saturday Night live show !!:
http://movies.crooksandliars.com/SNL-Al-Gore-5-14-06.wmv


(Et si, et si Al Gore avait ete elu, les glaciers attaquant les Etats-Unis, l'Afghanistan lieu de destination touristique, et la Californie independante).

Tuesday, June 13, 2006

Lettre a Al

Dear M. Al Gore,
I watched last night with great interest the very good documentary with and by you, "
An inconvenient truth". What an undertaking it is, to change public view on climate change, CO2 concentration and more importantly what we as individual human beings and societies can do to help prevent it. We will remember your very dynamic, clear, funny, terrifying, and challenging slide show, and regret we had no opportunity to attend to it live yet. I, as a French native, was also very interested by learning more about you and your personal history, and what led to the form of activism you're engaged in today.
Of course we could regret that to much time is spent on demonstrating the correlation between the unremitting increase in CO2 concentration and climate change, when most of the audience for the movie actually is all too convinced about it. Or is it that I am to European and thinking about a more aware audience than the typical, grass-root American one is ? Is it also my scientific training that makes me wince when suddenly all is bundled together emotional Katrina - emerging diseases - hunger in Africa ? ... It takes more than CO2 emissions to create these things - it's a tale of poor governance, unregulated and uncontrolled globalisation, and it could and should be linked to more general environmental degradation and political unrest.
We could have enjoyed more detailed explanations about the risk for sudden climate change and environmental imbalance (leaping rather than gradually changing), and wouldn't have minded an introduction to natural counter-balancing effects (growth in algae for example)... which, by the way, is often one of the arguments used by the ones who feel it is urgent to wait longer. Another, sadly, widespread thought is that when impacts are no longer limited, and it becomes profitable to fight off environmental degradation, then the economy and the free market, with the help or our already available or soon to be, technology, will develop in this direction and help us come out of this tight corner. L'humanite rebondit, yet it is our duty to help prepare for this and limit the damages that will precede the change.
As you said very well, people all to often jump from denial to despair, without stopping on the action stage. Developing and expanding on what we should and can do is definitely the crux and where to put the emphasis.
But I will stop here. Let me only congratulate you again and wish you good luck with your undertaking. Let me also tell you that it was an opportunity for me to hear about
Moveon.org , which, in terms of citizens mobilisation and sustaining democraticy, yields a stunning and inspirational story.

Monday, June 12, 2006

10am, time for coffee break

Comme j'ai bien tarde a donner de nouvelles nouvelles, je choisis la voie de tangente pour recommander le lien vers un article de USA today et le blog des journalistes de Liberation a Washington, l'heure americaine. Eh oui, nonobstotant l'actualite du moment, le rejet de l'amendement anti gay a la constitution par le Senat, le debut de la coupe du monde de soccer, les nouvelles de Guantanamo, le film d'Al gore sur le changement climatique ou la campagne d'Hillary Clinton, n'en oublions pas l'important ici et maintenant : l'heure du doble capuccino en el starbuck (les serveuses sont espagnoles) !
Non que l'on soit tres ardent defenseur du cafe mondialise nouveau style, mais, quand meme, difficile de boire un cafe decent en dehors des starbuck ou du concurrent local Caribou (si, si), et puis la Banque a sous-traite ses cafes a la compagnie... je vous laisse lire le debat de l'Heure americaine sur les troquets parisiens enfumes-pas sympas-au cafe amer versus la modernite aseptisee pour vous faire votre idee. Et un noir bien serre avec ca !

Wednesday, May 17, 2006

Happy birthday - Sana helwa wa gamil

Mai, c'est la saison des anniversaires - frere et soeurs, tante, oncle, pere, etc, soit la moitie de la famille !... Pas grande raison ou logique derriere cette concentration - surtout, ne parlons pas de genetique pour cela - mais un drole de modele familial.
On essaye tant bien que mal de suivre le rythme a coups de cartes electroniques, tours sur Amazon et cartes de voeux, desolee par avance si tout cela arrive un peu de maniere chaotique !
Allez, mille pensees a tous pour le coup et bon anniversaire aux Mai-iens, famille et pas famille !

Monday, May 15, 2006

broke(n) health

Au milieu des titres du Monde une discussion au Parlement sur l’acces au credit pour les malades – encore une fois les Etats-Unis sont cites en exemple. Dieu sait pourtant si le systeme de sante ici en general laisse a desirer.
Les medias n’en parlent que tres episodiquement. Une loi au Massachussetts qui introduit une couverture medicale universelle, une etude de Harvard bien inquietante sur les consequences economiques des maladies, et voila notre sujet – decidemment bien malade - reanesthesie pour quelques mois, couverture rabattue.
L'acces aux soins universel tient a peu pres du miracle dans ce pays et difficile de savoir si l’initiative sera durable : sa grande force de vente est en effet sa gratuite. Ses piliers sont, si je me rappelle bien, que toutes les personnes en etat d’avoir une assurance medicale personnelle soient obligees de payer une cotisation et de s’assurer, ainsi par exemple les jeunes travailleurs pour qui cela n'est souvent pas un poste de depense prioritaire ; d’autre part, que l’acces gratuit aux soins pour les plus demunis permettra une meilleure prevention et traitement avant que la maladie ne devienne grave – exit dont les couts eleves pour l’Etat de traitements curatifs lourds et de maintien de services d’urgence qui assurent pour beaucoup un accueil et des soins aux demunis. Charite bien ordonnée commence par etre a cout nul… reste a voir si le raisonnement financier est adequat, les electeurs pourraient se trouver mal lotis malcontents de voir, contrairement aux promesses, la facture collective augmenter.


« Sick and broke », c’est l’intitule d’une prise de position d’un Professeur de Havard. Son equipe a pu montrer que la moitie des declarations de faillite personnelle viennent de la sante, ou plutot du manque de. Pour leur majorite, ce sont des middle class americains, brutalement declasses voire qui se retrouvent dans des situations de grande pauvrete. Pour leur majorite, aussi, ce sont des beneficiaires d’assurance maladie qui ont pris soin de payer leurs dus, traites, et premiums. Cinq cent mille mericains seraient dans cette situation chaque annee ! Elizabeth Warren suggere que l’Etat souhaite aller plus loin et durcir les conditions de declaration de faillite personnelle – sur ce point peu d’informations, cependant meme le « business as usual scenario » apparaît en lui-meme inquietant.... mais, chut!, le patient dort et quel tantrum si on le reveillait.

Sick and Broke
By Elizabeth Warren
Wednesday, February 9, 2005; Page A23

Nobody's safe. That's the warning from the first large-scale study of medical bankruptcy.
Health insurance? That didn't protect 1 million Americans who were financially ruined by illness or medical bills last year. A comfortable middle-class lifestyle? Good education? Decent job? No safeguards there. Most of the medically bankrupt were middle-class homeowners who had been to college and had responsible jobs -- until illness struck.
As part of a research study at Harvard University, our researchers interviewed 1,771 Americans in bankruptcy courts across the country. To our surprise, half said that illness or medical bills drove them to bankruptcy. So each year, 2 million Americans -- those who file and their dependents -- face the double disaster of illness and bankruptcy.
But the bigger surprise was that three-quarters of the medically bankrupt had health insurance.
How did illness bankrupt middle-class Americans with health insurance? For some, high co-payments, deductibles, exclusions from coverage and other loopholes left them holding the bag for thousands of dollars in out-of-pocket costs when serious illness struck. But even families with Cadillac coverage were often bankrupted by medical problems.
Too sick to work, they suddenly lost their jobs. With the jobs went most of their income and their health insurance -- a quarter of all employers cancel coverage the day you leave work because of a disabling illness; another quarter do so in less than a year. Many of the medically bankrupt qualified for some disability payments (eventually), and had the right under the COBRA law to continue their health coverage -- if they paid for it themselves. But how many families can afford a $1,000 monthly premium for coverage under COBRA, especially after the breadwinner has lost his or her job?
Often, the medical bills arrived just as the insurance and the paycheck disappeared.
Bankrupt families lost more than just assets. One out of five went without food. A third had their utilities shut off, and nearly two-thirds skipped needed doctor or dentist visits. These families struggled to stay out of bankruptcy. They arrived at the bankruptcy courthouse exhausted and emotionally spent, brought low by a health care system that could offer physical cures but that left them financially devastated.
Many in Congress have a response to the problem of the growing number of medical bankruptcies: make it harder for families to file bankruptcy regardless of the reason for their financial troubles. Bankruptcy legislation -- widely known as the credit industry wish list -- has been introduced yet again to increase costs and decrease protection for every family that turns to the bankruptcy system for help. With the dramatic rise in medical bankruptcies now documented, this tired approach would be no different than a congressional demand to close hospitals in response to a flu epidemic. Making bankruptcy harder puts the fallout from a broken health care system back on families, leaving them with no escape.
The problem is not in the bankruptcy laws. The problem is in the health care finance system and in chronic debates about reforming it. The Harvard study shows:
• Health insurance isn't an on-off switch, giving full protection to everyone who has it. There is real coverage and there is faux coverage. Policies that can be canceled when you need them most are often useless. So is bare-bones coverage like the Utah Medicaid program pioneered by new Health and Human Services Secretary Mike Leavitt; it pays for primary care visits but not specialists or hospital care. We need to talk about quality, durable coverage, not just about how to get more names listed on nearly-useless insurance policies.
• The link between jobs and health insurance is strained beyond the breaking point. A harsh fact of life in America is that illness leads to job loss, and that can mean a double kick when people lose their insurance. Promising them high-priced coverage through COBRA is meaningless if they can't afford to pay. Comprehensive health insurance is the only real solution, not just for the poor but for middle-class Americans as well.
Without better coverage, millions more Americans will be hit by medical bankruptcy over the next decade. It will not be limited to the poorly educated, the barely employed or the uninsured. The people financially devastated by a serious illness are at the heart of the middle class.
Every 30 seconds in the United States, someone files for bankruptcy in the aftermath of a serious health problem. Time is running out. A broken health care system is bankrupting families across this country.
The writer is a law professor at Harvard University.

Wednesday, May 3, 2006

Water & rock

Nous voici decidemment familiers de Great Falls - voici la quatrieme visite de ce mini (on en fait le tour en trois heures) et beau parc national !
Ci-apres une photo bien plus impressionante que prevu - surtout lorsque l'on sait que sandro est un debutant :
Et la visite d'un blue butterfly a la recherche de compagnie sans doute - vous noterez en arriere-plan la quantite de coquillages curieusement amasses a "sand box corner", la plage des gorges.
Enfin pour l'aspect water il faut regarder du cote de Key Bridge sur le Potomac: sandro et laura au depart, un mix americano-peruvien.

Nous avons bien dans l'idee un jour de faire du kayak dans les rapides de great falls ou peut-etre encore plus amont, mais, en l'absence de voiture, l'heure sur l'eau a partir de Georgetown, suivie d'un brunch au waterfront, se defend pas mal aussi. Manque sur la photo les avironneux, yet an idea for another day ?

La team franco-italienne, avec Gretel.

Sunday, April 30, 2006

Un haiku de printemps

De tous les cotés
Les vents apportent des petales de cerisier
Au lac des grebes.
Basho Matsuo1644~1694







Difficile de ne pas penser au Japon et a ses haikus pres du Bassin des marees au debut du printemps. De maniere ephemere et foisonnante fleurissent des milliers de cerisiers du Japon: beaucoup de rose, blanc, des petales qui volent au vent, et des visiteurs charmes.





L'histoire nous apprend que 3 000 plants furent donnes par Tokyo a la ville en 1912, et plantes entre le Potomac et le Mall, autour du Tidal Basin. Entretenus, celebres, replantes, adoptes voire sponsorises depuis, les arbres ont eu le temps de devenir des ancetres de cerisiers, courbeux, noues, deformes. Leur gloire ne dure que deux semaines fin Mars debut Avril, lorsqu'enfin les fleurs apparaissent, mais alors sont-ils abondamment couronnes par la ville.
Le cherry blossom festival est un drole de melange entre foire d'attraction, celebration de l'amitie sino-americaine, et aimant a touristes - on approche le million de visiteurs en une semaine parait-il. Le charme de la nature que le festival ne pourra certes pas diminuer est l'infiabilite (irreliabilite) de la chose: floraison retardee ou prematuree, orages de printemps, et voila que les spectateurs n'ont rien a contempler et que les petales partent a vau l'eau.

Par coincidence je lisais a cette meme periode, non pas le trop celebre Memoirs of a Geisha d'Arthur Golden, mais Geisha de
Liza Dalby, "the only foreigner to become a geisha" comme l'explique la jaquette - en fait une jeune sociologue americaine devenue geisha en 1974-75 - , qui parle elle aussi du cherry blossom festival a Kyoto - tout un art de vivre iki semble-t-il pour le flower and willow world.



Enfin, pour un habitant de Washington, les cerisiers du Japon se trouvent bien en dehors de la vie quotidienne - qui d'autres que les commuters en voiture passerait au sud du Mall - et la ville ne prend un air de printemps qu'apres, lorsque les feuilles sortent, la temperature monte, et les arbres du commun fleurissent. Pour le coup nous allons dejeuner regulierement sur la terrasse du H building, ou fleurit une magnifique glycine (ou
Wisteria, glyzine, glicine dependant des participants au dejeuner) qui rappelle Corbeil et garde ma preference.

Friday, April 28, 2006

Deux jours a Annapolis

Hey, what's new in DC ?
Inutile de vous repeter que je suis tout a fait en retard sur les mails, internet, anniversaires, le temps passe vite par ici. Dans les nouvelles, un peu plus de travail, avec dans dix jours la venue de nos consultants anglais qui va demander beaucoup de preparation, le
festival du film de DC (trois films en trois jours le week end dernier, record sans doute battu de loin!) , et une retraite a Annapolis.
Notre retraite, ou "retreat", c'est une gestion tres a l'americaine de notre Departement: la grande majorite des personnels de "agriculture et rural development" au centre (une quarantaine donc), une ville de bord de Cheesapeake Bay, un grand hotel, des jeux, recompenses, elections de "collegue le plus en mission" et "collegue le plus drole".... la portee operationnelle de la chose est intangible - nous devions reflechir au comparative advantage de notre Department - mais l'ensemble etait bien sympathique, avec soiree dansante et lancer d'avions en papier.
(Et pendant ce temps, le monde continue a tourner sans nous, mieux ou mal, qui sait)
Le week end s'annoncant tres beau nous allons - a nouveau - nous diriger vers les petits falaise de Great Falls, et bientot, bientot nous effectuerons une vraie sortie !, pour le reste: du repos, un nouvel invite dans le salon (allemand je crois, apres avoir eu un americain venant d'australie et une new yorkaise), sans doute un diner en terrasse, les devoirs d'arabe (sait-on jamais?), quiet, quiet.

Wednesday, April 12, 2006

Alles uber Sophie Scholl

A la tres grande surprise des nombreux amis allemands, nous, francais, mexicains, americains, n'avions jamais entendu parler de Sophie Scholl. De la a savoir, de plus, qu'un film eponyme faisait parler de lui en Allemagne et qu'il a traverse l'Atlantique plus vite que la fontiere...
Donc, film retracant l'histoire tragique d'une toute jeune resistante, en 1943, et de ses compagnons de route, juges et executes en l'espace de quelques jours. Sophie Scholl a semble-t-il acquis un statut d'icone outre-Rhin, et le film est
beau et poignant, c'est vrai, et puis montre une part occultee de l'Allemagne hitlerienne.
Contrairement a la plupart des critiques lues jusque la, j'ajouterais un bemol sur l'opposition surjouee entre la betise des interrogateurs et l'engagement magnifique de Sophie, mais petit bemol s'il en est.
Enfin, depuis les US, nous esperons que le film, qui sort aujourd'hui en France, fera beaucoup parler de lui.

Monday, April 10, 2006

qu'est-ce-qui fait manifester les US?

Des rassemblements de centaines de milliers de manifestants ? Un parlement largement divise au-dela des frontieres politiques ? Un compromis historique qui s'est effondre en quelques heures ? Bienvenue dans la reforme legislative de l'immigration aux Etats-Unis.
Georges W. Bush souhaitait depuis le debut de son nouveau mandat une reforme du code legislatif de l'immigration, son dernier toilettage remontant a plus d'une dizaine d'annees. Or, la Chambre des representants en Decembre a adopte une proposition de loi "dure", qui criminalise les clandestins - jusque la peu inquietes lors de leur sejour americain. Ces clandestins, cependant, ce sont une douzaine de millions de personnes, dont une part importante de latinos tres soutenus par leur communaute legale.
Voici donc les partis politiques divises, entre les milieux d'affaires qui peuvent souhaiter des regularisations pour fluidifier le marche du travail, les populistes qui s'appuient sur des circronscriptions locales tres conservatrices et la peur d'un renversement demographique pour esperer gagner les elections de 2006, et d'autres politiques qui parient sur l'electorat latino pour leur reelection.
Les senateurs pris entre deux feux - pressions de la Maison Blanche pro-"guest-worker program" et pressions de la rue, avec rassemblements reguliers de demi-million de
manifestants dans le pays - ont devoile jeudi dernier une proposition historique de compromis : regularisation des residents depuis plus de cinq ans, distribution de visas pour 1.5 millions de personnes dans l'agriculture, mais aussi durcissement des conditions aux frontieres et criteres exigeants d'attribution du droit de residence... qui n'a survecu que le temps de s'en feliciter.
Les commentateurs politiques s'en donnent a coeur joie: des democrates veulent empecher une avancee historique qui serait portee au credit des republicains, des republicains durs trouvent la loi trop molle pour leurs electeurs nationalistes, des democrates craignent qu'un compromis deja trop mou ne soit tout a fait vide de sa substance lorsque la proposition repassera devant la Chambre des representants.. les partis en tout cas ont bien du mal a y reconnaitre les leurs (voir l'editorial du
New York Times et l'analyse d'Alternet).
Apres les vacances senatoriales de deux semaines, on craint que la reforme ne soit bel et bien enterree.. jusqu'a la fin de l'annee, une fois les "midterm elections" passees au Senat. L'homme de la rue, lui pendant ce temps ne desarme pas.
Ainsi qu'un speaker le disait hier, qui s'adressait aux manifestants a Dallas : "We want citizenship ! Since 9.11, we have been hurt and held into suspision. But out of the 19 people who attacked the US that day, how many Rodrigez, Martinez, Dolores and Flores ? None !".... populismo es la nueva palabra ?

Wednesday, April 5, 2006

C'etait Cesaria

Qui eut dit que tous les chemins menent a Washington ?
Apres un concert lundi soir dernier de
Arno, chanteur belge tres rock n'roll, aux frais de l'ambassade, nous avons pris les choses musicales au serieux et, avanti, direction le Lisner auditorium ! D'ailleurs, retablissons la verite narrative, nos tickets de samedi etaient reserves depuis deux mois - tout comme pour la plupart de nos collegues.
Voila donc l'Evenement de ce debut d'avril: la venue a DC de Cesaria Evora ! Inutile de la presenter et de dire que ce fut pour nous un tres beau concert capverdien. Nonchalante, sans aucune presence scenique, et sans effort vocal, Cesaria chante magnifiquement. Et puis ses comparses assurent un peu de spectacle. Sans oublier la pause de mi-concert qui nous a decidement intrigue: la diva prend un chaise, un verre d'eau, une cigarette sur scene. Une habitude ? Clin d'oeil ? Provocation ?
And what was real surprise as the cherry on the cake ?...
Seu Jorge est venu faire la premiere partie de Cesaria, si, si !

Thursday, March 30, 2006

Dada-bah, Cezanne ah !

Sans doute les parisiens se souviennent-ils avec plaisir de la tres bonne exposition Dada a Beaubourg en fin d'annee passe, et puis les aixois attendent-ils avec impatience l'arrivee de la premiere exposition de consequence sur Cezanne chez eux !
Eh bien ici, nous avons tout a la fois - gratuit qui plus est, si, si ! Nous avons fait il y a deja plusieurs semaines l'ouverture du
Cezanne en Provence, et puis n'ai pu resister au plaisir d'y retourner dimanche apres-midi. Les tableaux offrent de tres beaux moments - une belle organisation chronologique et thematique, des portraits, des pates epaisses puis transparentes et enfin si modernes, quelques textes d'introduction clairs, et des souvenirs familiers qui ne gachent rien. Un dessin du Pont des trois sautets permet, petit bonus, de craner aupres des amis.
L'autre but de l'expedition dimanche etait, enfin, d'aller revoir l'exposition dadaiste et completer mon tour que je n'avais eu le temps de finir, relire au passage quelques pages d'andre breton, retrouver les films absurdes et ressentir a nouveau un peu de l'esprit dada.
Cruelle deception ! Oh si j'avais su ! D'une exposition riche et en bazar, variee, profonde, a explorer a sa guise, nous sommes passes a une organisation sagement lineaire, de Zurich a Paris en passant par Berlin, New-York, etc. Quelques oeuvres seulement, et un nombre tres limite d'artistes, point de choses a lire si ce n'est les textes didactiques d'introduction qui font bien pauvres - un emplatre sur une jambe de bois. Des tableaux et collages bien alignees, beaucoup de choses tout a fait posterieures a dada, une pissotiere de duchamp hors de portee des coups de marteau vengeurs, et voila. On y entre, on avance au fil des salles, on passe parfois vite (moi devant grosz) ou on s'arrete pour admirer (decidemment schwitters me plait), on ne se pose pas de questions, et l'on ressort un peu moins ignare et tres conscient que Dada est mort, la faut aux americains ? a la modernite ? Et voila, en tout cas, Dada is dead.

Friday, March 24, 2006

riots in Paris !

Un collegue est passe par mon bureau aujourd'hui s'enquerir gentiment de la situation en France - "hey, it looks like there are some riots, and for the first time in Paris downtown !, is it really bad? - ?? - Yep, I saw it on TV last night and this morning the Post was running an article about it".
Intriguee par cette nouvelle qui semblait indiquer que j'avais manque un evenement capital qui devait pourtant faire la une du Monde, je me suis tournee vers l'edition en ligne du
Washington Post pour mieux comprendre.
Des manifestations tournent a la violence, et les images sont impressionantes.
D'un certain cote, difficile de ne pas oublier ces gentils emails de nos collegues russes en novembre qui s'enquerait de la dangerosite d'un voyage en France, et qui esperaient que nos familles allaient bien et n'etaient pas trop touchees par les emeutes.
D'un autre, le Washington Post a une reputation.. euh.. une reputation. Le Watergate, c'etait lui. L'Irangate peut-etre encore lui, les belles heures du journalisme d'investigation donc. Les cercles du pouvoir semblent lui attribuer une tendance gauchiste. - mais au nom de quoi ?


A lire en effet, le Washington Post c'est au quotidien une centaine de pages, dont une bonne moitie de publicites, une dizaine de pages d'analyse politico-politicienne assez fine (ce n'est pas le journal de la capitale pour rien), et puis quatre pages d'actualite internationale. Un international un peu particulier d'ailleurs - avez-vous remarque que le monde est bien calme de nos jours, il ne se passe des choses que presque exclusivement en Irak et Iran.
L'edition du week end est quant a elle un veritable marathon de lecture - people, publicites, jardinage. publicites, voyages, publicites, economie, publicites - que j'ai bien vite renonce a tenter. Comme le reste du journal d'ailleurs au fil du temps, notre abonnement a pris fin recemment et ne me manque que l'edition culturelle du vendredi.
Bref, mon ancien colocataire de Takoma et redacteur a
Alternet Joshua mene un combat quotidien contre le Post, que je suis de plus en plus encline a comprendre.
Ah, et une citation de l'article du Post qui vous fera sans doute plaisir:
The unrest intensified a political crisis that now threatens to unravel President Jacques Chirac's government -- much the way previous French governments have been felled by strikes and street protests when they attempted even modest reforms of the country's costly welfare state.
.. et encore une, difficile d'y resister.
Street protests and general strikes, often occurring in the spring, have long been an accepted political ritual in France, and they now have become a symbol of the country's inability to reform a stagnant economy hobbled by inflexible labor laws, high taxes and a corpulent welfare system. It is a crisis also facing other countries across Europe as governments of the left and the right have similarly attempted to alter their costly systems of generous health, unemployment and welfare benefits; most, like that of former German chancellor Gerhard Schroeder, have failed in the face of widespread resistance to change.

Thursday, March 23, 2006

la preuve en images

On a grimpe a Great Falls le week end passe !!
La preuve par : 1 du beau temps et toujours des cascades impressionantes.
Plus 2 : des amis en phase d'observation (dans l'ordre ma collegue gretel, son amie Justine, mon amie Laura, un ami Michele et le Chris de Gretel - quasiment que de la Banque, si, si)

Secouez un peu, ajoutez quelques minutes de reflexion, metres de cordes, des noeuds et des noeuds pour obtenir un ancrage sur arbre qui vaille, et voila !
Ce que les photos ne montrent pas, c'est que deux beaudriers pour sept c'est tout juste suffisant... et puis a l'ombre, il fait froid, froid, froid.

Thursday, March 16, 2006

hens' holes

Si parfois nous fanstamons avec effroi a l'idee que le FMI dusse aller d'ici a quelques annees a la rescousse de la France, nous nous delectons a imaginer que la Banque se decide enfin a faire quelque chose pour l'infrastructure locale.
Tous les matins j'accomplis un rituel de slalom entre les potholes de la seizieme rue, les bosses du macadam, l'irregularite des trottoirs, et les obstacles nouveaux surgis pendant la nuit - un bout de bitume retire, une plaque en fer aceree recouvrant un trou.... mon velo souffre au quotidien et moi pour lui. Sans oublier qu'il pourra bien se venger en me desarconnant un de ces jours ou je manquerai le coup de frein strategique.
Peut-etre va-t-il me falloir investir dans un VTT de luxe ? Serait-ce la raison pour laquelle les americains ont decouvert les 4*4 il y a quelques annees ? Une justification a posteriori de la rationalite de ce type de vehicule ? Ou bien une economie publique commode - he, les pistes, tant que les gens sont equipes, ca coute bien moins cher qu'un beau revetement lisse !
Bref, a quand un concours de nid de poules ici ?
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Nids de poules, par Eric Fottorino


LE MONDE 16.03.06 13h37 • Mis à jour le 16.03.06 13h37


Le quotidien polonais Gazeta Wyborcza est parti en campagne contre les nids de poule. Non pas que la psychose de la grippe aviaire se soit répandue dans les rues de Varsovie. Juste la crainte d'abîmer les autos. Pour illustrer son propos, le journal a lancé un concours de photographies auprès de ses lecteurs, sponsorisé par le fabricant Pirelli. C'était à qui prendrait le plus gros trou dans le bitume. Le prix est revenu à la photo d'un nid de poule profond de 25 cm. La gagnante a raflé un jeu complet de pneus neufs...

Tuesday, March 14, 2006

Deja neuf semaines que je me suis transformee en Washingtonian et un seul week end en dehors de la ville pour le moment (une visite eclair a montreal, ca compte), un record! De memoire de parisienne, palaisienne, phnom-penh-oise, wye-aie et autres, du jamais vu.
Alors comment s'occupe-t-on le week end a DC et comment survit-on a la ville sans interruption ?
Premiere remarque, il fait beau. Froid parfois, mais beau toujours - ce qui aide a flaner. Ensuite, DC est calme, laid back dirait-on les week end, et puis la ville compte de nombreux vrais grands parc -
rock creek park, arlington cemetery par exemple. On pourra sans doute discuter la classification de ce dernier en lieu de detente ou lieu de memoire ou de culture, mais en tout cas belle excursion a velo avec traversee du Potomac, et sortie familiale traditionnelle (en 4*4).



Bref, Rock Creek Park, c'est a 15 minutes de la maison, au-dela de Adams Morgan, et c'est tout d'abord un parc tres citadin - un chemin pietonnier qui longe la riviere mais aussi la voie rapide, un zoo sur l'autre rive, et puis rapidement cela devient une vallee forestiere tout entiere. Cela fait beaucoup de sentiers a explorer le week end, du plat, des velos, des joggeurs et des familles en fond de vallee, et puis des coteaux assez raides pour s'aventurer sur les pistes et s'essoufler un peu plus. Donc, footing du samedi matin et du dimanche matin, plus souvent sans coloc qu'avec - Jean "works out at the gym" et gabriella "si si, pero" moins loin et plus lentement.


Seconde etape samedi apres-midi et une visite a l'un des musees - si nombreux qu'il s'agit d'un choix tout a fait impulsif entre art moderne - 19eme - arts premiers - je laisse pour le moment de cote les musees de 'american history' ou bien 'space and air', au cas ou mes visiteurs futurs seraient tentes, sait-on jamais, de ne pas aller a la National gallery ou a la Sackler gallery. Retour donc au Hirshorn museum, qui presente de nouvelles expositions temporaires. L'artiste du moment est un photographe japonais, amateur d'hallucinations et de sessions reflexives de questions et de reponses. N'empeche que c'est bien beau, surtout les dioramas, lorsqu'il photographiait des scenes dans les musees d'histoire naturelle, et puis architecture et autres portraits.
La soiree est dediee a l'anniversaire de Gabriella, dans un lounge de Georgetown, si, Washington a ses cotes trendy, parfois.


Enfin Dimanche, premiere expedition en dehors de Washington ! Pas tres loin, a une quinzaine de miles, mais avec un vrai depaysement en perspective. - Je viens de realiser qu'il y avait eu le week end precedent une sortie de ville egalement, cependant c'etait pour aller au Ikea en banlieue avec quelques amis, et les allees surpeuplees d'un magasin de meubles le samedi ne peuvent pas etre qualifiees bol d'air. - nous avons une maison Ikea, tout comme la plupart de nos amis, et les americains en sont si amateurs qu'ils en oublient que c'est avant tout un concept europeen. "You know, there's a great place for funiture in the area, everybody goes there, it's called ikea and it's really cool".
Nous sommes donc partis visiter le Great Falls national park, parce qu'il est le plus proche de DC et de taille suffisante pour y marcher, qu'il est cense etre tres beau - il s'agit des gorges du Potomac avec des cascades impressionantes et quelques perspectives de kayaking autrement plus impressionantes que l'herault, et puis parcequ'il y a des voies d'escalade au bord de la riviere, que nous voulions reperer.
Enfin, des voies, c'est a dire a l'americaine: des falaises et puis des arbres bien accroches dessus pour ancrer sa corde et grimper en second. Reste a nous equiper un peu, et puis nous pourrons sortir les chaussons a l'exterieur, au lieu de grimper en salle.
La compagnie qui c'etait ? Un petit extrait de la WB community: Pierre - l'un des nombreux grefs de l'entourage -, Laura - une americaine de Rhode Island, mais qui a vecu deja deux ans a Lima et vient de se fiancer (une semaine!) avec son Peruvien -, et Niklaus, un suedois transplante depuis deja de nombreuses annees et en attente de retour proche en Europe.

Last but not least notre promenade nous emmene dans l'arriere-vallee, ou nous decouvrons l'espece d'arbre la plus moderne qui soit.... une idee ? (le gagnant aura droit a un aller simple pour DC, promis!, et et je ne crois pas prendre trop de risques)

Saturday, March 11, 2006

Return2BANFF

Quelques images d'un Balancing Point a contretemps : senseistudios.
Pour ne pas oublier qu'ici la nature peut etre belle, malgre le froid, la pluie, le vent.

Tuesday, March 7, 2006

BANFF

non pas une redite d'une recette de cuisine mais le recit d'un tour du monde en images.
Mais pas n'importe quel monde: montagnes, neige, desert, rocher, du tres chaud au tres tres froid - une image d'un garcon, deux rennes, un chien dans un blizzard a -50 en siberie suffit a congeler une audience.
BANFF mountain film festival existe depuis une trentaine d'annees, et d'une petite ville canadienne et d'un petit festival automnal est devenu un grand "show" mondial, avec projections tout au long de l'annee de Tokyo a Argentiere (Paris, non, malheureusement). Les films projetes sont pour la plupart tres beau, very inspirational and/ or very humourous. Washington a la chance de beneficier d'une semaine complete, retour donc au National Geographic Jeudi pour d'autres aventures.

Un denominateur commun est peut-etre une passion pour la beaute du monde, je vous laisse sinon apprecier la variete du programme:
High Fly Summits. (France, 2005, 13 min.) French Soulflyer team et son leader incontournable Loic Jean Albert partent a la conquete du Mont Blanc et du Mont Fuji en aile volante. On retiendra la descente en parachute le long des pentes, en compagnie des skieurs, les pieds effleurant la poudreuse.
Becoming a Man in Siberia. (France, 2004, 52 min.) Un adolescent en Siberie, au nord, tres loin au nord, les rennes, son clan, et un blizzard, tres tres froid, et deux jeunes nomades du Desert de Gobi, leurs chameaux, et la quete de nouveaux paturages. Boy, what a life.
The Khumbu Mighty Mites. (USA, 2005, 3 min.) Des enfants au Nepal glissent sur des mini-skis improbables faits de bouts de bois, glissent, tombent, roulent et boulent, et rient.
Return2Sender-Parallelojams. (USA, 2005, 45 min.) Alpine Club of Canada Award for Best Film on Climbing. Des grimpeurs fous de crack dans le desert de l'Utah, un travail de doigts, coudes, genoux, epaules, pour conquerir des fissures vertigineusement verticales et pures. Des voies raisonnablement aisees mais toujours panoramiques jusqu'a des micro-fissures et du travail d'entetement, de chutes, de souffle... des grimpeurs de 20 a 70 ans, un guide auto-proclame Timmy O Neill hilarant et un campement dans le desert. Dans la sequence frissons un peu de "slack line" (funnanbulisme) a 300 pieds au dessus du desert et un 5-11 en solo.
(et la photo s'agit bien d'une verticale, au cas ou vous en douteriez - premiere d'une 5-13 + "from switzerland with love")
Solilochairliftquist. (USA, 2005, 4 min.) Un soliloque en telesiege, 4 minutes de solitude, soit encore 8000 min par an a raison de 100 jours par an, do my skies look good? Yeah, or well sort of, they were kind of cheap in any case... Why is the snow white and the sky blue and not the reverse? Oh boy, this skier is a bum. and his outfit is so ridiculous. The girls the previous time were cuty. they were from houston, houston... Does my girlfriend complain if I prefer my skies to her ? What is she saying at the moment? "Do my trousers make me look fat?" - do my trousers make me look fat?.. I'm hungry.... 8000 * 30 equals.. oh boy, that's maths. It's amazing the time you spend on a chairlift. Say a few weeks of your life.. it's incredible how much you can think about in this time. I hope it's going to be sunny this afternoon, soon I'll feeze. Why does it have to be so windy up there ? Am I supposed to trust the safety of this thing ? Sure that they're going to invest my 30 dollar ski-pass in safety, you only have to look at the rust.. I'm hungry... 8000*30 equals... Oh, here we go.

Saturday, March 4, 2006

Soyons modernes, ecrivons des lettres !

Quel serait le nec plus ultra de la modernite, si ce n'est recevoir par email le scan d'une lettre bellement manuscrite de sa grand-mere ?
Mille mercis donc a Mahe pour le recit des festivites, English writing, et l'astiquage des cuivres, a Dominique pour le scan, Papi pour son soutien sans faille a la cuisine sans sel, Blanchette pour la lecture au telephone des recits electroniques - encore une autre version de la modernite !
Si je devais cependant m'elever contre une consideration epistolaire - dear granma, youre English looks as its best, as precise as Henry James', as funny as Roald Dahl's, as thrilling as Stephanie Plum's adventures, as sweet as ever.
- ce qui n'empechera pas la lettre d'etre postee et la poste americaine de bien vouloir l'acheminer, pour une fois ?

Thursday, March 2, 2006

DMV is back

District of motor vehicles again, would we be becoming friends?
Ayant obtenu de notre landlord un certificat de domicile, j'ai pu effectuer un nouveau pelerinage hier au DMV pour completer le paperwork. La queue avant l'ouverture a 8h du matin etait impressionante, une distribution de tickets plus tard a commence l'attente, longue et sans fin. Alors que les autres numeros defilent A2, H4, E1, G7... qu'arrivait-il donc aux "I" ?
Alors que je songe a aller reclamer - Henry James commencant a montrer ses limites apres 45 min de lecture dans une piece bruyante, une sonnerie d'alarme retentit, et nous sommes envoyes dehors, dans le froid matinal, et sur le trottoir oppose qui plus est, a l'ombre. 3 camions de pompier arrivent a toute vitesse et sirenes hurlantes, beaucoup d'agitation, qui avec un tuyau, qui avec une echelle, qui entre dans le batiment. L'atmosphere semble bien trop calme et detendue pour que quoi que ce soit de serieux en soit en train de se passer, ma seule idee etant je pense, comme celle de la centaine de gens autour de moi, de "get the business done as quickkly as possible and get the hell out of here".
30 min plus tard, les pompiers ressortent, plient leurs tuyaux, parlent avec le responsable du batiment, et nous sommes enfin autorises a nous battre pour rerentrer dans le batiment. Nous en profitons pour demander ce qui arrive aux malheureux "I" - on nous avait effectivement oublies.
La dame au comptoir accepte heureusement ma preuve de domicile, retrouve mon dossier, m'aide a remplir le cheque, et, apres 2h30 de patience et une derniere photo, me voila enfin titulaire d'un "DC driving license" pour quelques annees, ouf.


J'ai profite de l'expedition pour consulter le code, et ne peux resister au plaisir de partager avec vous quelques questions supplementaires:
You're driving up to an intersection where the traffic light is red. A policeman motions you to go through. You should:
- Wait for the light to turn green and then go ahead
- Call the policeman's attention to the red light
- Obey the policeman's signal
You are permitted to open the door on the traffic side:
-When traffic is clear
- When your car has come to a complete stop
- After signalling other cars to stop
Why do we have speed limits ?
-So more cars can use the road
- To kep traffic within a speed safe for existing conditions
- So that the police can tell more easily who is speeding
When may you use your horn ?
- In emergencies to warn pedestrians and drivers
- To warn slow drivers and careless pedestrians
- To attract attention that you have the right-of-way
What must you do when another vehicle is about to over-take and pass you?
- Not increase your speed until the other vehicle has safely passed your vehicle
- Move to the left to prevent him/ her from passing, if you are at the legal speed
- Increase your speed
On devine parfois un peu de lassitude de la part des redacteurs, qui se traduirait par un certain laissez-aller dans les reponses proposees. You are driving during heavy rain or snow. You should:
- Use your mobile phone to check voice mail ?
- Call a friend to make alternate plans since it's raining?
- Delay your call since the road conditions are hasardous?
Une serie de questions sur les cyclistes, que je n'ai pu que lire avec delice.
There is a bike path alongside the road way, yet there is a cyclist in front of you using the road instead of the path. You should:
- Honk at the cyclist and point to the path
- Notify a policeman
- Treat the cyclist as you would any other vehicle, since a cyclist is allowed to used either the roadway or the bike path.
You are making a left turn. After getting out into the center of the interesection, you wait for more cars coming from the opposite direction to pass. A bicyclist is proceeding straight in the stream of cars. You should:
- Turn in front of the bicyclist, if he is proceeding slowly
- Honk at the bicyclist and tell him to cross as a pedestrian
- Yield the right of way to the cyclist as you would to any other vehicle
On ne peut s'empecher enfin de soupconner un certain humour noir chez les redacteurs - voici mes deux favoris du jour.
If your car should hit a pedestrian, what should you do immediately ?
- Identify yourself and leave
- Help the person and call an ambulance
- Help the injured person, identify yourself and then report to the police
As you approach an intersection the light is green for you to proceed. A funeral procession is passing accross the intersection in front of you. You should:
- Proceed with caution
- Wait for a break in the procession and proceed
- Proceed on green light only after entire procession has celared intersection